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Journée de la chimie à la Cité sciences de Tunis

23. Oktober 2026 um 23:31

La Cité des sciences à Tunis organise, à l’occasion de la célébration de la Journée d’Avogadro, la troisième édition de la Journée de la Chimie.

Organisée en collaboration avec le Club des Jeunes Chimistes de la Faculté des sciences de Tunis, cet évènement aura lieu le samedi 24 octobre 2026 au pavillon Explora de 10h à 16h.

Cette journée permettra de faire découvrir la chimie de manière ludique, interactive et accessible, de comprendre certains concepts fondamentaux de la chimie et de mettre en évidence l’mportance de la chimie dans la vie quotidienne et le monde qui nous entoure

Des ateliers de démonstration et d’expérimentation scientifiques sousdifférents thèmes, sont ainsi attendus, affirment les organisateurs en soulignant que l’entrée libre et gratuite

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Kasserine | Fin de cavale pour deux dealers condamnés à 30 et 20 ans de prison

23. Oktober 2026 um 22:05

Les agents de la brigade régionale anti-drogue de Kasserine ont réussi à arrêter deux individus activement recherchés dans le cadre de lourdes condamnations pour trafic de drogues les visant.

L’opération a été menée avec succès au terme d’un travail d’investigation qui a permis de localiser les deux fugitifs et de les arrêter, indique Moaïque FM, ce vendredi 23 octobre, en citant une source proche du dossier.

La même source ajoute que les deux suspects font l’objet de mandats d’amener suite à leur condamnations à des peines de 30 ans et 20 ans de prison ferme pour appartenance à une bande organisée opérant dans le trafic de drogue sur le territoire national, entre autres accusations.

Les deux individus ont été mis à la disposition des autorités judiciaires pour l’exécution de leurs peines respectives.

Y. N.

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Lancement de la 12ᵉ édition du Festival du cinéma de la femme et des jeunes de Djerba

23. Oktober 2026 um 21:47

Avec le soutien du Centre National du Cinéma et de l’image (CNCI), l’Association Rouaa pour la Culture et le Développement de Médenine organise, du 24 au 27 octobre 2026, la 12ᵉ édition du Festival International du Cinéma de la Femme et des Jeunes de Djerba.

Ce Festival est un véritable rendez-vous dédié à la richesse du cinéma arabe et international ainsi qu’à la créativité des femmes et des jeunes dans le domaine cinématographique.

Cette édition réunira 68 films issus de 37 pays, à travers une programmation diversifiée comprenant des fictions, des documentaires, des films d’écoles de cinéma et des films pour enfants, en compétition officielle et hors compétition.

L’Inde sera le pays invité d’honneur de cette édition, qui proposera également des ateliers de formation, des rencontres professionnelles, des tables rondes et des hommages à plusieurs figures du cinéma tunisien et arabe.

« Quatre jours de cinéma, de rencontres et de partage pour promouvoir la création, valoriser les talents féminins et les jeunes générations, et renforcer le dialogue entre les cultures », commentent les organisateurs.

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Affaire Frikha et Harouni | Verdict de la Cour d’appel

23. Oktober 2026 um 21:03

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire visant l’homme d’affaires Mohamed Frikha, de l’ancien ministre du Transport et dirigeant Ennahdha, Abdelkarim Harouni.

Dans cette affaire visant d’autres accusés et qui est liée à des transactions commerciales frauduleuses, la Cour d’appel a confirmé la peine prononcée en première instance à l’encontre d’Abdelkarim Harouni à deux ans de prison ainsi que celle de six ans visant deux anciens cadres d’une entreprise publique pétrolière.

La condamnation à sept ans de prison visant Mohamed Frikha a aussi été confirmée en appel, tout comme les amendes décidées à l’encontre de tous les accusés.

Y. N.

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Lakhdar Ellala | Souvenir d’un compagnon de lutte

23. Oktober 2026 um 12:45

Hommage à Lakhdar Ellala, ancien leader du mouvement étudiant, de la gauche démocratique, de la société civile et de l’immigration tunisienne en France, décédé, décédé le 20 octobre 2026 et inhumé deux jours plus tard, dans sa ville natale Nefta, un homme qui a profondément marqué la mémoire de toutes celles et ceux qui ont croisé son chemin militant.   

Moncef Ben Slimane *

Nous sommes au début de l’année universitaire, 1972. Après une phase de concertation et de coordination entre les militants, nous avions estimé que le moment décisif était arrivé. Le congrès extraordinaire de l’Union générale des étudiants de Tunisie (Uget) devait se tenir cette année-là, du 3 au 5 février, à la Faculté de droit de Tunis. Des centaines d’étudiants se réunissaient alors en «cercles de discussion» pour débattre de l’avenir de l’Uget, de l’autonomie universitaire et de diverses questions politiques et sociales qui traversaient la société tunisienne.

