Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Ältere BeiträgeActualités Tunisie webdo.tn

UNESCO, UNFPA … Trump retire les États-Unis de 66 organisations internationales

08. Januar 2026 um 14:00

Le président américain Donald J. Trump a signé mercredi un mémorandum présidentiel ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, conventions et traités multilatéraux, qu’il juge contraires aux intérêts nationaux.

Selon la Maison‑Blanche, cette décision met fin à la participation et au financement américains de 31 entités liées à l’ONU et de 35 organisations non affiliées à l’ONU. L’objectif affiché est de recentrer les ressources et la diplomatie américaine sur les priorités nationales.

Parmi les retraits les plus marquants figurent la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), l’IPCC (GIEC), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et UN Women, entités centrales dans les domaines du climat, de la santé reproductive et de l’égalité des genres. Les États-Unis quittent également l’UNESCO, l’UN-Habitat et la CNUCED, forums clés de coopération internationale sur l’éducation, le logement et le commerce.

Agences spécialisées dans l’énergie renouvelable

D’autres organisations concernées incluent des agences spécialisées dans l’énergie renouvelable, la sécurité, la migration et la protection de l’environnement, comme l’International Renewable Energy Agency (IRENA), l’International Solar Alliance, le Global Counterterrorism Forum et le Global Forum on Migration and Development.

L’administration Trump justifie ces retraits par la volonté de protéger la souveraineté nationale et de cesser le financement d’organisations jugées inefficaces ou contraires aux intérêts américains. Les critiques dénoncent un affaiblissement de la coopération internationale et un risque de perte d’influence des États-Unis sur les enjeux globaux tels que le climat, la biodiversité ou la sécurité.

Le retrait de ces 66 organisations constitue l’une des révisions les plus importantes de l’engagement multilatéral américain depuis plusieurs décennies et pourrait remodeler la diplomatie et la coopération internationale sur de nombreux dossiers.

Lire aussi:

L’article UNESCO, UNFPA … Trump retire les États-Unis de 66 organisations internationales est apparu en premier sur webdo.

De la menace militaire au tapis rouge : Trump invite le président colombien à Washington

08. Januar 2026 um 08:15

Washington et Bogota ont basculé en quelques jours d’une tension maximale à une ouverture diplomatique inattendue. Après avoir accusé la Colombie d’être complice du trafic de drogue et évoqué la possibilité d’une intervention militaire, Donald Trump annonce désormais vouloir recevoir le président colombien Gustavo Petro à la Maison-Blanche.

D’escalade verbale à rapprochement express

La semaine dernière, Trump s’en était pris frontalement au gouvernement colombien, affirmant que son homologue serait lié au narcotrafic — des accusations formulées sans preuves. Le président américain avait même évoqué qu’une action militaire pourrait être envisagée si Bogota « ne reprenait pas le contrôle » de certaines zones du pays.

Ces déclarations ont provoqué une onde de choc dans la région, déjà éprouvée par l’opération militaire américaine au Venezuela qui s’est soldée par la capture de Nicolás Maduro. En Colombie, des rassemblements de protestation ont eu lieu, dénonçant un retour aux logiques d’ingérence du passé et mettant en garde contre une escalade régionale.

Mais la tension est soudainement retombée lundi, lorsque Trump a annoncé avoir eu sa première conversation téléphonique avec Gustavo Petro depuis son arrivée au pouvoir. Le président américain a salué sur les réseaux sociaux un échange « respectueux » au cours duquel le dirigeant colombien aurait expliqué « la situation des drogues et d’autres différends ».

À Bogota, Petro a confirmé l’appel devant ses partisans, affirmant avoir demandé la reprise du dialogue bilatéral, suspendu depuis plusieurs mois, tout en rappelant que la souveraineté nationale « n’est pas négociable ».

Lire aussi: Après le Venezuela, Trump brandit la menace d’une opération militaire contre la Colombie

Une invitation stratégique dans un contexte régional explosif

À la Maison-Blanche, on affirme désormais que des « arrangements sont en cours » pour organiser une visite officielle du président colombien à Washington. Aucune date n’a encore été annoncée, mais les deux chancelleries ont rouvert les canaux diplomatiques.

Ce retournement de situation illustre à quel point la relation entre les deux pays est devenue instable, oscillant entre confrontation verbale et coopération pragmatique. La Colombie demeure un partenaire clé des États-Unis en Amérique latine, notamment dans la lutte contre les cartels transnationaux et dans la gestion des conséquences de la crise vénézuélienne.

Pour Trump, ce changement de ton pourrait s’inscrire dans une méthode désormais assumée : la pression maximale avant l’ouverture diplomatique — une stratégie qu’il a déjà utilisée avec le Mexique, la Corée du Nord ou l’Europe. Pour Petro, la visite représente l’opportunité de transformer un bras de fer risqué en tête-à-tête politique de haut niveau.

Reste une inconnue : cette détente survivra-t-elle au prochain tweet ?
La relation entre Washington et Bogota reste volatile, mais l’invitation à Washington marque un rare moment d’apaisement dans une région sous tension.

Lire aussi:

L’article De la menace militaire au tapis rouge : Trump invite le président colombien à Washington est apparu en premier sur webdo.

Après le Venezuela, Trump brandit la menace d’une opération militaire contre la Colombie

05. Januar 2026 um 09:50

Le président américain Donald Trump a tenu des propos particulièrement virulents à l’encontre de la Colombie, allant jusqu’à évoquer la possibilité d’une intervention militaire américaine. Des déclarations qui s’inscrivent dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions diplomatiques.

S’exprimant dimanche devant des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, Donald Trump a qualifié la Colombie de pays « très malade », affirmant qu’elle était dirigée par « un homme malade ». Sans le nommer explicitement, le président américain semblait viser son homologue colombien Gustavo Petro, qu’il a accusé de fermer les yeux sur la production et l’exportation de cocaïne vers les États-Unis.

Selon Trump, cette situation ne pourrait pas durer, laissant entendre que Washington pourrait durcir sa réponse face à ce qu’il considère comme une menace directe pour la sécurité américaine.

