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Naufrage d’une embarcation de migrants à Zarzis : Le parquet ouvre une enquête judiciaire

22. August 2026 um 15:43

Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite du naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large des côtes de Zarzis.

Le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le général de brigade Houssem Eddine Jebabli, a confirmé samedi 22 août 2026 que l’enquête a été ouverte, sur autorisation du ministère public, pour des faits liés au franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné la mort.

Les opérations de recherche se poursuivent

Cette procédure judiciaire intervient alors que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les personnes portées disparues après le naufrage.

Selon Houssem Eddine Jebabli, d’importants moyens ont été mobilisés dans le cadre de ces recherches. Les unités maritimes côtières et les unités navales au large participent aux opérations, en coordination avec la Marine nationale.

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Un hélicoptère a également été mobilisé afin de renforcer les opérations de recherche et de sauvetage et d’élargir la zone de ratissage.

Etablir les circonstances précises du naufrage

Les recherches se poursuivent donc en mer pour retrouver les disparus, tandis que l’enquête judiciaire devra permettre d’établir les circonstances précises du naufrage et d’identifier les éventuelles responsabilités dans cette nouvelle tragédie liée à la migration irrégulière.

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Afrique du Sud : l’ex-champion du monde Zolani Tete assassiné

22. August 2026 um 13:36

La police et le ministre des Sports d’Afrique du Sud ont annoncé que l’ancien champion du monde de boxe Zolani « Last Born » Tete a été tué par balle devant son domicile, dans la province du Cap-Oriental, hier, vendredi 21 août 2026.

Tete (38 ans) était sur le chemin de son domicile, dans la localité de Mdantsane, lorsque deux hommes armés et masqués sont descendus d’une voiture et ont ouvert le feu sur lui. Le ministre des Sports, Gayton McKenzie, a déclaré dans un communiqué : « Je ne spéculerai pas sur l’identité de l’auteur des faits ni sur les motifs de cet acte. » La mort de Tete devrait de nouveau attirer l’attention sur les crimes violents en Afrique du Sud, un pays qui continue d’enregistrer l’un des taux d’homicides les plus élevés au monde, malgré un recul récent de nombreux crimes de ce type.

Une femme (27 ans) qui accompagnait Tete a été touchée par plusieurs balles et a été transportée à l’hôpital. La police a ouvert une enquête, et le mobile de l’attaque reste à ce stade inconnu. Tete avait remporté le titre de champion du monde des poids coq (jeunes) de la Fédération internationale de boxe (IBF) en 2014, après sa victoire face au Japonais Teiru Kinoshita à Kobe. Il avait ensuite décroché le titre de champion du monde dans la même catégorie de poids auprès de l’Organisation mondiale de boxe (WBO). Tete est également connu à l’échelle internationale pour sa victoire par KO en seulement 11 secondes face à son compatriote sud-africain Siboniso Gonya, à Belfast, en novembre 2017 — la conclusion la plus rapide jamais enregistrée pour un combat de titre mondial.

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Santé des détenus : La Direction générale des prisons dément les accusations et publie ses chiffres

22. August 2026 um 13:16

La Direction générale des prisons et de la rééducation a démenti, samedi 22 août 2026, les informations faisant état d’une dégradation générale de la santé de certains détenus, de négligences médicales ou d’une absence de soins. L’administration pénitentiaire a également communiqué des chiffres sur les consultations hospitalières enregistrées au premier semestre 2026.

Près de 20 800 consultations hospitalières au premier semestre

Le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Hatem Akroute, a indiqué à la TAP que 19 537 consultations médicales de jour avaient été effectuées dans les hôpitaux publics au profit de détenus jusqu’à fin juin 2026.

À celles-ci s’ajoutent 1 236 consultations nocturnes, portant à 20 773 le nombre total de consultations hospitalières rapportées sur cette période.

Ce chiffre correspond au nombre de consultations et non au nombre de détenus pris en charge : une même personne peut avoir bénéficié de plusieurs consultations.

