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Salaires 2025 : le secteur bancaire déclenche trois jours de grève

02. Juni 2026 um 14:42

Le secteur des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance s’apprête à connaître un important mouvement social. La Fédération générale des banques, des institutions financières et des assurances a annoncé l’organisation d’une grève sectorielle de trois jours, les 23, 24 et 25 juin 2026. Et ce, pour protester contre le blocage des négociations sociales et l’absence d’accord sur les augmentations salariales au titre de l’année 2025.

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse réunissant plusieurs responsables syndicaux et représentants des structures professionnelles du secteur. Cette rencontre a permis d’exposer les raisons de cette escalade. Tout en dressant un état des lieux de la situation sociale au sein des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance.

Selon les responsables syndicaux, le recours à la grève n’était pas envisagé dans un premier temps. Ils affirment avoir privilégié le dialogue et les négociations durant plusieurs mois; avant d’opter pour cette forme de mobilisation. La fédération estime toutefois que le processus de négociation a été marqué par des retards répétés et une absence d’avancées concrètes. Malgré l’expiration des délais habituellement retenus pour la conclusion des accords salariaux périodiques.

A cet égard, les représentants des salariés soulignent que les employés du secteur attendent toujours la finalisation d’un accord portant sur les augmentations de salaires pour l’année 2025. Ils mettent en avant l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse continue du coût de la vie pour justifier leurs revendications.

De son côté, la direction syndicale du secteur considère également que les discussions menées ces derniers mois ont connu une phase de blocage. Tout en estimant que la partie patronale n’a pas présenté de propositions répondant aux attentes des agents et des cadres. Face à cette situation, les structures syndicales ont donc décidé de durcir leur position. Et pour ce faire de recourir à la grève, afin de défendre les droits professionnels et sociaux de leurs adhérents.

Au final, ce mouvement pourrait avoir des répercussions importantes sur l’activité bancaire et financière du pays durant les trois journées annoncées. Alors que les regards se tournent désormais vers une éventuelle reprise du dialogue entre les différentes parties, afin d’éviter une paralysie prolongée du secteur.

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Salaires : Mai 2026, le mois du basculement avec hausse immédiate et rappels cumulés

20. Mai 2026 um 12:32

Le mois de mai 2026 marquera un tournant pour les agents de l’État et les retraités, avec l’entrée en vigueur simultanée des augmentations de salaires et de pensions, couplée au versement intégral des arriérés accumulés depuis le début de l’année. En application du décret n°63 du 30 avril 2026, l’opération se traduira par une revalorisation effective dès les premiers virements, accompagnée d’un rattrapage financier couvrant quatre mois d’arriérés, dans ce qui s’apparente à un ajustement massif et concentré des revenus publics.

Une revalorisation appliquée d’un seul bloc

Le dispositif retenu prévoit une mise en œuvre sans étalement progressif. Les nouveaux montants seront appliqués directement dès les paies et pensions de mai 2026, aussi bien pour les agents de l’État que pour les retraités.

L’objectif affiché est double : améliorer rapidement le pouvoir d’achat et harmoniser le traitement entre actifs et pensionnés, dans un contexte marqué par la pression sur les revenus des ménages.

Quatre mois de rappels versés en une seule fois

Point central du dispositif : le versement simultané des rappels. Les mois de janvier, février, mars et avril 2026 seront régularisés en une seule opération financière.

Concrètement, les bénéficiaires recevront en mai leur nouveau salaire ou pension revalorisé, auquel s’ajoutera l’ensemble des arriérés cumulés depuis le début de l’année. Une configuration rare dans la gestion de la masse salariale publique, qui implique un important effort logistique et budgétaire.

Le décret n°63 comme base juridique

Cette opération repose sur le décret n°63 du 30 avril 2026, texte encadrant les modalités d’application des augmentations dans les secteurs public et privé, ainsi que pour les pensions de retraite.

Le décret fixe les montants, les conditions de mise en œuvre et le calendrier d’entrée en vigueur, sécurisant juridiquement l’ensemble du dispositif et levant les incertitudes sur son application.

La ministre des Finances, Michket Salama Khaldi, a, de son côté apporté des précisions sur la mise en œuvre des augmentations salariales prévues pour 2026, confirmant, hier, leur versement avec effet rétroactif et leur intégration progressive dans les paies des agents de la fonction publique, des entreprises publiques et des retraités.

