Migration/UE : un pas de plus vers les « centres de retour » ?
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Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, a reçu, le 2 septembre 2026, au siège du Ministère, Dewi van de Weerd, qui lui a remis une copie figurée de ses Lettres de Créance en sa qualité d’Ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie.
Au cours de cet entretien, le Ministre a salué les relations d’amitié et de coopération de longue date et distinguées existant entre les deux Pays, dont les racines remontent à la fin du 17ème siècle, se félicitant de l’évolution remarquable qu’elles ont connue au cours des dernières années dans plusieurs secteurs vitaux, tels que l’agriculture, l’eau, l’environnement, le développement durable, l’emploi et les programmes d’insertion des jeunes et des femmes.
Il a réitéré, à cette occasion, le souci de la Tunisie de renforcer la coopération avec ce Pays ami dans les différents domaines d’intérêt commun, y compris scientifiques et académiques.
Le Ministre s’est également félicité du niveau du partenariat et des investissements existants avec les Pays-Bas, signalant que 101 entreprises économiques opèrent dans notre Pays sous forme d’investissements directs ou conjoints, générant environ 20 mille postes d’emploi.
Il a exprimé l’aspiration à un flux accru d’investissements néerlandais dans des secteurs porteurs et prioritaires pour notre Pays, notamment les énergies renouvelables et l’environnement, à la lumière des incitations et des avantages comparatifs qu’offre notre Pays à cet égard.
Pour sa part, l’Ambassadrice des Pays-Bas a confirmé sa détermination à développer davantage la coopération entre les deux Pays, à en élargir la base et à en diversifier les domaines, mettant en relief l’engagement de son Pays de continuer à renforcer les relations de partenariat avec la Tunisie dans les divers domaines économiques, culturels, scientifiques et académiques, au service des intérêts communs des deux Peuples amis.
Communiqué
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La coopération économique entre la Tunisie et les Pays-Bas s’appuie aujourd’hui sur 101 entreprises opérant dans le pays et générant environ 20.000 emplois. Ces chiffres ont été mis en avant, mercredi, lors de l’accueil de la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie, Dewi van de Weerd, par le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti. Tunis souhaite désormais attirer davantage d’investissements néerlandais, notamment dans les énergies renouvelables et l’environnement.
Selon les données présentées lors de cette rencontre, 101 entreprises économiques opèrent actuellement en Tunisie sous la forme d’investissements directs ou conjoints. Elles génèrent environ 20.000 postes d’emploi, illustrant le poids déjà important de la présence économique néerlandaise dans le pays.
Ces chiffres ont été évoqués à l’occasion de la réception de Dewi van de Weerd, qui a remis une copie de ses lettres de créance en sa qualité de nouvelle ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie.
Les relations économiques entre la Tunisie et les Pays-Bas ne se limitent pas aux investissements. Sur le plan commercial, les exportations tunisiennes vers le marché néerlandais avaient progressé de 3,2% en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique.
La tendance apparaît toutefois moins favorable depuis le début de 2026. Les exportations tunisiennes vers les Pays-Bas ont reculé de 15,9% au premier trimestre, avant d’afficher une baisse de 11,3% sur les cinq premiers mois de l’année.
Cette évolution intervient dans un contexte où l’Union européenne demeure de loin le principal partenaire commercial de la Tunisie. En 2025, près de 70% des exportations tunisiennes étaient destinées au marché européen.
Le renforcement du partenariat tuniso-néerlandais pourrait ainsi passer non seulement par une augmentation des investissements, mais également par une diversification des échanges commerciaux et des projets communs, notamment dans les énergies renouvelables, l’environnement, l’agriculture et la gestion de l’eau.
Mohamed Ali Nafti a salué l’évolution des relations de coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, l’eau, l’environnement, le développement durable, l’emploi et les programmes d’insertion des jeunes et des femmes.
La Tunisie aspire désormais à renforcer le flux des investissements néerlandais vers des secteurs considérés comme prioritaires. Les énergies renouvelables et l’environnement figurent notamment parmi les domaines mis en avant par les autorités tunisiennes.
Les deux pays avaient déjà souligné, ces dernières années, leur volonté de développer davantage leur coopération dans des secteurs comme l’agriculture, l’eau, l’emploi et le développement durable. En juillet dernier, Mohamed Ali Nafti avait également évoqué la préparation de nouveaux projets de coopération avec les Pays-Bas.
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Le retard dans la livraison des nouveaux uniformes de l’armée néerlandaise, fabriqués en partie en Tunisie, fait désormais l’objet de deux versions contradictoires. Alors que le ministère néerlandais de la Défense affirme que la forte chaleur a provoqué des problèmes électriques ayant temporairement paralysé l’usine tunisienne, Haythem Bouajila, président de la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH), attribue principalement le retard à l’arrivée tardive de matières premières importées.
