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Empfangen — 20. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Grève des transporteurs de carburant : le feu éteint, pas la braise

20. August 2026 um 18:49

Courte mais suffisamment tendue pour inquiéter. La grève des transporteurs de carburant, déclenchée ce jeudi 20 août dès les premières heures de la matinée dans la zone pétrolière de Radès, a été levée dans la journée. Khaled Betine, PDG de la Société nationale de distribution des pétroles (AGIL), a confirmé la reprise normale de l’approvisionnement après un accord conclu avec les chauffeurs grévistes. Le soulagement est réel, mais il est de courte vue.

Car derrière cette levée rapide se cachent des questions qui, elles, ne sont pas levées. Les transporteurs avaient déclenché ce mouvement dit « anarchique » sur fond de revendications professionnelles et sociales : amélioration des conditions de travail et application des accords sectoriels portant sur les augmentations salariales. Des revendications précises, documentées, et visiblement pas nouvelles.

Qu’est-ce qui a été concédé exactement pour obtenir cette reprise ? L’accord évoqué par le PDG d’AGIL a-t-il répondu au fond des revendications, ou s’agit-il d’un simple engagement de principe destiné à éteindre l’incendie du jour ? Les accords sectoriels sur les salaires seront-ils effectivement appliqués, et dans quels délais ? Autant de questions auxquelles ni AGIL ni les autorités de tutelle n’ont apporté de réponse publique.

Ce qui est certain, c’est que le secteur du transport de carburant concentre des tensions sociales latentes. Une grève déclenchée sans préavis, paralysant en quelques heures la distribution dans l’une des principales zones pétrolières du pays, rappelle à quel point ce maillon est stratégique, et vulnérable. Un camion arrêté, et c’est toute une chaîne d’approvisionnement qui se grippe. D’ailleurs, on a pu constater de longues files aux abords des stations d’essence, notamment celles situées sur la R9 – reliant Tunis à La Marsa.

La grève est levée. L’accord reste flou. Et les revendications, si elles ne trouvent pas de réponse durable, trouveront une autre occasion de ressurgir. Car aujourd’hui on a peut-être éteint le feu, mais pas la braise…

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Panoro Energy s’implante en Côte d’Ivoire, pendant que la Tunisie reste à la traîne

20. August 2026 um 13:59

Panoro Energy accélère son expansion africaine. Le groupe énergétique norvégien vient d’annoncer l’acquisition, auprès de DNO ASA, d’une participation indirecte de 9,09 % dans le bloc gazier ivoirien CI-27, pour un montant de 80 millions de dollars. Une opération qui marque son entrée en Côte d’Ivoire, quelques mois seulement après avoir renforcé sa présence en Guinée équatoriale.

Le bloc CI-27, cela dit en passant, produit principalement du gaz naturel destiné à l’alimentation électrique d’Abidjan – la capitale économique -, dans le cadre d’un contrat de vente à long terme. Et les résultats sont déjà visibles. Selon les chiffres qui publiés par l’entreprise, la part acquise par Panoro a généré une production nette de 3 334 barils équivalent pétrole par jour au premier semestre 2026, et représente 9,4 millions de barils équivalent pétrole de réserves prouvées et probables (2P), auxquelles s’ajoutent 5 millions de barils équivalent pétrole de ressources contingentes (2C).

Grâce à cette acquisition, la production nette proforma du groupe atteint désormais environ 20 800 barils équivalent pétrole par jour, rapprochant Panoro de son objectif de dépasser les 25 000 barils équivalent pétrole par jour à l’horizon 2028. Il s’agit de sa deuxième opération stratégique depuis le début de l’année, confirmant la volonté du groupe de consolider son statut d’acteur énergétique indépendant à vocation panafricaine, se félicite l’entreprise.

Un dynamisme régional qui contraste avec l’inertie tunisienne

Cette opération illustre surtout l’appétit croissant des investisseurs pour le secteur gazier africain, alors que plusieurs pays du continent misent de plus en plus sur leurs ressources pour répondre à leurs besoins en électricité. Un mouvement dont la Tunisie, pourtant dotée d’un potentiel gazier et pétrolier réel, peine à tirer profit, malheureusement.

Pendant que la Côte d’Ivoire attire des investissements structurants et que la Guinée équatoriale consolide son attractivité, le secteur des hydrocarbures tunisien reste englué dans l’attentisme : cadre réglementaire jugé peu incitatif, lenteur administrative, absence de véritable stratégie de valorisation des gisements existants, etc. Résultat, les majors et les indépendants qui multiplient les acquisitions ailleurs sur le continent regardent la Tunisie de loin, quand ils ne s’en détournent pas carrément.

À l’heure où ses voisins transforment leurs ressources gazières en leviers de croissance et d’attractivité, la Tunisie continue de gérer son secteur énergétique au fil de l’eau, sans initiative forte pour inverser la tendance.

