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Forum de Davos : Musk bas les masques !

26. Januar 2026 um 10:27

L’intervention d’Elon Musk à Davos s’inscrit clairement dans une approche technophile, productiviste et commerciale de l’IA, sans proposition structurée d’alternatives humanistes, ni de cadres socio-éthiques nouveaux.

Ses propos confirment une vision de l’intelligence artificielle conçue avant tout comme levier d’accélération économique et industrielle, et non comme objet de délibération démocratique ou anthropologique.

Voyons cela de plus près !

Une vision techno-centrée et déterministe de l’IA

Lors de son intervention, Elon Musk présente l’IA comme une force inéluctable, appelée à dépasser rapidement l’intelligence humaine individuelle, puis collective. Il évoque explicitement une intelligence artificielle susceptible d’atteindre un niveau « surhumain », rendant toute tentative de ralentissement ou de contrôle social largement illusoire.

Cette évolution est décrite non comme un choix politique ou civilisationnel, mais comme une fatalité technologique qu’il conviendrait d’accompagner pour en tirer un avantage économique, stratégique et industriel maximal.

Musk insiste sur la nécessité de « ne pas rater le train », renforçant ainsi une logique de compétition globale et d’urgence permanente.

En revanche, il ne questionne ni la finalité sociale de l’IA, ni la place de l’humain dans la prise de décision, et encore moins les transformations anthropologiques profondes induites par cette délégation massive de l’intelligence et de l’autonomie aux machines.

Robotique : industrialisation massive et marchandisation du vivant

La robotique, et en particulier la robotique humanoïde, est abordée quasi exclusivement sous l’angle de la scalabilité industrielle, de la réduction drastique du coût du travail, et de la création de nouveaux marchés de masse.

Musk évoque des milliards de robots capables de remplacer le travail humain dans la plupart des secteurs, présentés comme une évolution naturelle et désirable.

Dans cette intervention, les robots sont envisagés avant tout comme des produits, des unités de production ou de service, et non comme des partenaires sociaux, des médiateurs intelligents ou des acteurs intégrés à un tissu social complexe.

La promesse d’« abondance » avancée repose sur une logique de substitution technologique, sans réflexion approfondie sur le sens du travail, les mécanismes de redistribution, ni la reconfiguration des rôles humains dans une société massivement automatisée.

Absence d’approche humaniste, dialogique ou de gouvernance

Contrairement à des visions alternatives, notamment le concept d’« aiguilleur d’IA », fondé sur une IA dialogique, transdisciplinaire, orientée vers la médiation, l’arbitrage et la production de sens, Elon Musk ne propose aucune architecture de gouvernance humaine de l’IA.

Il n’évoque ni mécanisme d’orientation éthique intégré, ni modèle structuré de co-évolution humain-machine. Les questions de responsabilité, de délibération collective ou de pluralité culturelle restent marginales.

Dans son optique, l’humain demeure essentiellement spectateur, utilisateur ou consommateur, mais rarement acteur structurant ou co-concepteur du système. La régulation apparaît comme secondaire face à l’impératif d’innovation rapide.

Une idéologie assumée de l’accélération

Le cœur du message porté à Davos est celui de l’accélération technologique : produire plus vite, déployer plus largement, commercialiser à grande échelle.

Les enjeux sociaux, culturels, politiques ou existentiels sont relégués au second plan, voire implicitement renvoyés à des ajustements ultérieurs. Cette approche traduit une croyance forte dans la capacité du progrès technique à résoudre, par lui-même, les problèmes qu’il génère.

Une foi quasi biblique dans le progrès… et un paradoxe politique

In fine, l’intervention d’Elon Musk à Davos promeut une IA ultra-commerciale, industrialisée et centralisée, fondée sur une croyance forte, parfois quasi biblique, dans le progrès technique comme solution universelle.

Elle n’ouvre pas sur une IA humaniste, dialogique ou transdisciplinaire, et ne propose aucun équivalent à des modèles alternatifs tels que celui de l’aiguilleur d’IA, qui replacent l’humain, le sens et la médiation au cœur du système.

Le paradoxe est d’autant plus frappant qu’après des années de critiques virulentes envers le Forum de Davos, perçu par Musk comme un symbole d’élites déconnectées et bureaucratiques, celui-ci s’impose aujourd’hui comme l’invité star de ce même forum.

Cette présence illustre une convergence inattendue entre le discours d’accélération technologique et les logiques de pouvoir économique global, révélant peut-être que Davos n’est plus seulement un lieu de gouvernance mondiale, mais aussi une scène majeure de légitimation du techno-solutionnisme.

Les faits sont là !

 

Par : Mahjoub Lotfi Belhedi

Stratège en réflexion IA // CEO d’un cabinet spécialisé en transformation IA

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Vers une privatisation augmentée de l’ordre mondial : axes d’analyse & problématiques

19. Januar 2026 um 15:29

L’adoption de la résolution 2803 marque une rupture paradigmatique dans la diplomatie mondiale. L’émergence du « Conseil Mondial pour la Paix à Gaza », sous l’égide de Donald Trump, ne se limite plus à une gestion de crise locale; mais il est en voie de se convertir en un prototype trumpiste d’une gouvernance post-multilatérale, où l’agilité exécutive et la puissance technologique supplantent les processus délibératifs onusiens.