Selon Hatem Akroute, la prise en charge sanitaire en milieu carcéral comprend les examens médicaux, le suivi, les traitements et les analyses nécessaires, ainsi que l’orientation vers les établissements publics spécialisés lorsque l’état du détenu l’exige.

La décision médicale revient aux médecins, selon l’administration

La Direction générale des prisons affirme que les situations sanitaires évoquées récemment sont suivies conformément aux procédures médicales en vigueur.

Son porte-parole précise que les décisions médicales ne sont pas prises sur la base de considérations administratives ou pénales, mais en fonction du diagnostic établi par les professionnels de santé compétents.

L’administration rejette ainsi les informations faisant état de négligences ou d’absence de soins et estime que certaines descriptions diffusées récemment sont susceptibles de donner une image ne correspondant pas à la réalité.

Cette position reste toutefois celle de l’administration pénitentiaire. Les données communiquées à la TAP constituent des chiffres officiels déclarés et ne permettent pas, à elles seules, une évaluation indépendante des conditions sanitaires dans les différents établissements pénitentiaires.

Un nouveau démenti après celui de juillet

Cette intervention n’est pas la première de l’administration pénitentiaire au cours de l’été.

Fin juillet, la Direction générale des prisons avait déjà démenti les informations faisant état d’une détérioration de l’état de santé de certains détenus et d’entraves aux visites, dans un contexte alors marqué par de fortes chaleurs.

La déclaration du 22 août apporte cette fois un élément supplémentaire : des chiffres sur le recours aux hôpitaux publics au cours des six premiers mois de l’année.

La Direction générale des prisons prévient également qu’elle pourrait engager des procédures judiciaires contre toute personne qui diffuserait délibérément des informations qu’elle considère comme fausses ou susceptibles de porter atteinte à la réputation de l’institution pénitentiaire ou de créer la confusion.

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Libye : Washington salue l’accord de Tunis, Al-Menfi tempère

22. August 2026 um 12:41

À peine paraphé à Tunis, l’accord entre représentants de l’Est et de l’Ouest libyens connaît son premier test politique. Alors que Washington y voit une avancée vers des élections nationales, le président du Conseil présidentiel, Mohamed al-Menfi, émet déjà des réserves sur la méthode et la légitimité de certains arrangements.

Cette double réaction illustre la fragilité du compromis obtenu jeudi 20 août dans la capitale tunisienne.

Washington salue une « avancée importante »

Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, a salué les progrès réalisés à Tunis concernant les lois électorales et la Haute Commission nationale électorale (HNEC).

Dans une déclaration relayée par Libya Herald, il les présente comme une étape importante vers un processus crédible susceptible de conduire à des élections nationales réussies.

Washington réaffirme également son soutien à l’émergence d’un exécutif unifié. Mais cet objectif appartient à la feuille de route politique plus large soutenue par les Nations unies et ne figure pas dans le texte paraphé à Tunis.

Celui-ci porte sur deux dossiers précis : la formation du conseil de la HNEC et l’amendement du cadre juridique régissant les élections présidentielle et législatives.

Selon la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), les participants doivent poursuivre leurs consultations en Libye afin de définir les modalités d’application de l’accord.

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Al-Menfi critique déjà la méthode

À Tripoli, Mohamed al-Menfi s’est montré beaucoup plus réservé.

Dans des déclarations reprises par Anadolu, le président du Conseil présidentiel critique le manque de transparence entourant certains arrangements et insiste sur la nécessité de respecter les références constitutionnelles et les compétences des institutions libyennes.

Il met notamment en garde contre des décisions concernant les institutions souveraines, dont la HNEC, qui pourraient reposer sur des compétences juridiquement contestables.

Al-Menfi estime que la Libye n’a pas besoin d’arrangements susceptibles de reproduire les divisions existantes ou de devenir un nouveau partage des postes et de l’influence.

Il ne rejette toutefois pas explicitement l’ensemble du processus. Ses réserves portent surtout sur la méthode, sa base juridique et les conditions de mise en œuvre du compromis.

