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Carte grise, CNAM, impôts, permis, état civil… voici les services réunis dans une seule application

31. August 2026 um 14:54

Le ministère des Technologies de la communication vient de lancer aujourd’hui, 31 août 2026, la première version de «Khadamet»: une application mobile nationale qui centralise plusieurs services administratifs numériques et permet d’y accéder à distance grâce à l’identité numérique.

L’objectif est simple: éviter de multiplier les plateformes et les déplacements pour effectuer des démarches administratives. L’application propose un accès unifié aux services disponibles en ligne, 24 heures sur 24, avec une authentification basée sur l’identité numérique.

Concrètement, «Khadamet» permet d’abord de consulter les informations personnelles associées à l’identité numérique, notamment le numéro de téléphone, l’adresse e-mail utilisée pour les échanges administratifs et l’adresse de résidence, avec la possibilité de les mettre à jour. L’application donne également accès aux données liées à certains documents administratifs. Les utilisateurs peuvent notamment consulter les informations relatives au permis de conduire et à la carte grise de leur véhicule, mais aussi recevoir des notifications avant l’expiration de certains documents.

Des démarches sociales et fiscales réunies au même endroit

Le volet social couvre notamment plusieurs services liés à la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), au remboursement des frais de soins, ainsi qu’à la carrière professionnelle et aux déclarations auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Sur le plan fiscal, l’application donne accès aux services disponibles en ligne, dont l’achat du timbre de voyage et le paiement de la taxe de circulation.

Les automobilistes disposent également de plusieurs fonctionnalités dédiées: consultation des infractions routières, prise de rendez-vous pour la visite technique et suivi de la validité du contrat d’assurance automobile et du permis de conduire. Autre fonctionnalité importante: «Khadamet» permet de déposer certaines demandes administratives en ligne, d’en suivre l’avancement et de récupérer des documents administratifs électroniques, notamment des documents d’état civil. L’application intègre par ailleurs le paiement électronique de certaines factures ainsi que des frais liés à l’inscription des enfants dans des établissements scolaires et universitaires.

Le ministère précise que de nouveaux services seront ajoutés progressivement. La première version constitue donc davantage un point de départ qu’un catalogue définitif.

 

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Réserves en devises, liquidité et refinancement: ce que montrent les derniers chiffres de la BCT

31. August 2026 um 14:27

La Tunisie dispose de 25,512 milliards de dinars d’avoirs nets en devises, soit l’équivalent de 100 jours d’importation, selon les derniers indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêtés au 28 août 2026. 

À la même date, le compte courant du Trésor s’établit à 1,767 milliard de dinars. Cet indicateur renseigne sur les disponibilités du Trésor auprès de la BCT.

Autre chiffre à surveiller: les billets et monnaies en circulation atteignent 30,220 milliards de dinars. Cette masse de liquidités physiques donne notamment une indication sur l’importance des espèces utilisées dans l’économie tunisienne.

Du côté du financement bancaire, le volume global de refinancement s’élève à 10,292 milliards de dinars. Ce montant correspond aux ressources fournies par la BCT aux banques dans le cadre de ses opérations de refinancement.

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Le Tunisien Hamdi Mbarek rejoint les 21 experts qui conseilleront l’OMS sur les sciences de demain

31. August 2026 um 13:48

Le chercheur tunisien Hamdi Mbarek a été nommé membre du Conseil scientifique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il rejoint ainsi un groupe de 21 scientifiques et experts internationaux chargés d’apporter leur expertise au directeur général de l’OMS sur les grandes évolutions scientifiques et technologiques susceptibles de transformer la santé mondiale.

La nouvelle composition du Conseil a été annoncée par l’OMS le 27 août 2026. Les experts sélectionnés viennent de plusieurs disciplines et régions du monde, avec une attention portée aux domaines qui pourraient fortement influencer les systèmes de santé dans les prochaines années: intelligence artificielle, génomique, biotechnologies, robotique, données de santé et médecine de précision. Hamdi Mbarek apporte notamment son expertise en génomique humaine et des populations, médecine de précision et analyse de données de santé à grande échelle. Il est directeur de la recherche et de l’analyse des données au Qatar Precision Health Institute, au sein de Qatar Foundation, selon son profil officiel publié par l’OMS.

