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Le pari de Zied Bacha : un livre, une plateforme, et une génération à former

12. Juni 2026 um 20:12

À l’occasion du lancement officiel de son ouvrage Se transformer et réussir dans un monde qui change, édité à compte d’auteur, l’événement s’est tenu à la FNAC pour cette première rencontre avec son public, le 12 juin 2026. Fondateur de Clevory et de TED University, l’entrepreneur tunisien y expose une conviction chevillée au corps : le changement collectif ne peut advenir que si chaque individu accepte, d’abord, de se transformer lui-même, et le livre, à ses yeux, est déjà cet acte.

L’idée du livre est née d’une frustration fondatrice. Dans le cadre de ses activités, Zied Bacha cherchait des personnes capables de porter un message, de communiquer avec clarté et conviction ce qu’elles souhaitaient transmettre, notamment dans le domaine technologique. Il n’en trouvait pas, ou trop peu, et c’est de cette insuffisance qu’est née l’envie d’écrire : rassembler en un seul ouvrage, dans une langue accessible, tout ce qu’il avait lui-même appris, lu et expérimenté, pour que le plus grand nombre puisse vraiment se l’approprier.

L’entrepreneur reconnaît que la question revenait sans cesse, portée par ceux qui l’entouraient, jusqu’au jour où il a décidé de s’y atteler véritablement. Il a commencé à réfléchir aux problèmes de l’économie numérique, avec l’envie d’en faire la matière d’un ouvrage.

Un livre en deux parties : soi, puis le monde

Le livre s’articule en deux grandes parties qui se répondent : l’une tournée vers soi, l’autre vers le monde. La première traite de la transformation intérieure (se changer soi-même, progresser, agir avec intention et méthode). Le fondateur de Clevory insiste : tout changement durable commence de l’intérieur, et celui qui n’en est pas convaincu ne peut rien transformer autour de lui. L’entrepreneur évoque la nécessité de se fixer des objectifs clairs, de les poursuivre avec rigueur, et de comprendre que le pays ne se transforme que si les individus qui le composent choisissent de coopérer, de s’engager, de mettre la main à la pâte.

La seconde partie aborde les grandes mutations du monde contemporain : transitions technologiques, démographiques, géopolitiques. Le spécialiste de la transformation des compétences a veillé à ce que ces sujets, souvent perçus comme réservés à des initiés, soient restitués dans une langue que chacun peut s’approprier, des plus jeunes aux plus âgés. Zied Bacha mentionne d’ailleurs avec fierté que ses propres enfants ont lu l’ouvrage, et que leurs réactions ont confirmé sa clarté. Mais si l’on porte un rêve, un objectif, une ambition véritable, alors il faut chaque matin se lever avec la conscience que la journée représente une opportunité d’agir, même modestement. Car c’est l’accumulation de ces petits gestes quotidiens qui rend possible, à terme, une contribution plus large à sa communauté, à son pays.

Une initiative solidaire autour du livre

L’ouvrage ne se limite pas à sa dimension éditoriale. Zied Bacha a construit autour de lui un écosystème d’engagement collectif. L’entrepreneur a créé un site web dédié et imaginé une initiative qui invite chaque lecteur à passer à l’action concrète : acheter un exemplaire supplémentaire pour l’offrir, parrainer un atelier ou une formation, ou contribuer selon ses propres moyens (qu’ils soient financiers, techniques ou intellectuels). Convaincu que la participation ne se mesure pas à l’aune des seules ressources financières, il rappelle que certaines personnes détiennent un savoir ou une expertise qu’elles peuvent tout autant mettre au service des autres.

Le fondateur de TED University a également collaboré avec la Fondation tunisienne, qui accompagne de nombreuses initiatives locales dans les domaines de la formation et de la certification. Pour autant, même ceux qui ne peuvent contribuer que modestement ont pleinement leur place dans cette dynamique collective.

