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Empfangen — 10. August 2026 Französischsprachig

Grands projets : lancement immédiat de Borj El Amri, l’hôpital de Thala et la ville numérique d’Ennahli

10. August 2026 um 21:51

La Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé ce lundi 10 août 2026 la 12e réunion de la Commission des grands projets, qui a décidé le lancement immédiat de trois chantiers stratégiques.

A savoir, l’extension de la centrale de Borj El Amri avec une nouvelle turbine de 250–400 MW (600 MD, opérationnelle à l’été 2027) pour sécuriser l’approvisionnement électrique face à une demande en hausse et des pointes record ; l’achèvement de l’hôpital régional de type « B » à Thala (Kasserine), de 105 lits, pour un coût total de 69 MD ; et l’achèvement de la ville numérique d’Ennahli (Ariana), visant à étendre le pôle « Tunisia Smart Technoparks » et à renforcer l’économie de la connaissance.

La commission a insisté sur l’accélération des projets publics comme priorité nationale pour stimuler la croissance, réduire les disparités régionales et améliorer la qualité de vie, avec un suivi de terrain renforcé pour garantir le respect des délais et des spécifications.

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Ezzeddine Zayani : « Le pacte de La Mecque peut être intéressant, mais… »

10. August 2026 um 12:50

La Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan ont conclu un pacte de défense mutuelle dans un contexte marqué par la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Au-delà de son annonce, son contenu reste encore imprécis : les mécanismes de riposte, le rôle des forces armées et la nature des menaces concernées ne sont pas clairement définis. Quelle analyse peut-on faire de ce pacte ? L’ancien diplomate Ezzeddine Zayani nous livre son analyse dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com.

Ezzeddine Zayani souligne que le pacte de La Mecque coïncide avec les récents développements qu’a connus la région, notamment la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Ce conflit a démontré que l’Iran n’était pas un adversaire facile à vaincre. Téhéran a montré qu’il disposait de capacités militaires suffisantes pour infliger des dommages importants à ses adversaires.

Il part du constat que les pays du Golfe, situés à proximité immédiate de l’Iran, ont particulièrement subi les conséquences de cette confrontation. Les attaques visant les infrastructures, les raffineries, les navires ou les installations stratégiques peuvent avoir des répercussions considérables sur la sécurité, les investissements, le transport aérien et l’activité économique de toute la région. C’est dans ce contexte que les trois pays ont cherché à mettre en place un dispositif qui ne repose pas exclusivement sur la protection américaine. L’objectif consiste à permettre aux États de la région de compter d’abord sur leurs propres moyens.

Une première alliance sans les USA

Le diplomate précise à cet égard que l’un des éléments les plus significatifs de cet accord réside dans l’absence des États-Unis. « Pour la première fois, trois puissances musulmanes concluent un pacte de défense sans la participation directe de Washington. Cette évolution revêt une grande importance sur le plan géopolitique. Elle traduit une volonté d’autonomie stratégique; même si l’accord ne signifie pas nécessairement une rupture avec les États-Unis. Washington demeure un allié majeur des pays du Golfe, mais ceux-ci semblent désormais vouloir diversifier leurs partenariats et réduire leur dépendance à l’égard d’une seule puissance », explique-t-il.

Le pacte intervient donc à un moment crucial, marqué par les conséquences de la guerre contre l’Iran et par les interrogations croissantes concernant la capacité des alliances traditionnelles à garantir la sécurité régionale. La principale question consiste dès lors à déterminer ce qui unit réellement les trois signataires et ce qu’ils cherchent à obtenir à travers cet accord.

Ezzeddine Zayani : « L’Arabie saoudite cherche à protéger ses projets économiques » 

Il estime comme suit : « L’Arabie saoudite cherche à réduire sa dépendance envers les États-Unis et à diversifier ses garanties de sécurité. Le royaume dispose de moyens financiers considérables, mais il souhaite transformer cette puissance financière en capacités militaires et en partenariats stratégiques plus solides. »

Toujours selon l’analyse d’Ezzeddine Zayani, Riyad veut également protéger ses infrastructures, ses voies maritimes, ses installations énergétiques et ses projets économiques. Une nouvelle attaque contre une raffinerie, un navire ou une infrastructure stratégique pourrait décourager les investisseurs, provoquer une fuite des capitaux et affecter des secteurs essentiels, notamment le transport aérien et le tourisme.

