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Empfangen — 13. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Environ 97 millions de dinars engagés pour moderniser trois entreprises clés

13. Juli 2026 um 15:34

La commission consultative du programme de modernisation industrielle des entreprises s’est réunie ce lundi 13 juillet 2026 au siège du ministère de l’Industrie, des mines et de l’Energie, en présence du  ministre de l’Équipement et de l’Habitat  et chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie par intérim.

Ainsi la commission a approuvé trois dossiers d’entreprises industrielles opérant  dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’électronique, de la mécanique, du textile et de l’habillement, représentant un montant total d’investissements d’ environ 97 millions de dinars et des subventions dépassant 8,9 millions de dinars.

Par ailleurs, les travaux de la commission restreinte réunie le mercredi 8 juillet, ont également été ratifiés : 26 dossiers de modernisation ont été validés, pour un investissement de 83,4 millions de dinars et des subventions proches de  12 millions de dinars. S’y ajoutent  55 dossiers d’investissements technologiques prioritaires d’un montant global supérieur à  4,5 millions de dinars et bénéficiant d’environ 1,76 million de subventions.

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Opportunités pour les ingénieurs agricoles en Arabie saoudite

13. Juli 2026 um 13:40

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) annonce quatre postes à pourvoir en Arabie saoudite pour des ingénieurs agricoles spécialisés dans les oliviers, les pistachiers et les arbres fruitiers, avec une date limite de candidature fixée au 15 juillet 2026. Ces offres s’inscrivent dans un marché saoudien de l’oléiculture en expansion, porté par de grands investissements, des projets mécanisés et une volonté de diversification agricole.

L’Arabie saoudite poursuit ses recrutements dans le secteur agricole à travers l’ATCT, avec quatre postes destinés à des ingénieurs agricoles spécialisés dans les oliviers, dont les variétés Arbequina et Arbosana en système SHD, les pistachiers et les arbres fruitiers en général. Quant à la date limite de dépôt des candidatures, elle est fixée au 15 juillet 2026.

Cette demande de compétences intervient dans un contexte où le royaume développe depuis plusieurs années une filière oléicole de plus en plus structurée. A cet égard, le Conseil oléicole international indique que l’Arabie saoudite a notamment installé une grande oliveraie biologique irriguée dans la région d’Al Jouf, avec une production mécanisée, des unités de stockage et de conditionnement, et des exportations vers plusieurs marchés régionaux et européens.

Le marché saoudien de l’huile d’olive reste encore modeste à l’échelle mondiale. Mais il est soutenu par des investissements agricoles, des besoins en expertise technique et la modernisation des exploitations. Cette dynamique explique la demande croissante pour des profils capables de gérer des vergers intensifs, d’optimiser l’irrigation, d’améliorer les rendements et d’accompagner des projets orientés vers l’exportation internationale d’huile d’olive.

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L’Afrique, nouvel eldorado des ultra-riches

13. Juli 2026 um 12:43

La richesse ultra-forte explose en Afrique : le nombre d’Africains détenant au moins 30 millions de dollars a bondi de 23,7 % en 2025. Ce qui propulse la fortune cumulée du continent à 400 milliards USD. Tout en plaçant l’Afrique en tête des régions mondiales pour la croissance des très hauts patrimoines. Telle est l’annonce du dernier rapport  intitulé le « World Ultra Wealth Report 2026 » du cabinet Altrata.

Il s’agit d’une forte progression. Puisque le nombre d’Africains ultra riches a atteint 3 440 personnes en 2025,. Soit une hausse de 23,7% par rapport à 2024. De son côté, Valeur totale indique que leur fortune cumulée a grimpé de 22,4 % pour atteindre 400 milliards de dollars.

Comment expliquer ce phénomène ? Cela répond à des divers critères, tels que : la baisse des coûts de financement; l’appréciation de plusieurs monnaies africaines face au dollar; l’accélération de la transformation numérique; et l’augmentation des investissements dans les minerais stratégiques.

