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Empfangen — 21. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Stade olympique d’El Menzah : Nadia Mezni aux commandes d’un chantier

21. August 2026 um 11:45

Ingénieure générale de formation, Nadia Mezni hérite d’un dossier miné par les blocages : celui du stade olympique d’El Menzah, dont le premier contrat avait été résilié. Un arrêté du 10 août 2026, publié au Jort du 18 août, la place à la tête de ce projet aux multiples dimensions.

 C’est un nom qui va désormais être associé à l’un des chantiers les plus scrutés de la Tunisie. Nadia Mezni, ingénieure générale, a récemment été désignée « chef de l’unité de gestion par objectifs » du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, selon le texte publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n°83 du mardi 18 août 2026.

L’arrêté, qui officialise sa nomination, porte la date du 10 août 2026. Il lui confie la responsabilité de plusieurs opérations de réaménagement d’infrastructures sportives : le stade olympique d’El Menzah, la piscine olympique et le palais des sports du même complexe, auxquels s’ajoute le projet de réaménagement du stade olympique de Radès.

Parmi eux, celui du stade olympique d’El Menzah occupe une place à part. Le chantier, marqué par des retards successifs et des blocages répétés, avait déjà vu son premier contrat résilié. Cette nomination intervient alors que le projet cherche à relancer sa réalisation sur des bases renouvelées. A ce stade, Mme Mezni va devoir conjuguer ses fait gestes en chinois!

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Gaza : 94 % des habitants ont besoin d’un abri, alertent l’ONU

21. August 2026 um 10:11

Alors que les bombardements et les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza, l’ONU et les forces de maintien de la paix alertent : 94 % des 2,1 millions d’habitants du territoire n’ont plus accès à un abri décent.

Des agences onusiennes et des forces de maintien de la paix ont tiré la sonnette d’alarme, vendredi, sur la situation des habitants de la bande de Gaza : 94 % des 2,1 millions de personnes qui y vivent ont besoin d’un abri, tandis que les bombardements et les frappes israéliennes se poursuivent dans le territoire. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a expliqué que ces conditions compromettent la capacité des habitants à dormir, cuisiner, se laver, conserver de la nourriture et de l’eau, disposer d’un éclairage suffisant, ou encore se protéger de la chaleur et du froid.

Les mêmes sources onusiennes font état de plus de quatre familles sur cinq confrontées à des conditions de vie critiques ou catastrophiques, privées de carburant, d’énergie et de biens domestiques de première nécessité. Près des deux tiers des familles logent sous des tentes ou dans des abris temporaires, des installations conçues pour un usage de courte durée dont l’état se détériore rapidement sous l’effet de conditions météorologiques extrêmes.

« Nous continuons de faire face à des obstacles empêchant la mise en place d’abris plus organisés à Gaza », a indiqué Stéphane Dujarric, précisant que plus de 70 % des familles ont subi des inondations au cours de l’hiver dernier. Il a ajouté : « Nos partenaires humanitaires s’efforcent, à l’approche de la saison froide et pluvieuse, de garantir des abris adaptés pour les familles. »

Le manque de financement et les restrictions israéliennes sur l’entrée des matériaux et équipements figurent parmi les obstacles qui freinent l’acheminement de l’aide. L’ONU et ses partenaires évaluent à 562 millions de dollars les fonds nécessaires pour améliorer les conditions de vie sur place.

Stéphane Dujarric a également fait savoir que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a reçu des signalements de civils palestiniens tués, blessés ou touchés par d’autres formes de dommages à Gaza, parmi lesquels des enfants, du fait des raids aériens, des bombardements et des tirs israéliens. Il a rappelé que « les civils ne doivent en aucun cas être pris pour cible ni utilisés à des fins militaires ».

