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Tunisie | Mobilisation pour la protection des vestiges révélés par les tempêtes

05. Februar 2026 um 11:25

L’Institut national du patrimoine (INP) se mobilise pour protéger les vestiges archéologiques mis au jour par les récentes intempéries à Néapolis et Kerkouane (gouvernorat de Nabeul), Mahdia et Bizerte.

Les équipes scientifiques et techniques de l’INP s’emploient pour sécuriser et de documenter les structures et objets antiques ayant refait surface le long de différentes portions du littoral après les récentes tempêtes qui ont intensifié l’érosion et les glissements de terrain.

Les contrôles en cours concernent principalement plusieurs sites dans les régions du Cap Bon et du Sahel, la priorité étant donnée à la protection immédiate des objets et à la prévention des vols, ainsi qu’à Ras Angela et Sidi Mechreg à Bizerte.

Ces efforts font suite aux découvertes signalées ces dernières semaines le long des côtes du gouvernorat de Nabeul, où l’érosion a mis au jour des blocs de pierre, des éléments architecturaux et des portions de murs, probablement d’époques punique et romaine. Les archéologues concentrent leur attention sur la région de Néapolis et sur des portions de littoral comme Sidi Mahrsi, où une datation définitive nécessite des études complémentaires dans des conditions météorologiques et maritimes stabilisées.

Selon l’INP, les opérations comprennent des reconnaissances, des relevés et une documentation scientifique, avec l’appui des forces de l’ordre en raison de l’afflux de curieux et du risque de vol.

Les premières descriptions font état de murs et de structures compatibles avec des zones résidentielles ou des thermes sur la côte, ainsi que d’installations pouvant être des cuves ou des structures liées à la transformation et au salage du poisson, une activité historiquement documentée dans la région.

La surveillance ne se limite pas à Nabeul. Des équipes régionales ont également été déployées dans le gouvernorat de Mahdia, avec des inspections de sites côtiers tels que Borj Erras et la région de Salakta, où une campagne de relevés et de documentation a été lancée en vue d’une opération de sauvetage. L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle travaille également dans ce cadre, en coordination avec l’INP.

Enfin, les autorités attirent l’attention sur le risque de dégradation et de fouilles clandestines. Dans un appel, l’INP a indiqué que l’interprétation et la communication scientifique des résultats relèvent de la seule responsabilité des spécialistes autorisés, et a exhorté le public et les médias à signaler sans délai toute infraction aux autorités compétentes, notamment à la Garde nationale.

La priorité absolue demeure la sécurité des vestiges découverts. Une phase d’études comparatives et de surveillance côtière suivra afin d’empêcher que de nouvelles tempêtes n’effacent les preuves nouvellement mises au jour ou ne les rendent vulnérables au pillage.

I. B.

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La harissa tunisienne bientôt dans l’Atlas alimentaire de l’Unesco

01. Februar 2026 um 09:02

La Tunisie va participer au projet Atlas alimentaire de l’Unesco, une initiative internationale visant à documenter, promouvoir et transmettre, grâce à une plateforme numérique, les traditions et les savoirs liés à l’alimentation aux nouvelles générations. L’élément typique de l’art culinaire national proposé pour la plateforme est la harissa.

La consultation nationale s’est tenue au Centre des arts et des lettres Ksar Saïd, au Bardo, en présence d’experts du patrimoine, de professionnels du secteur, de représentants institutionnels et d’organisations de la société civile.

Selon Sanaa Allam, cheffe adjointe du Secteur de la culture du Bureau de l’Unesco pour le Maghreb, ce projet, financé par l’Arabie saoudite, a débuté en 2023 et entame sa deuxième phase, au cours de laquelle de nouveaux pays, dont la Tunisie, ont rejoint le programme.

La plateforme, conçue comme un atlas numérique des pratiques et traditions culinaires, implique 16 pays, dont la Tunisie, le Maroc et le Qatar, et devrait présenter plus de cinquante éléments culinaires au total, en sélectionnant un ou deux éléments représentatifs pour chaque pays.

