Coopération tuniso-italienne : découverte d’un Capitole et d’une basilique vandale sur le site de Henchir Matria à Teboursouk de la cité antique Numuli
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L’Association Club Photo de Tunis (ACPT) organise sa 9e exposition collective, RÉMANENCES, du 10 au 24 octobre 2026 à l’église Sainte-Croix de Tunis. L’exposition réunit plus de 70 œuvres de 23 photographes autour du thème « Durabilité & Responsabilité ».
À travers cette exposition, l’ACPT propose d’aborder la durabilité au-delà des seules questions environnementales. Les photographes s’intéressent aux traces laissées par les activités humaines, aux transformations des territoires, aux ressources naturelles, au vivant, mais aussi aux pratiques et aux savoir-faire transmis d’une génération à l’autre.
Le titre RÉMANENCES renvoie à ce qui demeure après le passage : une trace inscrite dans les paysages, les territoires, les gestes ou la mémoire. Les œuvres présentées proposent ainsi des regards différents sur ce que les sociétés préservent, transforment ou transmettent.
L’exposition réunit Aicha Bouaziz, Ala Din Zemzmi, Amel Belkhoudja, Anis Krabaa, Asma Ben Gharbi, Atef Ouni, Aziz Boutrif, Cheima Fezzani, Dalila Yacoubi, Domenico Fascano, Foued Dhouafli, Houssem Ben Othmen, Imen Karray, Kaouther Bedoui, Khaled Kanzari, Khaoula Heni, Marouan Ben Amara, Mohamed Ben Othmen, Mohamed Menzli, Noomen Daoued, Sofiene Reguigui, Soumaya Boulati et Slim Sassi.
Leurs photographies abordent la durabilité sous des angles variés, entre observation des fragilités, relations entre l’être humain et son environnement, mémoire des territoires et transmission des pratiques. L’ACPT entend ainsi privilégier la diversité des regards plutôt qu’une lecture unique du thème.
Fondé à Tunis en 2010 avant de devenir une association en 2012, le Club Photo de Tunis œuvre depuis seize ans à la promotion de la photographie à travers des formations, des sorties, des rencontres, des concours et des projets collectifs.
Avec RÉMANENCES, l’association poursuit cette démarche en faisant de la photographie un espace de réflexion sur le présent et sur ce qui pourrait en subsister.
Le vernissage est prévu le samedi 10 octobre à partir de 16h30 à l’église Sainte-Croix de Tunis. L’exposition sera accessible jusqu’au 24 octobre 2026.
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L’exposition photo « Petit Pays je t’aime beaucoup » est de retour du 22 au 25 octobre à Djerba. Cette exposition prend désormais l’envergure d’un événement qui conjugue les œuvres des photographes avec une plongée dans le patrimoine.
En effet, les participants à cet événement au départ de Tunis pourront découvrir plusieurs aspects du patrimoine djerbien à travers des visites dans des musées, des mosquées et des huileries.
Des activités liées au patrimoine culinaire sont également au programme. De plus, un concert live à la marina de Houmt-Souk ajoutera une touche festive finale à cet itinéraire culturel de quatre jours.
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Le guitariste flamenco Dani de Moròn sera le 10 octobre à 15h sur la scène des Journées Musicales de Carthage pour un concert qui aura lieu au Théâtre des jeunes créateurs à la Cité de la culture.
L’Ambassade d’Espagne en Tunisie poursuit ainsi sa collaboration avec les Journées Musicales de Carthage, véritable espace de rencontre entre les scènes musicales tunisienne, méditerranéenne, arabe, africaine et européenne. Cette participation espagnole bénéficie également du soutien de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, renforçant ainsi les échanges culturels et les liens entre les scènes européennes et tunisiennes.
Dani de Morón est l’un des guitaristes flamencos les plus reconnus et influents de sa génération. Originaire de Morón de la Frontera, l’un des hauts lieux de la tradition de la guitare flamenca, Dani de Morón s’est formé dans l’entourage de Matilde Coral.
Il a depuis développé une remarquable carrière aux côtés de grandes figures du flamenco telles que José Mercé, Antonio Canales, Concha Buika et Patricia Guerrero, et a notamment accompagné Paco de Lucía lors de sa tournée Cositas Buenas, une expérience qui a contribué à renforcer sa projection internationale.
Lauréat de deux Giraldillos de la Bienal de Flamenco de Sevilla et nommé aux Latin Grammy Awards 2018 dans la catégorie « Meilleur album de flamenco » pour 21, Dani de Morón développe un langage musical personnel, à la croisée de la tradition flamenca, du jazz et des musiques du monde.
Son concert à Tunis sera l’occasion de découvrir une guitare flamenca à la fois profondément enracinée dans sa tradition et ouverte à de nouveaux horizons musicaux.
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Une campagne de fouilles archéologiques menée sur le site de Henchir El Materia, au nord de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, a permis d’étudier plusieurs composantes de l’ancienne cité de Numluli. Les travaux, réalisés dans le cadre d’une coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Sassari en Italie, se sont déroulés du 6 septembre au 4 octobre 2026.
Des chercheurs et des étudiants de différents niveaux ont participé aux travaux, consacrés notamment à l’étude et à la valorisation de deux secteurs majeurs de la cité antique.
Le premier secteur comprend le Capitole de Numluli, un édifice religieux dont la construction remonte à l’année 170 après J.-C., durant la période romaine.
Les fouilles ont notamment porté sur les éléments de la place publique ainsi que sur une fontaine. Les archéologues ont également mis au jour plusieurs éléments architecturaux et décoratifs associés au temple, parmi lesquels des chapiteaux, des colonnes, des motifs géométriques et des fragments de statues.
Ces vestiges apportent des éléments supplémentaires sur l’organisation de l’espace monumental et public de Numluli durant la période romaine.
Le second secteur exploré correspond à une église construite au milieu du Ve siècle, durant la période vandale. Le complexe comprend notamment des espaces funéraires associés à des notables chrétiens, différentes pièces ainsi que des structures de délimitation.
Les fouilles ont également permis d’étudier des jarres funéraires et de grandes jarres installées verticalement, utilisées pour le stockage des provisions. Des pavements en mosaïque, présentés comme particulièrement remarquables, ont aussi été identifiés.
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L’ensemble de ces découvertes permet d’approfondir la connaissance de Numluli durant l’Antiquité tardive, en documentant à la fois ses espaces religieux et funéraires, mais aussi certains aspects de la vie quotidienne et des pratiques de stockage dans la cité.
La campagne s’inscrit ainsi dans le cadre de la coopération archéologique entre la Tunisie et l’Italie et contribue à la documentation scientifique et à la valorisation du patrimoine archéologique de la région de Béja.
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