Le matin du 5 février, alors que nous étions plongés dans nos débats, rassemblés sur l’esplanade de la Faculté de droit, nous aperçûmes au loin, du côté de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis (Enit) et de la Faculté des sciences, des fourgons des forces de police en train de se déployer. L’inquiétude et l’agitation gagnèrent progressivement nos rangs.

C’est alors que Lakhdar Ellala monta à la tribune. À ses côtés se tenait Mokhtar Trifi. Dans un discours enflammé, Lakhdar nous encouragea, galvanisa les militants et nous appela à résister. Sa détermination, son courage et sa présence parmi nous donnaient à cet instant une force particulière à notre mobilisation.

Soudain, derrière les bâtiments de la faculté, surgirent un ou deux camions d’où débarquèrent des hommes en civil, armés de matraques. Ils se mirent à nous pourchasser, nous contraignant à quitter les lieux. Mais, à peine avions-nous quitté la Faculté de droit que nous nous retrouvions face aux BOP, les Brigades de l’ordre public, qui nous attendaient pour nous matraquer.

Je me souviens encore de cette fuite, aux côtés de mon camarade Noureddine Belhiba, étudiant francisant. Nous tentions d’échapper aux forces de police en prenant la direction du jardin du Belvédère. Les charges policières furent d’une grande violence et firent de nombreux blessés. Les jours suivants furent marqués par la fermeture des facultés, sur décision gouvernementale, et par la multiplication des arrestations.

Pour ma part, j’avais décidé de ne pas rentrer chez moi, afin d’éviter d’être arrêté. Je trouvai refuge chez mon cousin Mohamed, qui louait un studio. La présence d’un poste de télévision dans son logement me permit de suivre les événements et, notamment, le fameux meeting organisé par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) en soutien au pouvoir. C’est au cours de ce rassemblement que Habib Achour lança cette phrase devenue emblématique : «Eux sont des marxistes, nous, nous sommes bourguibistes.»

Avec le recul, je mesure combien les événements de février 1972 ont marqué toute une génération d’étudiants tunisiens. Parmi les souvenirs les plus vivaces que beaucoup d’entre nous ont conservés de cette période figure celui de Lakhdar Ellala. Il fut l’un des principaux animateurs de ce mouvement et l’une de ses figures les plus marquantes, un homme dont le nom s’imposa comme un symbole de la contestation étudiante.

Son engagement et son rôle dans ces événements furent tels que Radio Tripoli alla jusqu’à annoncer : «En Tunisie, le Zaïm des étudiants, Lakhdar Ellala, a conduit une révolte contre le régime de Bourguiba.» 

C’est ainsi que naquit, parmi ses amis et ses camarades, ce surnom qui ne le quittera plus : le «Zaïm». Au-delà du mot, il y avait la reconnaissance d’un leadership, d’un courage et d’une capacité à entraîner les autres dans les moments les plus difficiles. Ce surnom était aussi le témoignage d’une époque, de nos engagements et des espoirs que nous portions alors.

En évoquant Lakhdar, je ne rends pas seulement hommage à un ancien leader du mouvement étudiant, de la gauche démocratique et de la société civile. Je rends hommage à un ami, à un camarade de lutte et à un homme qui a profondément marqué notre mémoire collective. Son parcours appartient à notre histoire, mais aussi à l’histoire du mouvement étudiant tunisien.

Lakhdar, mon ami, mon camarade, notre Zaïm, tu nous quittes, mais tu ne quittes pas notre mémoire. Paix à ton âme !

* Universitaire et activiste de la société civile.

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Loi de finances 2027 | Faible appui à la relance économique

23. Oktober 2026 um 12:12

Tout en saluant la proposition incluse dans le projet de loi de finances pour 2027, qui prévoit la création de nouvelles lignes de financement destinées à soutenir les startups et les petites entreprises, Yassine Gouiaa, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs, a toutefois estimé que cette mesure demeure insuffisante.

Lors de son intervention jeudi 22 octobre 2022, sur Diwan FM, M. Gouiaa a exprimé son étonnement face à l’absence, dans ce projet de loi, de mesures visant à soutenir les entreprises existant depuis plus de cinq ou dix ans.