Par ailleurs, face au contexte mondial, cette croissance demeure la plus élevée parmi les régions du monde En effet, elle dépasse l’Amérique du Nord (15 %), l’Europe (14,5 %) et l’Asie (15,8 %). À l’échelle globale, le nombre d’UHNWI a augmenté de 14,4 % en 2025 pour atteindre 556 850 personnes, avec une fortune cumulée de 63 800 milliards de dollars.

Toutefois, les perspectives à l’horizon 2030 sont cruciales. Ainsi, l’Afrique devrait compter 5 200 ultra riches d’ici la fin de la décennie (taux de croissance annuel moyen de 8,4 %). Mais le continent africain restera minoritaire dans le total mondial (part < 1 %). Globalement, la population mondiale d’UHNWI devrait atteindre 746 570 personnes en 2030, avec une fortune cumulée estimée à 85 000 milliards de dollars.

Néanmoins les inégalités sont  persistantes, malgré les fortes hausses. De ce fait, l’Afrique ne représente que 0,6 % de la population mondiale des UHNWI et 0,7 % de leur richesse cumulée. Ce qui souligne un décalage entre le dynamisme de croissance et le poids relatif.

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Ormuz, Malacca, Suez : les nouveaux points de rupture du monde

13. Juli 2026 um 10:51

L’ancien vice‑président de la Banque mondiale pour la région Moyen‑Orient et Afrique du Nord, Ferid Belhaj, à travers un essai, livre sa lecture de la guerre Iran–États‑Unis–Israël de 2026 qui illustre le déplacement de la puissance : du contrôle des territoires à la maîtrise des infrastructures de circulation (détroits, câbles, ports, corridors énergétiques, systèmes financiers et réseaux numériques). Cela signifie que ces flux, autrefois garantis par une hégémonie et des règles partagées, deviennent des points de vulnérabilité et des leviers de coercition (« weaponized interdependence »).

Il convient tout d’abord de rappeler que le droit international, notamment le droit de la mer, reste central. Mais il se transforme en champ de rivalités interprétatives plutôt qu’en langage consensuel.

L’essai de Ferid Belhadj retrace d’abord la longue genèse du droit maritime, de Grotius à UNCLOS, pour rappeler que la « liberté des mers » a toujours été conditionnée par la capacité des puissances navales à la garantir.

En effet, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982) a constitué un équilibre sophistiqué entre souveraineté côtière et liberté de circulation (mer territoriale, ZEE, transit passage, plateau continental). Cependant, cet équilibre reposait implicitement sur l’existence d’un consensus minimal et sur la capacité d’un ou plusieurs États à assurer les biens publics maritimes.

La politisation de l’interprétation du droit de la mer

Avec la multiplication des rivalités stratégiques (États‑Unis/Chine, tensions régionales, contestations autour de l’Arctique), ce consensus s’érode et l’interprétation du droit se politise. Le détroit d’Ormuz illustre de façon paradigmatique cette transition. Passage étroit entre l’Iran et Oman, il concentre une part significative des exportations pétrolières mondiales et constitue donc une vulnérabilité systémique : une perturbation même limitée entraîne la  hausse du pétrole, une volatilité financière, la montée des primes d’assurance maritime et des perturbations logistiques globales.

La position iranienne à l’égard d’UNCLOS (signature sans ratification et interprétation favorable au régime du passage inoffensif plutôt qu’au transit passage) traduit une stratégie juridique et cohérente : exploiter un nœud maritime pour obtenir un pouvoir de dissuasion asymétrique face à la supériorité navale américaine. Plutôt que de viser la fermeture totale du détroit, l’Iran cherche à démontrer sa capacité de perturbation, une logique de dissuasion par perturbation qui tire parti des interdépendances de la mondialisation.

 

Plutôt que de viser la fermeture totale du détroit, l’Iran cherche à démontrer sa capacité de perturbation, une logique de dissuasion par perturbation qui tire parti des interdépendances de la mondialisation.

 

Ferid Belhaj élargit ensuite la focale : Ormuz n’est qu’un exemple parmi plusieurs points critiques (Malacca, Bab el‑Mandeb, Suez, Bosphore/Dardanelles, routes arctiques) où se concentrent les flux, les infrastructures et les rivalités. La dépendance de la Chine au détroit de Malacca et le « Malacca Dilemma » illustrent la même vulnérabilité que connaît l’Europe vis‑à‑vis du Golfe.