Cette nomination intervient alors que l’exploitation des données génomiques et médicales prend une importance croissante dans la recherche et la médecine. L’objectif est notamment de mieux comprendre les différences entre les populations, d’améliorer la prévention et le diagnostic et, à terme, de développer des approches de santé plus personnalisées.

Pour l’OMS, l’enjeu est aussi de ne pas laisser les avancées scientifiques creuser les écarts entre les populations. La représentation de groupes historiquement moins présents dans les recherches génomiques fait donc partie des questions auxquelles les experts devront être attentifs. Le Conseil scientifique a précisément pour mission d’aider l’OMS à anticiper les évolutions scientifiques, à identifier les innovations susceptibles d’avoir un impact majeur sur la santé et à éclairer les décisions de l’Organisation. Il s’agit d’un rôle consultatif: ses membres ne dirigent pas les politiques de l’OMS, mais fournissent une expertise indépendante au directeur général. Avec cette nomination, Hamdi Mbarek rejoint donc une instance internationale où les sujets comme l’IA, la génomique et la science des données ne sont plus seulement considérés comme des domaines de recherche, mais comme des leviers susceptibles de redéfinir les politiques de santé des prochaines années.

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Ruja Ignatova, la «Cryptoqueen» qui a disparu avec les milliards de OneCoin

31. August 2026 um 13:06

Plus de 4 milliards de dollars levés auprès d’au moins 3,5 millions de victimes, une prétendue cryptomonnaie qui n’en était pas vraiment une et une dirigeante toujours introuvable: près de neuf ans après sa disparition, l’affaire Ruja Ignatova reste l’un des plus spectaculaires scandales de l’histoire des cryptomonnaies.

En 2014, Ignatova cofonde OneCoin en Bulgarie avec Karl Sebastian Greenwood. Le projet est présenté comme une nouvelle monnaie numérique capable de rivaliser avec Bitcoin. Ignatova devient rapidement le visage du projet et se fait appeler la «Cryptoqueen». OneCoin est commercialisé à travers un vaste réseau de marketing multiniveau: les membres sont rémunérés lorsqu’ils recrutent de nouveaux investisseurs et leur vendent des packages permettant d’acquérir des OneCoins.

Le modèle permet à OneCoin de grossir très rapidement. Selon les dossiers judiciaires américains, au moins 3,5 millions de personnes ont investi dans le système et plus de 4 milliards de dollars ont été encaissés entre le quatrième trimestre 2014 et le quatrième trimestre 2016. Les documents du DOJ montrent également que OneCoin aurait enregistré plus de 4 milliards de dollars de ventes sur cette période.

Le discours commercial reposait notamment sur l’existence d’une blockchain. Mais les enquêteurs américains ont établi que OneCoin ne disposait pas d’une véritable blockchain publique et vérifiable comme celles utilisées par les cryptomonnaies légitimes. Plus troublant encore, des documents internes ont montré que certaines pièces attribuées aux membres n’existaient même pas dans le registre interne présenté comme la blockchain de OneCoin. Les dirigeants parlaient eux-mêmes de «fake coins». Le prix du OneCoin n’était pas non plus déterminé par le marché: il était fixé en interne par l’organisation. Le fonctionnement ressemblait donc davantage à un système pyramidal alimenté par le recrutement qu’à un véritable projet technologique. Les autorités américaines ont finalement décrit OneCoin comme une fraudulent cryptocurrency commercialisée à travers un réseau de marketing multiniveau.

Puis, tout s’arrête

Le 12 octobre 2017, Ruja Ignatova est inculpée aux États-Unis pour fraude électronique, fraude en valeurs mobilières et blanchiment d’argent. Un mandat fédéral est délivré contre elle. Treize jours plus tard, le 25 octobre 2017, elle prend un vol commercial entre Sofia et Athènes. Elle arrive en Grèce et disparaît ensuite de la circulation. Depuis, aucune apparition publique confirmée n’a permis de déterminer où elle se trouve. L’enquête ne s’est pourtant pas arrêtée là. Plusieurs membres importants de l’organisation ont été poursuivis. Karl Sebastian Greenwood, cofondateur de OneCoin, a notamment été condamné en 2023 à 20 ans de prison. D’autres responsables ont également été condamnés pour leur participation au blanchiment des fonds issus de la fraude.