Elle a notamment affirmé que « le processus de versement des augmentations sera effectué avec les annexes des premiers mois de l’année 2026 », en application des dispositions de la loi de finances encadrant la revalorisation des salaires et des pensions.

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Retraites : Pensions exceptionnellement versées dès le 21 mai, hausse de 5% pour la CNRPS

20. Mai 2026 um 11:57

Aïd al-Idha oblige, le versement des pensions de retraite débutera à partir du 21 mai 2026 pour les bénéficiaires affiliés à la Poste tunisienne, avant les paiements bancaires prévus le lendemain. Le secrétaire général de la Fédération générale des retraités, Abdelkader Nasri, a également confirmé une hausse moyenne de 5% pour les affiliés de la CNRPS, tandis que le versement des rappels reste lié aux disponibilités financières.

Une hausse moyenne de 5% pour les affiliés de la CNRPS

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, Abdelkader Nasri a notamment évoqué une revalorisation moyenne de 5% pour les affiliés de la CNRPS, tout en soulignant que le paiement des rappels reste conditionné aux capacités financières disponibles.

Abdelkader Nasri a précisé que les pensions versées via la Poste tunisienne commenceront à être distribuées à partir du 21 mai 2026 alors que les retraités percevant leurs pensions par voie bancaire devront, quant à eux, attendre le 22 mai, dans le cadre d’un dispositif de versement échelonné selon les différents circuits de paiement.

Le versement des rappels liés à cette augmentation demeure incertain. Selon lui, ces régularisations dépendront directement des disponibilités de trésorerie. Dans le cas où les ressources financières seraient suffisantes, les rappels pourraient être intégrés aux pensions versées. En revanche, si les moyens disponibles ne le permettent pas, seuls les montants revalorisés seraient payés dans un premier temps, sans régularisation immédiate des arriérés.

D’un autre côté, la CNRPS a fait savoir que le versement des pensions a été exceptionnellement avancé à l’occasion de l’Aïd al-Idha fixé au mercredi 27 mai 2026 et afin de permettre aux familles de faire face aux dépenses liées à cette fête.

Aucune visibilité pour les affiliés de la CNSS

Concernant les retraités affiliés à la CNSS, Abdelkader Nasri a affirmé qu’aucun cadre formel de concertation n’a encore été mis en place avec les structures concernées.

Dans ce contexte, il a estimé qu’il était encore impossible de confirmer d’éventuelles augmentations ou le versement de rappels au profit des affiliés de la CNSS.

Revalorisation de certaines aides sociales

Le secrétaire général de la Fédération générale des retraités a également annoncé que certaines allocations sociales seront concernées par les mesures de revalorisation.

Il s’agit notamment de la prime de vieillesse ainsi que de la prime sociale, dont le montant passera de 260 à 280 dinars, soit une augmentation de 20 dinars.

Ces ajustements seront directement intégrés aux montants versés aux bénéficiaires concernés, selon les précisions fournies par le responsable syndical.

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Augmentations salariales : L’UGTT critique des mesures « insuffisantes » pour le secteur public

08. Mai 2026 um 18:38

Le département des offices et des entreprises publiques de l’Union générale tunisienne du travail a exprimé, vendredi, ses réserves concernant les augmentations salariales prévues pour les agents du secteur public au titre des années 2026, 2027 et 2028.

Dans un communiqué, la structure syndicale estime que les mesures annoncées restent insuffisantes face à la dégradation continue du pouvoir d’achat et appelle à un véritable dialogue social ainsi qu’à une révision du salaire de base.

Selon le département relevant de l’Union générale tunisienne du travail, les majorations décidées prennent la forme de primes fixes comprises entre 90 et 120 dinars, sans intégration au salaire de base.

Des primes jugées limitées

La structure syndicale souligne qu’auparavant, les augmentations étaient calculées en pourcentage du salaire de base, ce qui permettait leur répercussion sur diverses primes et avantages liés à la rémunération.

Le communiqué considère ainsi que le nouveau mécanisme réduit considérablement l’impact réel des augmentations sur les revenus des agents des offices et entreprises publiques.

Selon la même source, les retenues appliquées sur ces montants limiteront davantage leur effet net, alors même que l’inflation et le coût de la vie continuent d’augmenter.

Appel à un véritable dialogue social

Le département estime également que l’échelonnement des augmentations sur trois années ne permettra pas de répondre efficacement aux difficultés économiques rencontrées par les salariés du secteur public.

Il affirme que les agents des offices et entreprises publiques subissent des pressions croissantes sur leur pouvoir d’achat dans un contexte marqué par le gel des salaires de base.