Une option militaire ouvertement évoquée

Interrogé sur l’éventualité d’une opération militaire contre la Colombie, Donald Trump n’a pas écarté cette hypothèse. « Cela me paraît bien », a-t-il répondu, sans fournir davantage de détails sur la nature ou le calendrier d’une telle intervention.

Ces déclarations interviennent au lendemain d’une annonce fracassante de la Maison-Blanche concernant une opération menée à Caracas, au cours de laquelle les États-Unis affirment avoir capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro. Ce dernier est accusé par l’administration Trump d’être impliqué dans un vaste réseau de narcotrafic et aurait été transféré à New York pour être présenté à la justice américaine.

Cuba jugée hors de portée d’une intervention

Dans le même temps, Donald Trump a estimé qu’une intervention militaire américaine à Cuba ne serait probablement pas nécessaire. Selon lui, l’île serait déjà engagée dans un processus d’effondrement interne, rendant toute action militaire superflue.

Ces déclarations, mêlant menaces explicites et jugements abrupts, risquent d’alimenter les tensions diplomatiques en Amérique latine, où plusieurs capitales observent avec inquiétude l’escalade verbale du président américain.

Lire aussi :

L’article Après le Venezuela, Trump brandit la menace d’une opération militaire contre la Colombie est apparu en premier sur webdo.

Donald Trump annonce la capture de Nicolás Maduro après des frappes américaines

03. Januar 2026 um 10:50

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Venezuela a basculé dans une séquence d’une gravité inédite. Après plusieurs heures d’explosions à Caracas et dans d’autres régions du pays, le président américain Donald Trump a affirmé que les forces américaines avaient capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro, confirmant ainsi une opération militaire directe menée sur le sol vénézuélien.

Selon des témoins cités par Reuters, des détonations, des survols d’aéronefs à basse altitude et d’épais panaches de fumée noire ont été observés à Caracas à partir de 2 heures du matin (06h00 GMT), pendant près de quatre-vingt-dix minutes. Des coupures d’électricité ont touché le sud de la capitale, à proximité d’une importante base militaire. Le gouvernement vénézuélien affirme que des frappes ont également visé les États de Miranda, Aragua et La Guaira.

Une annonce spectaculaire, encore sans confirmation indépendante

Dans une déclaration officielle, Donald Trump a assuré que Nicolás Maduro avait été « capturé et exfiltré » à l’issue de ces frappes, présentées comme une opération de grande ampleur. À ce stade, aucune confirmation indépendante n’est venue corroborer cette annonce, et les autorités vénézuéliennes n’ont pas reconnu la capture du chef de l’État.

Quelques heures plus tôt, Caracas avait pourtant décrété l’état d’urgence et annoncé la mobilisation des forces armées, dénonçant une « agression impérialiste » et accusant Washington de vouloir s’emparer des ressources stratégiques du pays, notamment le pétrole et les minerais. Le pouvoir chaviste a assuré que les États-Unis « n’atteindraient pas leurs objectifs », sans préciser la situation du président Maduro.

De la pression maximale à l’intervention directe

Si elle venait à être confirmée, la capture du président vénézuélien marquerait un tournant historique dans les relations entre Washington et Caracas. Depuis plusieurs mois, l’administration Trump multipliait sanctions économiques, menaces publiques et opérations militaires ciblées, principalement en mer, contre des navires accusés de trafic de drogue.

Les États-Unis contestent la légitimité de Nicolás Maduro, qu’ils accusent d’avoir truqué l’élection présidentielle de l’an dernier pour se maintenir au pouvoir. Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche avec une ligne dure sur l’Amérique latine, avait récemment estimé qu’il serait « intelligent » pour le dirigeant vénézuélien de quitter le pouvoir.

Washington a parallèlement renforcé de manière significative son dispositif militaire dans la région, avec le déploiement d’un porte-avions, de navires de guerre et d’avions de combat dans les Caraïbes, tout en évoquant un possible blocus du pétrole vénézuélien.

Un choc régional aux conséquences incertaines

Dans les rues de Caracas, la stupeur domine. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent des habitants filmant les explosions depuis leurs fenêtres, parfois entre cris de peur et silence incrédule. Aucun bilan humain n’a été communiqué à ce stade.

Lire aussi :

L’article Donald Trump annonce la capture de Nicolás Maduro après des frappes américaines est apparu en premier sur webdo.

Gaza : Trump menace le Hamas pendant que les frappes se poursuivent

30. Dezember 2025 um 09:42

Le président américain Donald Trump a durci le ton contre le Hamas, exigeant son désarmement sous peine de représailles, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. L’entretien s’est tenu lundi 29 décembre 2025, à Mar-a-Lago en Floride, alors que les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza et que la trêve reste fragile sur le terrain.

Un ultimatum américain dans un contexte de violences persistantes

À l’issue de cette rencontre en Floride, Donald Trump a affirmé que le Hamas disposerait d’un délai très court pour déposer les armes, faute de quoi il y aurait, selon ses termes, « l’enfer à payer ». Le président américain a présenté cette exigence comme une condition indispensable à la poursuite du cessez-le-feu, estimant qu’Israël respectait ses engagements.

Pourtant, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre 2025, au moins 410 Palestiniens ont été tués dans des frappes et incidents violents à Gaza, selon des bilans locaux. Ces pertes humaines s’ajoutent aux plus de 70 000 morts depuis le début de la guerre, qui a éclaté après l’attaque du 7 octobre 2023.

Parallèlement, l’acheminement de l’aide humanitaire reste limité et l’ouverture complète du point de passage de Rafah avec l’Égypte continue d’être retardée, alimentant les inquiétudes sur la viabilité réelle de la trêve.

Gaza sous pression, l’Iran dans le viseur

Au-delà du dossier palestinien, Donald Trump a également adressé de nouvelles menaces à l’Iran, évoquant d’éventuelles frappes supplémentaires si Téhéran tentait de relancer son programme nucléaire ou de renforcer ses capacités balistiques. Aucune preuve publique n’a toutefois été avancée pour étayer ces accusations.

Ces avertissements confirment l’alignement stratégique entre Washington et Tel-Aviv, dans une lecture sécuritaire qui relègue au second plan les dimensions politiques et humanitaires du conflit à Gaza. Ils illustrent aussi la fragilité d’un cessez-le-feu présenté comme un succès diplomatique, mais dont les conditions restent largement asymétriques, faisant peser l’essentiel des exigences sur le camp palestinien.