 

1- De la légitimité de droit à la logique actionnariale

Le Conseil introduit le concept de « membership contributif » (un milliard de dollars pour un siège permanent).

Problématiques : assistons-nous à une mutation de l’ordre westphalien vers une « diplomatie de la transaction » ? Quel est l’impact de cette vénalité de l’influence pour les nations du Sud, exclues de ce directoire financier ?

 

2- L’Intelligence artificielle : catalyseur de la gouvernance algorithmique

En 2026, l’IA n’est plus un outil, mais un acteur géopolitique. Le Conseil de la Paix utilise des systèmes prédictifs pour l’allocation des ressources et la gestion sécuritaire, court-circuitant la médiation humaine traditionnelle.

Problématiques : l’IA agit-elle comme le catalyseur d’une « diplomatie automatisée » ? En remplaçant le consensus diplomatique par l’optimisation algorithmique, ce modèle ne risque-t-il pas de déshumaniser la résolution des conflits au profit d’une efficacité purement technique?

 

3- Obsolescence institutionnelle face à l’agilité exécutive

Tandis que l’ONU subit une paralysie systémique et une crise de financement chronique, le Conseil de la Paix fait preuve d’une célérité décisionnelle inédite, contournant les blocages du droit de veto par une gouvernance verticale.

Problématiques : ce modèle constitue-t-il un « coup d’État feutré » contre la Charte des Nations unies de 1945 ? L’efficacité opérationnelle, bien que perçue comme unilatérale, peut-elle légitimement supplanter la démocratie internationale dans la résolution des conflits ?

Le passage du débat parlementaire mondial à l’administration par des « conseils spécialisés » annonce-t-il la fin du multilatéralisme de 1945 ?

 

4- La souveraineté sous régime de tutelle et de reconstruction

Doté de prérogatives exorbitantes, le Conseil exerce une gestion qui dépasse l’administration locale, qualifiée par certains de « néocolonialisme multilatéral agréé ».

Problématiques : comment ce modèle redéfinit-il la souveraineté nationale ? La reconstruction économique optimisée IA devient-elle le nouveau vecteur d’une administration exécutive durable des territoires dits « faillis » ou en zone de conflit ?

 

5- Marco Rubio et l’architecture de la puissance centralisée

La concentration inédite des fonctions de Secrétaire d’État et de Conseiller à la Sécurité nationale par Marco Rubio illustre une fusion totale entre appareil diplomatique et stratégie de sécurité nationale.

Problématiques : sommes-nous passés d’un équilibre des puissances à une gestion mondiale par « conseils spécialisées » sous égide américaine, opérant désormais hors du contrôle des institutions multilatérales classiques ? Sommes-nous à l’aube d’un nouvel  dominé par l’alliance sacrée entre actionnariat, défense et intelligence artificielle ?

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Un film en IA, un prix à Dubaï et quelques posts fb à Tunis…

15. Januar 2026 um 16:08

Un film né d’algorithmes, porté par une vision, couronné à Dubaï… et pourtant accueilli par des posts fb à Tunis. Zoubeir Jlassi, jeune créateur tunisien, vient de signer un exploit aussi symbolique que dérangeant : un court métrage conçu grâce à l’intelligence artificielle, primé à l’international par le prestigieux « 1 Billion Followers Summit Award » à Dubaï.

Ce film n’est pas seulement une œuvre, c’est un signal fort qui proclame que la créativité tunisienne n’a jamais cessé d’innover, mais qu’elle explore désormais de nouveaux territoires, ceux de l’IA, de la narration et de la réflexion augmentée, de l’image réinventée. Là où certains voient une menace, Zoubeir Jlassi a vu un outil, là où d’autres hésitent, il a osé et le monde, lui, a applaudi.

Le cinéma tunisien, riche d’une histoire engagée et audacieuse, se trouve aujourd’hui à un tournant où l’intelligence artificielle n’est plus une hypothèse futuriste, elle est déjà là, bouleversant les modes d’écriture, de production et de diffusion. Ignorer cette mutation, c’est risquer de regarder le train du renouveau passer… sans y monter.

C’est pourquoi il serait non seulement juste, mais visionnaire, que les structures chargées de la promotion du cinéma tunisien, en particulier le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), prennent l’initiative d’honorer officiellement Zoubeir Jlassi, non comme un geste symbolique isolé, mais comme le premier acte d’une stratégie nationale ambitieuse, plaçant l’IA au cœur du renouveau cinématographique tunisien : résidences de création en IA, formations hybrides, fonds de soutien dédiés, passerelles entre artistes et ingénieurs.

Honorer officiellement Zoubeir Jlassi, c’est honorer l’avenir du cinéma tunisien, c’est aussi envoyer un message clair à toute une génération : osez, innovez, le pays vous voit et vous soutient.

 

A bon entendeur !

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