Il a par ailleurs estimé que le montant alloué à la relance économique, soit environ 230 millions de dinars, incluant une enveloppe de 35 millions de dinars dédiée aux seules sociétés communautaires qui peinent à exister, est dérisoire et insuffisant, surtout compte tenu de la crise actuelle et du renchérissement du coût de l’énergie ; il a, à cet égard, appelé à sa révision. Alors que ce texte affiche l’ambition d’atteindre un taux de croissance de 3,1 % pour l’année 2027.

«Des lignes de financement avaient été approuvées dans le cadre de précédentes lois de finances, mais, à ce jour, les textes réglementaires nécessaires à leur mise en œuvre n’ont toujours pas été publiés», a-t-il relevé.

I. B.

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Prêts sur l’honneur | Les raisons des rejets des demandes

23. Oktober 2026 um 10:14

Les principales raisons pour lesquelles les banques rejettent les demandes de «prêts sur l’honneur» ou tardent à y répondre, sont, essentiellement, l’insuffisance des documents requis, à l’incapacité de remboursement et l’épuisement des lignes de financement allouées à cet effet.

C’est ce qu’a indiqué Mohamed Nekhili, professeur de droit et expert bancaire, dans une déclaration faite à la radio  Diwan FM, en précisant que les banques sont légalement tenues de répondre aux demandes des clients — par une acceptation ou un refus — dans un délai de 10 jours.

Par ailleurs, la multiplicité des plateformes numériques et leur complexité variable ont empêché de nombreux clients de finaliser leurs dossiers, entraînant ainsi l’annulation automatique de leurs demandes, a ajouté M. Nekhili, en ajoutant que certaines banques ont mis en place des plateformes exigeant le téléchargement immédiat et intégral de tous les documents requis. D’autres ont, quant à eux, opté pour une procédure consistant à déposer la demande par voie électronique, tout en accordant au client un délai de cinq jours pour fournir les documents en format papier auprès des agences bancaires. Certains clients, qui n’ont pas consulté ces plateformes pour suivre l’état d’avancement de leurs dossiers, ignorent les réponses qui leur ont été adressées.

Le rejet des demandes est dû soit à une capacité de remboursement insuffisante du client — le montant des prélèvements dépassant le seuil légal autorisé —, soit à l’épuisement de la ligne de financement elle-même, laquelle est plafonnée à 8 % des bénéfices réalisés par la banque au cours de l’exercice comptable écoulé.

M. Nekhili a démenti l’existence de listes d’attente pour les demandes rejetées en raison de l’épuisement des fonds, précisant que les listes d’attente concernent exclusivement les dossiers encore en cours d’examen.

Concernant le calendrier à venir, M. Nekhili a estimé que la réception des demandes pour la nouvelle tranche de «prêts sur l’honneur» débuterait entre mai et juin prochains, une fois les états financiers des banques approuvés lors de leurs assemblées générales, au plus tard le 30 avril.

En conclusion, il a souligné que, malgré la suppression des garanties, des taux d’intérêt et des commissions bancaires, la condition selon laquelle le bénéficiaire doit disposer d’une capacité de remboursement demeure en vigueur et reste impérative.

I. B.

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Tunisie | Les réserves en devises approchent du seuil critique

23. Oktober 2026 um 09:46

Selon des données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), les avoirs nets en devises du pays, au mercredi 21 octobre 2026, s’élevaient à 24 022 millions de dinars et couvraient l’équivalent de 92 jours (ou 3 mois) d’importation de biens et services sans avoir recours à de nouveaux financements extérieurs.

C’est le minimum requis par les institutions internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) pour que les finances d’un pays dépassent le seuil critique et sortent de la zone de vulnérabilité ou de risque de crise de balance des paiements.

Cependant, et selon la règle dictée par les mêmes institutions internationales, le niveau de confort optimal d’un pays ou son seuil d’aisance situe ses réserves en devises entre 4 et 6 mois d’importations, offrant ainsi un coussin de sécurité confortable pour faire face à un choc économique externe (hausse du prix des matières premières, baisse des exportations…)

I. B.

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Tunisie | Criminalisation de la contestation environnementale à Gabès

23. Oktober 2026 um 09:18

Le collectif Stop Pollution Gabès a dénoncé la condamnation à six mois de prison avec sursis pour des militants anti-pollution dans cette ville côtière et oasienne du sud-est de la Tunisie, suite à une manifestation de 2020 contre les émanations toxiques et polluantes de l’air, du sol et de l’eau de mer d’un complexe chimique implanté dans la région depuis la fin des années 1970.

Les militants écologistes ont été condamnés, le 21 octobre 2026, dans le cadre d’une procédure engagée par le Groupe chimique tunisien (GCT), l’entreprise publique spécialisée dans la fabrication des engrais chimiques au cœur des contestations concernant la pollution industrielle dans la région, considérée par les juges comme partie lésée.

