Bayt Mal Al‑Qods : 17ᵉ colonie de vacances pour des enfants maqdessis
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Le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu mardi 11 août 2026 par téléphone avec son homologue ukrainien, Andrii Sybiha. Les deux responsables ont examiné l’état des relations bilatérales entre la Tunisie et l’Ukraine ainsi que les moyens de renforcer leur coopération.
Les échanges interviennent alors que les deux pays s’apprêtent à franchir le cap des 35 années de relations diplomatiques. Tunis et Kiev ont notamment insisté sur la nécessité de poursuivre leurs efforts pour développer les échanges commerciaux et consolider les relations économiques.
Le secteur agricole figure parmi les principaux domaines identifiés pour approfondir cette coopération. Les deux ministres ont souligné l’importance de développer davantage les échanges dans ce secteur, dans le cadre des intérêts communs des deux pays.
La coopération universitaire a également été au cœur de l’entretien. Les deux parties ont notamment évoqué la situation des étudiants tunisiens poursuivant leurs études en Ukraine et la nécessité de leur permettre de continuer leur parcours universitaire dans les meilleures conditions possibles.
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Les deux responsables ont par ailleurs insisté sur l’importance de renforcer le cadre juridique régissant les relations entre Tunis et Kiev, afin de créer un environnement plus favorable au développement de la coopération bilatérale et à son élargissement à de nouveaux domaines.
Sur le plan international, Mohamed Ali Nafti a réaffirmé la position de la Tunisie en faveur des efforts visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Il a plaidé pour une solution fondée sur les principes de la légalité internationale et de la Charte des Nations unies, ainsi que sur le dialogue politique comme moyen de parvenir à une issue au conflit.
Cet échange téléphonique intervient ainsi dans un contexte où la Tunisie entend maintenir ses relations avec Kiev tout en privilégiant, sur le dossier de la guerre, une approche fondée sur le dialogue et le respect du droit international.
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Passée la phase d’hébétement et d’attentisme provoquée par la conjonction d’un contexte géopolitique explosif au Moyen-Orient et d’un calendrier marqué par le Ramadan, le tourisme tunisien ne peut plus se permettre d’observer. Le temps de la contemplation doit céder la place à celui de l’action.
Car les signaux s’accumulent et convergent: les amalgames, bien connus du secteur, refont surface sur certains marchés émetteurs, alimentant un climat de défiance. Dans ce contexte, le silence et le déni constituent des facteurs aggravants. L’expérience l’a démontré : en matière touristique, l’absence de discours est souvent interprétée comme un aveu de fragilité.
Les premières remontées de terrain sont préoccupantes. Les niveaux de réservation enregistrés sur plusieurs marchés affichent un net recul par rapport à la même période de l’an dernier. On parle même de certaines annulations. Cette tendance, si elle se confirme, pourrait annoncer une saison estivale sous tension. Le climat anxiogène qui prévaut actuellement agit comme un puissant inhibiteur de la décision de voyage, particulièrement sur les destinations perçues, à tort ou à raison, comme exposées à des risques régionaux.
À cette incertitude s’ajoute une contrainte économique majeure : la hausse des prix de l’énergie. La flambée du baril de pétrole aura mécaniquement un impact sur le transport aérien, avec des répercussions attendues sur les tarifs des billets et des affrètements. Une telle évolution risque d’éroder davantage la compétitivité-prix qui constitue l’atout majeur de la destination tunisienne.
Dans ce contexte, le risque est réel de voir la Tunisie subir, une fois encore, les conséquences d’événements exogènes, comme ce fut le cas lors de la guerre du Golfe en 1991 ou après les attentats du 11 septembre 2001. Ces précédents doivent servir de rappel : l’inaction ou les réponses tardives se paient durablement.
Plus préoccupant encore, les arbitrages des clientèles européennes pourraient se faire au détriment de la Tunisie. En période d’incertitude, les flux touristiques ont tendance à se replier vers des valeurs refuges. Les grandes destinations balnéaires du sud de l’Europe, notamment Espagne et Grèce, disposent d’un avantage comparatif en termes de perception de sécurité et de proximité. Positionnées sur un segment similaire, elles pourraient capter une partie des reports de clientèle au détriment de la Tunisie.
Face à cette situation, la mise en place urgente d’un dispositif de veille et de pilotage de crise apparaît indispensable. Un comité dédié, capable d’analyser en temps réel les évolutions de la demande et d’ajuster les réponses, permettrait d’éviter une dégradation incontrôlée de la saison.
La stratégie à adopter doit également évoluer en profondeur. Il ne s’agit plus uniquement de promouvoir une destination, mais de rassurer, de démontrer et de créer un lien de proximité avec les marchés. Le tourisme, dans le contexte actuel, ne vend plus seulement un produit ou une expérience : il vend avant tout une tranquillité d’esprit.
Cela implique des actions immédiates et ciblées : renforcer la communication de réassurance, mobiliser les prescripteurs de voyage, intensifier la présence sur les marchés prioritaires et clarifier le positionnement de la destination. Les moyens qui existent doivent être engagés sans délai. Et plus si nécessaire.
Sur le plan du transport aérien, des mesures d’accompagnement devront également être envisagées pour préserver l’accessibilité de la destination, quitte à dépasser certains cadres habituels. L’enjeu est d’éviter une rupture de compétitivité qui serait difficilement rattrapable à court terme. Tourisme et Transport doivent donc converger vers une stratégie unique et concertée.
En revanche, une ligne rouge doit être clairement posée : celle du bradage dans l’hôtellerie. Recourir à une baisse massive des prix pour compenser un déficit de demande serait une erreur stratégique. L’histoire du tourisme tunisien a toujours montrer que ces pratiques fragilisent durablement la valeur de la destination et enferment le secteur dans une logique de dépendance dont il est difficile de sortir.
La saison 2026 se joue dès maintenant. L’anticipation, la réactivité et la cohérence des actions seront déterminantes. À défaut, le secteur pourrait se retrouver, une fois encore, en position de subir, contraint de gérer l’urgence plutôt que de maîtriser sa trajectoire.
Hédi HAMDI
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