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Finances publiques : pourquoi l’Algérie et la Libye échouent là où la Tunisie réussit

21. August 2026 um 09:43

73 pays satisfont désormais aux critères américains de transparence budgétaire, contre 67 recalés, dont l’Algérie et la Libye. La Tunisie, elle, intègre le cercle des bons élèves selon le Département d’État américain.

Sur les 140 gouvernements passés au crible par le Département d’État américain dans son Fiscal Transparency Report 2026, publié le 11 août 2026, 73 satisfont aux exigences minimales fixées par Washington en matière de transparence des finances publiques. Les 67 autres n’y répondent pas, même si 14 d’entre eux ont, selon le rapport, accompli des progrès notables pour s’en rapprocher.

La Tunisie compte parmi les pays reconnus conformes. Sur la base des données examinées pour l’année 2025, Washington considère que le pays met suffisamment à disposition du public les principales informations relatives à la gestion de ses ressources publiques. Ce constat ne vaut cependant pas classement : le document américain ne hiérarchise pas les États selon leur degré de transparence, mais vérifie si un socle de critères est atteint. L’évaluation porte sur la publication et l’exhaustivité des documents budgétaires essentiels, leur fiabilité, ainsi que sur la diffusion de données touchant aux dépenses publiques, à la dette, aux marchés publics et, pour certains pays, aux revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles.

À l’échelle du continent africain, une quinzaine de gouvernements figurent dans la catégorie des pays conformes : le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, Maurice, la Mauritanie, le Maroc, la Namibie, l’Afrique du Sud, l’Ouganda, le Rwanda et les Seychelles. Au Maghreb, ce sont la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie qui remplissent les critères retenus par Washington pour l’édition 2026.

L’Algérie et la Libye, en revanche, n’entrent pas dans cette catégorie cette année. Concernant l’Algérie, le Département d’État relève des lacunes précises : certaines informations financières ne sont publiées que partiellement, et les données manquent s’agissant de plusieurs entreprises publiques, ce qui restreint, selon le rapport, l’accès du public à une vision complète de la gestion des ressources de l’État.

Ce rapport découle d’une obligation fixée par le Congrès américain, qui charge chaque année le Département d’État d’apprécier les pratiques de transparence budgétaire des pays bénéficiaires de l’aide extérieure des États-Unis. Il ne s’agit ni d’un indice de bonne gouvernance ni d’un palmarès international de la transparence, mais d’un outil visant à vérifier si les citoyens disposent d’une information suffisante sur la collecte et l’utilisation des fonds publics de leur pays. Pour parvenir à ses conclusions, le Département d’État examine si les principaux documents budgétaires sont accessibles au public, suffisamment complets et globalement fiables, en s’appuyant sur les remontées des ambassades et consulats américains, d’autres agences du gouvernement américain, d’organisations internationales et d’acteurs de la société civile.

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Fumeuses ou fumeurs : qui résiste le mieux au sevrage tabagique ?

21. August 2026 um 09:14

63,4 % des femmes suivies en clinique de sevrage tabagique à l’hôpital Abderrahman-Mami ont déjà souffert de dépression, contre 36,9 % des hommes : une étude  dévoile l’ampleur des écarts entre les sexes face au tabac.

Des médecins de la Faculté de médecine de Tunis et de l’hôpital Abderrahman-Mami de pneumologie, à Ariana, ont publié dans une revue scientifique reconnue les résultats d’une enquête consacrée aux profils des fumeurs suivis en clinique de sevrage tabagique. Menée entre janvier 2024 et décembre 2025, elle a rassemblé 471 patients : 370 hommes, soit 78,6 % de l’échantillon, et 101 femmes, soit 21,4 %. L’âge moyen était de 47 ans chez les hommes et de 46 ans chez les femmes.

Premier enseignement de ce travail : la santé psychologique diffère nettement selon le sexe. Près des deux tiers des femmes de l’échantillon, soit 63,4 %, avaient déjà connu un épisode dépressif, contre 36,9 % des hommes. Le foyer constitue par ailleurs un lieu d’exposition tabagique plus marqué pour les femmes : 55,6 % d’entre elles y étaient exposées à la fumée, contre 28,3 % des hommes.