Les faits remontent à 2020, lorsque treize militants avaient participé à un sit-in devant la direction régionale du GCT pour revendiquer le droit à la santé, à un environnement sain et au développement durable.

Parmi les prévenus figure Khayreddine Debaya (au milieu de la photo), membre du collectif Stop Pollution. En mars 2023, douze manifestants avaient été condamnés par contumace à un an de prison, et un treizième à huit mois, pour des faits liés à l’entrave à la liberté de travail. Les personnes concernées avaient par la suite formé opposition. Le verdict intervient à une date symbolique pour Gabès : exactement un an après la grève générale du 21 octobre 2025, marquée par une vaste mobilisation populaire contre la pollution industrielle.

Les protestations avaient éclaté à la suite d’épisodes répétés d’intoxication et de difficultés respiratoires — touchant notamment des élèves —, attribués aux émissions du complexe chimique.

Depuis des décennies, la population de la région dénonce les conséquences environnementales du traitement des phosphates, marquées par des émissions industrielles et des rejets de phosphogypse dans le golfe de Gabès, ce qui suscite de vives inquiétudes quant à la santé publique, à la pêche et à l’écosystème marin.

Malgré les engagements pris par les autorités en vue du démantèlement des unités industrielles polluantes, la situation demeure inchangée. À la veille du verdict, Stop Pollution avait appelé à un rassemblement de solidarité devant le tribunal, dénonçant par ailleurs de nouvelles fuites industrielles ainsi que la remise en service d’installations obsolètes. Le collectif, qui perçoit ces poursuites judiciaires comme une forme de criminalisation de la contestation environnementale, a réitéré sa revendication de démanteler les installations polluantes, tout en annonçant de nouvelles actions de mobilisation pour défendre le droit des habitants de Gabès à vivre dans un environnement sain.

I. B.

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Soumissions pour le dragage du port de Zarzis avant le 5 novembre 2026

23. Oktober 2026 um 08:49

L’Office de la marine marchande et des ports (OMMP) a lancé un appel d’offres pour les travaux de dragage du port de Zarzis, gouvernorat de Médecine, dans le nord-est de la Tunisie. L’appel a été lancé le 22 septembre dernier et les soumissions sont attendues avant le 5 novembre prochain.

L’appel d’offres s’adresse aux entreprises spécialisées dans les travaux de dragage, l’ingénierie maritime, les relevés bathymétriques et la gestion des sédiments. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre des activités de maintenance des infrastructures portuaires, essentielles pour garantir les conditions de navigabilité et le bon fonctionnement du port.

Le Port de Zarzis est une infrastructure maritime stratégique située dans le sud-est de la Tunisie, tournée vers le commerce international, la pêche et le transport de passagers. Principal poumon économique du Sud tunisien. Il est adossé au Parc d’activités économiques de Zarzis (zone franche) et traite d’importants volumes de marchandises, notamment l’exportation de produits locaux comme le sel marin extra-pur et le pétrole brut extrait dans la région ; et l’importation de carburants et de marchandises diverses pour approvisionner le sud du pays.

I. B.

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Le dernier homme et sa machine

23. Oktober 2026 um 08:15

L’intelligence artificielle peut-elle remplacer Dieu ? Lecture nietzschéenne et khaldounienne d’une civilisation en crise de sens. Mort de Dieu ou fin de la civilisation ? L’IA ne remplacera pas Dieu. Mais pourrait-elle remplacer l’homme dans ce qu’il a de plus précieux : sa capacité à se demander pourquoi ?

Abdelhamid Larguèche *

À mon retour d’un séminaire scientifique dans le Golfe, où j’ai longuement abordé la figure et la pensée d’Ibn Khaldoun (plus que jamais notre contemporain), une image m’a profondément frappé : celle d’une jeunesse saisie d’une véritable frénésie pour les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle (IA), absorbée par une sorte d’envolée mystique numérique. Pourtant, cette surconsommation technologique contraste de manière saisissante avec un vide intellectuel troublant : l’absence presque totale de débat d’idées, d’interrogation critique ou de remise en question du monde. Comme si l’IA offrait une ivresse immédiate dispensant de toute pensée. Face à cet engouement sans transcendance ni profondeur, une question s’impose : l’IA est-elle devenue la nouvelle idole d’une époque qui a cessé de chercher le sens ?

On pose aujourd’hui à l’IA les questions que l’on posait autrefois aux oracles, aux prophètes et aux théologiens : que dois-je faire, que dois-je croire, qui suis-je, que va-t-il advenir ? La machine répond. Elle répond vite, avec assurance, sans jamais se taire. Et c’est précisément ce flot ininterrompu de réponses qui doit nous alerter. La question n’est pas de savoir si l’IA peut remplacer Dieu, mais de comprendre pourquoi une humanité désorientée se met à lui en confier la place.