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Tunis, point de départ et non point d’arrivée

L’accord de Tunis ne constitue donc pas un règlement de la crise libyenne. Il tente d’abord de lever deux obstacles au processus électoral, bloqué depuis l’échec du scrutin prévu en décembre 2021.

Le contraste entre Washington et Al-Menfi donne surtout un aperçu des difficultés à venir.

Pour les États-Unis, Tunis ouvre une nouvelle voie vers les élections. En Libye, le compromis devra encore convaincre les institutions et les acteurs qui n’ont pas directement participé à sa rédaction.

La Tunisie aura ainsi accueilli une étape diplomatique significative. Mais le véritable test commence désormais en Libye : transformer un compromis sur les règles du jeu électoral en mécanisme suffisamment légitime pour être réellement appliqué.

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Huile d’olive tunisienne en Espagne : Une percée commerciale qui inquiète Madrid

22. August 2026 um 12:04

Portée par une récolte exceptionnelle et des prix compétitifs, l’huile d’olive tunisienne s’impose de plus en plus sur le marché espagnol, devenu son premier débouché. Une progression qui commence à susciter une réaction politique chez les producteurs ibériques, qui réclament des mesures de protection.

Une razzia tunisienne sur les importations espagnoles

Selon les dernières données du ministère espagnol de l’Agriculture (MAPA), citées par l’agence EFE, les importations espagnoles d’huile d’olive en provenance de pays extérieurs à l’Union européenne ont bondi de 83,9 % entre janvier et mai 2026, pour atteindre 73.400 tonnes. Toutes origines confondues, l’Espagne a importé 115.300 tonnes d’huile d’olive sur cette période, soit 27,5 % de plus qu’un an auparavant.

Interrogé par EFE, Rafael Pico, directeur général de l’Association espagnole de l’industrie et du commerce exportateur de l’huile d’olive (Asoliva), explique cette hausse par une production nationale inférieure aux attentes — 1,3 million de tonnes depuis octobre, en recul de 8,5 % — et par des écarts de prix marqués entre producteurs méditerranéens. Il cite explicitement la Tunisie, qui a bénéficié d’une récolte abondante et de prix « sensiblement inférieurs » à ceux pratiqués en Espagne et dans le reste de l’Europe.

Cette envolée intervient alors que la Tunisie vit une campagne d’exportation exceptionnelle. Selon l’ONAGRI, ses ventes à l’étranger ont atteint 368.000 tonnes à fin juillet 2026, en hausse de 55,3 % sur un an. L’Espagne est désormais le premier client de l’huile tunisienne, avec 32,1 % des volumes exportés, devant l’Italie (20 %) et les États-Unis (19,2 %).

Lire aussi: Huile d’olive tunisienne : Les exportations dépassent 4,3 milliards de dinars avec une forte hausse des recettes

Un marché stratégique, mais politiquement sensible

Cette présence tunisienne croissante ne passe pas inaperçue auprès des producteurs espagnols. L’organisation agricole COAG réclame depuis plusieurs semaines l’activation des clauses de sauvegarde prévues par l’accord euro-méditerranéen UE-Tunisie, afin de bloquer les entrées d’huile tunisienne au-delà du contingent préférentiel. Ce contingent autorise chaque année l’entrée sans droits de douane de 56.700 tonnes d’huile tunisienne dans l’Union européenne.

Lire aussi: Huile d’olive tunisienne : Bruxelles refuse d’augmenter les quotas sous pression italienne

Pour la COAG, l’afflux d’huile à bas prix a contribué à l’effondrement des cours payés aux producteurs espagnols : l’huile d’olive extra vierge se négocie aujourd’hui autour de 3,4 euros le litre, contre plus de 4 euros en décembre 2025.

Asoliva défend une lecture différente, estimant que ces importations comblent avant tout le manque de disponibilité locale. L’association rappelle que l’huile importée est soumise aux mêmes contrôles sanitaires et qualitatifs que la production européenne, et dément tout recours aux pesticides sur l’huile tunisienne.

Et pour la Tunisie ?

