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Céréales : déjà près de 11 millions de quintaux collectés

02. August 2026 um 17:17

La collecte de céréales a dépassé 10,752 millions de quintaux, avec une récolte totale estimée à plus de 20 millions de quintaux, alors que la saison de la moisson touche à sa fin avec un taux d’avancement de 98 %.

Ces quantités collectées devraient permettre au pays de réduire le coût de ses importations céréalières et d’améliorer sa balance commerciale alimentaire. En tout cas, selon l’Office des céréales, les quantités de blé dur récoltées suffiront à couvrir les besoins du pays jusqu’en janvier 2027, une échéance qui allégera la facture d’importation de cette matière stratégique, dont la tonne coûte actuellement 350 dollars.

Idem pour la collecte de blé tendre qui a elle aussi presque doublé, passant de 600 mille quintaux l’an dernier à 1,1 million de quintaux cette année, offrant une marge de manœuvre appréciable face à une consommation nationale moyenne de 100 mille tonnes par mois. Une grande partie de ce blé, essentiel à la fabrication du pain, reste toutefois importée pour être transformée en farine, faut-il le rappeler.

Au total, les Tunisiens consomment en moyenne 30 millions de quintaux de céréales par an. Le budget économique tablait initialement sur une récolte moyenne de 19 millions de quintaux pour la saison 2025/2026, mais l’actualisation des données par le ministère de l’Agriculture a revu ce chiffre à la hausse, au-delà des 20 millions de quintaux.

Ce résultat confirme une tendance à l’amélioration amorcée depuis la saison 2024/2025, après plusieurs années marquées par la sécheresse ayant lourdement pesé sur les récoltes céréalières du pays.

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Sécurité routière : L’OMS récompense trois entreprises publiques tunisiennes

02. August 2026 um 17:07

Elles sont trois entreprises, en l’occurrence la Société Tunisie Autoroutes, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et la Société régionale de transport de Bizerte. Leur point commun : elles sont économiques et publiques. Mais surtout, elles sont jugées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « performantes » dans un domaine particulier. En effet, elles viennent de remporter le prix de « L’entreprise la plus engagée en faveur de la sécurité routière » ; distinction qui leur a été décernée vendredi 31 juillet lors d’une cérémonie organisée au siège du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Tunis, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de sécurité routière. Comme quoi, on peut être défaillant dans beaucoup de domaines mais être performant dans un autre où on est moins attendu. Suivez notre regard.

Revenons à l’événement proprement dit, pour souligner que le prix de la responsabilité sociétale a été attribué à une autre entreprise publique, à savoir la Société de Promotion du Lac de Tunis (SPLT) pour son « action dans la diffusion d’une culture de la prévention en milieu professionnel ».

Un communiqué de l’Union arabe de la sécurité routière indique que la cérémonie de remise des prix a été présidée par la cheffe de cabinet de la ministre de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Afef Chachi Tayari, en présence de la présidente de l’Union arabe de la sécurité routière, Lina Shabib, des ambassadeurs des Émirats arabes unis, d’Oman et de Jordanie, ainsi que de nombreux dirigeants d’entreprises publiques et de représentants du secteur des transports.

Lina Shabib rappellera à cette occasion l’urgence d’agir face à une tragédie humaine et socioéconomique grandissante. Citant le rapport 2023 de l’OMS, elle a dira que « la région de la Méditerranée orientale totalise environ 11 % des décès mondiaux dus aux accidents de la route, soit près de 16 morts pour 100 000 habitants. Une part significative de ces drames survenant lors des trajets professionnels et domicile-travail, les entreprises s’imposent désormais comme des partenaires incontournables de la prévention ».

Point d’orgue de la manifestation : la signature de plusieurs accords stratégiques. Ainsi, l’Association Tunisie pour Sécurité Routière s’est liée à plusieurs entreprises nationales pour renforcer les programmes de formation des salariés ; tandis que, de leur côté, l’Union arabe de la sécurité routière et l’Union arabe des associations d’auberges de jeunesse ont paraphé une convention visant à lancer des initiatives conjointes de sensibilisation, ciblant en priorité les jeunes.

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Tunisie : Moody’s voit une stabilité qui masque les fragilités budgétaires

02. August 2026 um 16:28

L’agence de notation américaine, Moody’s, a confirmé le maintien de la note souveraine de la Tunisie à « Caa1 », assortie d’une perspective stable, et ce à l’issue de sa revue périodique.

Cependant, le maintien de la perspective stable de la note souveraine de la Tunisie par Moody’s ne constitue ni un satisfecit ni un signal de redressement économique. Au contraire, la revue publiée le 24 juillet par l’agence met en évidence un paradoxe préoccupant : alors que certains indicateurs extérieurs résistent aux chocs, les déséquilibres budgétaires continuent de s’accentuer, sans qu’une réponse structurelle ne soit véritablement engagée.

 

Lire aussi : Moody’s maintient ses notes sur quatre banques tunisiennes

 

Moody’s n’a certes pas modifié sa notation lors de son comité du 16 juillet 2026. Mais cette stabilité reflète davantage l’absence d’un choc immédiat qu’une amélioration des fondamentaux. L’agence souligne que la dette publique demeure élevée, que les dépenses de l’État restent rigides et que les réformes susceptibles d’assainir durablement les finances publiques peinent toujours à se concrétiser.

L’année 2026 marque même un infléchissement du processus de consolidation budgétaire. Le lancement du Plan national de développement 2026-2030, la progression de la masse salariale publique et l’alourdissement attendu des subventions énergétiques réduisent encore les marges budgétaires. Autrement dit, l’État continue de financer des dépenses difficilement compressibles sans disposer de nouvelles ressources capables d’en assurer la soutenabilité.

 

Lire également : L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel

 

À première vue, la situation extérieure apparaît moins alarmante. Malgré une envolée de 38 % de la facture énergétique, les réserves en devises se sont maintenues grâce aux performances des exportations agricoles (notamment l’huile d’olive), à la hausse des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger et à une progression des investissements directs étrangers. Mais ces facteurs demeurent largement conjoncturels. Ils ne compensent ni la faiblesse de la croissance potentielle ni les insuffisances de l’investissement productif, deux handicaps que Moody’s continue de relever.

L’agence rappelle également que la gouvernance et la qualité des institutions restent des facteurs de risque majeurs. Les difficultés de mise en œuvre des réformes, conjuguées aux tensions sociales persistantes, limitent la capacité de l’État à restaurer durablement l’équilibre de ses comptes. Le maintien d’un score ESG pénalisant illustre du reste cette fragilité institutionnelle autant que financière.

En filigrane, le message de Moody’s est sans ambiguïté : la Tunisie conserve, pour l’heure, sa capacité à honorer ses engagements, mais cette résilience repose davantage sur des facteurs extérieurs et sur une gestion de court terme que sur un assainissement réel des finances publiques. Sans réforme budgétaire crédible, amélioration du climat des affaires et accès durable à des financements moins coûteux, la stabilité affichée aujourd’hui pourrait rapidement céder la place à une nouvelle dégradation de la perception du risque souverain.

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