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Rentrée scolaire : plus de 672 millions de dinars consacrés à la rénovation et à l’équipement des établissements éducatifs

Von: tmps
05. September 2026 um 09:45

Le directeur général des bâtiments et de l’équipement au ministère de l’éducation Anis Kouki a souligné, vendredi, que la valeur des investissements réalisés pour la réhabilitation de l’infrastructure scolaire et l’équipement des établissements éducatifs, dans le cadre de la préparation de la rentrée scolaire 2026-2027, a dépassé 672 millions de dinars avec une augmentation d’environ 40 millions de dinars par rapport à l’année scolaire précédente.

Kouki a précisé, au cours d’une cérémonie de distribution d’équipements scolaires et de mobilier aux différents commissariats régionaux de l’éducation, que ces investissements sont répartis entre la création de nouveaux établissements éducatifs, l’extension des établissements existants et l’acquisition des équipements nécessaires.

Il a indiqué que le programme de préparation pour la rentrée scolaire comprend la création de 23 nouveaux établissements éducatifs, dont deux établissements liés au programme de la « deuxième chance » dans les villes de Béja et Nabeul, ainsi qu’un complexe sportif à Kairouan, en plus de la création d’environ 300 salles de classe moyennant un coût de plus de 150 millions de dinars.

Le directeur général des bâtiments et de l’équipement au ministère de l’éducation a ajouté que, plus de 1200 interventions ont été réalisées dans le cadre des différents programmes de rénovation des établissements éducatifs, avec une enveloppe estimée à environ 400 millions de dinars.

Dans ce contexte, des crédits d’investissement de l’ordre de 68 millions de dinars ont été consacrés à la mise en oeuvre du programme de construction de clôtures et de réhabilitation des clôtures anciennes, dans le but de renforcer la sécurité des élèves et du personnel éducatif et de protéger les établissements éducatifs.

Kouki a relevé que le ministère de l’éducation a acquis près de 100 mille bancs tables avec un coût total de plus de 33 millions de dinars, pour couvrir les besoins de plus de 6300 salles de classe, outre l’équipement des classes préparatoires et des établissements scolaires dans les différents cycles scolaires.

Les préparatifs ont englobé également l’acquisition de plus de 3000 photocopieuses pour les établissements éducatifs d’une valeur de plus de 15 millions de dinars, ainsi que le renforcement des établissements avec des équipements informatiques et l’équipement des laboratoires éducatifs à différents niveaux, afin de contribuer à l’amélioration des conditions d’étude et à soutenir les établissements existants.

Concernant le renforcement de la sécurité des établissements éducatifs, Anis Kouki a précisé que le ministère de l’éducation poursuit la mise en oeuvre d’un programme visant à renforcer la protection des établissements et à sécuriser leur environnement, à travers l’installation de caméras de surveillance dans 2000 écoles primaires, dans le cadre des préparatifs pour la rentrée scolaire 2026-2027.

 

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Universités jordaniennes : 45 places d’études ouvertes aux étudiants tunisiens

Von: tmps
05. September 2026 um 09:05

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé l’ouverture, à partir de demain samedi 5 septembre 2026, des candidatures au profit des étudiants tunisiens résidant en Jordanie et dans les pays du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCG), pour bénéficier de 45 places d’études dans les établissements universitaires publics jordaniens au titre de l’année universitaire 2026-2027, dans le cadre du programme d’échanges d’étudiants avec le ministère jordanien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Les candidatures, qui seront ouvertes jusqu’au 10 septembre 2026, concernent les étudiants résidant aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, en Arabie saoudite, au Sultanat d’Oman, au Qatar et au Koweït. La priorité sera accordée aux étudiants tunisiens résidant en Jordanie.

Il s’agit de 30 places au niveau du Bachelor, avec une bourse, dans des spécialités médicales, paramédicales et autres, et 15 places au niveau des études supérieures, sans bourse, selon la Direction générale de la coopération internationale du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Pour le niveau Bachelor , le candidat doit être titulaire du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent obtenu en 2025 ou 2026, et remplir les conditions d’admission fixées par le ministère jordanien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour l’année universitaire 2026-2027 et applicables aux étudiants non jordaniens.

Les titulaires du diplôme d’enseignement secondaire saoudien doivent, quant à eux, accomplir les procédures d’équivalence de leur diplôme auprès du ministère jordanien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avant de présenter leur candidature. Les candidatures doivent être déposées exclusivement au moyen du formulaire électronique prévu à cet effet.