Il poursuit : « Pour l’Arabie saoudite, le pacte constitue une manière de « sauver les meubles ». Il s’agit de renforcer la dissuasion, de rassurer les investisseurs et d’éviter que le royaume ne devienne la principale victime des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis. »

La Turquie veut retrouver une place centrale

La Turquie entend, pour sa part, accroître son influence au Moyen-Orient. La montée en puissance de l’Iran a pu donner le sentiment qu’Ankara perdait une partie de son rôle dans la région. En rejoignant cet accord, la Turquie cherche à rappeler qu’elle demeure une puissance militaire et diplomatique incontournable.

Son appartenance à l’OTAN constitue également un atout particulier. Ankara peut ainsi se présenter comme un interlocuteur capable de dialoguer avec les puissances occidentales tout en participant à une initiative régionale indépendante.

Par ailleurs, la Turquie dispose d’une industrie de défense particulièrement développée, notamment dans les domaines des drones, des systèmes électroniques et des équipements terrestres. Le financement saoudien pourrait offrir à l’industrie militaire turque de nouvelles possibilités en matière de recherche, de production et d’exportation.

Le Pakistan veut sortir de son isolement

Le Pakistan tire également profit de cet accord. Il apporte une armée expérimentée, une position stratégique en Asie du Sud et une capacité militaire importante, notamment dans le domaine terrestre.

Ezzeddine Zayani précise : « La dimension nucléaire du Pakistan constitue un élément supplémentaire de dissuasion. Toutefois, le pacte ne précise pas que l’arsenal nucléaire pakistanais serait automatiquement mobilisé en cas d’attaque contre l’un des trois signataires. Il serait donc excessif de considérer que l’accord instaure une garantie nucléaire au profit de l’Arabie saoudite ou de la Turquie. Pour Islamabad, ce rapprochement permet surtout de renforcer son poids diplomatique et de sortir d’un certain isolement. La crise régionale lui a offert l’occasion de mettre en avant son rôle diplomatique, ses capacités de médiation et sa volonté de jouer un rôle plus important dans les affaires du monde musulman. Même si le pacte se présente comme défensif, il adresse un message à plusieurs acteurs, en premier lieu à l’Iran. Téhéran a d’ailleurs vivement critiqué l’accord, estimant qu’une entente “sur le papier” avec la Turquie et le Pakistan ne garantirait pas la sécurité de l’Arabie saoudite. »

Lire aussi — Pacte de La Mecque : vers une nouvelle architecture de sécurité au Moyen-Orient ?

Cependant, la présence de la Turquie et du Pakistan peut contribuer à réduire le caractère ouvertement hostile du pacte à l’égard de l’Iran. Ces deux pays ne sont pas nécessairement considérés comme des ennemis directs de Téhéran. Leurs relations avec l’Iran sont complexes, mais elles ne reposent pas uniquement sur une logique de confrontation.

Cette configuration pourrait permettre aux signataires de renforcer leur sécurité sans donner l’impression de constituer un front entièrement dirigé contre l’Iran. Le pacte pourrait ainsi chercher à dissuader, Téhéran tout en évitant une escalade directe. « L’accord peut également être interprété comme un message adressé à Israël. Les relations entre le Pakistan et Israël restent tendues. Tandis que la proximité stratégique entre Israël et l’Inde constitue une source de préoccupation pour Islamabad. De son côté, l’Arabie saoudite n’a pas adopté une position totalement catégorique à l’égard des accords d’Abraham », poursuit-il.