Pour la structure syndicale, une révision de ce salaire de référence demeure indispensable afin d’assurer un meilleur équilibre entre revenus et coût de la vie, mais aussi pour préserver la stabilité sociale au sein des entreprises publiques.

Cette prise de position intervient quelques jours après la publication au Journal officiel des textes relatifs aux augmentations salariales dans les secteurs public et privé.

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Tunisie : Publication officielle des augmentations salariales dans les secteurs public et privé

30. April 2026 um 16:07

Les mesures tant attendues sont désormais actées. Les décrets relatifs à l’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé ont été publiés ce jeudi 30 avril 2026 au Journal officiel de la République tunisienne.

Des augmentations officialisées pour tous les secteurs

La publication au Journal officiel de la République tunisienne confirme l’entrée en vigueur des revalorisations salariales qui concernent à la fois les agents de la fonction publique, les collectivités locales, les établissements publics, ainsi que les salariés du secteur privé.

Les augmentations salariales actées avec effet retroactif depuis janvier 2026, pour la fonction publique et le secteur public, prévoient une hausse mensuelle immédiate comprise entre 90 et 120 dinars selon le grade, avec des revalorisations supplémentaires programmées sur 2027 et 2028 de la meme valeur. Dans certains corps spécifiques comme la magistrature, l’augmentation est fixée à 120 dinars par an sur trois ans.

Dans le secteur privé, la hausse prend plutôt la forme d’une augmentation progressive d’environ 5 % par an, variable selon les conventions collectives. Concrètement, dès 2026, la majorité des agents publics percevront un gain net compris entre 55 dinars et 80 dinars par mois.

Lire aussi : Hausse des salaires : Du brut au net, ce que vous allez vraiment gagner

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des décisions gouvernementales visant à soutenir le pouvoir d’achat dans un contexte économique sous pression.

Une mise en œuvre attendue

Ces augmentations, déjà évoquées ces dernières semaines, devraient être appliquées selon les modalités prévues par les textes réglementaires, avec des impacts différenciés selon les secteurs et les catégories professionnelles.

Elles devraient également avoir des répercussions sur les pensions, conformément aux mécanismes d’ajustement en vigueur.

La publication de ces décrets intervient à la veille de la fête du Travail, dans un climat marqué par des attentes sociales élevées. Elle concrétise les engagements pris dans le cadre de la loi de finances et des discussions gouvernementales autour de la relance économique et de la justice sociale.

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Augmentations salariales avec effet rétroactif : L’annonce attendue à l’occasion du 1er Mai

30. April 2026 um 14:27

Mise à jour , 1 mai — Les augmentations salariales dans les secteurs public et privé ont été officiellement publiées au Journal officiel, confirmant leur entrée en vigueur avec effet rétroactif à partir de janvier 2026. Pour la fonction publique et le secteur public, les hausses prévues varient entre 90 et 120 dinars par mois selon le grade, avec des revalorisations similaires programmées en 2027 et 2028. Dans certains corps spécifiques, notamment la magistrature, l’augmentation est fixée à 120 dinars par an sur trois ans. Pour le secteur privé, la hausse prend la forme d’une augmentation progressive d’environ 5 % par an, selon les conventions collectives concernées. En net, le gain mensuel devrait se situer, pour une grande partie des agents publics, entre 55 et 80 dinars.

Lire : Tunisie : Publication officielle des augmentations salariales dans les secteurs public et privé

Une hausse des salaires avec effet rétroactif pourrait être officiellement annoncée dès le 1er mai 2026. C’est ce qu’a indiqué, aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm, le spécialiste en droit du travail Hafedh Ammouri, précisant que cette mesure, à caractère exceptionnel, s’inscrit dans le cadre de la loi de finances.

Une augmentation généralisée et exceptionnelle

Selon Hafedh Ammouri, cette augmentation sera unifiée et généralisée, prenant en compte notamment les entreprises de taille moyenne. Elle s’appliquera également à toutes les catégories couvertes par des conventions collectives.

Contrairement aux années précédentes, où les revalorisations salariales faisaient l’objet de négociations directes avec l’Union générale tunisienne du travail, cette hausse a été directement intégrée dans la loi de finances, ce qui lui confère un caractère exceptionnel.