Changer d’abord, changer ensemble

Ce que l’entrepreneur cherche à démontrer, en définitive, c’est que lire peut être un acte transformateur, à condition de ne pas s’en tenir à la lecture. L’ouvrage est conçu pour changer de mindset, pour passer à l’action, pour éveiller une conscience nouvelle, puis connecter ce que l’on a appris à ce que l’on peut accomplir ensuite. L’auteur plaide pour une logique associative : des individus qui partagent les mêmes objectifs et travaillent de concert, parce que le changement, par définition, rend l’avenir incertain, et que cette incertitude est bien plus facile à traverser à plusieurs. C’est sur un appel à la réciprocité qu’il conclut : se transformer soi-même pour mieux aider les autres à se transformer, élever le niveau de la communauté tout entière, parce que c’est à cette seule condition que le changement devient réel.

L’ouvrage porte également une dimension solidaire explicite. Zied Bacha précise que le livre est intégralement dédié à la formation gratuite des jeunes en recherche d’emploi, afin de les aider à trouver leur place dans un monde en mutation. L’intégralité des bénéfices générés par les ventes est reversée au soutien des jeunes en quête de nouvelles compétences.

Par ailleurs, tout acheteur est invité à s’inscrire sur la plateforme accessible à l’adresse www.ziedbacha.com. Une fois inscrit, chaque membre accède à l’ensemble des activités proposées et rejoint Ignite Privilege Club. La logique qui sous-tend cette démarche est aussi simple que fondatrice : en achetant le livre, le lecteur contribue à aider les autres tout en s’aidant lui-même. Vouloir progresser, c’est commencer par œuvrer pour ceux qui en ont besoin.

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Sotrapil : un dividende de 1,700 dinar par action validé pour 2025

12. Juni 2026 um 16:14

La Société de transport des hydrocarbures par pipelines (Sotrapil SA) a décidé de distribuer un dividende de 1,700 dinar par action au titre de l’exercice 2025, selon une décision de son Assemblée générale ordinaire tenue le 10 juin 2026, portant sur 4 138 200 actions et soumis à la retenue à la source. Le détachement du coupon est fixé au 28 juillet 2026 et le paiement des dividendes au 30 juillet 2026.

L’entreprise a enregistré pour l’exercice 2025 un résultat net de 9,520 millions de dinars, contre 8,934 millions de dinars un an auparavant. Soit une progression de 6,56 %. Son conseil d’administration, réuni le mardi 28 avril 2026, a arrêté les états financiers de la société et proposé la distribution d’un dividende de 1,700 dinar par action.

Le total des produits d’exploitation a atteint 20,229 millions de dinars au titre de l’exercice 2025, contre 18,775 millions de dinars au 31 décembre 2024. Enregistrant ainsi une augmentation de 7,74 %. Cette progression est imputée à la hausse des volumes transportés via les pipelines Bizerte-Radès et JET A1, de même qu’à l’augmentation des autres produits d’exploitation.

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Ridha Zahrouni : « La réussite scolaire n’est plus accessible à tous »

12. Juni 2026 um 15:43

Alors que l’école publique devrait garantir l’égalité des chances, près d’un enfant sur deux quitte aujourd’hui prématurément le système scolaire tunisien. Pour Ridha Zahrouni, président de l’Association tunisienne des parents et des élèves, cette situation résulte de choix éducatifs anciens qui ont progressivement affaibli les exigences scolaires, accentué les inégalités et compromis l’accès de nombreux jeunes à une éducation de qualité.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste maghrébin, le responsable associatif situe l’origine de cette dégradation dans les réformes engagées depuis les années 1990, à commencer par la réforme dite de Charfi en 1991. Avant celle-ci, le système reposait sur une forte sélection, notamment via un concours national à la fin du primaire, garantissant un niveau d’exigence élevé. La réforme a supprimé ce dispositif, instauré la scolarité obligatoire jusqu’à seize ans et mis en place une progression automatique des élèves sans évaluation rigoureuse des acquis.

Les effets de ce changement se sont révélés progressivement. Les lacunes accumulées dès le primaire ont émergé au cycle préparatoire puis au secondaire. Une seconde réforme, connue sous le nom de réforme de Risi et intégrée à la loi d’orientation de 2002 toujours en vigueur, a introduit une pondération de vingt-cinq pour cent de la note annuelle dans le résultat du baccalauréat. Malgré ces ajustements, la tendance générale à la dégradation du niveau scolaire s’est poursuivie, chaque génération d’élèves évoluant dans des conditions plus défavorables que la précédente.