Dans un communiqué publié le 20 août, le ministère néerlandais de la Défense a annoncé que la distribution des nouveaux uniformes aux militaires serait repoussée au début de l’année 2027.
Selon les autorités néerlandaises, les températures exceptionnellement élevées enregistrées en Tunisie ont provoqué des problèmes électriques dans l’usine chargée d’une partie de la production. Ces difficultés auraient entraîné un arrêt temporaire de l’activité et contribué au retard accumulé.
Cette version avait été reprise dans l’article initial de Webdo, consacré à l’impact de la canicule tunisienne sur la production des uniformes destinés à l’armée néerlandaise.
Une nouvelle déclaration vient toutefois apporter un autre éclairage sur les causes du retard.
Haythem Bouajila, président de la FTTH, estime que les difficultés rencontrées par l’entreprise tunisienne concernée ne sont pas principalement liées aux perturbations électriques. Selon lui, le facteur déterminant réside dans l’arrivée tardive de matières premières provenant de l’étranger.
Cette précision remet donc en question le rôle attribué aux coupures d’électricité et aux fortes chaleurs dans le calendrier de production.
À ce stade, les deux versions ne sont pas conciliées.
D’un côté, le ministère néerlandais de la Défense établit officiellement un lien entre les températures élevées, des problèmes électriques et l’arrêt temporaire de l’usine en Tunisie. De l’autre, la FTTH avance une explication différente, mettant l’accent sur les chaînes d’approvisionnement et les retards dans l’acheminement des matières premières.
La conséquence, elle, n’est pas contestée : la livraison des nouveaux uniformes aux militaires néerlandais a été repoussée au début de 2027.
La déclaration de la FTTH constitue donc un droit de réponse à la version présentée initialement par les autorités néerlandaises. Elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer quelle cause a effectivement pesé le plus lourd dans le retard.
La question reste ainsi ouverte : problèmes électriques liés aux fortes chaleurs ou difficultés d’approvisionnement en matières premières ?
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Les fortes chaleurs enregistrées cet été en Tunisie ont eu une conséquence inattendue aux Pays-Bas : elles ont contribué, selon la Défense néerlandaise, à retarder la livraison des nouvelles tenues de combat de son armée. Des coupures d’électricité ont affecté un fournisseur tunisien intégré à la chaîne de production du groupe allemand Hexonia.
L’information a été communiquée au Parlement néerlandais par le secrétaire d’État à la Défense, Derk Boswijk, et rapportée vendredi 21 août par l’agence néerlandaise ANP et NL Times.
Il y a deux ans, le ministère néerlandais de la Défense avait commandé de nouvelles tenues de combat à l’entreprise allemande Hexonia. Une partie de la chaîne d’approvisionnement passe cependant par la Tunisie, où est implanté l’un de ses fournisseurs.
Selon les informations transmises au Parlement, ce sous-traitant a été confronté cet été à des coupures d’électricité attribuées par la Défense néerlandaise aux épisodes de chaleur extrême.
Des pièces essentielles, notamment les vestes et pantalons de combat, n’ont ainsi pas pu être livrées selon le calendrier prévu.
La distribution des nouveaux uniformes devait initialement commencer en septembre 2026. Elle est désormais attendue au cours du premier trimestre 2027, soit un retard d’au moins quatre mois.
Le ministère néerlandais de la Défense assure toutefois que ce décalage n’aura « aucune conséquence pratique » sur l’équipement du personnel actuel et futur de l’armée.
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Au-delà de son caractère insolite, l’affaire met en lumière la place de l’industrie tunisienne dans certaines chaînes d’approvisionnement européennes. Une entreprise implantée en Tunisie participe ici indirectement à la fabrication d’équipements destinés aux forces armées néerlandaises.
Le nom du fournisseur tunisien concerné n’est toutefois pas indiqué dans les informations publiques disponibles. Il serait donc prématuré d’identifier une entreprise ou une région industrielle particulière.
Cette chaîne de production illustre une organisation industrielle dépassant largement les frontières nationales : le client final est le ministère néerlandais de la Défense, le fabricant Hexonia est allemand et l’un de ses fournisseurs est installé en Tunisie.
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L’épisode montre surtout comment une perturbation locale peut se répercuter plusieurs mois plus tard sur une commande publique européenne. Une panne électrique affectant un sous-traitant suffit à ralentir une chaîne industrielle répartie entre plusieurs pays.
Dans ce dossier, les conséquences de la chaleur tunisienne ont donc dépassé les frontières du pays. Selon les explications fournies par La Haye, les coupures subies par un fournisseur en Tunisie ont fini par retarder jusqu’à la distribution des nouveaux uniformes de l’armée néerlandaise.
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