Quatre décrets pour encadrer le secteur privé

Quatre textes réglementaires devraient être publiés pour organiser cette augmentation dans le secteur privé :

  • Le premier concerne le salaire minimum garanti dans le secteur non agricole (SMIG).
  • Le second porte sur les salaires dans le secteur agricole, fixés selon la rémunération journalière et la qualification.
  • Le troisième vise les salariés non couverts par des conventions collectives mais percevant des salaires supérieurs au minimum, répartis en trois catégories : exécution, maîtrise et cadres.
  • Le quatrième concerne les travailleurs soumis à des conventions collectives, avec une augmentation uniforme au lieu de négociations sectorielles distinctes.

Une hausse estimée à 4% dans le public

Pour le secteur public, un décret spécifique devrait encadrer la revalorisation des salaires dans la fonction publique et les collectivités locales.

Sur la base du budget de l’État pour 2026 — qui prévoit une enveloppe d’environ un milliard de dinars — la hausse serait estimée à près de 4%, avec une modulation selon les grades.

Impact sur les retraites

L’augmentation des pensions dépendra des mécanismes propres aux caisses sociales :

  • La Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale ajustera les pensions en fonction des augmentations accordées aux fonctionnaires.
  • La Caisse nationale de sécurité sociale appliquera automatiquement les revalorisations liées au SMIG.

Une mesure rétroactive dès janvier

Cette hausse salariale devrait s’appliquer rétroactivement à partir du 1er janvier 2026, conformément aux dispositions prévues par la loi.

Le dossier a été examiné en Conseil des ministres, qui a étudié huit projets de décrets — quatre pour le public et quatre pour le privé — couvrant les agents de l’État, les collectivités locales, les établissements publics et les entreprises privées.

Le président de la République, Kaïs Saïed, a insisté sur la poursuite de la politique sociale de l’État, affirmant la volonté de renforcer le pouvoir d’achat tout en poursuivant la lutte contre la corruption.

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Hausse des salaires : Le gouvernement enclenche la mise en œuvre pour 2026-2028

28. April 2026 um 19:46

Réuni au Palais de la Kasbah ce mardi 28 avril, le Conseil des ministres s’est penché sur les textes d’application relatifs à la hausse des salaires dans les secteurs public et privé. La séance, présidée par la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri, intervient dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président Kaïs Saïed. L’objectif affiché est de renforcer le pouvoir d’achat et d’ancrer le rôle social de l’État.

Huit décrets pour encadrer les augmentations

Le Conseil des ministres a examiné une série de huit projets de décrets relatifs à l’augmentation des salaires et des pensions. Quatre concernent le secteur public, tandis que les quatre autres portent sur le secteur privé, selon un communiqué de la Présidence du Gouvernement.

Ces mesures s’inscrivent dans l’application de l’article 15 de la loi de finances en cours, qui prévoit une revalorisation des rémunérations et des retraites sur la période 2026-2028. Elles toucheront un large éventail de bénéficiaires : agents de l’État, collectivités locales, établissements publics à caractère administratif, entreprises publiques ainsi que salariés du secteur privé.

Les retraités sont également concernés par cette revalorisation, dans une logique d’ajustement global des revenus.

Une réponse aux enjeux du pouvoir d’achat

Cette initiative constitue l’aboutissement d’une série de consultations menées sous l’impulsion du chef de l’État avec la nécessité de garantir un revenu « équitable et décent » pour l’ensemble des travailleurs et des retraités.

L’exécutif met en avant une démarche visant à soutenir le pouvoir d’achat des Tunisiens, dans un contexte économique marqué par des pressions sociales persistantes. L’objectif est également de consolider la stabilité sociale à travers une meilleure répartition des revenus.

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Secteur public : L’UGTT réclame une hausse des salaires

20. April 2026 um 14:06

La section des offices et des institutions publiques de l’Union générale tunisienne du travail a relancé, ce lundi 20 avril, sa revendication d’une augmentation salariale au titre de l’année 2026. Dans un communiqué, la structure syndicale appelle également à renforcer le dialogue social, tout en dénonçant la dégradation des conditions de travail dans le secteur public. Cette sortie intervient dans un climat social marqué par des tensions persistantes autour du pouvoir d’achat.

Une revendication salariale au cœur des priorités syndicales

La structure relevant de l’UGTT insiste sur la nécessité d’une revalorisation des salaires afin de faire face à l’érosion du pouvoir d’achat des agents des offices et institutions publiques. Elle estime que cette augmentation constitue une urgence sociale pour l’année 2026, dans un contexte économique jugé difficile pour les travailleurs du secteur.