Pour le secteur oléicole tunisien, l’Espagne représente à la fois une opportunité commerciale majeure et un marché de plus en plus exposé à la pression politique. Près d’un tiers des exportations tunisiennes d’huile d’olive prennent aujourd’hui cette direction — une dépendance qui expose la filière tunisienne aux arbitrages réglementaires européens, comme l’illustre déjà le refus de Bruxelles, plus tôt cette année, d’élargir le contingent tunisien sous la pression des producteurs italiens.

Lire aussi: Huile d’olive : Les agriculteurs andalous pointent du doigt la Tunisie

La question n’est donc plus seulement de savoir combien d’huile la Tunisie peut vendre en Espagne, mais jusqu’où cette progression pourra se poursuivre sans provoquer de nouvelles restrictions commerciales.

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Royaume-Uni : alerte à la salmonelle

22. August 2026 um 10:32

Les autorités sanitaires britanniques recommandent aux enfants de moins de 5 ans, aux personnes de plus de 65 ans, aux femmes enceintes et aux personnes fragiles d’éviter les œufs peu cuits… Une épidémie nationale de salmonellose a déjà fait un mort et contaminé plus de 200 personnes.

Les autorités sanitaires britanniques renforcent leurs recommandations face à une épidémie de salmonellose jugée inhabituellement importante et en progression rapide. La Food Standards Agency (FSA) appelle les personnes les plus vulnérables à éviter les œufs insuffisamment cuits ou coulants (œufs à la coque, le ‘Mraoueb’ de chez nous) lorsqu’elles mangent à l’extérieur, notamment dans les restaurants, cafés et établissements de vente à emporter…

Le conseiller scientifique en chef de la FSA, Ian Young, a précisé que ces personnes pouvaient continuer à consommer des œufs au restaurant à condition qu’ils soient bien cuits. La recommandation vise donc spécifiquement les œufs coulants ou insuffisamment cuits et les préparations qui en contiennent.

Plus de 200 personnes contaminées

L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a déclaré une « épidémie nationale de salmonellose ». Entre le 11 août 2025 et le 1er août 2026, 207 cas ont été recensés et une personne est décédée. Les autorités soupçonnent un lien avec des aliments préparés à partir d’œufs importés, même si les investigations se poursuivent afin d’identifier précisément la source de la contamination.

L’ampleur et la vitesse de progression de l’épidémie ont conduit les autorités à renforcer les appels à la prudence, notamment auprès des groupes les plus fragiles…

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L’OTAN s’invite dans la présidentielle française 2027

22. August 2026 um 10:30

À l’approche de la présidentielle française de 2027, l’OTAN se prépare à un scénario jusqu’ici difficilement envisageable : l’élection d’un président souhaitant réduire fortement, voire rompre, l’engagement de la France dans l’Alliance. Marine Le Pen veut sortir du commandement militaire intégré, tandis que Jean-Luc Mélenchon défend un retrait de l’OTAN.

La prochaine présidentielle française pourrait devenir un rendez-vous majeur pour l’avenir de l’OTAN. Selon l’analyse publiée par Politico le 19 août, l’Alliance s’inquiète désormais de la possibilité qu’un changement de majorité à Paris entraîne une profonde remise en cause de l’engagement militaire français.

L’enjeu est d’autant plus important que cette perspective intervient au moment où les États-Unis réduisent progressivement leur présence militaire en Europe et où les Européens cherchent à renforcer leur autonomie en matière de défense.

Le Pen et Mélenchon, deux scénarios de rupture

Les deux principales hypothèses évoquées présentent toutefois des degrés de rupture différents. Marine Le Pen souhaite retirer la France du commandement militaire intégré de l’OTAN, sans nécessairement quitter l’Alliance elle-même. Cette position rappelle la décision prise par Charles de Gaulle en 1966, lorsque la France avait quitté le commandement intégré tout en restant membre de l’organisation.

Jean-Luc Mélenchon défend une position beaucoup plus radicale : il souhaite que la France quitte l’OTAN. Son projet remettrait donc en cause l’appartenance même de la deuxième puissance militaire européenne à l’Alliance.