Rappelons au passage que Panoro est présente en Tunisie depuis 2018 et détient des participations dans plusieurs concessions pétrolières, notamment Ras El Besh, El Hajeb Guebiba et Cercina Sud, ainsi que dans le permis offshore de Sfax (SOEP) et les champs historiquement exploités via TPS (ex-OMV), dont le champ d’El Ain dans la concession de Gremda (Sfax)…

Quant aux investissements réalisés, ils concernent l’acquisition de DNO-Tunisia AS en 2018, marquant l’entrée de Panoro sur le marché tunisien ; puis l’acquisition d’OMV Tunisia Upstream GmbH (trois mois plus tard) pour 65 millions de dollars, avec une participation de 49 % dans des champs pétroliers en production ; il y a aussi l’acquisition des 40 % de Beender Tunisia Petroleum dans Sfax Petroleum Corp. pour environ 18,2 millions de dollars ; et, en 2024, l’émission obligataire de 150 millions de dollars (taux de 10,25 %, échéance à 5 ans), en partie destinée à accélérer la croissance des activités tunisiennes du groupe.

Voilà pourquoi le management de Panoro considère que le marché tunisien possède un vrai potentiel d’investissement dans le secteur gazier et pétrolier. L’espoir est donc permis pour faire revenir les majors et/ou les moyennes compagnies du secteur.

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Diabète : vers la fin des piqûres d’insuline grâce à une bactérie modifiée ?

20. August 2026 um 12:32

Des chercheurs chinois ont mis au point une BGM – pour Bactérie Génétiquement Modifiée – capable de détecter les variations de la glycémie et de sécréter automatiquement les hormones nécessaires pour la réguler. C’est en tout cas ce que révèle la revue Nature, considérant cette avancée à même de pouvoir remplacer les injections quotidiennes d’insuline par une simple gélule.

En effet, l’équipe de l’East China Normal University, à Shanghai (Chine), dirigée par le professeur Ye Haifeng, se serait penchée sur le cas des centaines de millions de diabétiques dans le monde. « Ces patients, souffrant d’un excès de sucre dans le sang faute d’insuline suffisante, doivent souvent recourir à des injections quotidiennes, un traitement lourd que les chercheurs cherchent à alléger », rapporte franceinfo.fr.

Leur solution : un probiotique, c’est-à-dire une bactérie inoffensive, génétiquement modifié pour agir directement dans l’intestin. « Une fois ingéré, ce micro-organisme surveille en continu le taux de glucose. Dès qu’il détecte une anomalie, il libère les hormones nécessaires pour la corriger, puis cesse sa production dès que la glycémie redevient normale ».

Seulement voilà, il faudra patienter avant de pouvoir passer à l’échelle humaine, car pour le moment les essais sont limités au niveau des animaux. « Les tests menés jusqu’à présent, concluants sur des souris et des singes diabétiques, n’ont pas encore été étendus à l’homme », précise Nature. Mais l’espoir est permis.

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Hydrocarbures : la grève surprise à Radès fait-elle planer un risque de pénurie

20. August 2026 um 11:36

Encore une fois, c’est la routine qui dérape. Ce jeudi 20 août, des chauffeurs de camions-citernes ont bloqué sans préavis la zone pétrolière de Radès, paralysant net la distribution d’hydrocarbures vers les stations-service. Un scénario que le pays connaît trop bien pour s’en étonner encore. Et c’est bien là le problème.

Les revendications, elles, n’ont rien de nouveau : conditions de travail dégradées, accords sectoriels sur les majorations salariales signés mais jamais réellement appliqués. Autrement dit, un contentieux social que tout le monde connaît, que personne n’a réglé, et qui finit invariablement par exploser sous forme de blocage sauvage plutôt que de dialogue anticipé.

Le plus inquiétant n’est pas tant la grève elle-même que la fragilité structurelle qu’elle révèle. Il suffit de quelques heures d’arrêt sur ce maillon unique de la chaîne logistique pour faire planer le spectre de la pénurie sur l’ensemble du territoire. Un secteur aussi stratégique ne devrait pas dépendre d’un équilibre aussi précaire, où le moindre mouvement social suffit à mettre le pays sous tension.

Quant aux autorités, on peut dire que leur gestion relève davantage du pompier que du stratège : le ministère des Affaires sociales intervient a posteriori, dans l’urgence, pour éteindre des feux qu’il aurait d’ailleurs pu anticiper. Cette méthode a déjà montré ses limites en 2024, lors d’une grève de plusieurs jours qui avait durement perturbé l’approvisionnement. Rien n’indique, en 2026, qu’une leçon en ait été tirée.

Pour l’instant, les camions restent à l’arrêt à Radès, selon plusieurs médias de la place, et la seule certitude est l’incertitude : combien de temps durera le blocage, et faudra-t-il, une fois de plus, attendre que les stations-service commencent à sécher pour qu’une solution soit trouvée dans la précipitation ?

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