Lire aussi:

L’article Gaza : Trump menace le Hamas pendant que les frappes se poursuivent est apparu en premier sur webdo.

Scandale Epstein : 16 fichiers disparaissent mystérieusement du site du ministère de la Justice américain

21. Dezember 2025 um 12:21

Seize fichiers liés à l’affaire Jeffrey Epstein ont disparu du site officiel du ministère de la Justice des États-Unis, dont une photo montrant l’ancien président Donald Trump, moins de 24 heures après leur mise en ligne. Le ministère n’a fourni aucune explication officielle sur cette disparition, provoquant un regain d’interrogations autour de la transparence du dossier.

Une disparition inexpliquée

Les fichiers concernés, rendus publics vendredi, n’étaient plus accessibles samedi matin. Leur disparition concerne notamment des images et documents relatifs à Jeffrey Epstein et à son entourage. Parmi ces fichiers figurait une photo montrant Donald Trump aux côtés d’Epstein, de Melania Trump et de Ghislaine Maxwell, ancienne collaboratrice proche d’Epstein.

D’autres fichiers incluaient des photos de tableaux représentant des femmes et des clichés montrant des photographies placées sur une commode et à l’intérieur de tiroirs, donnant un aperçu de l’environnement privé d’Epstein.

Vers une transparence sous contrôle

Interrogé sur la disparition de ces documents, le ministère de la Justice américain n’a pas fourni de justification détaillée. Sur le réseau X (anciennement Twitter), il a simplement indiqué que « les photos et autres matériaux feront l’objet d’une révision et d’une modification continues conformément à la loi, par mesure de précaution à la réception d’informations supplémentaires ».

Cette réponse laisse planer le doute sur les raisons exactes de la suppression, renforçant les théories autour d’une éventuelle manipulation des archives accessibles au public.

Cette disparition intervient dans un contexte où les documents relatifs à l’affaire Epstein ont été largement surveillés par le public et les médias, notamment en raison des personnalités impliquées. Les experts estiment que toute modification ou suppression de fichiers peut avoir des implications sur la perception de la transparence du ministère et sur le suivi judiciaire des affaires liées à Epstein.

Lire aussi

L’article Scandale Epstein : 16 fichiers disparaissent mystérieusement du site du ministère de la Justice américain est apparu en premier sur webdo.

Immigration, paix, pétrole : le triptyque politique de Trump

18. Dezember 2025 um 10:44

Dans une allocution solennelle depuis la Maison-Blanche, Donald Trump a livré bien plus qu’un simple bilan de son action. En 19 minutes, le président américain a articulé trois récits politiques centraux — immigration, paix mondiale et ressources énergétiques — révélateurs d’une présidence qui privilégie la narration stratégique à l’exposé factuel. Il a également évoqué, plus brièvement, la situation économique intérieure, la sécurité aux frontières et la lutte contre les cartels de drogue, sans que ces thèmes ne constituent l’ossature centrale de son discours.

L’immigration comme ennemi intérieur

Au cœur de son discours, Donald Trump a de nouveau désigné l’immigration illégale comme la source de plusieurs maux structurels des États-Unis. Emploi, système de santé, sécurité publique, crise du logement : autant de domaines que le président a reliés à l’arrivée de migrants, accusés de « voler des emplois » et de peser sur les finances publiques.

Une rhétorique bien rodée, qui fait pourtant abstraction de nombreuses données économiques. Plusieurs études montrent que les immigrés contribuent largement à l’économie américaine, notamment dans l’agriculture, la construction et les services, et qu’ils paient davantage en impôts qu’ils ne bénéficient d’aides publiques. En 2023, leur contribution fiscale dépassait 650 milliards de dollars, générant près de 1 700 milliards de dollars d’activité économique.

Le discours de Trump s’est également illustré par des propos ciblant certaines communautés, notamment les Somaliens, accusés sans fondement d’avoir « pris le contrôle » de l’économie du Minnesota. Une sortie qui contraste avec la trajectoire personnelle du président, dont les deux épouses sont issues de l’immigration européenne.

La paix mondiale comme trophée personnel

Sur le plan international, Donald Trump s’est présenté comme un artisan de paix, affirmant avoir « réglé huit guerres en dix mois » et mis fin au conflit à Gaza, allant jusqu’à évoquer une paix inédite « depuis 3 000 ans » au Moyen-Orient.

Ces déclarations, spectaculaires, ne reposent toutefois sur aucun cadre diplomatique reconnu. Aucun accord de paix global n’a été signé, et les violences se poursuivent dans les territoires palestiniens et ailleurs dans la région. La référence historique elle-même apparaît largement exagérée, Israël ayant été fondé en 1948.

Ce registre hyperbolique s’inscrit dans une logique de personnalisation de la diplomatie, où les conflits complexes sont ramenés à des succès individuels, sans reconnaissance multilatérale ni mécanisme institutionnel durable.

Le Venezuela, entre silence et convoitise

Fait notable, le président américain n’a pratiquement pas abordé la crise avec le Venezuela, malgré des tensions croissantes et une présence militaire américaine renforcée dans la région. Ce silence contraste avec des déclarations tenues quelques heures plus tôt, dans lesquelles Trump affirmait vouloir « récupérer » les droits pétroliers américains dans le pays sud-américain.

Un rappel implicite au processus de nationalisation engagé en 2007 sous Hugo Chávez, qui avait conduit à l’éviction de plusieurs compagnies américaines. Depuis, le pétrole vénézuélien demeure un enjeu géoéconomique majeur, au cœur d’un bras de fer mêlant sanctions, pressions diplomatiques et démonstration de force.

En évitant toute annonce formelle, Trump entretient une ambiguïté stratégique, laissant planer l’option d’une escalade sans en assumer publiquement les contours.

Un même fil conducteur

Immigration, paix, pétrole : trois thèmes distincts, mais un mécanisme commun. Celui d’un pouvoir exercé par le récit, fondé sur la désignation d’ennemis — intérieurs ou extérieurs —, la simplification des rapports de force et la centralisation du succès autour de la figure présidentielle.