Pour l’OTAN, les conséquences seraient concrètes. La France dispose de capacités militaires importantes, notamment en matière de renseignement, de forces navales, de projection et de dissuasion nucléaire. Paris participe également au dispositif de défense du flanc Est. Le déploiement français en Roumanie, notamment, constitue l’un des éléments de la présence militaire de l’Alliance dans cette région. Un retrait ou une réduction de cet engagement obligerait l’OTAN à réorganiser une partie de ses plans opérationnels.

Le problème ne serait donc pas uniquement politique. Il concernerait aussi les structures de commandement, la planification militaire et la disponibilité des forces françaises pour les opérations de l’Alliance.

Que deviendrait l’influence française ?

Une sortie du commandement intégré aurait également une conséquence institutionnelle majeure : la France perdrait une partie de son influence directe sur les décisions militaires de l’OTAN.

Selon l’analyse relayée autour de l’article de Politico, le désengagement de la France pourrait accélérer le déplacement du centre de gravité militaire européen vers l’Allemagne et la Pologne, alors que Paris joue traditionnellement un rôle moteur dans les discussions sur l’autonomie stratégique européenne.

Le paradoxe serait considérable : vouloir récupérer une plus grande souveraineté militaire pourrait conduire la France à perdre une partie de son poids dans les décisions collectives de défense.

Une question nucléaire

La dimension nucléaire rend le scénario encore plus sensible. La France possède la seule force de dissuasion nucléaire indépendante de l’Europe occidentale en dehors du Royaume-Uni — qui est lui-même membre de l’OTAN — et conserve une capacité militaire autonome particulièrement importante.

Un changement de doctrine à Paris ne signifierait pas nécessairement la disparition de la dissuasion française, mais il compliquerait les équilibres stratégiques européens et les discussions sur la protection du continent…

La France défend depuis longtemps l’idée d’une autonomie stratégique européenne. Mais une présidence française hostile à l’OTAN pourrait paradoxalement affaiblir la construction d’une défense européenne commune en créant une nouvelle fracture entre les États favorables au maintien d’un lien étroit avec Washington et ceux souhaitant une plus grande indépendance stratégique…

Pour l’Alliance, l’objectif est désormais de se préparer à toutes les éventualités. Un départ français du commandement intégré serait sans précédent dans le contexte stratégique actuel ; un retrait complet de l’OTAN constituerait une rupture encore plus profonde. La présidentielle française de 2027 pourrait ainsi devenir l’un des principaux tests de cohésion de l’Alliance atlantique.

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Migration : Deux morts et douze disparus après le naufrage au large de Zarzis

22. August 2026 um 07:44

Mise à jour – 23 août 2026

Le bilan du naufrage d’une embarcation partie du sud tunisien à destination de l’Italie s’est alourdi. Deux corps ont été repêchés et un seul survivant est désormais confirmé, tandis que douze personnes restent portées disparues.

Ces nouveaux éléments actualisent les premières informations publiées samedi, qui faisaient état de treize disparus et de deux rescapés.

Deux corps repêchés

Le porte-parole de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli, a indiqué que les opérations de recherche avaient permis de récupérer deux corps. Les dépouilles ont été transférées vers un établissement hospitalier de l’île de Djerba.

Selon les informations communiquées à la TAP et rapportées également par Associated Press, une quinzaine de personnes se trouvaient à bord de l’embarcation.

Le bateau avait pris la mer jeudi depuis le sud-est tunisien. Ses occupants tentaient de rejoindre les côtes italiennes lorsqu’ils ont fait naufrage.

Le bilan communiqué depuis par les autorités permet désormais de préciser les circonstances du drame.

Un seul survivant désormais confirmé

Un seul survivant est à ce stade officiellement confirmé. Il a été retrouvé en mer par un navire commercial alors qu’il portait un gilet de sauvetage.

Son témoignage a notamment permis d’établir qu’environ quinze personnes avaient pris place à bord de l’embarcation.

À la suite de ce sauvetage, les autorités tunisiennes ont renforcé le dispositif destiné à retrouver les autres occupants. Un hélicoptère ainsi que des unités de la Garde maritime ont été mobilisés pour participer aux recherches.