D’autres écarts sociaux apparaissent dans les données. Les femmes divorcées représentaient 11,9 % de l’échantillon féminin, un taux nettement supérieur à celui observé chez les hommes, 3,8 %. Le niveau d’études universitaires concernait également une plus grande part des femmes, 42,6 %, contre 37,8 % chez les hommes. La consommation d’alcool associée au tabac suit en revanche une tendance inverse : elle touchait 33,4 % des hommes, contre 17 % des femmes.

Sur le plan de la dépendance, mesurée par le test de Fagerström, le score moyen s’établissait à 6,47 chez les hommes et à 5,98 chez les femmes, ces dernières ayant par ailleurs multiplié davantage les tentatives d’arrêt par le passé. Les antécédents médicaux, eux, se répartissaient de façon comparable entre les deux sexes : 58,1 % chez les hommes et 55,4 % chez les femmes.

Pour être inclus dans l’étude, les patients devaient avoir effectué au moins trois consultations de suivi au sein de la clinique de sevrage tabagique. Les chercheurs y ont recueilli des informations sociodémographiques, l’historique du tabagisme, les antécédents médicaux et psychologiques, ainsi que le degré de préparation à l’arrêt.

Au terme de cette analyse, les auteurs relèvent des différences significatives entre hommes et femmes fréquentant les cliniques de sevrage, portant notamment sur les facteurs psychologiques et sociaux, l’exposition tabagique au domicile et la consommation d’alcool. Ils insistent sur la nécessité de tenir compte des spécificités propres à chaque sexe, ainsi que des facteurs sociaux et psychologiques associés, dans les stratégies de sevrage tabagique.

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Empfangen — 20. August 2026 Leconomiste Maghrebin

UNESCO IITE : Mohamed Jomni prend la présidence du Conseil d’administration

20. August 2026 um 12:33

 Mohamed Jomni, directeur du Département des technologies de l’information et de la communication de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), a été élu jeudi 20 août 2026 président du Conseil d’administration de l’Institut de l’UNESCO pour les technologies de l’information dans l’éducation (UNESCO IITE).

L’élection s’est tenue à Pékin, à l’occasion de la 26e session du Conseil d’administration. Elle intervient alors que l’intelligence artificielle et les technologies numériques occupent une place croissante dans les politiques éducatives et transforment les pratiques d’enseignement et d’apprentissage.

Réunis dans la capitale chinoise, les membres du Conseil ont notamment examiné les activités de l’Institut, sa situation financière et ses orientations futures. Ils ont également discuté de la mise en œuvre de sa stratégie à moyen terme pour la période 2026-2029.

À la suite de son élection, Mohamed Jomni a indiqué vouloir privilégier le travail collectif avec les membres du Conseil, la direction et les équipes de l’Institut, ainsi qu’avec l’UNESCO, les États membres et les différents partenaires.

L’intelligence artificielle figure parmi les principaux enjeux auxquels le nouveau président entend accorder une attention particulière. Il considère qu’elle doit servir à renforcer les capacités des enseignants et à élargir les possibilités offertes aux apprenants, plutôt qu’à se substituer à l’enseignant.

Mohamed Jomni a également insisté sur la nécessité de garantir un accès plus équitable aux technologies numériques dans l’éducation. Selon lui, la transformation numérique ne doit pas accentuer les écarts entre les pays, les régions et les différentes catégories sociales.

Sa présidence s’inscrira notamment dans la mise en œuvre de la stratégie 2026-2029 de l’UNESCO IITE, dans un contexte marqué par l’essor rapide de l’intelligence artificielle et par les débats sur son utilisation dans les systèmes éducatifs.