Derrière l’image d’une Amérique « de retour » et « plus forte que jamais », le discours de Donald Trump révèle surtout une méthode : gouverner par la narration, quitte à laisser les faits au second plan.

Lire aussi:

L’article Immigration, paix, pétrole : le triptyque politique de Trump est apparu en premier sur webdo.

Donald Trump reçoit le tout premier « FIFA Peace Prize »

05. Dezember 2025 um 18:45

Lors du tirage au sort officiel de la 2026 FIFA World Cup, tenu ce vendredi au John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington D.C., la FIFA a officiellement décerné son tout nouveau “FIFA Peace Prize – Football Unites the World” à Donald J. Trump.

La cérémonie, orchestrée par le président de la FIFA, Gianni Infantino — un fidèle allié du président américain — a vu l’attribution du trophée inaugural, présenté comme une version “footbalistique” du Prix Nobel de la Paix.

Actions exceptionnelles

Selon la FIFA, ce prix récompense des “actions exceptionnelles en faveur de la paix” et un “engagement sans faille pour unir les peuples”.

Sur le tapis rouge à Washington, Trump — accompagné de proches personnalités internationales venues pour le tirage au sort — a reçu le trophée, décrit par certains comme “trois fois plus imposant que le trophée de la Coupe du monde”.

Dans son allocution, Infantino a salué le “travail de réconciliation” et les “initiatives diplomatiques” menées dernièrement, affirmant qu’elles incarnaient l’esprit de paix que la FIFA souhaitait honorer.

Lire aussi : Nobel de la paix : Le rêve trumpien s’effondre !

L’article Donald Trump reçoit le tout premier « FIFA Peace Prize » est apparu en premier sur webdo.

Après les tirs à Washington, Trump va stopper l’immigration en provenance du « tiers-monde »

28. November 2025 um 06:51

Au lendemain de la fusillade qui a coûté la vie à une membre de la Garde nationale à Washington, le président américain Donald Trump a annoncé vouloir « suspendre définitivement » l’immigration en provenance de ce qu’il appelle les pays du « tiers-monde ». Une déclaration à tonalité radicale, formulée à chaud après l’attaque survenue près de la Maison-Blanche et commise par un ressortissant afghan arrivé aux États-Unis en 2021.

L’auteur présumé de la fusillade, interpellé après avoir tiré sur deux soldats, faisait partie des milliers d’Afghans réinstallés aux États-Unis après la chute de Kaboul. Selon les autorités, le drame a immédiatement relancé le débat sur la politique d’accueil de ressortissants venant de zones de conflit. La mort de la militaire Sarah Beckstrom a ajouté un poids émotionnel considérable à une affaire déjà politiquement explosive.

Peu après l’annonce du décès de la soldate, Trump a publié un message dans lequel il affirme que la « migration permanente en provenance de nations pauvres et instables sera mise en pause pour de bon ». Cette formulation, inédite, laisse entendre un gel potentiellement massif qui dépasserait le seul cas afghan. Les États-Unis avaient déjà entrepris un réexamen complet des cartes vertes délivrées à des ressortissants de 19 pays considérés comme à haut risque.

Suspension de démarches

La Maison-Blanche avait par ailleurs suspendu toutes les demandes d’immigration afghanes en cours, une mesure qui pourrait désormais s’étendre à un groupe plus large de pays. Le gouvernement justifie cette ligne dure par des impératifs sécuritaires, tout en affirmant que les programmes existants de réinstallation ont « laissé passer des individus dangereux ».

Cette réaction soulève de nombreuses interrogations. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une logique de punition collective qui assimile l’ensemble des migrants de certains pays à une menace potentielle. D’autres observateurs rappellent que la majorité des 77 000 Afghans accueillis depuis 2021 n’ont aucun lien avec des activités criminelles, et que ce durcissement risque de fragiliser des familles déjà exposées à des situations dramatiques.

Lire aussi:

Venezuela – L’ombre d’une intervention américaine : Washington envoie un porte-avions dans les Caraïbes

L’article Après les tirs à Washington, Trump va stopper l’immigration en provenance du « tiers-monde » est apparu en premier sur webdo.

F-35, Iran, Israël : les messages géopolitiques derrière la visite de MBS à la Maison-Blanche

19. November 2025 um 15:53

La visite de Mohammed ben Salmane à Washington aura offert un condensé de la nouvelle diplomatie américano-saoudienne : spectaculaire dans la forme, stratégique dans le fond, et résolument tournée vers une recomposition régionale où l’argent, la défense et les équilibres de puissance tiennent lieu d’axe central. Accueilli avec un faste inhabituel, le prince héritier saoudien a trouvé à la Maison-Blanche un Donald Trump triomphant, soucieux de consolider un partenariat qu’il présente désormais comme essentiel à sa vision d’un « nouveau Moyen-Orient ».

Un pas prudent vers une possible normalisation avec Israël

Au cœur des échanges, la question de la normalisation entre Riyad et Tel-Aviv reste l’élément le plus chargé en symbolique. Trump et MBS disent avoir eu des « discussions positives », laissant entendre que l’Arabie saoudite pourrait rejoindre, à terme, les Accords d’Abraham.
Mais le prince héritier reste ferme : aucune avancée sans un chemin crédible vers un État palestinien. Ce rappel, destiné autant à l’opinion publique arabe qu’aux partenaires internationaux, souligne que Riyad entend conserver son statut de leader régional tout en s’assurant de ne pas fracturer ses équilibres internes.

Dans un contexte où les États-Unis cherchent à redessiner les blocs régionaux autour d’alliances économiques et sécuritaires, la position saoudienne apparaît comme un levier diplomatique majeur — et un test pour Washington.

Un statut stratégique : Riyad devient “major non-NATO ally”

Donald Trump a annoncé l’octroi à l’Arabie saoudite du statut d’allié majeur hors OTAN, rejoignant un club restreint de 19 pays (dont la Tunisie).
Pour Riyad, c’est un saut qualitatif : accès facilité aux systèmes d’armement les plus avancés, procédures accélérées, coopération renforcée.

Cette reconnaissance est accompagnée d’un accord stratégique de défense, pensé pour sceller un partenariat vieux de 80 ans. Washington assure ainsi vouloir « fortifier la dissuasion au Moyen-Orient », tandis que Riyad cherche à se prémunir contre les incertitudes régionales, du conflit israélo-qatari aux tensions avec l’Iran.