I. Le vide laissé par la mort de Dieu

En 1882, dans Le Gai Savoir, Nietzsche fait entrer sur la place du marché un «insensé» qui, lanterne allumée en plein midi, annonce que Dieu est mort et que c’est nous qui l’avons tué. Ce n’était ni un cri de triomphe athée ni une provocation de salon. C’était un diagnostic de civilisation. Nietzsche voyait que l’Occident moderne avait détruit le fondement transcendant de ses valeurs sans avoir le courage d’en créer de nouvelles. Ce qui s’ouvrait alors, c’était le nihilisme : le moment où les valeurs suprêmes se dévalorisent, où le «pourquoi ?» ne trouve plus de réponse.

Nietzsche distinguait deux nihilismes. Le nihilisme passif, celui de la lassitude, de l’anesthésie, du confort qui se contente de survivre. Et le nihilisme actif, qui détruit les idoles pour libérer la possibilité d’une création. Entre les deux se tient la figure redoutable du «dernier homme», celui qui a inventé le bonheur, qui cligne de l’œil, qui ne veut plus rien sinon sa petite tranquillité et son petit plaisir.

Nous y sommes. Le dernier homme a désormais un assistant. Il ne cherche plus le sens, il demande une réponse. Il ne veut plus la vérité, il veut une recommandation. Les algorithmes qui organisent nos désirs, nos lectures, nos amitiés et nos colères ne sont pas des dieux : ils sont les prothèses du nihilisme passif. Ils comblent le vide sans jamais le nommer. Ils offrent l’omniscience apparente sans la sagesse, la providence sans la justice, la présence sans la transcendance.

L’IA ne remplace pas Dieu. Elle occupe la place vacante qu’il a laissée, et elle la remplit de bruit. Le dernier homme a trouvé sa machine : elle lui ressemble, elle le rassure, et elle le dispense de penser.

II. Le regard d’Ibn Khaldoun : une civilisation à l’âge de la décrépitude

Pour comprendre ce qui se joue, il faut sortir de la seule généalogie européenne et revenir à celui qui, au XIVᵉ siècle, pensa la naissance et la mort des civilisations avec une lucidité que l’Europe découvrira bien plus tard. Ibn Khaldoun, Tunisois de naissance, ne posait pas la question de Dieu en métaphysicien, mais il savait ce qu’il advient des sociétés lorsque se défait ce qui les tient ensemble.

Au cœur de la Muqaddima se trouve la ‘asabiyya : cette force de cohésion, de solidarité et de loyauté qui permet à un groupe de fonder un pouvoir et de bâtir une civilisation (‘umrân). Ibn Khaldoun montre que cette cohésion s’use. La dynastie qui naît dans la rudesse et l’exigence glisse peu à peu vers le luxe (taraf), la sédentarité confortable, l’abandon de l’effort. La troisième ou quatrième génération ne sait plus pourquoi ses ancêtres se sont battus. Elle hérite de la puissance sans en connaître la source. Alors vient le temps de la sénilité (haram), puis de l’effondrement.

Relisons notre époque à cette lumière. La civilisation technique mondialisée est entrée dans son âge du taraf. Jamais l’humanité n’a disposé d’autant de moyens, et jamais elle n’a semblé aussi incapable de dire à quoi ils servent. La puissance de calcul croît de manière exponentielle tandis que la ‘asabiyya humaine se dissout : liens familiaux distendus, communautés fragmentées en bulles numériques, solidarités remplacées par des «communautés d’utilisateurs». L’individu, isolé, se tourne vers la machine comme vers le dernier interlocuteur disponible.

Ibn Khaldoun avait formulé une loi que nos ingénieurs feraient bien de méditer : l’injustice annonce la ruine de la civilisation. Or l’économie qui produit l’IA repose sur une concentration inédite de pouvoir, de données et de richesse entre quelques mains. Elle extrait des savoirs produits par tous pour les restituer, monnayés, sous forme de services. Une nouvelle‘asabiyya s’est formée, celle des empires numériques, mais elle ne fonde aucune civilisation commune : elle prélève sur toutes.

III. Emmanuel Todd et l’«état zéro» de la religion

Un contemporain vient prolonger, sans s’y référer explicitement, ce double diagnostic. Dans La Défaite de l’Occident (2024), Emmanuel Todd, historien et anthropologue des structures familiales, place au cœur de l’affaiblissement occidental non pas d’abord l’économie ou la géopolitique, mais l’effondrement religieux, et singulièrement celui du protestantisme qui avait façonné le monde anglo-américain.

