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Empfangen — 14. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

47 °C et plus : quand la canicule révèle l’échec de la gestion de l’eau

14. Juli 2026 um 15:39

Une vague de chaleur exceptionnelle, prévue jusqu’au 20 juillet avec des pointes à 47 °C, aggrave la crise nationale d’approvisionnement en eau. Dans plusieurs régions, les coupures d’eau se multiplient et deviennent quotidiennes, faisant du droit constitutionnel à l’eau une revendication permanente. Des milliers de foyers subissent des interruptions répétées, et des manifestations pacifiques, ainsi que des blocages de routes, ont lieu notamment à Metlaoui et à Ladhyab (délégation de Touiref), où les habitants dénoncent des semaines sans eau.

La SONEDE admet que les perturbations se sont étendues jusqu’à la périphérie de Tunis (Ariana, Ben Arous, Bir Mcharrek, Jebel Ouest) et touchent plusieurs gouvernorats du centre et du sud-est. Les coupures nocturnes, initialement programmées, ont laissé la place à une gestion aléatoire privant des foyers d’eau entre minuit et l’aube, sous prétexte d’un « déséquilibre hydrique ».

Pourtant, les barrages nationaux affichent un taux de remplissage d’environ 60%, un niveau qualifié de « très rassurant » par le ministère de l’Agriculture. Ce contraste révèle une crise de gouvernance : infrastructures vieillissantes, absence d’une stratégie de répartition équitable, et manque de mesures préventives pour contrer l’évaporation et les pics de consommation en période estivale.

Le FTDES dénonce cette crise de gestion et d’infrastructures. Il demande une intervention d’urgence pour protéger la santé et la dignité des populations, appelle à la transparence de la SONEDE et appelle à l’adoption d’une politique nationale de l’eau fondée sur l’équité territoriale, la responsabilité et la durabilité.

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ARP: feu vert parlementaire à deux financements pour la STEG

14. Juli 2026 um 14:27

L’Assemblée des représentants du peuple  ARP a adopté, lors d’une séance plénière, deux projets de loi (n°38 et n°39 de 2026) liés à des accords de garantie signés le 3 novembre 2025 entre la Tunisie et la Banque mondiale. Le premier garantit un prêt de 384,8 millions d’euros accordé à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour financer un programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique; le second concerne une garantie liée au Fonds pour les technologies propres visant le même objectif.

Il convient de rappeler que la STEG connaît un déficit financier récurrent, principalement dû à la hausse des prix de l’énergie, et nécessite un plan d’action et une stratégie de sauvetage. Aujourd’hui, la production électrique repose majoritairement sur le gaz naturel (80% importé, 20% production nationale). La production annuelle nationale est d’environ 20 000 GWh avec un objectif de 26 000 GWh à l’horizon 2030, tandis que la consommation annuelle atteint 22 000 GWh, entraînant un déficit d’environ 10%.

La STEG couvre actuellement 99% du territoire national. L’État consacre plus de 3 milliards de dinars par an en subventions pour compenser une partie du coût de production. Le plan de réforme de la STEG vise à restaurer l’équilibre financier, améliorer les performances commerciales et techniques, régler les arriérés, et renforcer la gouvernance. Le ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie par intérim Slah Zouari a souligné la nécessité d’accélérer le recours aux énergies renouvelables (solaire et éolien) pour réduire le coût de production. Il part du constat que l’objectif est d’atteindre 6 000 GWh annuels d’électricité verte d’ici 2030. Ce qui contribuerait  à réduire de 35% les coûts de production.

Parmi les investissements récents figure la réalisation d’un nouveau « Corridor » électrique de 400 km, améliorant les connexions Nord–Sud et la distribution vers les régions. La rénovation du réseau vieillissant est prévue, avec une enveloppe annuelle de 70 millions de dinars dédiée à la réduction des coupures et au renforcement des liaisons en moyenne tension.

 La STEG prévoit aussi le déploiement initial de 150 000 compteurs intelligents dans le cadre d’un programme global de modernisation et d’un contrat-programme avec l’État couvrant la période 2024–2028, assorti d’indicateurs financiers, techniques et commerciaux pour mesurer la réussite des réformes.

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La Tunisie honore un emprunt international de 700 M€

14. Juli 2026 um 12:35

La Tunisie s’apprête à honorer, mercredi 15 juillet 2026, le remboursement de son dernier grand eurobond de 700 millions d’euros (M€), marquant la clôture de cette importante dette contractée sur les marchés internationaux.