Une école publique fragilisée dans sa mission

Pour Ridha Zahrouni, l’école publique conserve sa forme mais a perdu sa fonction essentielle. Elle ne garantit plus l’égalité des chances ni son rôle de promotion sociale. Les données disponibles sont, selon lui, révélatrices. La moitié des enfants d’une même classe d’âge quitte le système scolaire avant la fin du parcours obligatoire. Le décrochage conduit une part importante de la population à un niveau inférieur à celui du primaire. Seuls douze pour cent des citoyens accèdent à l’enseignement supérieur.

À cela s’ajoute le poids du soutien scolaire privé, estimé à trois milliards de dinars par an. De nombreuses familles contractent des crédits pour financer des cours particuliers. Si ces efforts traduisent une volonté de réussite, ils accentuent les inégalités entre ceux qui peuvent payer et ceux qui n’en ont pas les moyens. La réussite scolaire repose pourtant sur un apprentissage progressif et continu, ce qui explique que plus de soixante-dix pour cent des élèves renoncent aux examens de la sixième et de la neuvième année faute de niveau suffisant. Au baccalauréat, environ sept mille candidats officiellement inscrits ne se présentent pas le jour de l’examen.

Les disparités entre régions illustrent également les déséquilibres du système. Les zones côtières obtiennent de meilleurs résultats relatifs que l’intérieur du pays, mais ces performances restent faibles dans l’absolu. Plus on s’éloigne du littoral, plus les taux de réussite diminuent et le décrochage augmente, traduisant non pas une différence de performance mais une intensité variable de la crise éducative sur l’ensemble du territoire.

Une lecture divergente de la réalité éducative

Le président de l’association insiste sur la nécessité de reconnaître la réalité du problème comme préalable à toute réforme. Selon lui, les écarts d’interprétation sont profonds. Là où il estime le taux de réussite réel inférieur à vingt pour cent, certaines autorités avancent des chiffres proches de cinquante pour cent. Les cours particuliers sont présentés comme le signe d’une ambition familiale, tandis qu’il y voit le symptôme d’un système défaillant. La violence scolaire est attribuée aux familles et la fraude aux élèves, ce qui révèle selon lui deux lectures irréconciliables de la même réalité.

Une réforme à deux temporalités

Notre intervenant distingue ensuite deux niveaux d’action. Le premier concerne la gestion urgente de la situation actuelle. Le second implique une stratégie structurelle visant à corriger durablement les déséquilibres du système et à éviter leur reproduction dans les générations futures.

Pour lui, toute transformation durable doit commencer par le primaire, considéré comme le fondement du redressement. Des données internationales montrent que la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul dès la première année augmente fortement les chances de réussite ultérieures et réduit significativement le risque de décrochage. Chaque dinar investi dans ce niveau d’enseignement génère en outre un rendement économique important pour les familles et pour la société.

Il recommande d’alléger des programmes jugés trop lourds pour l’âge des élèves et de revoir l’organisation du temps scolaire. L’année scolaire, actuellement de trente-trois semaines, pourrait être portée à trente-six ou trente-sept semaines, voire davantage, à l’image de plusieurs systèmes européens où elle atteint jusqu’à quarante semaines. Cet allongement permettrait, selon lui, un gain équivalent à des milliers d’enseignants supplémentaires et à plusieurs centaines d’établissements scolaires.

Le baccalauréat reflète aujourd’hui un système éducatif à plusieurs vitesses. La filière mathématiques, pourtant essentielle pour les débouchés scientifiques et techniques, n’attire plus qu’environ cinq pour cent des candidats. De nombreuses autres orientations sont choisies par défaut, dans une logique d’obtention du diplôme plutôt que de construction d’un parcours professionnel.

Les écarts sont également visibles entre types d’établissements. Les lycées pilotes affichent des taux de réussite très élevés. Les établissements internationaux suivent des standards différents selon leur gestion. La majorité des autres établissements publics connaît une baisse continue du niveau scolaire. Au total, le cumul des décrocheurs et des élèves en difficulté atteint environ quatre-vingt pour cent.