Todd décrit une séquence en trois temps. D’abord la religion active, qui structure la vie et la morale. Puis la religion «zombie» : la pratique a disparu, mais les valeurs qu’elle portait (le sens du devoir, l’éthique du travail, l’exigence éducative, la discipline collective) survivent encore, par inertie, une ou deux générations. Enfin l’«état zéro», où même ces valeurs résiduelles s’évanouissent. Ce qui en sort, selon lui, n’est pas une sagesse rationnelle libérée de la croyance, mais un nihilisme : une difficulté croissante à reconnaître le réel, une tentation de diviniser le néant, une perte de la capacité collective à agir et à produire.

On reconnaît là, traduit en langage d’anthropologue, ce que Nietzsche avait prophétisé : la mort de Dieu n’est pas un événement, c’est un processus long, dont les effets moraux arrivent avec retard. Et l’on reconnaît aussi la mécanique khaldounienne : les générations héritières consomment le capital moral accumulé par les fondateurs, jusqu’à épuisement. L’«état zombie» de Todd ressemble étrangement à la troisième génération d’Ibn Khaldoun, celle qui conserve les formes de la puissance sans en posséder la source.

Dans ce cadre, l’IA prend une signification nouvelle. Elle surgit précisément au moment de l’«état zéro», dans les sociétés mêmes qui ont achevé de liquider leur héritage religieux et moral. Elle n’est pas la cause du vide : elle en est la réponse technique, la tentative de produire de l’ordre, du savoir et de la direction là où plus aucune transcendance ne les fonde. Todd note par ailleurs la désindustrialisation et le recul éducatif de l’Occident : la machine qui «sait» vient compenser une société qui ne transmet plus.

On peut discuter les thèses géopolitiques de Todd, très contestées, notamment sur la guerre en Ukraine et sur la solidité supposée de ses adversaires. Mais son intuition centrale mérite d’être retenue : une civilisation ne tient pas seulement par ses armes et ses machines, elle tient par ce qu’elle croit. Et une civilisation qui ne croit plus rien est tentée de croire en ce qu’elle fabrique.

Ibn Khaldoun observait que le vaincu imite toujours le vainqueur dans ses manières et ses croyances. La leçon prend ici un tour paradoxal : les sociétés du Sud, et la nôtre parmi elles, sont sommées d’adopter les outils d’un Occident que Todd décrit lui-même comme moralement épuisé. Nous risquons d’importer non seulement une technique, mais la théologie sans Dieu de l’«état zéro» : l’optimisation, la prédiction et l’efficacité comme valeurs ultimes.

IV. Le chaos et l’idole

Nietzsche disait qu’il faut porter en soi un chaos pour pouvoir enfanter une étoile qui danse. Le chaos n’est pas, chez lui, le contraire de la création : il en est la condition. Le drame de notre temps n’est pas le chaos, c’est que nous cherchons à l’anesthésier au lieu de le féconder.

L’IA est devenue l’instrument privilégié de cette anesthésie. Elle donne l’illusion de l’ordre là où règne la désorientation. Elle ressemble au Dieu des philosophes : omniprésente, apparemment omnisciente, infatigable. Mais elle n’a ni volonté, ni responsabilité, ni amour, ni jugement. Elle ne pardonne pas, ne juge pas, ne promet rien. Elle calcule des probabilités à partir de ce que nous avons déjà dit. Elle est, au sens le plus strict, un miroir statistique de l’humanité. Adorer l’IA, ce serait adorer notre propre reflet moyen : la forme la plus achevée de l’idolâtrie, et peut-être ce que Todd appellerait la divinisation du vide.

Les traditions monothéistes ont toutes condamné l’idole parce qu’elle est l’œuvre des mains humaines à laquelle l’homme se soumet. Nietzsche, en philosophant à coups de marteau, voulait briser les idoles de son siècle. Les deux critiques convergent : la machine ne peut devenir un dieu que si l’homme abdique.

V. Ni remplacement, ni nostalgie : refonder le sens

Faut-il alors réclamer le retour aux certitudes d’hier ? Ce serait une autre forme de nihilisme passif, déguisée en fidélité. Les replis identitaires et religieux qui traversent le monde arabe comme l’Occident ne sont souvent que l’envers de la même crise : une manière de fuir le vide en se réfugiant dans des formes mortes.