Cette décision survient quelques semaines après que l’Arabie a conclu un pacte militaire avec le Pakistan, signe que MBS entend diversifier les garanties sécuritaires tout en ancrant ses liens avec Washington.

Les F-35, symbole d’un rééquilibrage face à Israël

L’annonce la plus sensible concerne la vente de F-35 à Riyad. Trump assure que les appareils ne seront pas « dégradés » pour préserver l’avantage militaire israélien, rompant avec la doctrine américaine du « qualitative military edge ».
Le signal est fort : MBS ne veut plus être traité comme un partenaire de second rang, et Washington semble prêt à entériner cette évolution.

Ce choix intervient dans un contexte où les États-Unis souhaitent stabiliser leurs alliances au Moyen-Orient, tout en évitant que Riyad ne poursuive des options asiatiques, notamment chinoises.

Iran : de la confrontation à l’ouverture diplomatique

Le dossier iranien a révélé un double langage assumé. Trump célèbre à nouveau les frappes américaines de juin contre les installations nucléaires iraniennes, vantant la supériorité militaire américaine.
Mais il affirme dans le même temps que l’Iran « veut un accord » et qu’il est « totalement ouvert » à un processus diplomatique.

Fait notable, MBS s’aligne publiquement : l’Arabie saoudite soutiendra un potentiel accord américano-iranien.
Un geste qui montre l’évolution de Riyad depuis la réconciliation de 2023, et qui confirme la volonté d’éviter une escalade régionale alors que les équilibres militaires restent fragiles.

Des investissements colossaux : jusqu’à 1 000 milliards de dollars

La dimension économique de la visite est tout aussi déterminante. Trump évoque un engagement d’investir 600 milliards de dollars, MBS parle d’un potentiel montant total de 1 000 milliards.
Ces flux concerneraient l’intelligence artificielle, les technologies émergentes, les matériaux critiques, l’industrie et la finance.

Ce pacte économique scelle une convergence :

  • les États-Unis cherchent de nouveaux financements pour leurs géants technologiques et leurs infrastructures,
  • l’Arabie saoudite veut consolider sa stratégie Vision 2030 et devenir un acteur central des technologies du futur.

MBS répète que les États-Unis sont aujourd’hui le « marché le plus chaud du monde », et qu’il entend participer à ses fondations technologiques.

Lire aussi:

L’article F-35, Iran, Israël : les messages géopolitiques derrière la visite de MBS à la Maison-Blanche est apparu en premier sur webdo.

Trump et Maduro : le retour du spectre américain en Amérique latine

03. November 2025 um 12:13

Alors que Donald Trump menace Nicolás Maduro tout en niant vouloir « faire la guerre » au Venezuela, la région s’enflamme. D’un bout à l’autre du continent, le souvenir du « big stick » américain refait surface. Les chancelleries sud-américaines oscillent entre condamnation prudente et silence calculé, craignant le retour à une ère d’ingérence assumée.

Le Venezuela dans le viseur

Dans une interview diffusée par CBS, Trump a laissé entendre que « les jours de Maduro sont comptés ». Quelques heures plus tard, le Pentagone confirmait la présence accrue d’unités navales américaines dans les Caraïbes, sous prétexte d’une vaste opération antidrogue.
Mais pour Caracas, l’explication ne trompe personne. « Washington cherche à imposer un changement de régime pour mettre la main sur nos ressources pétrolières », a répliqué Maduro, qui fait face à une série de frappes américaines sur des embarcations présumées de trafiquants — des attaques dénoncées par l’ONU comme des « exécutions extrajudiciaires ».

Une région divisée, mais méfiante

La réaction régionale est loin d’être uniforme.

  • Au Brésil, Lula da Silva a critiqué « toute forme d’intervention étrangère en Amérique latine », appelant au respect du droit international.
  • En Colombie, le gouvernement reste discret mais inquiet : un conflit frontal à sa frontière risquerait de déstabiliser toute la région andine.
  • Au Mexique, le président López Obrador a rappelé que « les nations doivent résoudre leurs crises sans canonnières étrangères ».
    Même les alliés les plus proches des États-Unis, comme le Chili ou le Pérou, redoutent un engrenage incontrôlable.

La doctrine Monroe ressuscitée

Derrière cette montée de tension plane l’ombre d’un vieux principe : la doctrine Monroe, cette logique selon laquelle « l’Amérique aux Américains » justifiait jadis les interventions de Washington à Panama, au Nicaragua ou au Chili.
Les analystes latino-américains voient dans la posture de Trump une réédition du paternalisme sécuritaire des années 80, maquillé cette fois sous le label de « lutte contre le narco-terrorisme ».

« Les États-Unis utilisent le prétexte de la drogue comme ils utilisaient hier celui du communisme », résume un éditorialiste d’El Tiempo (Bogotá).

Trump a beau affirmer « ne rien prévoir » contre Caracas, ses mots résonnent comme une mise en garde. Des sources militaires américaines ont évoqué des « scénarios de frappes limitées » contre des sites stratégiques vénézuéliens, tandis que la CIA intensifie ses opérations de renseignement dans la région.
À Caracas, l’armée reste en alerte maximale. Les médias d’État diffusent en boucle des images de manœuvres anti-aériennes, martelant le mot d’ordre : “Souveraineté ou mort.”

L’or noir, arrière-plan du bras de fer

Derrière la façade diplomatique se profile un enjeu majeur : le pétrole. Le Venezuela détient les plus vastes réserves mondiales, convoitées depuis toujours.
Alors que les marchés pétroliers se tendent, tout coup porté à Caracas résonne sur les bourses mondiales.

« Le pétrole reste la clé du conflit : qui contrôle Caracas contrôle une part de la géopolitique énergétique mondiale », analyse le politologue argentin Esteban Paez.

Lire aussi:

Venezuela – L’ombre d’une intervention américaine : Washington envoie un porte-avions dans les Caraïbes

L’article Trump et Maduro : le retour du spectre américain en Amérique latine est apparu en premier sur webdo.