En juin 2022, Ignatova a rejoint la liste des Ten Most Wanted Fugitives du FBI. Les enquêteurs estiment qu’elle pourrait voyager avec des gardes armés ou des personnes chargées de sa protection et qu’elle pourrait avoir recours à des changements d’apparence. Le département d’État américain offre jusqu’à 5 millions de dollars pour toute information conduisant à son arrestation ou à sa condamnation.

Et l’affaire est loin d’être juridiquement terminée. En avril 2026, le département américain de la Justice a annoncé le lancement d’un processus d’indemnisation des victimes de OneCoin. Plus de 40 millions de dollars d’actifs confisqués sont actuellement disponibles pour cette procédure. Les personnes ayant acheté des OneCoins entre 2014 et 2019 peuvent, sous certaines conditions, demander une indemnisation.

L’affaire OneCoin laisse surtout une leçon très concrète pour les investisseurs et entrepreneurs: une technologie présentée comme révolutionnaire ne constitue pas, à elle seule, une preuve de valeur. Dans le cas de OneCoin, le marketing, les promesses de rendement et le recrutement ont précédé la vérification de la technologie. Et des millions d’investisseurs en ont payé le prix.

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20 millions de dollars pour les entreprises africaines qui veulent passer au vert. Détails

31. August 2026 um 11:39

Un nouveau financement va renforcer l’accès des entreprises africaines au crédit pour leurs projets liés à l’efficacité énergétique. La société publique suédoise de financement du développement Swedfund va prêter 20 millions de dollars à Africa Go Green Fund (AGG), un fonds panafricain spécialisé dans le financement de projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

L’objectif est surtout de répondre à un problème concret: les entreprises actives dans les technologies et infrastructures vertes ont souvent besoin de financements à plus long terme que ceux proposés par les banques classiques. Le nouvel apport de Swedfund doit permettre à AGG d’accroître les prêts accordés à ces entreprises et de financer davantage de projets dans plusieurs marchés africains.

Le dispositif cible notamment les entreprises et projets actifs dans les bâtiments économes en énergie, la cuisson propre, les transports à faibles émissions, les équipements économes en énergie et l’efficacité énergétique industrielle. Le fonds intervient également dans certaines opportunités liées aux énergies renouvelables. Il ne s’agit donc pas d’une subvention. Africa Go Green Fund propose principalement de la dette à moyen et long terme, mais aussi des financements mezzanine et des garanties. Selon les informations publiées par le fonds, les opérations peuvent atteindre 18 millions de dollars, ou leur équivalent en monnaie locale, avec une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans. Les conditions de prêt varient selon la structure de l’opération et le profil de risque.

Pour une entreprise, l’intérêt est particulièrement important pour les investissements dont les bénéfices financiers apparaissent progressivement: rénovation énergétique d’un bâtiment, renouvellement d’une flotte de véhicules, équipements industriels plus performants ou développement de solutions de cuisson propre.

Un fonds déjà présent dans 17 pays

Africa Go Green Fund n’en est pas à ses premiers financements. Swedfund indique que le fonds a déjà financé près de 30 projets dans 17 pays africains. Il est géré par Cygnum Capital et a été créé avec l’appui de la banque allemande de développement KfW.

Les opérations déjà réalisées donnent une idée des projets susceptibles d’attirer ce type de financement. En juillet 2026, AGG a notamment accordé 10,7 millions de dollars à BioLite pour financer l’achat et la distribution d’au moins 163 500 foyers de cuisson améliorés en Zambie. Le fonds a également financé la mobilité électrique, les bâtiments verts et des infrastructures plus économes en énergie. Son portefeuille comprend notamment des solutions d’équipements efficaces, de cuisson propre, de mobilité électrique et d’immobilier vert.

 

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Gouvernance de l’IA: pénalisée par le brain drain, la Tunisie se classe 10e en Afrique

31. August 2026 um 11:16

Avec un score de 2,12 la Tunisie se positionne au 10e rang de l’African AI Governance Index (AAGI) 2026, un classement qui passe au crible les 55 pays de l’Union africaine en fonction de huit piliers et de 80 indicateurs, des politiques publiques jusqu’à l’éthique en passant par les infrastructures et les talents.