Dans son positionnement, le syndicat appelle à faire du dialogue social un mécanisme central dans la gestion des réformes, afin de parvenir à des solutions négociées et durables entre les différentes parties concernées.

Conditions de travail dégradées et gouvernance pointée du doigt

Au-delà de la question salariale, la section syndicale dresse un constat critique de la situation dans les établissements publics. Elle évoque une dégradation des conditions de travail, notamment en matière de santé et de sécurité professionnelles, ainsi que la vétusté des infrastructures et le manque de moyens matériels.

Le communiqué met également en cause la qualité de la gouvernance dans certains établissements, estimant que ces dysfonctionnements ont un impact direct sur la productivité et la qualité des services publics rendus aux citoyens.

Mobilisation annoncée pour le 1er mai

Dans ce contexte, la section des offices et des institutions publiques annonce son intention de marquer la Fête du Travail, célébrée le 1er mai, par l’organisation d’un rassemblement syndical.

Cette initiative vise à mobiliser les travailleurs du secteur public autour de la défense des droits professionnels et des acquis sociaux, tout en appelant à la solidarité et à la cohésion des structures syndicales.

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Augmentations salariales en Tunisie : Quand et comment seront-elles appliquées ?

25. März 2026 um 12:44

Le dispositif des augmentations salariales en Tunisie suscite de nombreuses interrogations quant à son calendrier et à ses modalités d’application dans les secteurs public, privé et chez les retraités. Inscrites dans le cadre du projet de loi de finances 2026, ces hausses s’étaleront sur trois années et feront l’objet de mécanismes réglementaires précis.

Des modalités à préciser

Le principe des augmentations salariales est désormais intégré au projet de loi de finances 2026, concernant à la fois les salariés du secteur public, du secteur privé ainsi que les retraités. Ces mesures s’inscrivent dans une programmation pluriannuelle couvrant les années 2026, 2027 et 2028.

Toutefois, les taux exacts des augmentations ne sont pas encore définitivement fixés. Selon des observations partagées par des spécialistes du marché du travail, les taux d’augmentation se situeraient entre environ 5% et 7,5%. Ils seront déterminés ultérieurement par décret, ce qui signifie que les chiffres actuellement évoqués restent provisoires et susceptibles d’évolution en fonction des arbitrages gouvernementaux et des paramètres économiques.

Cependant, il faut rappeler qu’en décembre dernier Yasser Kourari, président de la Commission de la législation générale au parlement avait expliqué que le taux des augmentations salariales et des pensions prévu dans le projet de loi de finances 2026 ne dépassera pas les 3,8% pour les années 2026, 2027 et 2028.

Les augmentations prévues ne seront pas appliquées en une seule fois, mais réparties sur trois échéances successives. Le calendrier envisagé prévoit une première tranche à partir de 2026, suivie d’ajustements en 2027 et 2028. Cette approche progressive vise à lisser l’impact budgétaire tout en assurant une certaine continuité dans l’amélioration des revenus.

Des mécanismes d’application différenciés

Dans le secteur privé, les augmentations serviront de base minimale pour les négociations entre employeurs et salariés. Les conventions collectives et les accords internes pourront prévoir des ajustements supplémentaires, en fonction des secteurs d’activité et des performances des entreprises.

Dans le secteur public, l’application sera encadrée par les textes réglementaires et les décisions administratives, sans exclure des ajustements selon les catégories professionnelles et les grades.

Le dispositif prévoit également que ces hausses s’appliquent à l’ensemble des entreprises, indépendamment de leur situation financière, avec une obligation d’exécution une fois les textes officiels publiés.

Soutien au pouvoir d’achat

Au-delà des aspects techniques, ces augmentations salariales s’inscrivent dans une logique de soutien au pouvoir d’achat et de stabilisation sociale. Elles interviennent dans un contexte marqué par des pressions inflationnistes et des attentes élevées des travailleurs.

Le gouvernement présente ce mécanisme comme un outil de régulation sociale, visant à instaurer une certaine visibilité sur l’évolution des revenus à moyen terme, tout en maintenant un équilibre entre contraintes budgétaires et exigences sociales.

Il faut rappeler que le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé lundi 23 mars une réunion au palais de Carthage consacrée notamment à l’application de l’article 15 de la loi de finances 2026, qui prévoit une augmentation progressive des salaires dans les secteurs public et privé et des pensions de retraite.

Toutefois, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une revalorisation salariale qui tienne compte à la fois des contraintes budgétaires de l’État et des aspirations des citoyens à une vie décente.

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