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Grandes écoles françaises : les étudiants de l’IPEST parmi l’élite

22. Juni 2026 um 12:19

Soixante-dix étudiants de l’Institut préparatoire aux études scientifiques et techniques de Tunis  (IPEST) ont décroché leur billet pour les épreuves orales du concours CentraleSupélec. C’est l’un des chiffres marquants qui ressortent du bilan des concours d’entrée aux Grandes écoles d’ingénieurs françaises pour la promotion 2026 de l’IPEST, qui compte 87 élèves au total.

Les admissibilités couvrent plusieurs concours distincts. Neuf candidats de l’établissement tunisois ont passé avec succès les écrits de l’École polytechnique, deux ont franchi la même barre à l’ENS Paris-Saclay et un à l’ESPCI Paris. Par ailleurs, 36 élèves sont qualifiés pour les oraux du concours Mines-Ponts.

La lecture de ces données appelle une réserve méthodologique : un même étudiant pouvant se présenter à plusieurs concours en parallèle, ces chiffres se superposent partiellement. Ils ne s’additionnent pas pour former un total brut, mais illustrent la capacité d’une partie de la promotion à se maintenir simultanément sur plusieurs tableaux de qualification.

L’oral, étape décisive encore à franchir

Obtenir son admissibilité constitue une condition nécessaire, non suffisante. Le candidat a démontré ses aptitudes à l’écrit et se trouve autorisé à comparaître devant les jurys d’oral – mais c’est là que se joue l’intégration effective.

Pour Polytechnique, les épreuves orales se tiennent à Palaiseau au cours du mois de juin. La liste des candidats définitivement admis ne sera rendue publique que le 24 juillet 2026. Les semaines à venir diront donc combien de ces qualifiés franchiront l’ultime seuil.

L’IPEST n’est pas un acteur périphérique de ce système. L’établissement fait partie des sites officiellement retenus pour l’organisation des épreuves écrites du concours de l’École polytechnique, aux côtés des centres français et de quelques implantations à l’international. Cette reconnaissance institutionnelle s’accompagne, d’année en année, d’un flux régulier de diplômés rejoignant les promotions des grandes écoles françaises.

Pour mémoire, les concours concernés donnent accès à un ensemble d’établissements parmi les plus sélectifs de l’enseignement supérieur français. La CentraleSupélec ouvre en 2026 l’accès à une quinzaine de filières ou écoles, dont CentraleSupélec elle-même, les Écoles centrales de Lyon, Lille, Nantes et Méditerranée, Arts et Métiers et l’Institut d’Optique. Polytechnique, l’ENS Paris-Saclay et l’ESPCI Paris occupent quant à elles le sommet de la hiérarchie académique française. Le verdict final des oraux, attendu d’ici la fin juillet, permettra de mesurer le taux de transformation de ces qualifications en intégrations réelles.

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Royaume-Uni : Keir Starmer jette l’éponge

22. Juni 2026 um 11:00

Le Royaume-Uni s’apprête à connaître son sixième Premier ministre en sept ans. En effet, Keir Starmer a officiellement renoncé ce lundi 22 juin à la direction du Parti travailliste. Il a annoncé son retrait depuis le perron du 10 Downing Street. Auparavant, il avait informé le roi Charles III de sa décision dans la matinée.

Keir Starmer est arrivé au pouvoir en juillet 2024. À l’époque, le Labour avait remporté une victoire électorale écrasante. Pourtant, l’ancien avocat spécialisé en droits humains, âgé de 63 ans, a reconnu lundi ne plus être en mesure de porter les couleurs de son camp. Les prochaines élections générales sont attendues en 2029. « J’ai entendu la réponse de mon parti et je l’accepte de bon cœur », a-t-il déclaré, visiblement ému.

Il avait pris la tête du Labour le 4 avril 2020. Il est ensuite devenu Premier ministre le 5 juillet 2024, soit près de deux ans d’exercice du pouvoir. Finalement, il a pris acte d’une perte de confiance interne sans tenter d’en inverser le cours.

Une transition encadrée jusqu’à la rentrée parlementaire

Le départ effectif de Starmer dépend du processus de désignation de son successeur. Le Labour disposant de la majorité aux Communes, son futur dirigeant deviendra mécaniquement Premier ministre. « Le nouveau dirigeant sera en poste avant la reprise des travaux du Parlement en septembre », a-t-il précisé. Il a ajouté qu’il resterait « à son poste jusqu’à la fin du processus de sélection ». Par ailleurs, il s’est engagé à offrir à son successeur « un soutien entier et sans équivoque ».