 

 

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Prêt d’honneur – Abderrazak Houas : « le plafond de 25 000 dinars « très faible » pour les PME »

20. August 2026 um 11:49

Aucune PME n’aurait, à ce jour, bénéficié des prêts accordés sur déclaration sur l’honneur, tandis que plusieurs banques refusent encore d’accepter les demandes déposées à cet effet, a déclaré jeudi  20 août 2026 Abderrazak Houas, porte-parole officiel de l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises.

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, il a appelé la BCT  à renforcer son dispositif de contrôle et à appliquer des sanctions afin d’accélérer la mise en œuvre du décret publié au Journal officiel, relatif à l’octroi de financements de faible montant, sans intérêts et sur déclaration sur l’honneur, destinés aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux particuliers.

Ces financements sont compris entre 5 000 et 25 000 dinars. Notre interlocuteur a par ailleurs estimé que le plafond de 25 000 dinars fixé pour les petites et moyennes entreprises demeurait très insuffisant au regard de leurs besoins, notamment en raison de la hausse des prix des matières premières et des marchandises.

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Contestation sociale en Tunisie : l’eau et l’électricité au cœur de 60 % des mouvements en juillet

20. August 2026 um 09:42

Avec 1 101 mouvements recensés en juillet, la contestation sociale atteint un record pour ce mois depuis dix ans. Les coupures d’eau et d’électricité concentrent à elles seules plus de 60 % des mobilisations.

Le nombre de mouvements de protestation recensés en Tunisie a atteint 1 101 en juillet 2026, selon le rapport mensuel de l’Observatoire social tunisien relevant du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES). Ce niveau constitue un record pour un mois de juillet au cours des dix dernières années.

La progression est également marquée par rapport aux mois précédents. Avec 867 mouvements en juin, la hausse atteint 27 % en un mois. Elle s’élève à 168 % par rapport aux 411 mouvements enregistrés en mai et à 83 % comparativement à avril.

Pour l’Observatoire, cette évolution prolonge l’accélération de la contestation constatée durant le deuxième trimestre. La dynamique observée en juin s’est ainsi poursuivie et amplifiée en juillet, qui devient le mois ayant enregistré le plus grand nombre de mouvements sociaux depuis le début de l’année.

Le profil des revendications constitue l’un des principaux changements relevés dans le rapport. Alors que les mobilisations sociales tendent habituellement à ralentir pendant la période estivale, les difficultés d’accès aux services essentiels ont occupé une place prépondérante en juillet.

Les coupures d’eau et d’électricité concentrent à elles seules la majorité des mouvements sociaux recensés en juillet. Les protestations liées à l’eau potable ont donné lieu à 373 mobilisations, contre 305 pour les interruptions d’électricité. Ces deux motifs totalisent ainsi 678 mouvements, soit plus de 60 % de l’ensemble des 1 101 mobilisations enregistrées durant le mois.

Les questions relatives à l’emploi et aux conditions de travail demeurent présentes, avec 210 mouvements. Leur poids dans l’ensemble de la contestation apparaît toutefois inférieur à celui des revendications directement liées aux conditions de vie et aux services publics. L’Observatoire décrit ainsi un déplacement des mobilisations, historiquement marquées par les revendications professionnelles, vers des demandes portant davantage sur les services essentiels et la vie quotidienne.

Les 24 gouvernorats tunisiens ont connu des mouvements de protestation au cours du mois, avec des écarts importants selon les régions. Tunis arrive en première position avec 166 mouvements. Kairouan et Monastir en comptent chacun 67, devant la Manouba avec 59. Tozeur et Nabeul enregistrent pour leur part 50 mouvements chacune.

Mahdia et Sidi Bouzid totalisent chacune 48 mobilisations. Viennent ensuite Le Kef avec 43 mouvements, Sfax avec 42 et Bizerte avec 40. Gafsa en compte 38, tandis que Sousse et Kébili en enregistrent chacune 37.