Pour la Tunisie, l’élément proposé pour la plateforme est la harissa (sauce typique à base de piments rouges frais, d’ail et d’huile d’olive, similaire à la purée de tomates), déjà inscrite sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.

Le cadre du projet s’appuie sur la Convention de l’Unesco de 2003 relative au patrimoine culturel immatériel, ratifiée par la Tunisie en 2006.

Rappelons que Tunis a déjà inscrit dix éléments sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, dont deux liés à l’alimentation : «Harissa : savoirs, compétences et pratiques culinaires et sociaux» (dossier national, 2022) et «Couscous» (dossier du Maghreb, 2020).

I. B.

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Tunisie | Un ministère des antiquités pour quoi faire ?

31. Januar 2026 um 09:32

La protection du patrimoine tunisien est une urgence réelle. Personne ne conteste l’état de vulnérabilité des sites archéologiques, ni l’ampleur des pertes causées par le pillage, l’abandon et l’improvisation institutionnelle. Pourtant, l’appel récent à la création d’un ministère des Antiquités et du Patrimoine, malgré son lyrisme mobilisateur, pose plus de problèmes qu’il n’en résout. (Photo : Les citernes d’Oudhna).

Abdelhamid Larguèche *

Derrière l’évidence de la cause se cache une vision idéologiquement clivante de la mémoire et politiquement risquée de l’action publique.

Le texte repose sur une représentation quasi sacrée de la Tunisie comme «musée universel enfoui», faisant de l’archéologie le cœur exclusif de la souveraineté mémorielle. Or la mémoire nationale ne se réduit ni aux vestiges antiques ni aux sites monumentaux. Elle est aussi sociale, conflictuelle, coloniale, ouvrière, contemporaine… En hiérarchisant les mémoires et en sacralisant le passé lointain, on dépolitise l’histoire au lieu de la rendre vivante et partagée.

Une inflation ministérielle dysfonctionnelle

Plus problématique encore est la croyance implicite dans la solution institutionnelle miracle. Dans un État fragilisé, la création d’un ministère supplémentaire relève davantage du symbole que de l’efficacité. Les dysfonctionnements actuels — centralisation excessive, faiblesse des moyens, précarité des métiers du patrimoine, éloignement des territoires — ne seront pas corrigés par un changement d’organigramme. L’inflation ministérielle ne remplace ni une vision démocratique ni une réforme structurelle.

Cet appel révèle aussi une posture familière : celle d’un entre-soi élitaire parlant au nom de la mémoire collective sans intégrer pleinement les habitants des régions concernées, les ouvriers du patrimoine, les jeunes chercheurs précaires ou les collectivités locales. La mémoire devient alors un domaine réservé, confisqué symboliquement par ceux qui en maîtrisent le langage, mais non nécessairement les usages sociaux.

Surtout, dans le contexte tunisien actuel, marqué par les dérives bureaucratiques, la verticalité des décisions et la défiance envers les élites, l’appel à un «acte souverain» sans garde-fous démocratiques est risqué. La culture, lorsqu’elle est administrée verticalement, peut devenir un instrument de domination symbolique plutôt qu’un espace d’émancipation.

Une autre voie est pourtant possible. Plutôt qu’un ministère de plus, la Tunisie pourrait se doter d’un Conseil supérieur de la culture et du patrimoine, instance indépendante, pluraliste et dotée de prérogatives propositionnelles. Placé sous contrôle parlementaire, ce Conseil garantirait à la fois l’autonomie vis-à-vis de l’exécutif et la redevabilité publique. Sa composition : chercheurs, professionnels de la culture et du patrimoine, collectivités locales, acteurs de la société civile et métiers souvent invisibilisés du secteur, permettrait de rompre avec la centralisation verticale et l’entre-soi décisionnel.