L’absence de l’Égypte

L’absence de l’Égypte constitue un autre élément important, rappelle Ezzeddine Zayani. Tout en ajoutant : « Le Caire n’a pas été associé au pacte, alors qu’il représente une puissance militaire et politique majeure dans le monde arabe. L’absence de l’Égypte pourrait donc traduire la volonté de Riyad de préserver un équilibre diplomatique délicat et d’éviter d’élargir le pacte à l’ensemble du Moyen-Orient. Il s’agit peut-être également de limiter l’implication des grandes puissances régionales et de maintenir l’accord dans un cadre strictement défensif et trilatéral. »

Un pacte encore muet sur plusieurs points

La principale faiblesse de l’accord réside dans le manque de précisions concernant sa mise en œuvre. Le texte ne permet pas encore de savoir comment les trois pays réagiraient concrètement à une attaque.

Plusieurs questions restent ouvertes : les cyberattaques seront-elles considérées comme des actes d’agression ? Les sabotages contre des infrastructures ou des navires déclencheront-ils une réponse collective ? Quelle sera la réaction en cas d’attaque menée par des milices ou des groupes non étatiques ? Les signataires devront-ils intervenir militairement ou pourront-ils se limiter à une assistance politique, logistique ou financière ? La riposte sera-t-elle graduée, automatique ou laissée à l’appréciation de chaque gouvernement ? Enfin, quel est exactement l’adversaire visé par le pacte?

Ezzeddine Zayani souligne à ce propos : « La crédibilité du pacte dépendra de la mise en place d’un commandement commun, d’exercices conjoints, de procédures de consultation et de mécanismes précis de financement et de riposte. En définitive, ce pacte peut être interprété comme une alliance de circonstance et, dans une certaine mesure, comme un accord de bon voisinage stratégique entre trois pays qui ont chacun leurs propres intérêts. »

Il poursuit : « La Turquie veut accroître son influence et valoriser son industrie de défense. Le Pakistan cherche à renforcer son rôle diplomatique et stratégique. L’Arabie saoudite souhaite garantir sa sécurité, protéger ses ambitions économiques et éviter de dépendre exclusivement de Washington. L’accord pourrait également contribuer à réduire les tensions dans le Golfe, dans la mesure où il ne semble pas explicitement dirigé contre l’Iran. Il pourrait offrir aux pays de la région une forme de protection régionale et limiter leur recours direct à une intervention américaine. »

Cependant, cette lecture reste conditionnée par les développements futurs. Le pacte demeure, pour l’instant, largement symbolique, car ses modalités concrètes d’intervention ne sont pas encore clairement établies. Chaque signataire peut y trouver son intérêt; mais les divergences entre les trois pays pourraient aussi limiter son efficacité.

Un tournant politique, mais pas encore une alliance militaire

En conclusion, Ezzeddine Zayani estime que « le pacte de La Mecque peut être intéressant, mais il reste malheureusement muet sur plusieurs points ».
En d’autres termes, ce pacte représente un instrument de dissuasion, une tentative d’autonomie stratégique et un exercice de diplomatie régionale destiné à éviter une nouvelle escalade.

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Port de Radès : plus de 100 voitures de Tunisiens résidant au Qatar bloquées

10. August 2026 um 11:54

Des dizaines de Tunisiens résidant au Qatar ont eu la mauvaise surprise de voir leurs voitures saisies au port de Radès, bien qu’ils aient accompli toutes les démarches administratives et réglé l’intégralité des frais de transport.

Cette situation résulte d’un différend financier entre une société qatarie (appartenant à un Tunisien) chargée des procédures d’expédition des véhicules, et une société saoudienne ayant assuré l’opération de transport maritime. Les propriétaires des véhicules estiment être pris en otage dans un litige commercial qui ne les concerne pas.

Les propriétaires avaient contracté avec une société de transport enregistrée au Qatar et détenue par un Tunisien, après avoir payé l’intégralité des frais et complété toutes les démarches requises.

L’expédition avait débuté il y a environ quatre mois. Le trajet des véhicules est passé par l’Arabie Saoudite, puis la Turquie, avant l’Italie, pour finalement arriver au port de Radès. Ce changement d’itinéraire via l’Arabie Saoudite s’expliquerait par la situation sécuritaire dans le détroit d’Ormuz.