Les candidats doivent classer leurs choix par ordre de priorité et inscrire au moins quatre choix, tout en indiquant leur moyenne générale en pourcentage et en renseignant leurs coordonnées, notamment leur numéro WhatsApp et leur adresse électronique.

Les dossiers de candidature seront classés selon les critères du mérite et de l’excellence académique. Les places et les bourses restantes seront réparties entre les pays du Conseil de coopération des États arabes du Golfe selon une répartition proportionnelle, après recensement des dossiers remplissant les conditions requises. La part attribuée aux étudiants résidant dans chaque pays sera ainsi proportionnelle au nombre de candidatures acceptées et conformes aux conditions, dans la limite des places et des bourses disponibles.

Le ministère tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique se chargera de recevoir les dossiers de candidature et de les transmettre à l’ambassade de la République tunisienne à Amman. La décision finale concernant l’admission des candidats relève toutefois du ministère jordanien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

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TRIBUNE – De Beijing à nos classes : la Tunisie peut-elle enfin exécuter ce qu’elle signe ?

05. September 2026 um 09:00

Dans la continuité de notre analyse sur la gouvernance macroéconomique du capital humain en Tunisie et les impératifs du Conseil supérieur de l’éducation, la question de la mise en œuvre se pose désormais avec une acuité redoublée.

Du 17 au 22 août 2026, le ministre de l’Éducation était à Beijing, en Chine. A cet effet, il a participé au Global Smart Education Conference, visité des établissements d’enseignement d’avant-garde et signé des accords avec des géants technologiques dont Huawei. Au moment où ces lignes sont écrites, le ministre est de retour en Tunisie. Les protocoles sont paraphés. Les photos ont été prises. Mais la vraie question commence maintenant : que va-t-il se passer dans nos classes ?

 

Du diagnostic à l’institutionnalisation : en finir avec onze ans d’immobilisme

Le pays n’attend plus de constats. Comme le rappelait récemment l’Association tunisienne des parents et des élèves, la priorité absolue que l’on est en droit d’attendre des instances décisionnelles n’est pas un énième rapport d’intention, mais l’institutionnalisation effective de la réforme et la refonte d’un cadre juridique hérité qui s’essouffle. L’école publique tunisienne souffre d’un mal profond : elle a cessé d’être ce garant universel de la gratuité, de l’équité et de l’égalité des chances.

Pendant que les ministères s’enlisent dans des cycles de réformes proclamées depuis plus de onze ans sans qu’aucun progrès mesurable ne soit enregistré – laissant l’édifice figé dans son immobilisme -, la mise en œuvre se heurte toujours au même mur.

La Chine, elle, a mis trente ans à construire ce que le ministre a visité en cinq jours. Elle a commencé par former ses enseignants avant d’acheter des tableaux numériques. Elle a conçu ses propres contenus pédagogiques avant d’installer des applications. Elle a produit ses propres données sur les apprentissages avant d’alimenter ses algorithmes.

Ce n’est pas un hasard si la Chine est aujourd’hui le premier pays au monde en nombre d’élèves utilisant des outils d’intelligence artificielle dans leur apprentissage quotidien. C’est le résultat d’une décision prise il y a une génération : traiter l’éducation non pas comme un service administratif à gérer, mais comme un investissement stratégique à piloter par les résultats. La Tunisie, de son côté, accumule les protocoles internationaux. Le problème n’est pas l’absence de partenaires — c’est l’absence de capacité à transformer les signatures en réalités de terrain.

 

L’intelligence artificielle dans nos écoles – de quoi parle-t-on vraiment ?

Quand on parle d’intelligence artificielle dans l’éducation, on ne parle pas de robots dans les classes. On parle d’outils concrets et accessibles : un programme informatique qui détecte qu’un élève en difficulté a besoin d’exercices adaptés à son niveau, plutôt que de le laisser décrocher en silence ; un système qui aide un enseignant surchargé à identifier les lacunes de sa classe sans qu’il ait à tout corriger manuellement chaque soir.

Ces outils existent. Ils fonctionnent. Ils sont utilisés au Maroc, en Égypte, en Arabie Saoudite et — massivement — en Chine. Ce qu’ils exigent n’est pas un budget faramineux, mais trois exigences fondamentales : des enseignants formés à la pédagogie numérique, des connexions internet stables dans les établissements et une organisation administrative capable de déployer et d’auditer leur impact.

Sur ces terrains, le chemin reste long. Moins de 30 % des établissements publics disposent d’une connexion internet stable. La formation continue représente une portion congrue du budget et les indicateurs de suivi des apprentissages restent largement collectés à la main, sans centralisation analytique.

