Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 26. Januar 2026Haupt-Feeds

Forum de Davos — Balance Suisse-USA : fin du levier Trump ?

26. Januar 2026 um 12:13

Le Forum de Davos s’est tenu du 19 au 23 janvier 2026, réunissant de nombreux dirigeants dont Donald Trump, Emmanuel Macron et bien d’autres.

Selon les médias occidentaux, les conseillers fédéraux suisses ont adopté une approche diplomatique patiente face aux déclarations de Donald Trump, qui aurait menacé de taxes élevées (jusqu’à 39 %) et d’un démantèlement de l’ordre international.

Les Echos relèvent que la Suisse dépend fortement des États-Unis : 352 milliards de dollars d’investissements directs (6e investisseur mondial, surpassant l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni réunies). Ainsi, 500 entreprises suisses y créent 400 000 emplois; tandis que les investissements américains en Suisse (240 milliards de dollars) génèrent 95 000 emplois.

Les débats ont mis l’accent sur la collaboration face aux défis globaux, avec un focus sur la reconstruction de la confiance (climat, IA), les transitions durables (énergie, agriculture régénérative) et l’innovation entre empires géopolitiques.​

Des hubs comme le Climate Hub Davos ont recommandé des playbooks pour des économies nettes positives (ex. : Suisse), des financements régénératifs et des alliances entre puissances moyennes, en écho aux tensions provoquées par Trump (diversification sans rupture).​..

L’article Forum de Davos — Balance Suisse-USA : fin du levier Trump ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Forum de Davos : Musk bas les masques !

26. Januar 2026 um 10:27

L’intervention d’Elon Musk à Davos s’inscrit clairement dans une approche technophile, productiviste et commerciale de l’IA, sans proposition structurée d’alternatives humanistes, ni de cadres socio-éthiques nouveaux.

Ses propos confirment une vision de l’intelligence artificielle conçue avant tout comme levier d’accélération économique et industrielle, et non comme objet de délibération démocratique ou anthropologique.

Voyons cela de plus près !

Une vision techno-centrée et déterministe de l’IA

Lors de son intervention, Elon Musk présente l’IA comme une force inéluctable, appelée à dépasser rapidement l’intelligence humaine individuelle, puis collective. Il évoque explicitement une intelligence artificielle susceptible d’atteindre un niveau « surhumain », rendant toute tentative de ralentissement ou de contrôle social largement illusoire.

Cette évolution est décrite non comme un choix politique ou civilisationnel, mais comme une fatalité technologique qu’il conviendrait d’accompagner pour en tirer un avantage économique, stratégique et industriel maximal.

Musk insiste sur la nécessité de « ne pas rater le train », renforçant ainsi une logique de compétition globale et d’urgence permanente.

En revanche, il ne questionne ni la finalité sociale de l’IA, ni la place de l’humain dans la prise de décision, et encore moins les transformations anthropologiques profondes induites par cette délégation massive de l’intelligence et de l’autonomie aux machines.

Robotique : industrialisation massive et marchandisation du vivant

La robotique, et en particulier la robotique humanoïde, est abordée quasi exclusivement sous l’angle de la scalabilité industrielle, de la réduction drastique du coût du travail, et de la création de nouveaux marchés de masse.

Musk évoque des milliards de robots capables de remplacer le travail humain dans la plupart des secteurs, présentés comme une évolution naturelle et désirable.

Dans cette intervention, les robots sont envisagés avant tout comme des produits, des unités de production ou de service, et non comme des partenaires sociaux, des médiateurs intelligents ou des acteurs intégrés à un tissu social complexe.

La promesse d’« abondance » avancée repose sur une logique de substitution technologique, sans réflexion approfondie sur le sens du travail, les mécanismes de redistribution, ni la reconfiguration des rôles humains dans une société massivement automatisée.

Absence d’approche humaniste, dialogique ou de gouvernance

Contrairement à des visions alternatives, notamment le concept d’« aiguilleur d’IA », fondé sur une IA dialogique, transdisciplinaire, orientée vers la médiation, l’arbitrage et la production de sens, Elon Musk ne propose aucune architecture de gouvernance humaine de l’IA.

Il n’évoque ni mécanisme d’orientation éthique intégré, ni modèle structuré de co-évolution humain-machine. Les questions de responsabilité, de délibération collective ou de pluralité culturelle restent marginales.

Dans son optique, l’humain demeure essentiellement spectateur, utilisateur ou consommateur, mais rarement acteur structurant ou co-concepteur du système. La régulation apparaît comme secondaire face à l’impératif d’innovation rapide.

Une idéologie assumée de l’accélération

Le cœur du message porté à Davos est celui de l’accélération technologique : produire plus vite, déployer plus largement, commercialiser à grande échelle.

Les enjeux sociaux, culturels, politiques ou existentiels sont relégués au second plan, voire implicitement renvoyés à des ajustements ultérieurs. Cette approche traduit une croyance forte dans la capacité du progrès technique à résoudre, par lui-même, les problèmes qu’il génère.

Une foi quasi biblique dans le progrès… et un paradoxe politique

In fine, l’intervention d’Elon Musk à Davos promeut une IA ultra-commerciale, industrialisée et centralisée, fondée sur une croyance forte, parfois quasi biblique, dans le progrès technique comme solution universelle.

Elle n’ouvre pas sur une IA humaniste, dialogique ou transdisciplinaire, et ne propose aucun équivalent à des modèles alternatifs tels que celui de l’aiguilleur d’IA, qui replacent l’humain, le sens et la médiation au cœur du système.

Le paradoxe est d’autant plus frappant qu’après des années de critiques virulentes envers le Forum de Davos, perçu par Musk comme un symbole d’élites déconnectées et bureaucratiques, celui-ci s’impose aujourd’hui comme l’invité star de ce même forum.

Cette présence illustre une convergence inattendue entre le discours d’accélération technologique et les logiques de pouvoir économique global, révélant peut-être que Davos n’est plus seulement un lieu de gouvernance mondiale, mais aussi une scène majeure de légitimation du techno-solutionnisme.

Les faits sont là !

 

Par : Mahjoub Lotfi Belhedi

Stratège en réflexion IA // CEO d’un cabinet spécialisé en transformation IA

L’article Forum de Davos : Musk bas les masques ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