Trump relance la guerre de l’atome : du deal Westinghouse aux essais nucléaires

31. Oktober 2025 um 17:56

En quelques jours, Donald Trump a replacé le nucléaire au centre du pouvoir américain — civil et militaire à la fois.
D’un côté, un accord à 80 milliards de dollars entre Washington et Westinghouse Electric, soutenu par les Canadiens Cameco et Brookfield, pour financer et accélérer la construction de nouveaux réacteurs civils.
De l’autre, la possibilité d’une reprise des essais nucléaires souterrains, interrompus depuis 33 ans.

Le message est clair : dans l’ère de l’intelligence artificielle et de la rivalité mondiale, la puissance se mesure désormais en mégawatts et en ogives.

Un “New Deal” atomique à 80 milliards de dollars

Selon les termes de l’accord, l’État américain facilitera le financement et les autorisations de réacteurs Westinghouse pour un montant global de 80 milliards de dollars, en échange d’une participation de 20 % dans les bénéfices futurs et d’une prise de participation potentielle dans l’entreprise si sa valeur dépasse 30 milliards d’ici 2029.
Une structure inédite qui fait du gouvernement un acteur financier direct du nucléaire, brouillant la frontière entre régulateur et bénéficiaire.

Ce partenariat incarne la stratégie de Trump : maximiser la production énergétique pour répondre à la soif électrique des data centers et de l’IA, tout en réaffirmant la suprématie industrielle américaine face à la Chine et à la Russie.

Les experts alertent sur les risques d’une dérégulation sous pression. “Les catastrophes de Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima ont toutes une cause commune : le manque d’indépendance du régulateur”, avertit Greg Jaczko, ex-président de la Nuclear Regulatory Commission.

Westinghouse, dont le dernier chantier à Vogtle (Géorgie) a provoqué une faillite en 2017 après sept ans de retard et un coût final de 35 milliards de dollars, veut désormais tourner la page avec ses nouveaux réacteurs AP1000.
Mais les défenseurs de l’environnement rappellent que la crise climatique — sécheresses, réchauffement des eaux — pourrait rendre la production nucléaire encore plus instable.

“You’ll find out very soon” : le retour du nucléaire militaire

Interrogé vendredi à bord d’Air Force One sur la reprise possible des essais nucléaires, Trump a simplement répondu : “You’ll find out very soon.”

Selon Reuters, cette déclaration vise autant à rassurer les partisans d’une Amérique forte qu’à envoyer un signal à Pékin et Moscou, accusés de moderniser leurs arsenaux.
Trump a ordonné au Pentagone de “reprendre immédiatement le processus de tests”, une annonce qui met fin à trois décennies de moratoire et réveille les réflexes de la Guerre froide.

Les experts restent prudents. “Ni la Chine ni la Russie n’ont effectué de tests explosifs”, rappelle l’amiral Richard Correll, chef du Strategic Command.
Mais le discours présidentiel, lui, relance la spirale symbolique de la dissuasion.

Une guerre de puissance totale

En mariant le nucléaire civil de profit et le nucléaire militaire de menace, Donald Trump redéfinit la doctrine américaine :
l’atome redevient un outil de souveraineté absolue, un levier économique autant qu’un instrument psychologique.
Les analystes parlent déjà d’un “New Atomic Age”, où la conquête énergétique et la stratégie militaire avancent main dans la main.

“Nous sommes revenus à la dynamique de la Guerre froide”, note Jon Wolfsthal, ancien conseiller de Barack Obama.

Lire aussi:

Trump déploie des sous-marins nucléaires après les menaces de Medvedev

L’article Trump relance la guerre de l’atome : du deal Westinghouse aux essais nucléaires est apparu en premier sur webdo.

Le Nobel nigérian Wole Soyinka banni des États-Unis pour ses mots contre Trump

29. Oktober 2025 um 18:39

Le lauréat nigérian du prix Nobel de littérature, Wole Soyinka, a révélé mardi que son visa américain non-résident avait été révoqué, quelques semaines après avoir comparé Donald Trump à Idi Amin, l’ex-dictateur ougandais.

Âgé de 91 ans, Soyinka — premier Africain à recevoir le Nobel de littérature en 1986 — a expliqué devant la presse qu’il ne s’agissait pas, selon lui, d’une décision personnelle, mais plutôt du reflet des politiques migratoires américaines.
« Ce n’est pas à propos de moi, a-t-il déclaré. Mais un principe est en jeu : les êtres humains méritent d’être traités avec décence, où qu’ils soient. »

Une vieille histoire d’amour contrariée avec l’Amérique

L’écrivain, qui a longtemps enseigné aux États-Unis et possédé une carte verte, a plaisanté en affirmant que celle-ci avait « eu un accident » il y a huit ans, « en tombant entre une paire de ciseaux ». En 2017, il avait publiquement détruit sa carte verte pour protester contre l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Selon la lettre qu’il a reçue, la révocation de son visa serait due au fait que « des informations supplémentaires sont devenues disponibles après son émission », sans plus de précisions.

Soyinka pense toutefois que la véritable raison pourrait être sa récente déclaration assimilant Trump à “une version blanche d’Idi Amin”, remarque qui aurait pu déplaire à Washington.

L’ambassade américaine à Lagos a renvoyé toutes les questions vers le département d’État à Washington, qui n’a pas réagi immédiatement.
Non sans ironie, Soyinka a qualifié cette lettre de « déclaration d’amour » et a assuré qu’il ne demanderait plus jamais de visa.
« Je suis évidemment banni des États-Unis, a-t-il lancé. Si vous voulez me voir, vous savez où me trouver.»

Lire aussi:

Nobel de la paix : Le rêve trumpien s’effondre !

L’article Le Nobel nigérian Wole Soyinka banni des États-Unis pour ses mots contre Trump est apparu en premier sur webdo.

Israël peut-il vraiment annexer la Cisjordanie malgré le non américain ?

24. Oktober 2025 um 16:12

Israël veut aller plus loin que le droit. Le Parlement a voté deux projets de loi pour annexer la Cisjordanie, défiant les États-Unis, pourtant garants de son soutien militaire et diplomatique. Donald Trump a répliqué : « Israël ne fera rien avec la Cisjordanie ». Derrière ce veto, une vérité s’impose : Israël ne peut pas tout. Entre idéologie religieuse, calcul politique et dépendance stratégique, cette confrontation révèle une impasse vieille de cinquante ans — celle d’un État qui colonise sans jamais pouvoir annexer officiellement.