Le pays fait partie des États dotés d’une stratégie nationale d’IA, avec un score de maturité des politiques de 75 sur 100, un indicateur distinct de la note globale de l’indice. Côté formation et recherche, la Tunisie aligne six cursus dédiés à l’IA et au machine learning, environ 20 000 diplômés STEM chaque année, près de 900 publications scientifiques (h-index de 25), quelque 3 000 développeurs spécialisés et 25 startups identifiées dans le secteur.

Des moyens financiers limités

Les moyens financiers restent limités: 0,6% du PIB consacré à la R&D et environ 8 millions de dollars de subventions fléchées vers l’IA. L’indice classe, en particulier, le risque de fuite des compétences en catégorie «critique», avec un score de 63 sur 100, le principal point noir du classement tunisien. En tête du palmarès continental, le Rwanda (3,25) devance le Nigeria (2,81) et le Bénin (2,58); le Maroc pointe à la 5e position avec 2,38.

Pour les investisseurs et porteurs de projets, l’écart entre stratégie et exécution constitue le principal foyer de valeur ajoutée: capital-risque pour retenir les 3 000 développeurs identifiés, incubation des 25 startups recensées et partenariats de formation pour transformer les 20 000 diplômés STEM annuels en vivier durable plutôt qu’en flux vers l’étranger.

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Berd-Attijari Bank: quelles entreprises peuvent profiter des nouveaux financements?

31. August 2026 um 10:10

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) renforce son dispositif de financement des entreprises en Tunisie. Elle porte de 20 à 70 millions d’euros son mécanisme de partage des risques avec Attijari bank Tunisie, soit une capacité supplémentaire de 50 millions d’euros pour soutenir les investissements du secteur privé. En parallèle, une nouvelle enveloppe de 10 millions de dollars, soit environ 8,6 millions d’euros, sera consacrée aux investissements liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les entreprises dont les projets sont éligibles pourront, en plus du financement, bénéficier de subventions financées par le Royaume-Uni via le High-Impact Partnership on Climate Action (HIPCA).

En fait, la nouvelle facilité ESG cible des investissements permettant aux entreprises d’améliorer concrètement leurs performances environnementales et sociales. Parmi les opérations éligibles figurent notamment les équipements destinés à réduire la consommation d’énergie, les installations d’énergies renouvelables et les technologies de réduction des déchets. Le dispositif couvre également des projets liés à la dimension sociale et à la gouvernance: formation des salariés, amélioration des pratiques de travail, gestion des risques ou encore initiatives en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Pour les entreprises, l’intérêt est donc double: accéder à davantage de financement bancaire pour leurs investissements et, pour certains projets répondant aux critères ESG, profiter d’un accompagnement sous forme de subventions. Cette nouvelle opération s’inscrit dans une présence plus large de la Berd en Tunisie. Depuis le début de ses activités dans le pays, l’institution indique dans son communiqué avoir investi plus de 3,1 milliards d’euros dans 97 projets, dont 66% dans le secteur privé.

 

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Corridor ferroviaire Casablanca-Alger-Tunis: l’étude est bouclée, des milliards à mobiliser

31. August 2026 um 09:38

La Banque africaine de développement a publié le 26 juin 2026 le rapport de clôture de son étude de faisabilité sur le corridor ferroviaire transmaghrébin, un axe de 2 350 km reliant Casablanca, Alger et Tunis. Objectif affiché à long terme: ramener le temps de trajet entre les deux extrémités de 48 à 25 heures. Financé à hauteur de 1,7 million de dollars, ce document technique n’engage toutefois aucun financement et ne déclenche pas le chantier: c’est une étape préparatoire, pas un accord de mise en œuvre.

L’étude détaille trois options techniques pour relier Annaba à Jedeida, le segment algéro-tunisien du corridor. Celle retenue: une ligne neuve d’environ 130 km connectant Annaba à Jendouba en passant par El Tarf, avant de rejoindre Jedeida via les rails existants entre Jendouba et Béja. Un choix qui s’appuie sur un acquis concret: la liaison Tunis-Annaba, qui est de nouveau en service depuis août 2024 après des décennies d’arrêt.