Cette répartition fait de Tunis le principal espace de contestation en nombre de mouvements. Le rapport fait également état de difficultés locales touchant notamment l’eau, les infrastructures, l’emploi et l’environnement.

La composition des participants constitue un autre élément notable du bilan de juillet. Les habitants ont pris part à 746 mouvements, soit près des deux tiers du total. Ils sont suivis par les militants, présents dans 85 mobilisations, les diplômés au chômage avec 75 mouvements et les ouvriers avec 50.

Les fonctionnaires ont participé à 39 mouvements, les syndicats à 35 et les chauffeurs de transport privé à 28. Le rapport mentionne également la participation d’agriculteurs, de commerçants, de médecins, de journalistes et d’avocats.

Selon l’Observatoire, cette répartition témoigne d’un élargissement de la mobilisation au-delà des cadres syndicaux et professionnels traditionnels. Les habitants occupent désormais une place centrale dans des actions portant principalement sur des difficultés affectant directement leur quotidien.

Les réseaux sociaux et les médias ont parallèlement accompagné cette dynamique. Ils ont servi de relais à environ 670 mouvements, soit plus de la moitié des mobilisations recensées en juillet.

Sur le terrain, les formes d’action ont été diverses. Le rapport recense notamment 124 rassemblements et 95 sit-in, ainsi qu’une centaine d’actions comprenant des barrages routiers, des manifestations de colère ou encore des brûlages de pneus. À cela s’ajoutent 41 grèves, 39 ports de brassards rouges, 11 grèves de la faim et 11 appels au secours.

Les institutions publiques demeurent, malgré cette diversification des acteurs et des modes d’action, au centre des revendications. Les ministères, les délégations, les municipalités, les gouvernorats et les établissements publics, notamment ceux intervenant dans les secteurs de l’eau et de l’électricité, figurent parmi les principales cibles. La présidence du gouvernement et la présidence de la République sont également concernées par les demandes formulées lors des mobilisations.

Sur un autre volet, l’Observatoire social tunisien a recensé quatre cas de suicide ou de tentative de suicide en juillet, contre sept en juin. Les cas documentés ont été enregistrés dans les gouvernorats de Kairouan, Sousse et Gafsa.

Le rapport précise que certaines informations faisant état de sept suicides à Kairouan durant le mois de juillet n’ont pas été retenues dans les statistiques, les sources disponibles ne répondant pas aux critères de documentation de l’Observatoire. Les quatre cas comptabilisés concernent trois hommes et une femme, tous issus de la population active.

Le rapport consacre également une partie à la violence. Les faits documentés couvrent notamment des agressions, des vols, des actes d’intimidation, du harcèlement sexuel ainsi que des violences associées aux mouvements de protestation.

Le Grand Tunis et les régions côtières concentrent le plus grand nombre de faits recensés. La rue constitue le principal lieu de survenue des violences, devant le domicile. Les prisons et les centres de détention arrivent en troisième position.

L’Observatoire relève par ailleurs des niveaux de surpopulation carcérale pouvant dépasser 200 % dans certains établissements, dans un contexte marqué par les fortes chaleurs enregistrées en juillet.

Parmi les auteurs identifiés dans les cas recensés, les hommes représentent 82,05 %, contre 15,38 % pour les femmes. Les violences physiques, financières ainsi que structurelles ou organisées représentent, à elles seules, 64,1 % des cas documentés.

Avec 1 101 mouvements en juillet, la contestation sociale atteint ainsi son niveau le plus élevé pour un mois de juillet depuis 2016. La mobilisation est principalement portée par les habitants et se concentre notamment sur l’accès à l’eau et à l’électricité, tandis que les revendications liées à l’emploi et aux conditions de travail restent importantes.

Le rapport de l’Observatoire social tunisien fait également apparaître une forte utilisation des réseaux sociaux et des médias comme relais des mouvements. La poursuite de cette dynamique au cours des prochains mois reste toutefois à déterminer.

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