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Soutien à Saadia Mosbah et appel à sa libération

Von: Yusra NY
17. Januar 2026 um 22:32

Le collectif des « femmes contre l’injustice et la tyrannie » a de nouveau exprimé sa solidarité avec Saadia Mosbah, présidente de l’association Mnemty qui est en détention depuis mai 2024.

Dans un communiqué publié ce samedi 17 janvier 2026, le collectif a indiqué que Saadia Mosbah souffre de maladies chroniques et ne représente un danger pour personne, et demande de ce fait sa libération provisoire, tout en garantissant sa présence aux prochaines audiences.

« Saadia est emprisonnée depuis 620 jours en raison de son engagement militant et de son combat pour les droits humains et contre les discriminations raciales »,  a encore déploré le collectif.

​Saadia Mosbah militante féministe qui a consacré sa vie à dénoncer le racisme systémique et à promouvoir l’égalité est poursuivie pour blanchiment d’argent, enrichissement illicite et association de malfaiteurs. Accusations qu’elle rejette totalement.

Sa détention suscite une vive inquiétude parmi les organisations de défense des droits de l’homme à l’échelle nationale et internationale.

Y. N.

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« Chadha Haj Mbarek est libre : Une victoire, mais le combat continue » (CRLDHT)

Von: Yusra NY
15. Januar 2026 um 23:18

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a salué la libération de la journaliste Chadha Haj Mbarek, après plus de deux années de détention.

Le CRLDHT affirme être soulagé estimant que la détention de la journaliste dans le cadre de l’affaire dite Instalingo était injuste : « Chadha n’aurait jamais dû être arrêtée. Elle a été victime de l’instrumentalisation de la justice, de l’acharnement de l’appareil sécuritaire, et d’un climat répressif visant à faire taire les voix libres dans le pays ».

La même source a par ailleurs rappelé l’état de santé de Chadha Haj Mbarek et les deux tumeurs malignes qui lui ont été diagnostiquées alors qu’elle était en prison , considérant que sa situation a été aggravée par les conditions de sa détention.

Dans son communiqué, le Comité pour le respect des libertés a de nouveau exprimé son soutien aux détenus politiques et à tous ceux qui sont incarcérés pour leurs idées, leurs combats ou leur engagement.

« Tant que la justice reste un instrument de vengeance, elle n’apportera ni vérité, ni apaisement, ni légitimité. Tant que des journalistes sont traités comme des criminels, la liberté reste un slogan vidé de sens », ajoute encore le CRLDHT en affirmant que le combat continue.

Rappelons que la journaliste a été condamnée en première instance à cinq ans de prison dans le cadre de l’affaire Instalingo. Sa peine a été réduite à deux ans avec sursis par la Cour d’appel de Tunis.

Y. N.

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Tunisie | Pétition pour la libération de la journaliste Chadha Haj Mbarek

Von: Yusra NY
12. Januar 2026 um 23:14

Détenue depuis juillet 2023, la journaliste Chadha Haj Mbarek se bat aujourd’hui contre deux cancers. Pointant du doigt des soins inadaptés en prison, ses proches, sa famille et des activistes ont lancé une pétition pour appeler à sa libération.

Tout en déplorant une dégradation critique de la santé de Chadha Haj Mbarek et en alertant sur une urgence vitale, les signataires affirment que cette pétition demandant sa libération est d’abord lancée pour des raisons humanitaires.

« Détenue depuis le 20 juillet 2023, Chadha Haj Mbarek a été victime d’agressions en milieu carcéral et privée de soins médicaux adéquats pendant de longs mois, malgré des alertes répétées sur la dégradation de son état de santé. L’inaction persistante de l’administration pénitentiaire a conduit à des conséquences dramatiques », lit-on dans la pétition.

Les signataires dénoncent ainsi un diagnostic tardif d’un cancer malin à l’abdomen, puis la découverte d’un second cancer au niveau de la poitrine, en affirmant que l’état de santé de la journaliste est critique et que des interventions chirurgicales urgentes sont indispensables, sans qu’aucun calendrier médical clair ne soit fixé.

Et d’ajouter : « Le maintien en détention de Chadha Haj Mbarek dans ces conditions constitue une violation grave de ses droits fondamentaux, un traitement inhumain et dégradant, assimilable à une forme de torture par privation de soins, au regard du droit national et des conventions internationales ratifiées par la Tunisie ».

La même source, qui affirme que toute aggravation de l’état de santé de Chadha Haj Mbarek engage la responsabilité directe de l’État tunisien, exige ainsi la libération immédiate de la journaliste, son transfert hors du milieu carcéral et sa prise en charge médicale urgente, complète et indépendante.

« Le silence face à cette situation est une complicité. La vie de Chadha Haj Mbarek est en danger », alerte la même source.

Notons que Chadha Haj Mbarek devra, à nouveau, comparaître demain devant la Cour d’appel de Tunis dans le cadre de l’audience du 9 janvier et qui a été reportée pour mardi.

Y. N.

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Tunisie : Sonia Dahmani libérée

27. November 2025 um 13:00

La ministre de la Justice a décidé ce jeudi 27 novembre 2025 de la libération conditionnelle de l’avocate Sonia Dhamani, mettant ainsi fin à sa détention.