La voie que suggèrent ensemble Nietzsche, Ibn Khaldoun et, à sa manière, Todd est plus exigeante. Avec Nietzsche, il s’agit d’assumer la crise des valeurs comme un appel à la création. Avec Ibn Khaldoun, de comprendre qu’aucune civilisation ne survit sans cohésion morale, sans justice partagée, sans mémoire. Avec Todd, de mesurer que l’épuisement des croyances a des conséquences très concrètes sur la capacité d’une société à éduquer, produire et se défendre.

Cela signifie trois choses. D’abord, refuser de déléguer à la machine ce qui fait l’humain : le jugement moral, la responsabilité, la transmission. Ensuite, reconstruire des ‘asabiyyât nouvelles, fondées non plus sur la tribu ou la dynastie, mais sur les communs : le savoir partagé, le patrimoine vivant, les solidarités concrètes. Enfin, pour les sociétés du Sud, ne pas se contenter d’être consommatrices de l’intelligence des autres, mais faire de leur mémoire, de leurs langues et de leurs pratiques une ressource pour penser autrement la technique, et peut-être échapper à l’«état zéro» plutôt que d’en hériter.

L’IA ne remplacera pas Dieu. Mais elle pourrait remplacer l’homme dans ce qu’il a de plus précieux : sa capacité à se demander pourquoi. Le vide n’est pas une sentence. Il est, comme le chaos nietzschéen, l’espace où une civilisation peut encore choisir de renaître. À condition que le dernier homme accepte de lever les yeux de sa machine.

* Historien, professeur émérite à l’Université de la Manouba.

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Violence urbaine en France | Les vraies raisons de la colère

23. Oktober 2026 um 07:34

Les images provenant de plusieurs villes de France — voitures brûlées, vitrines brisées et commerçants en pleurs, impuissants face au saccage de leurs boutiques par des hordes de pilleurs — laissent sans voix. Ces scènes de chaos et de désolation, qui ont fait le tour de la planète, tranchent avec l’image de cette «douce France» tant célébrée par Charles Trenet. Qu’est-il arrivé à ce beau pays, pourtant connu mondialement pour son raffinement extrême et la richesse de sa culture ? La France n’est-elle pas la patrie des belles-lettres et de l’art de la table, le berceau des peintres impressionnistes, et sa capitale la référence mondiale de la haute couture et du parfum ?

Adel Zouaoui *

Les scènes de violence extrême impliquant des casseurs cagoulés, qui se sont produites en marge des manifestations lycéennes du 17 octobre — pourtant pacifiques à leurs débuts —, ont frappé de stupeur les médias du monde entier.

Pour expliquer cette vague de violence, les responsables politiques y sont allés chacun de leur propre analyse, dans une tentative de récupérer, à quelques mois de l’élection présidentielle, ce triste et malheureux événement. Si certains représentants de la gauche plurielle critiquent vertement les forces de l’ordre, qu’ils accusent d’avoir provoqué ces affrontements, d’autres sont allés un peu vite en besogne en pointant d’un doigt accusateur les populations issues de l’immigration.

Les biais cognitifs face à la réalité citoyenne

«Il y a un lien entre une immigration massive qui crée des désordres sécuritaires et ce qui s’est passé dimanche. Oui, je le dis et je l’affirme», a déclaré Bruno Retailleau lors d’une conférence de presse.

Une analyse on ne peut plus simpliste, qui tranche avec la complexité de la crise socio-économique actuelle. Elle témoigne, de surcroît, de la mauvaise foi de cette droite conservatrice, toujours prompte à accuser les populations issues de l’immigration de tous les maux auxquels la France est confrontée.

Force est de souligner qu’une telle lecture de ces derniers événements déforme et altère la réalité objective des faits, quand elle ne jette pas de l’huile sur le feu. Les casseurs du 17 octobre, au cas où certains responsables politiques de la droite conservatrice feindraient de l’ignorer, sont bel et bien Français, même si certains d’entre eux sont issus de familles immigrées. Qu’ils se nomment Mohamed, Mamadou ou Jean importe peu : ils sont tous nés en France, sont titulaires d’une carte d’identité française et ont reçu leur première éducation dans des institutions scolaires françaises. La France est leur pays, ils n’en ont pas d’autre, et c’est en France qu’ils passeront toute leur vie.

Le face-à-face des deux France

En fait, les causes de cette violence — condamnable, bien entendu — se trouvent bien ailleurs. Elles résident dans la confrontation silencieuse entre deux France : l’une blanche, dite «de souche», et l’autre, de couleur, d’origine maghrébine, subsaharienne ou asiatique; ou encore, l’une riche, prospère et au pouvoir, et l’autre pauvre, marginalisée et sans voix au chapitre. Et c’est parce qu’elles échouent à se réconcilier que la cocotte-minute explose par moments.