L’Amérique trace la ligne rouge

Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a inversé les rôles : après avoir reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël en 2018, il devient aujourd’hui le gardien du statu quo.
Son vice-président, JD Vance, présent à Jérusalem pour surveiller le fragile cessez-le-feu à Gaza, a qualifié le vote de la Knesset de « très mauvaise idée ».
Désormais, l’armée israélienne doit obtenir l’aval américain avant toute frappe dans l’enclave.

Cette situation inédite illustre la dépendance stratégique d’Israël : sans le feu vert de Washington, ni l’aide militaire ni la légitimité diplomatique ne peuvent être assurées.
Un paradoxe cruel pour un État qui revendique sa souveraineté, mais dont les frontières réelles se dessinent à Washington plus qu’à Jérusalem.

Entre promesse biblique et calcul politique

Pour les députés religieux, l’annexion est un devoir spirituel.
Le député Avi Maoz, auteur de la proposition, a invoqué « la terre que Dieu a donnée à Israël ».
Mais pour Netanyahu et son parti, ce zèle idéologique est un danger. En boycottant le vote, le Likoud a choisi la prudence : l’isolement diplomatique serait un prix trop lourd à payer alors que les États-Unis demeurent l’allié vital du pays.

Dans ce duel interne, Israël se regarde dans le miroir de sa propre contradiction : l’État biblique et l’État pragmatique se font face.

L’annexion rampante, elle, continue

Depuis 1967, la Cisjordanie vit sous une occupation progressive.
Près de 700 000 colons se sont installés dans plus de 250 implantations illégales, modifiant la carte du territoire palestinien.
Routes séparées, murs, checkpoints : chaque pierre posée renforce une annexion silencieuse.
Même sans loi, le fait accompli prévaut.

Ces nouvelles propositions de loi ne font qu’entériner une réalité déjà sur le terrain : la colonisation est devenue un mode de gouvernement.
Et chaque avancée parlementaire, même symbolique, prépare une prochaine normalisation de l’occupation.

Derrière les calculs diplomatiques, le peuple palestinien paie le prix du silence.
À Gaza, les trêves s’enchaînent sans reconstruire la paix.
En Cisjordanie, des familles entières sont expulsées, des terres confisquées, des maisons rasées au bulldozer.
Chaque checkpoint rappelle que la liberté de mouvement est un privilège, pas un droit.

Pour les Palestiniens, le veto américain n’est pas une victoire : c’est une pause dans la dépossession, un sursis avant la prochaine expansion.

Lire aussi:

Erdogan dénonce les violations israéliennes du cessez-le-feu à Gaza

L’article Israël peut-il vraiment annexer la Cisjordanie malgré le non américain ? est apparu en premier sur webdo.

Trump interrompu à la Knesset par des députés israéliens

13. Oktober 2025 um 13:13

Lors de son discours au Parlement israélien (la Knesset), le président américain Donald Trump a connu un moment de tension inattendu. Alors qu’il s’exprimait sur la sécurité d’Israël et la coopération bilatérale, deux députés israéliens ont brandi des pancartes de protestation, provoquant une brève interruption de la séance.

Selon les images relayées par les médias internationaux, ces élus, manifestement opposés à certaines positions de Trump, ont été rapidement évacués par les services de sécurité. Le discours a ensuite repris sans incident majeur, sous les applaudissements d’une partie de l’assemblée.

Ce geste symbolique met en lumière les divisions internes au sein de la classe politique israélienne vis-à-vis de la présence et des déclarations de l’ancien président américain, toujours figure controversée sur la scène internationale.

Trump, visiblement peu affecté, a ironisé après le retour au calme :

« Cela prouve que la démocratie fonctionne. »

Cette scène, bien que brève, a suscité d’importantes réactions sur les réseaux sociaux en Israël et à l’étranger, rappelant que toute prise de parole de Donald Trump continue de provoquer débats et confrontations.

L’article Trump interrompu à la Knesset par des députés israéliens est apparu en premier sur webdo.

Zelensky appelle Trump à étendre la paix de Gaza à l’Ukraine

12. Oktober 2025 um 10:15

Deux jours après l’annonce d’un cessez-le-feu historique à Gaza, le président ukrainien Volodymyr Zelensky multiplie les gestes diplomatiques. Dans un appel téléphonique avec Donald Trump, il a exhorté le président américain à « faire pression sur Vladimir Poutine » pour engager des pourparlers et mettre fin à la guerre qui ravage l’Ukraine depuis plus de trois ans.

« Si une guerre peut être arrêtée au Moyen-Orient, d’autres peuvent l’être aussi », a déclaré Zelensky, saluant le rôle « exceptionnel » de Trump dans la médiation entre Israël et le Hamas. L’appel intervient au lendemain d’une attaque massive russe contre le réseau énergétique ukrainien, plongeant Kyiv et plusieurs régions dans le noir avant un rétablissement partiel du courant.

Depuis plusieurs semaines, l’attention internationale s’est déplacée vers le conflit israélo-palestinien, reléguant le front ukrainien à l’arrière-plan. Kiev redoute que cette focalisation mondiale n’offre à Moscou un espace stratégique pour intensifier ses frappes, notamment sur les infrastructures civiles.

Trump, désormais auréolé d’un succès diplomatique inattendu au Moyen-Orient, a déjà rencontré Vladimir Poutine en août sans parvenir à une percée en Europe. Mais la donne pourrait changer : selon Zelensky, « les mêmes leviers de pression » peuvent désormais s’appliquer au Kremlin.

Pendant ce temps, la guerre continue de frapper les civils. Cinq personnes ont été tuées samedi, dont deux dans une église bombardée à Kostyantynivka. À Odessa, les coupures d’électricité se multiplient, tandis que l’entreprise DTEK annonce « un rétablissement partiel » du réseau.