La mémoire est un bien commun

Chargé de définir des orientations stratégiques, d’évaluer les politiques publiques et de rendre des avis publics sur les projets de lois et de réformes touchant à la culture, à la mémoire et au patrimoine, ce Conseil constituerait un véritable levier de bonne gouvernance. Il favoriserait la transparence, la coordination institutionnelle et l’ancrage territorial des politiques culturelles, tout en reconnaissant la pluralité des mémoires, y compris locales, sociales et contemporaines.

La question n’est donc pas de savoir comment administrer la mémoire, mais comment la démocratiser.

La décentralisation réelle des politiques patrimoniales, la sécurisation des métiers, l’intégration des universités et la reconnaissance des mémoires locales et contemporaines constitueraient des leviers bien plus efficaces que la sacralisation institutionnelle du passé.

La question n’est donc pas de savoir comment administrer la mémoire, mais comment la démocratiser.

Car la mémoire n’est ni un décor ni un capital symbolique : elle est un bien commun, traversé de conflits, de récits multiples et d’enjeux sociaux.

La protéger exige moins de solennité et plus de politique.

* Historien.

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Patrimoine : La beauté renaissante du Palazzo Disegni

27. September 2025 um 08:45

À sa manière, cette photographie de l’artiste visuel Emin Bousofara souligne et la splendeur du Palazzo Disegni et la grande qualité de la restauration qui vient d’y être entreprise par la Banque internationale arabe de Tunisie ( BIAT ).

La restauration de l’immeuble Disegni est d’autant plus à saluer qu’elle a été réalisée dans les règles de l’art et avec un soin remarquable.

C’est à la rue Radhia Haddad, derrière le Palmarium et le Théâtre municipal que se trouve le splendide « palazzo » Disegni.

Réalisé par l’architecte Auguste Peters, cet immeuble date de 1908 et se caractérise par son style éclectique et la décoration de ses façades.

Pourvu d’une galerie à colonnes à l’étage supérieur et d’arcades vénitiennes sur les autres niveaux, cet édifice, avec ses baies et balcons, dégage délicatesse et majesté sans qu’on puisse clairement le relier à une tendance architecturale.

Ce caractère unique des façades conjugué avec les céramiques et le fer forgé de la cage d’escalier donne à cet édifice sa touche admirable et son équilibre subtil. Joyau architectural au charme vénitien, ce « palazzo » du début du vingtième siècle demeure unique en son genre.

Pour l’anecdote, c’est le terme italien « palazzo » (il signifie « immeuble ») qui a donné notre terme dialectal « balass » qui désigne toute sorte d’immeubles.

Lire aussi: Le nouveau bijou du centre-ville de Tunis

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La grenade fait son show à Testour

29. August 2025 um 12:37
La grenade fait son show à Testour | Univers News

Tunis, UNIVERSNEWS (NAT) – Pour valoriser la culture des grenades, l’Association de la sauvegarde de la ville de Testour (ASVT) en collaboration avec le bureau local de l’Union tunisienne de l’agriculture et la pêche (UTAP) et le Commissariat régional du développement agricole de Béja (CRDA) organise, du 29 octobre au 2 novembre 2025, la 9ème édition du festival de la grenade dans les locaux de la maison de la Culture ex-demeure de la célèbre chanteuse juive tunisienne, Habiba Msika.

Ce festival est un moment fort pour les habitants de Testour et l’occasion rêvée de faire la fête, avec des événements culturels, des expositions de grenades, de l’animation  de rue, de la danse et des feux d’artifice dans un programme complet de 4 jours. 

Ce festival des grenades vise à consolider l’identité de la région à travers la valorisation de cette culture, faire connaître le paysage agricole de Testour et les différentes variétés des grenades, caractéristique de la région, et sensibiliser les citoyens et surtout les jeunes à la préservation du patrimoine matériel (architectural et paysager) et immatériel lié à cette culture. A l’initiative des fellahs et des restaurateurs, une multitude d’animations sont mises en place à cette occasion, qui ont trait aux grenades, et qui peuvent s’étendre à d’autres thèmes : musique, gastronomie, arts… (M.S)

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