 

Le vrai problème : nous excellons à planifier, nous peinons à livrer

La Tunisie n’a pas besoin d’un nouveau rapport. Elle a besoin d’une chose simple et difficile à la fois : exécuter ce qu’elle a déjà décidé en partant des fondamentaux du cycle primaire et en articulant une vision continue.

Cette incapacité chronique à transformer les décisions en réalisations, c’est ce qu’appelle notre cadre d’analyse la dette d’exécution. Elle n’apparaît dans aucun budget, mais son coût est mesurable : chaque année de retard est une cohorte d’élèves qui arrive sur le marché avec des compétences inadaptées.

Le Conseil supérieur de l’éducation et les directions régionales doivent aujourd’hui répondre à une exigence de calendrier : quel est le plan concret, assorti de responsables nommés et de jalons temporels stricts, pour que les accords signés à Beijing produisent un changement observable dans une classe de Médenine ou de Jendouba d’ici 2027 ?

 

Ce que le partenariat avec Huawei doit – et ne doit pas – être

Huawei est un fournisseur de technologie, pas un réformateur de système éducatif. Un partenariat technologique peut fournir des équipements et des plateformes, mais il ne peut pas, à lui seul, former les maîtres à la pédagogie différenciée ni insuffler une culture de la performance.

Le risque, si l’on n’y prend garde, est le « vernis numérique » : des tablettes et des tableaux interactifs installés dans des classes où les enseignants n’ont pas été préparés, pour un coût public élevé qui ne change rien à la substance des apprentissages.

 

La vraie mesure du succès

Dans dix-huit mois, le succès de la visite ministérielle ne se mesurera pas au nombre de protocoles paraphés. Il se mesurera à des faits : combien d’élèves bénéficient d’un apprentissage adaptatif ? Combien d’enseignants ont reçu une formation réelle ?

Ce sont ces indicateurs d’exécution qui diront si Beijing fut un tournant ou une escale de plus dans la longue liste des voyages officiels sans lendemain.

Le matériel vient de Chine. L’exécution, elle, doit venir de nous.

 

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Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

 

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Rentrée scolaire : les préparatifs vont bon train, assure le ministre de l’Éducation

Von: tmps
05. September 2026 um 08:12

Le ministre de l’Éducation, Nourredine Nouri, a souligné, vendredi, que les préparatifs de la nouvelle rentrée scolaire 2026-2027 vont bon train afin de garantir les meilleures conditions pour la reprise des cours.

Supervisant, à Ben Arous, la distribution des équipements et du mobilier scolaires, des photocopieurs et du matériel informatique aux différentes directions régionales de l’éducation, le ministre a indiqué que vingt-trois établissements éducatifs ont été créés dans le cadre de ces préparatifs, faisant remarquer qu’ils ouvriront leurs portes les 14 et 15 septembre courant.

Ces établissements comprennent notamment un complexe sportif éducatif à Kairouan et deux écoles de la deuxième chance à Béja et à Nabeul, a-t-il précisé, ajoutant que près de 300 nouveaux espaces, dont des salles de cours et des salles spécialisées, ont été aménagés.

Nouri a, par ailleurs, fait savoir que les interventions ont porté sur la réhabilitation des écoles et la reconstruction des clôtures des établissements éducatifs menaçant ruine, et ce, dans l’objectif de garantir la sécurité des élèves et du cadre éducatif.

Selon lui, ces interventions, au nombre d’environ 1200, avancent à un rythme satisfaisant, assurant qu’une partie des travaux ayant déjà été achevée, tandis qu’une autre est encore en cours.

Les travaux relatifs au reste des interventions programmées démarreront prochainement, a-t-il ajouté.

Il a, dans ce contexte, indiqué que la distribution de 100 mille tables-bancs est actuellement en cours, dans le but de renouveler les équipements scolaires qui se sont détériorés au fil des années dans les établissements éducatifs, rappelant que le ministère a entamé, depuis l’année dernière, le renouvellement d’une grande partie des équipements, notamment les tables-bancs et les bureaux des enseignants.

D’autre part, le ministre a indiqué que des équipements destinés aux classes préparatoires ont été fournis afin de garantir un environnement favorable aux enfants de l’enseignement préscolaire.

Il a ajouté que le ministère ambitionne de doter toutes les écoles primaires de classes préparatoires disposant d’espaces modernes dédiés aux jeux, aux activités d’animation et aux activités éducatives. L’objectif étant de permettre à l’enfant de grandir dans des conditions favorables à l’apprentissage des valeurs de citoyenneté.

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