Vers une stratégie éducative globale

Zahrouni plaide enfin pour une politique éducative articulée autour de trois horizons complémentaires. Des mesures immédiates doivent permettre de stabiliser la situation. Des réformes à moyen terme doivent corriger les déséquilibres structurels. Une vision à long terme doit définir le profil du citoyen que le pays souhaite former, en intégrant à la fois les compétences fondamentales et la maîtrise de métiers porteurs adaptés aux besoins de l’économie nationale et du marché international.

Cette orientation implique de valoriser la formation professionnelle, la formation technique et les parcours courts dans l’enseignement supérieur. Elle constitue, selon lui, une condition essentielle pour restaurer la qualité du système éducatif et renforcer son impact sur la société, les familles et les individus.

 

 

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Transport aérien : la Tunisie hors de la liste noire européenne

12. Juni 2026 um 12:17

La Commission européenne a publié la 48e mise à jour de sa Liste de sécurité aérienne de l’UE (ASL), interdisant à 154 compagnies aériennes en provenance de 21 pays de survoler et d’opérer dans l’espace aérien européen pour non-respect des normes de sécurité internationales.

Sur ces 154 transporteurs, 88 sont africains. La majorité des interdictions (126 compagnies de 16 pays) résultent d’un manque de surveillance efficace par les autorités aéronautiques nationales. Six autres compagnies ont été ajoutées individuellement en raison de graves manquements à la sécurité.

Parmi les nouveautés, Air Express Algérie (Algérie) figure sur la liste après des évaluations menées par des experts de l’UE ayant révélé des lacunes importantes dans le respect des normes de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale).

À noter que, malgré les difficultés financières et opérationnelles auxquelles elle est confrontée depuis plusieurs années, la compagnie nationale tunisienne, Tunisair, ne figure pas sur cette liste. Plus largement, aucune compagnie aérienne tunisienne n’est concernée par cette mise à jour de la Liste de sécurité aérienne de l’Union européenne.

Principaux pays concernés en Afrique

Tanzanie : 34 compagnies interdites, dont Air Tanzania (pavillon national).

RD Congo : 13 compagnies.

Soudan : 12 compagnies.

Libye : 10 compagnies.

Angola : sept compagnies.

Congo : cinq compagnies.

D’autres pays sont également touchés : Djibouti (une), Guinée équatoriale (deux), Érythrée (deux), Sao Tomé-et-Principe (une tu), ainsi que l’ensemble des transporteurs certifiés du Liberia et de Sierra Leone.

La décision a été prise à l’unanimité par les experts des États membres réunis du 19 au 21 mai 2026 à Bruxelles au sein du Comité de la sécurité aérienne de l’Union européenne (CSA). Elle s’appuie sur les normes de l’OACI.

Publiée pour la première fois en juin 2006, la Liste de sécurité aérienne de l’UE vise à protéger les passagers européens et à inciter les États à améliorer leurs pratiques de surveillance de la sécurité aérienne. Les interdictions peuvent être levées une fois que les autorités compétentes démontrent le respect des standards internationaux.

 

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SOTUVER fixe une nouvelle date pour son AGO

12. Juni 2026 um 09:36

SOTUVER a annoncé le report de son Assemblée Générale Ordinaire statuant sur l’exercice 2025 au 7 juillet 2026 à 10 heures. Initialement prévue le 16 juin 2026, la réunion a été reprogrammée par décision du Conseil d’Administration réuni le 4 juin 2026.

L’entreprise a enregistré une forte progression de ses résultats financiers en 2025, avec un bénéfice net en hausse de 78 % et des revenus en augmentation de 14 %. Le Conseil d’Administration de SOTUVER, réuni le 22 mai 2026, a arrêté les états financiers individuels de l’exercice 2025.

Le résultat net s’établit à 24,74 millions de dinars contre 13,90 millions de dinars en 2024, soit une hausse de 78 %, principalement portée par les dividendes versés par la filiale SOTUVER GLASS INDUSTRIES. Le chiffre d’affaires de la société a atteint 115,14 millions de dinars en 2025, contre 100,84 millions de dinars un an plus tôt, enregistrant une progression de 14 %.

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