Des milliards encore à mobiliser

Le coût total, longtemps chiffré à 3,8 milliards de dollars, avoisine désormais 4 milliards selon le Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA). Plus de 80 représentants de banques, d’investisseurs et de bailleurs internationaux se sont retrouvés à Tunis lors d’une table ronde consacrée au financement, sans qu’aucun engagement concret n’en ressorte. Le cadre institutionnel tripartite, transmis à l’UMA, attend toujours sa validation. Et la frontière maroco-algérienne, fermée depuis 1994, reste l’inconnue politique majeure du dossier.

Pour les acteurs tunisiens de la logistique et du BTP, le scénario retenu sur Annaba-Jendouba dessine un chantier concret à surveiller: appels d’offres d’infrastructure, sous-traitance ferroviaire et opportunités pour les PME du Nord-Ouest, dès que les financements suivront l’étude.

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Diamants: ces deux pays deviennent les nouveaux rivaux des producteurs africains

31. August 2026 um 09:19

Le marché mondial du diamant est en pleine recomposition. Les diamants naturels, longtemps dominés par des producteurs comme le Botswana, la Russie et le Canada, font face à une concurrence devenue difficile à ignorer: celle des diamants produits en laboratoire.

Le signal est particulièrement visible en Inde. Sur l’exercice 2025-2026, le pays a exporté 18,84 millions de carats de diamants de laboratoire polis, contre 16 millions de carats de diamants naturels. Le laboratoire dépasse ainsi le naturel en volume, même si l’écart reste considérable en valeur: les exportations indiennes de diamants naturels ont représenté environ 12,16 milliards de dollars, contre seulement 95,5 millions de dollars pour les diamants de laboratoire. La Chine constitue l’autre grand pôle de cette industrie. La province du Henan, notamment autour de Zhengzhou et Zhecheng, concentre d’importantes capacités de production grâce aux technologies HPHT et CVD. L’Inde, de son côté, dispose déjà d’un savoir-faire industriel majeur dans la taille et le polissage, notamment à Surat.

Contrairement au diamant naturel, dont l’offre dépend des gisements miniers, le diamant de laboratoire peut être produit industriellement en quelques semaines. Sa composition chimique et ses propriétés physiques sont celles du diamant, mais son processus de fabrication permet d’augmenter rapidement les volumes.

Cette industrialisation a provoqué une forte baisse des prix. De Beers a ainsi annoncé en 2025 la fermeture de sa marque Lightbox, lancée en 2018, après une chute d’environ 90% des prix de gros des diamants de laboratoire de joaillerie depuis son lancement.

Pour les producteurs traditionnels, cette évolution complique encore un marché déjà fragilisé par le ralentissement de la demande et la baisse des prix du diamant naturel. Le cas du Botswana illustre cette période difficile. Le pays attendait depuis près de deux ans la vente du Motswedi, un diamant brut de 2 488 carats découvert en août 2024 dans la mine de Karowe. Lucara Diamond a confirmé sa vente au deuxième trimestre 2026, sans révéler le prix ni l’identité de l’acheteur.

Le naturel mise désormais sur sa rareté

Face à cette concurrence, les producteurs de diamants naturels ne peuvent guère rivaliser sur les prix. Leur stratégie consiste plutôt à renforcer ce qui distingue leur produit: rareté, origine, traçabilité et valeur symbolique. Le Botswana a notamment annoncé en 2026 un investissement de 100 millions de dollars dans le marketing et l’éducation des consommateurs autour du diamant naturel.

Cette stratégie est également portée à l’échelle régionale. En juin 2025, plusieurs pays producteurs africains ont signé le Luanda Accord, prévoyant de consacrer l’équivalent de 1% des revenus annuels issus des ventes de diamants bruts à la promotion du diamant naturel.

Pour ces économies, l’enjeu dépasse donc largement la joaillerie. Le diamant contribue aux recettes publiques, à l’emploi et aux investissements. La montée en puissance du laboratoire oblige désormais les producteurs africains à réfléchir à une question centrale: comment continuer à créer de la valeur lorsque la rareté ne suffit plus à justifier le prix?