Bab el‑Mandeb apparaît en outre comme un carrefour combinant corridor énergétique, hub logistique et nœud numérique : les câbles sous‑marins qui y passent transportent la quasi‑totalité des données mondiales, rendant la région critique non seulement pour le commerce mais aussi pour la connectivité digitale. Les attaques des Houthis et la multiplication des bases étrangères à Djibouti témoignent de la manière dont les acteurs étatiques et non étatiques peuvent influer sur ces artères vitales.

L’auteur souligne une transformation des alliances et des alignements internationaux. Il en va de même des partenariats qui sont sectoriels, réversibles et transactionnels. Les États cherchent à maximiser leur autonomie stratégique. Ainsi, l’exemple des monarchies du Golfe (Arabie saoudite, Émirats, Qatar) montre des stratégies de diversification des partenaires, conciliant sécurité américaine, relations économiques avec la Chine et autonomie diplomatique accrue.

Les alliés traditionnels des États‑Unis adoptent des positions plus nuancées, parfois divergentes, parce que leurs vulnérabilités économiques et énergétiques conditionnent leurs réponses politiques.

 

La capacité à perturber les flux (énergie, finance, logistique, numérique) vaut désormais comme un levier de puissance.

 

Sur le plan stratégique, M. Belhaj restitue la montée d’une logique de dissuasion non conventionnelle : la capacité à perturber les flux (énergie, finance, logistique, numérique) vaut désormais comme un levier de puissance. Les outils mobilisés vont de la guerre hybride (drones, cyberattaques) aux pressions sur les marchés et aux actions de harcèlement maritime, visant à produire des effets systémiques disproportionnés à partir de moyens limités. Susan Strange et les théories de la géoéconomie sont mobilisées pour montrer que le contrôle des structures économiques (finance, énergie, technologies, logistique) est devenu central dans la compétition internationale.

La concentration des vulnérabilités vient d’une mondialisation optimisée pour l’efficacité : chaînes de valeur spécialisées, hubs géants, dépendance aux semi‑conducteurs et aux câbles sous‑marins. Ce qui réduit les marges de manœuvre des États en crise. Les réponses actuelles favorisent la résilience : relocalisation partielle, diversification des fournisseurs, protection des infrastructures critiques et politiques industrielles pour limiter les dépendances. Des initiatives comme les Nouvelles Routes de la Soie sont perçues à la fois comme des projets commerciaux et comme des tentatives de sécuriser des routes alternatives. 

Vers une « instabilité structurée »?

Pour l’ancien vice‑président de la Banque mondiale pour la région MENA, le résultat n’est ni un retour à un ordre hégémonique stable ni un effondrement chaotique, mais une « instabilité structurée » : un système international marqué par des crises récurrentes, une fragmentation juridique croissante, une compétition autour des infrastructures critiques et des perturbations intermittentes mais contenues par l’interdépendance même des acteurs. La mondialisation subsiste, mais sous contrainte et militarisée à certains égards : la maîtrise des flux pourrait définir les nouvelles hiérarchies du pouvoir mondial au XXIe siècle.

 

Dans ce monde de « connectivité sous tension », les détroits, câbles, hubs financiers et plateformes numériques deviennent des centres de gravité stratégiques et les vulnérabilités qu’ils recèlent, des leviers de pouvoir et de perturbation.

 

En conclusion, l’essai de Ferid Belhaj invite à repenser la géopolitique selon une logique des flux : sécuriser, protéger et parfois instrumentaliser les infrastructures de connectivité est devenu central pour la puissance; tandis que le droit international se transforme en instrument d’interprétation et de compétition.

Car une chose est sûre : dans ce monde de « connectivité sous tension », les détroits, câbles, hubs financiers et plateformes numériques deviennent des centres de gravité stratégiques et les vulnérabilités qu’ils recèlent, des leviers de pouvoir et de perturbation.

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