Les opérations se poursuivent et le bilan reste susceptible d’évoluer.

Douze personnes toujours portées disparues

Sur la base des informations actuellement disponibles — une quinzaine de personnes à bord, deux corps retrouvés et un survivant — environ douze personnes restent portées disparues.

Ce chiffre demeure toutefois provisoire tant que le nombre exact de personnes ayant embarqué n’a pas été définitivement établi par les autorités.

Le drame ravive le souvenir du naufrage qui avait profondément marqué Zarzis en 2022. Une embarcation transportant 18 personnes avait alors disparu en mer. L’affaire avait provoqué une importante mobilisation des familles et une controverse autour des opérations de recherche et de l’identification de certaines victimes.

Pour le nouveau naufrage, les recherches se poursuivent au large du sud-est tunisien. La priorité reste de retrouver les personnes encore portées disparues et d’établir un bilan définitif.

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Fortes pluies en Tunisie : Plusieurs régions touchées, des dégâts à Kasserine

22. August 2026 um 07:11

De fortes pluies orageuses ont touché, vendredi 21 août 2026, plusieurs régions du centre et du centre-ouest de la Tunisie. Les images et vidéos diffusées depuis les zones concernées montrent par endroits des précipitations soutenues, de la grêle et d’importants ruissellements.

L’épisode concerne notamment les gouvernorats de Kasserine et Siliana, tandis que l’Institut national de la météorologie (INM) avait annoncé le développement de cellules orageuses sur plusieurs régions du centre du pays.

Des pluies accompagnées de grêle et de vents forts

L’INM confirme que des précipitations ont été enregistrées entre 7h vendredi et 7h ce samedi 22 août. Son bulletin de vigilance, diffusé vendredi à 17h03 et valable jusqu’à samedi à 17h, fait état de cellules orageuses accompagnées de pluies parfois intenses, de chutes de grêle et de rafales pouvant dépasser 70 km/h.

À Siliana, des vidéos diffusées notamment par l’Observatoire tunisien de la météo et du climat ont montré les pluies à Rouhia ainsi que des précipitations accompagnées de grêle dans la délégation de Bargou.

La situation a été plus marquée dans le gouvernorat de Kasserine, où plusieurs localités ont été touchées par les intempéries.

Kasserine parmi les régions les plus touchées

Les pluies et la grêle ont notamment concerné Sbeitla, Hassi El Ferid, Feriana, Foussana et Thala, ainsi que plusieurs secteurs du sud du gouvernorat.

Selon les premières informations rapportées localement, les fortes précipitations ont provoqué des écoulements importants et la montée des eaux dans certains oueds. À Sidi El Harath, dans la délégation de Kasserine Sud, une famille encerclée par les eaux dans son domicile a dû être secourue après les fortes pluies et l’écoulement des oueds, selon une vidéo diffusée par l’Observatoire tunisien de la météo et du climat. La même source fait également état de la mort d’un nombre important de moutons. Voir la vidéo de Sidi El Harath publiée par l’Observatoire

À Bouzguem, des pertes de bétail ont été signalées après les intempéries, tandis que des familles auraient dû quitter temporairement leurs habitations face à la montée des eaux. Des dégâts sur des cultures et notamment des oliviers ont également été rapportés.

Ces éléments constituent encore un premier bilan et devront être précisés par les autorités locales et la Protection civile.

Une vigilance toujours en vigueur

Les conditions météorologiques restent à surveiller ce samedi. L’INM maintient son bulletin de vigilance jusqu’à 17h, en raison du risque associé aux cellules orageuses, aux pluies localement intenses, à la grêle et aux fortes rafales.

L’épisode intervient alors que les autorités tunisiennes viennent justement d’examiner les préparatifs pour la saison des pluies et les risques d’inondation. À ce stade, toutefois, il est trop tôt pour établir un lien entre les dégâts observés vendredi et l’état des opérations de curage ou des infrastructures d’évacuation des eaux : un bilan plus détaillé des zones touchées sera nécessaire.

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