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Crise de l’immobilier: il faut miser sur la réforme du financement et les modèles alternatifs

28. August 2026 um 13:11

Le marché de l’immobilier traverse une crise sévère en Tunisie. Selon la Chambre nationale des promoteurs immobiliers (CNPI), le volume des ventes a chuté de 80% par rapport à ses niveaux antérieurs. Cette situation est due à une accumulation de facteurs qui étouffe la demande.

Le foncier bâtissable atteint 5 000 à 5 500 dinars le mètre carré dans les zones les plus recherchées. À cela s’ajoutent la flambée des prix de l’aluminium et du cuivre, ainsi que des salaires ouvriers qui ont triplé depuis 2010. Résultat: un appartement S+2 coûte désormais entre 700 000 et 900 000 dinars. Même le segment le plus abordable est touché, avec un prix au mètre carré qui est passé de 600 à près de 900 dinars, soit une hausse d’environ 30%.

Les ménages se tournent vers la location

Face à ces prix, de plus en plus de familles renoncent à l’achat et se reportent sur la location. Les loyers moyens ont donc grimpé, passant de 500 à 700 dinars, voire 900 dinars par mois. Beaucoup de ménages doivent désormais réduire leurs dépenses d’alimentation, de santé ou d’éducation pour absorber cette charge.

Le Foprolos, principal levier proposé

Pour relancer le marché, la profession réclame une réforme du financement. Elle propose de mobiliser les 380 millions de dinars annuels du Fonds de promotion du logement pour les salariés (Foprolos), sous forme de crédits bonifiés à environ 3%. L’objectif: limiter les mensualités à 15-20% de l’ancien loyer, pour permettre à un salarié gagnant 2 500 dinars de devenir propriétaire sans déséquilibrer son budget.

Ce ralentissement des ventes classiques ouvre la voie à des modèles alternatifs, location-accession, financement bonifié, logements intermédiaires, que promoteurs et investisseurs ont intérêt à développer avant que la crise ne s’installe durablement.

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Signal et Carrefour Tunisie transforment chaque achat en un geste pour la rentrée

28. August 2026 um 12:24

Jusqu’au 30 septembre, 500 millimes seront reversés pour chaque produit Signal acheté afin de soutenir la rentrée scolaire des enfants accompagnés par l’Association tunisienne des greffés de la moelle osseuse.

Une rentrée scolaire devrait être, pour chaque enfant, une promesse de nouveaux départs, de découvertes et de projets. Pourtant, pour certaines familles déjà confrontées à des parcours de vie particulièrement éprouvants, préparer la rentrée peut représenter une difficulté supplémentaire.

C’est pour leur apporter un soutien concret que Signal et Carrefour Tunisie s’associent à l’Association tunisienne des greffés de la moelle osseuse dans le cadre d’une opération solidaire dédiée à la rentrée scolaire 2026-2027.

Cette initiative permettra d’accompagner les enfants soutenus par l’association dans la préparation de leur rentrée et l’acquisition de leurs fournitures scolaires.

Pour Signal, chaque sourire compte. Cette opération permet de transformer un geste quotidien en un soutien concret pour des enfants, afin de les aider à aborder leur rentrée scolaire dans les meilleures conditions.

Un produit du quotidien, un geste qui compte

Jusqu’au 30 septembre 2026, pour tout achat d’un produit Signal dans l’ensemble du réseau Carrefour Tunisie, 500 millimes seront reversés à cette initiative solidaire.

L’opération concerne tous les dentifrices Signal disponibles, quels que soient leur format ou leur variante, ainsi que les brosses à dents de la marque.

Ainsi, un achat aussi simple que celui d’un produit d’hygiène du quotidien devient une contribution directe à une rentrée plus sereine pour ces enfants et leurs familles.

«À travers cette opération, nous souhaitons donner à chacun la possibilité de contribuer simplement à une rentrée plus sereine pour ces enfants. En mobilisant l’ensemble de notre réseau, un achat du quotidien peut devenir un véritable geste de solidarité», déclare Mourad Naili, sous-directeur Marketing de Carrefour Tunisie.