Une source informée a indiqué à l’Agence TAP, ce jeudi, qu’une décision de libération conditionnelle concernant la détenue Sonia Dahmani a été émise ce jour, 27 novembre 2025, par la ministre de la Justice, entraînant ainsi sa remise en liberté.

Incarcérée depuis le 11 mai 2024 Sonia Dahmani est poursuivie dans cinq affaires distinctes, dont trois ont déjà donné lieu à des condamnations et deux restent en cours d’instruction. Ces dossiers concernent principalement des déclarations médiatiques jugées critiques envers l’administration pénitentiaire et les institutions publiques.

  • Première affaire (mai 2023) : des propos ironiques sur la situation du pays – « Hayla lebled » [le pays est formidable] – lui ont valu une condamnation à un an de prison, réduite à huit mois en appel. Peine purgée, mais un pourvoi en cassation reste en suspens.
  • Affaire IFM : des déclarations controversées sur l’existence de cimetières séparés selon la couleur de peau lui ont valu deux ans de prison en première instance, ramenés à 18 mois en appel en janvier 2025.
  • Affaire Carthage+ : poursuivie pour des propos similaires sur la ségrégation dans les bus, elle a été jugée le 16 juin 2025. Le verdict est en délibéré.
  • Une plainte de la direction générale des prisons suite à des critiques formulées par Sonia Dahmani à l’antenne, dénonçant les conditions de détention en Tunisie. L’affaire est devant la justice.
  • Un cinquième dossier oppose également Sonia Dahmani à la ministre de la Justice, Leïla Jaffel.

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L’ancien député Rached Khiari libéré de prison

23. November 2025 um 10:09

L’ancien député de la coalition Al-Karama, Rached Khiari, a quitté la prison ce samedi 22 novembre 2025, après avoir purgé l’intégralité de sa peine. Son avocat, Maître Samir Ben Amor, l’a annoncé hier dans un post Facebook. Cette sortie marque la fin d’une période judiciaire marquée par plusieurs condamnations pour des propos tenus sur les réseaux sociaux.

Un jugement en appel qui lui coûtait huit mois

La libération de Khiari intervient après l’exécution d’un verdict prononcé par la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis. Cette juridiction l’avait condamné à huit mois de prison dans deux affaires distinctes, toutes deux liées à des accusations d’“atteinte à autrui” via les réseaux sociaux : six mois pour la première affaire, deux mois pour la deuxième.

Ce jugement en appel fait suite à des condamnations antérieures. En février 2025, le Tribunal de première instance de Tunis avait déjà infligé à Khiari un an de prison pour des propos jugés offensants publiés sur des plateformes de télécommunication.

Un passé judiciaire chargé

Les démêlés judiciaires de Rached Khiari ne s’arrêtent pas à cette affaire de réseaux sociaux. Depuis plusieurs années, il a été visé par diverses condamnations :

Il a déjà écopé de quatre mois de prison pour avoir diffusé des données personnelles d’une personne sans son accord. En décembre 2022, il a été condamné à trois mois de prison pour avoir critiqué l’armée, accusé d’avoir porté atteinte à l’institution militaire.

Par ailleurs, d’autres jugements plus lourds avaient été prononcés : par exemple, une peine de deux ans pour chèque sans provision, ainsi que d’autres condamnations pour diffamation.

Cette série de peines dessine le portrait d’une figure politique constamment en conflit avec la justice, notamment autour de sa parole publique et de ses critiques virulentes.

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Affaire du « dispositif secret » d’Ennahdha : refus de libération pour plusieurs accusés

22. November 2025 um 12:34

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme au Tribunal de première instance de Tunis a refusé les demandes de mise en liberté présentées pour plusieurs accusés dans l’affaire dite du « dispositif secret » du mouvement Ennahdha, selon Mosaïque FM. L’examen du dossier a été reporté au mois de janvier prochain.

Plus d’une trentaine d’accusés concernés

Le dossier concerne plus d’une trentaine d’accusés, dont plusieurs figures dirigeantes du parti. Parmi les prévenus détenus cités figurent notamment Rached Ghannouchi, Ali Laârayedh, Fathi Beldi, Kamel Bedoui ainsi que Atef Omrani, selon la même source. D’autres accusés sont poursuivis en état de liberté ou de fuite.

Au cours de l’audience, certains mis en cause ont refusé de comparaître devant la cour. C’était le cas de Rached Ghannouchi, qui continue de boycotter les audiences.

Les avocats de la défense ont présenté des demandes d’élargissement pour plusieurs prévenus, accompagnées de requêtes procédurales.

À l’issue des délibérations, la chambre criminelle a décidé de rejeter l’ensemble des demandes de libération et de reporter l’examen de l’affaire au mois de janvier.

Rappel des faits

L’affaire concerne l’existence supposée d’un appareil clandestin lié au mouvement Ennahdha, accusé par la partie civile d’avoir opéré en parallèle des institutions sécuritaires de l’État et d’avoir constitué un réseau d’influence interne. Plusieurs plaintes et procédures ont été engagées, donnant lieu à des enquêtes, des auditions, des mises en examen et des mandats de dépôt visant aussi bien des dirigeants politiques que d’anciens responsables sécuritaires.

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