Le nom d’Andy Burnham circule avec insistance. Il a été élu député le 19 juin dernier. Ce proche du parti, surnommé le « roi du Nord », avait déjà brigué la tête du Labour en 2010, puis en 2015. De plus, sa popularité au sein de l’électorat travailliste est confirmée par un sondage YouGov. Jusqu’ici, toutefois, l’absence de mandat parlementaire lui barrait la route. Or, cette condition est sine qua non pour accéder à la direction du parti et, par conséquent, à la fonction de Premier ministre.

Réactions internationales

Les réactions internationales ont été contrastées. D’un côté, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a salué sur X un bilan positif. Selon elle, « la sécurité européenne et ukrainienne est plus forte » grâce à Starmer. Elle a également estimé qu’« il faut souvent des années à de nombreux dirigeants pour devenir l’homme d’État » qu’il est devenu « en seulement deux ans ». De l’autre côté, Donald Trump avait anticipé dès dimanche la démission du Premier ministre. Certes, il lui a souhaité « le meilleur ». Néanmoins, il avait auparavant jugé qu’il avait « échoué lamentablement ».

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Yves Lacoste et la Tunisie : disparition d’une passion intellectuelle

22. Juni 2026 um 09:16

Le géographe français Yves Lacoste, fondateur de la revue Hérodote et figure pionnière de la géopolitique moderne, est décédé à l’âge de 96 ans.

Spécialiste reconnu du Maghreb, il avait consacré une part importante de ses travaux à la Tunisie, à l’Algérie et au Maroc, notamment à travers son ouvrage L’Afrique du Nord : Histoire et Géographie du Maghreb. Sa réflexion était notamment nourrie par la pensée d’Ibn Khaldoun.

Engagé dès ses débuts contre le colonialisme et contre l’instrumentalisation martiale de la géographie, il avait défendu tout au long de sa carrière une approche géopolitique ancrée dans le terrain et les réalités sociales.

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Mobilité des talents : l’UTICA défend un partenariat structuré

22. Juni 2026 um 08:28

Mettre fin au flou juridique qui entoure les transferts de compétences entre les rives nord et sud de la Méditerranée : c’est l’ambition portée par l’organisation patronale tunisienne (UTICA) lors d’une rencontre internationale qui s’est tenue en Italie à la mi-juin.

Réuni les 18 et 19 juin à Turin dans le cadre du projet « Thamm Plus », un atelier de dialogue a rassemblé des fédérations d’employeurs d’Afrique du Nord et de l’Union européenne, aux côtés de délégués de l’Organisation internationale du Travail et de la Commission européenne. L’enjeu : définir des voies concrètes pour structurer la circulation des travailleurs qualifiés à travers la Méditerranée.

Au nom de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Radhi Chelly, membre de son bureau exécutif, a défendu une approche fondée sur des traités intergouvernementaux dont l’exécution serait confiée à des opérateurs privés maîtrisant les métiers du placement éthique et de la qualification professionnelle. Cette architecture institutionnelle, a-t-il plaidé, constituerait le socle d’une mobilité à la fois organisée et réversible.

Le représentant tunisien a également insisté sur le rôle que les fédérations patronales ont vocation à jouer dans ce dispositif : concevoir des cursus de formation en commun, calibrés sur les tensions qui s’exercent sur certains segments du marché du travail, et faciliter la mise en relation entre offre et demande d’emploi dans le respect des standards du travail décent.

Il a par ailleurs rappelé que de tels mécanismes contribueraient à assécher les filières de recrutement clandestines et à endiguer la traite des personnes.

Au-delà des seules questions de mobilité, Radhi Chelly a plaidé pour un rapprochement plus large entre les organisations représentatives du monde économique des deux côtés de la Méditerranée, en matière d’investissement et de commerce, dans une perspective de croissance partagée.

L’UTICA avait dépêché à Turin une délégation de quatre membres : outre Radhi Chelly, Adel Manaa et Abdelfatteh Brahem, issus respectivement des filières de l’électronique et du bâtiment, ainsi que Narjess Bouasker, représentante de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie.

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