La cause de cet échec est le sentiment, éprouvé par la jeunesse en France, notamment celle d’origine maghrébine et africaine, d’être stigmatisée et malmenée par l’arbitraire d’une société qui ne répond ni à ses besoins, ni à ses espoirs, ni à ses attentes. Cette même société lui demande de s’intégrer tout en lui fermant à double tour les portes de l’insertion sociale. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

Bien qu’ils en soient à la troisième, voire à la quatrième génération, la plupart d’entre eux peinent à trouver leur voie. Car décrocher un emploi ou trouver un logement relève d’un véritable chemin de croix lorsqu’on porte un nom à consonance arabe ou africaine. Parqués dans des HLM insalubres, situés dans les banlieues des grandes métropoles où règnent l’ennui et l’oisiveté, ils tentent de survivre au naufrage de leur propre destin. C’est dans ces territoires pathogènes, coupés de ce que devrait être une vie digne de tout être humain, qu’ils se sentent largués, oubliés et poussés à la marge par une xénophobie de plus en plus décomplexée.

Et pourtant, on oublie souvent que, sans la présence de cette immigration, la France ne serait jamais devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les populations maghrébines et africaines ont été largement appelées à participer au développement économique du pays. Ce sont les ouvriers immigrés originaires du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, du Mali, du Sénégal et d’ailleurs qui ont largement contribué à la construction des réseaux routiers, des ponts et des barrages. L’industrie automobile, tout comme la sidérurgie, n’aurait pu se passer de leur travail. Et cela, sans compter leur contribution à l’effort de guerre lors des deux guerres mondiales, sous le drapeau tricolore.

Les vraies racines du mal : le déclin géopolitique

Aujourd’hui encore, les Français d’origine maghrébine et africaine sont présents dans des secteurs à haute valeur ajoutée : ils sont médecins, ingénieurs en informatique, universitaires, scientifiques, écrivains ou sportifs de haut niveau, et participent au rayonnement international de leur pays. Feindre d’ignorer cette réalité, c’est faire preuve d’ingratitude.

Le nœud du problème en France est loin d’être l’immigration ; il est plutôt lié aux grandes mutations qui se produisent à l’échelle mondiale. Il va sans dire que l’épicentre des découvertes scientifiques et de l’innovation technologique se déplace aujourd’hui vers l’Asie, notamment vers la Chine. La France, l’Europe et l’Occident tout entier perdent pied face à ce Léviathan chinois.

Cette nouvelle configuration n’est pas sans conséquences. Son impact se fait de plus en plus sentir à l’échelle internationale, notamment en Afrique. Après avoir longtemps constitué le pré carré de l’Hexagone, le continent est en train de lui échapper. Cette perte d’influence politique prive la France d’un accès privilégié aux richesses et aux matières premières africaines, contribuant ainsi à affaiblir considérablement son économie.

Face à cette nouvelle réalité géopolitique, la droite française tourne le dos aux faits et demeure dans le déni. Elle s’obstine, en revanche, à faire du racisme une méthode, un outil de conquête et un projet politique.

Pour conclure, voter pour les vieilles lubies identitaires et anti-immigration de l’extrême droite aura sans aucun doute de lourdes conséquences. La France en sera encore plus pénalisée. Faut-il alors sonner le tocsin contre ces égarés du nationalisme ? La nation de Voltaire, de Victor Hugo, de Montesquieu et de Tocqueville fera-t-elle preuve de bon sens et de modération ? On le saura très bientôt, dans quelques mois.

* Cadre retraité de la Cité des Sciences à Tunis.

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Au cœur des choeurs : Un concert inédit à la rencontre des voix et des cultures

23. Oktober 2026 um 00:21

Un concert produit par la Fondation Hasdrubal pour la Culture et les Arts Mohamed Amouri, sous la direction artistique de Laurent Jost, en partenariat avec le Théâtre de l’Opéra de Tunis.

La Principauté de Monaco – Consulat de Monaco en Tunisie, l’Ambassade d’Autriche en Tunisie et la Télévision Nationale Tunisienne figurent parmi les partenaires de cet événement.

Placée sous le Haut Patronage de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, cette soirée réunira les Petits Chanteurs de Monaco, sous la direction de Pierre Debat, avec le Chœur Tunisien Salammbô, dirigé par Aïda Niati, ainsi que le ténor Hassen Doss et la pianiste Emmanuelle Houerbi.

Pluralité des langues, des cultures, des répertoires, des générations et des parcours : une rencontre musicale qui fait dialoguer les traditions monégasques, européennes, tunisiennes et orientales.

Communiqué

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