Dans son allocution nocturne, Zelensky a dénoncé « l’opportunisme russe » profitant d’un monde « absorbé par la paix au Moyen-Orient » et appelé à utiliser les « avoirs russes gelés » pour renforcer la défense ukrainienne.
Son appel à Trump, empreint d’espoir autant que de réalisme, résume l’état d’esprit d’un pays épuisé : si la paix est possible à Gaza, pourquoi resterait-elle impossible à Kyiv ?

L’article Zelensky appelle Trump à étendre la paix de Gaza à l’Ukraine est apparu en premier sur webdo.

Trump transforme le Nobel de Machado en hommage personnel

11. Oktober 2025 um 09:12

Fidèle à son style, Donald Trump a trouvé le moyen de ramener à lui le prix Nobel de la paix attribué vendredi à Maria Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne récompensée pour son combat démocratique contre le régime de Nicolás Maduro.

Lors d’une conférence de presse à Washington, le président américain a affirmé que la lauréate l’avait appelé “pour lui dédier” la distinction.

“Elle m’a dit qu’elle l’acceptait en mon honneur, parce que je le mérite vraiment”, a lancé Trump, avant d’ajouter, non sans humour : “Je ne lui ai pas demandé de me le donner, mais elle aurait pu.”

Maria Corina Machado a bien confirmé un entretien téléphonique avec le président américain dans un entretien à El País, mais sans mentionner de dédicace.

À la Maison-Blanche, ces déclarations font grincer des dents : plusieurs conseillers dénoncent une récupération politique, tandis que Trump assure qu’il “continuera à sauver des vies et à conclure des accords de paix”.

Trump: "The person who actually got the Nobel Prize called today, called me, and said 'I'm accepting this in honor of you, because you really deserved it.' A really nice thing to do. I didn't say 'Then give it to me, though.'" pic.twitter.com/NsMY97IP2J

— Aaron Rupar (@atrupar) October 10, 2025

Lire aussi :

L’article Trump transforme le Nobel de Machado en hommage personnel est apparu en premier sur webdo.

Nobel de la paix : Le rêve trumpien s’effondre !

10. Oktober 2025 um 10:13

Le prix Nobel de la paix 2025 a été attribué ce vendredi 10 octobre à María Corina Machado, figure emblématique de l’opposition vénézuélienne. Cette distinction reconnaît son engagement inébranlable en faveur de la démocratie et des droits humains dans un contexte de répression croissante sous le régime de Nicolás Maduro.

María Corina Machado, ancienne députée et fondatrice de l’organisation de surveillance électorale Súmate, a été honorée pour sa lutte déterminée en faveur des droits démocratiques du peuple vénézuélien et pour sa quête d’une transition juste et pacifique d’une dictature vers la démocratie. Depuis la réélection contestée de Nicolás Maduro en juillet 2024, elle vit dans la clandestinité, continuant à mobiliser la société civile et à dénoncer les violations des droits humains.

Donald Trump : une candidature controversée

En parallèle, le président américain Donald Trump avait exprimé publiquement son désir d’obtenir le prix Nobel de la paix, se présentant comme un « faiseur de paix » sur la scène internationale. Il a notamment mis en avant ses efforts pour parvenir à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, ainsi que ses initiatives diplomatiques en Ukraine et en Arménie. Cependant, ces actions ont eu lieu après la date limite de nomination du 31 janvier 2025, excluant ainsi sa candidature pour cette année.

Certains observateurs estiment que la campagne médiatique de Trump en faveur du Nobel pourrait avoir nui à ses chances, le comité Nobel étant traditionnellement réticent à récompenser des personnalités qui cherchent activement cette distinction

L’article Nobel de la paix : Le rêve trumpien s’effondre ! est apparu en premier sur webdo.

Accord sur Gaza : L’UNRWA prête à nourrir la population pendant trois mois

09. Oktober 2025 um 11:46

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a salué l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le qualifiant de « grand soulagement ». Elle a également annoncé être prête à fournir une aide alimentaire suffisante pour nourrir la population de Gaza pendant les trois prochains mois.

Philippe Lazzarini, directeur général de l’UNRWA, a déclaré sur le réseau social X :

« L’UNRWA dispose de nourriture, de médicaments et d’autres produits de première nécessité pour Gaza. Nous avons de quoi nourrir l’ensemble de la population pendant les trois prochains mois. »

L’agence a précisé que ses entrepôts en Égypte et en Jordanie contiennent des stocks suffisants pour couvrir les besoins de la population gazaouie pendant cette période. Cependant, l’acheminement de cette aide reste entravé par des restrictions d’accès et des conditions de sécurité difficiles sur le terrain.

Une situation nutritionnelle alarmante

Une étude menée par l’UNRWA estime que près de 55.000 enfants de moins de six ans à Gaza sont gravement mal nourris, avec environ 12.800 cas sévères. Cette situation est le résultat de mois de blocus, de destructions d’infrastructures et de restrictions d’aide humanitaire. Les taux de malnutrition ont atteint 16% à la mi-2025, avant une légère amélioration temporaire lors d’une trêve provisoire.

Malgré la disponibilité des stocks, l’acheminement de l’aide reste un défi majeur. Les autorités israéliennes ont imposé des restrictions strictes sur les points d’entrée, limitant le nombre de camions humanitaires autorisés à pénétrer dans Gaza. De plus, les infrastructures locales, telles que les routes et les centres de distribution, ont été endommagés, compliquant davantage la tâche des équipes humanitaires.

Appels à une action internationale renforcée

L’UNRWA appelle la communauté internationale à intensifier ses efforts pour lever les restrictions d’accès et permettre une distribution efficace de l’aide. Philippe Lazzarini a souligné que l’inaction face à la crise humanitaire pourrait être perçue comme une complicité tacite dans les souffrances infligées à la population gazaouie.

L’accord de cessez-le-feu offre une lueur d’espoir pour la population de Gaza. Si les conditions de sécurité et d’accès sont améliorées, l’UNRWA et d’autres agences humanitaires pourraient intensifier leurs efforts pour répondre aux besoins urgents en nourriture, en soins médicaux et en services essentiels. Cependant, la situation demeure fragile, et une vigilance continue est nécessaire pour assurer la mise en œuvre effective de l’aide.

Lire aussi :

L’article Accord sur Gaza : L’UNRWA prête à nourrir la population pendant trois mois est apparu en premier sur webdo.

❌
❌