Il convient de noter que cet emprunt, contracté en 2019 sur les marchés financiers internationaux, représente l’une des échéances les plus significatives du calendrier financier tunisien de l’année, avec un coût total estimé à environ 2,3 milliards de dinars tunisiens, intérêts compris.

Cette opération marque la fin d’un cycle d’endettement direct auprès des marchés internationaux. Elle intervient dans un contexte où les autorités tunisiennes cherchent à réduire progressivement la vulnérabilité du pays face aux financements extérieurs, tout en préservant l’équilibre des finances publiques.

Un récent article publié par L’Economiste Maghrébin soulignait que l’eurobond de 700 millions d’euros émis au taux de 6,375 % constitue le principal rendez-vous de la dette extérieure en juillet 2026, avec un impact notable sur les réserves en devises et sur le service global de la dette.

Ce remboursement revêt aussi une dimension stratégique. Depuis plusieurs années, la Tunisie a fait le choix de limiter son recours aux émissions obligataires internationales, misant davantage sur des financements intérieurs et sur une gestion plus prudente de sa dette. Plusieurs analyses publiées en 2025 et 2026 rappellent que le pays a déjà remboursé plusieurs échéances majeures d’eurobonds sans recourir à de nouvelles émissions sur les marchés internationaux..

En somme, le remboursement de cet eurobond constitue un signal important : la Tunisie referme une page lourde de son endettement externe, tout en ouvrant une nouvelle phase où la discipline financière et la capacité à mobiliser des ressources durables resteront décisives.

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Le boom d’ingénieurs chinois qui bascule la tech mondiale…

14. Juli 2026 um 11:48

Le monde a changé : la carte de l’innovation se redessine. Pendant que la Chine forme chaque année près de 4 millions d’ingénieurs contre environ 40 000 en France, les technologies clés,  ordinateurs, Internet, smartphones, cloud, intelligence artificielle,  accélèrent à une vitesse inédite. Ce n’est pas simplement un recul pour certains pays : c’est une recomposition globale qui modifie les règles du jeu.

Il faut rappeler également que depuis les années 2000, la Chine a massivement développé son vivier d’ingénieurs et d’étudiants STIM, faisant grimoerleur nombre. Cette stratégie, soutenue par une forte hausse des inscriptions universitaires (40 % des diplômés du secondaire accèdent désormais à l’université) et une proportion élevée de jeunes ingénieurs (44 % ont moins de 30 ans), alimente un écosystème technique compétitif et bon marché : les salaires des chercheurs y sont en moyenne beaucoup plus bas qu’aux États‑Unis.

De ce fait, ce réservoir d’ingénieurs  provenant aussi bien d’universités moins prestigieuses que des grandes écoles,  favorise la création de startups innovantes (DeepSeek, Manus AI, Unitree Robotics) et permet aux industries chinoises (batteries, véhicules électriques, télécommunications, IA) d’accélérer. Des entreprises comme CATL soulignent l’avantage des compétences en ingénierie logicielle hérité du secteur Internet et smartphone.

Plusieurs études et rapports récents indiquent que la Chine a rattrapé, voire surpassé, les États‑Unis dans de nombreuses technologies critiques (selon ASPI, leader dans 57 des 64 technologies entre 2019 et 2023). Des indicateurs comme la part des chercheurs en IA formés en Chine et le nombre de scientifiques de haut niveau montrent un basculement. 

La question est rude mais nécessaire : avons‑nous laissé passer le train de l’avenir ? Oui, les déséquilibres en matière de formation, d’investissement et d’écosystèmes d’innovation pèsent fortement. Mais ce constat n’est pas une fatalité. Il invite à agir vite et intelligemment.

Qu’en est-il pour la Tunisie?

En Tunisie, plus de 85 000 ingénieurs étaient inscrits au tableau du Conseil de l’Ordre des ingénieurs tunisiens à fin 2022. Le pays forme aussi un flux régulier de diplômés, avec environ 8 500 ingénieurs diplômés par an selon une source relayée en 2024. Mais cette production est largement compensée par les départs à l’étranger. Entre 2015 et 2020, quelque 39 000 ingénieurs fraîchement diplômés ont quitté le pays, principalement vers l’Europe et les pays du Golfe..

Mais une chose est sûre : les places de demain se décident aujourd’hui. Plutôt que de subir la concurrence, la Tunisie peut tirer parti de sa jeunesse et de sa créativité pour se positionner sur des niches à forte valeur ajoutée deeptech, fintech, énergies propres, edtech francophone. L’enjeu n’est plus seulement de rattraper un retard numérique, mais de créer des avantages comparatifs durables.

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