Les propriétaires ont suivi le parcours de leurs cargaisons en ligne pendant ces quatre mois, jusqu’à l’arrivée des voitures en Tunisie il y a environ deux semaines, où elles ont été dirigées vers les entrepôts du port de Radès.
Ces personnes  réclament des éclaircissements sur le statut de leurs véhicules et leur restitution, s’interrogeant sur le sort de plus de 100 voitures bloquées au port de Radès, malgré l’accomplissement de toutes les procédures et le règlement intégral des sommes dues.

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Pacte de La Mecque : vers une nouvelle architecture de sécurité au Moyen-Orient ?

10. August 2026 um 09:50

La Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan ont signé un pacte de défense mutuelle à Djeddah; et ce, le vendredi 7 août 2026. L’accord a été paraphé par le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, et le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif.

Que faut-il penser de cet accord ?

Les informations rapportées par les médias occidentaux indiquent que ce pacte prévoit un renforcement de la dissuasion collective contre toute forme d’agression. « Toute attaque armée contre l’un des trois États sera considérée comme une attaque contre tous », assure le ministère pakistanais des Affaires étrangères. Un modèle qui rappelle l’article 5 de l’OTAN.

Comme l’on pouvait s’y attendre, l’Iran n’a pas manqué de critiquer ce pacte par la voix d’Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien. « Les Saoudiens doivent comprendre qu’un accord sur le papier avec la Turquie et le Pakistan ne garantira pas leur sécurité, pas plus que des années de soutien unilatéral aux Américains ne l’ont garantie ». Et d’appeler Riyad à revoir ses politiques « afin de ne plus avoir à implorer la sécurité d’autrui ».

Lire aussi – Moyen-Orient : trois puissances, un bouclier, cet axe défensif doit-il inquiéter l’Occident?

 

De ce point de vue, on peut dire que même si cet accord représente un signal important sur le plan géopolitique, il est encore trop tôt pour le présenter comme une véritable « OTAN du Moyen-Orient ». Sa portée dépendra surtout des mécanismes militaires concrets qui seront adoptés : planification commune, commandement, exercices, financement et définition précise de la riposte en cas d’attaque.

La grande question est donc de savoir quel est l’intérêt commun de ces trois pays et, plus encore, ce qu’ils cherchent réellement. Si l’on prend l’exemple de l’Arabie saoudite, on constate qu’elle cherche à réduire sa dépendance à l’égard des États-Unis et à diversifier ses garanties de sécurité. Riyad dispose certes de moyens financiers considérables, mais souhaite également renforcer sa sécurité. Cela sera-t-il suffisant ?

Parallèlement, la Turquie entend accroître son influence au Moyen-Orient et promouvoir son industrie de défense, notamment dans les domaines des drones, des systèmes électroniques et des équipements terrestres.

Le Pakistan, quant à lui, apporte une armée expérimentée, une position stratégique en Asie du Sud ainsi qu’une dimension nucléaire. D’ailleurs, les deux pays avaient signé, en septembre 2025, un accord stipulant que le Pakistan apportait son « parapluie nucléaire » au Royaume des Wahhabited.

Lire également : Un parapluie nucléaire pakistanais pour l’Arabie saoudite ?

 

Un message adressé à plusieurs acteurs

L’accord répond clairement au sentiment d’insécurité qui s’est renforcé dans la région, notamment après les tensions et les conflits récents. Il ne s’agit cependant pas nécessairement d’un « axe sunnite » totalement homogène. La Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan, ces trois pays devront surtout définir des mécanismes militaires concrets, planification commune, commandement, financement et riposte précise en cas d’attaque pour donner une portée réelle à cet accord. 

Que dit l’article 5 de l’OTAN ?

Le traité de l’Atlantique Nord pose le principe de la défense collective : les Alliés considèrent toute attaque armée contre un ou plusieurs pays membres en Europe ou en Amérique du Nord comme une attaque dirigée contre tous et s’engagent à porter assistance à la partie attaquée. Cela signifie que cet article ne prévoit pas nécessairement une réponse militaire automatique et uniforme ; il laisse aux États une marge d’appréciation.

Pour l’instant, les signataires du pacte de La Mecque restent vagues sur leurs obligations opérationnelles exactes.

En somme, la crédibilité de cet accord dépendra de sa mise en œuvre et de la capacité des trois gouvernements à surmonter leurs divergences.
Wait and see…

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