La solidarité à la portée de tous

Cette opération traduit une conviction commune aux trois partenaires: les gestes les plus simples peuvent produire un véritable impact lorsqu’ils sont multipliés.

Signal s’engage aux côtés des enfants et de leurs familles pour faire de chaque sourire le symbole d’une rentrée placée sous le signe de l’espoir et de la confiance.

En mobilisant l’ensemble de son réseau, Carrefour Tunisie entend, pour sa part, rapprocher la solidarité du quotidien de ses clients et leur offrir la possibilité d’agir concrètement à travers leurs achats habituels.

L’Association tunisienne des greffés de la moelle osseuse veillera à ce que les contributions collectées soient consacrées à l’accompagnement scolaire des enfants bénéficiaires.

«Pour nos enfants en rémission, la rentrée n’est pas simplement le retour à l’école. C’est le retour à une enfance que la maladie avait suspendue. Après avoir livré un combat qu’aucun enfant ne devrait avoir à mener, retrouver leurs camarades, leurs enseignants et leurs rêves est une véritable renaissance. Chaque cartable devient alors le symbole d’une victoire: celle de la vie qui reprend ses droits», témoigne Sahar Ben Hassen, psychologue et directrice exécutive de l’ATGMO.

Jusqu’au 30 septembre, chaque achat peut faire la différence.

Un produit Signal acheté, c’est 500 millimes versés pour leur rentrée.

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Carburants: une grève les 23 et 24 septembre 2026

28. August 2026 um 11:54

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a émis, jeudi 27 août 2026, un préavis de grève sectorielle dans le transport des carburants. Le mouvement est prévu les 23 et 24 septembre 2026 dans les lieux de travail concernés à travers l’ensemble du territoire tunisien.

Le préavis fait suite à une réunion des représentants des travailleurs du secteur, tenue mercredi 26 août à l’UGTT, sous la supervision du secrétaire général adjoint chargé du secteur privé et du secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques.

À l’origine de cette décision, le syndicat évoque la dégradation des conditions professionnelles et sociales des travailleurs et pointe le non-respect, selon lui, de plusieurs engagements pris antérieurement. Deux revendications sont particulièrement mises en avant, d’une part, la couverture sociale des travailleurs auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et, d’autre part, l’application de l’accord conclu le 2 mai 2019.

L’UGTT indique que ces questions restent sans solution malgré les démarches de conciliation engagées avec les différentes parties. Elle demande ainsi une intervention urgente des parties sociales afin de parvenir à un règlement avant la date annoncée pour la grève.

Le préavis a notamment été adressé aux ministères des Affaires sociales, de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Intérieur, du Commerce et du Développement des exportations ainsi que des Transports. L’Utica, la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et les représentants légaux des entreprises de transport de marchandises et de carburants figurent également parmi les destinataires.

Si aucun accord n’est trouvé d’ici là, le mouvement concernera les activités de transport des carburants pendant deux jours, les 23 et 24 septembre, dans les différentes régions du pays.

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Électricité verte: le barrage de Sidi El Barrak ouvre la voie au solaire flottant en Tunisie

28. August 2026 um 11:18

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a lancé, jeudi, à Tunis, l’étude d’un projet pilote inédit: une centrale photovoltaïque flottante sur le barrage de Sidi El Barrak, dans le gouvernorat de Béja.

Portée par le partenariat «TECH-EAU» entre le ministère, la FAO et le Centre méditerranéen des énergies renouvelables (MEDREC), l’étude vise à coupler deux objectifs: limiter l’évaporation qui frappe durement les barrages et lacs collinaires du pays, et générer de l’électricité verte. Les panneaux flottants permettraient, en effet, de freiner nettement le phénomène d’évaporation à la surface des retenues, un enjeu de taille alors que la Tunisie multiplie les épisodes de sécheresse et de chaleur extrême.

Un site pilote avant généralisation

Mis en service en 2000 sur l’oued Ziatine, Sidi El Barrak compte parmi les plus grands réservoirs du pays et alimente l’irrigation régionale. L’expérience doit permettre d’évaluer la viabilité technique, environnementale et économique de la technologie dans les conditions climatiques locales, avant une éventuelle extension à d’autres barrages tunisiens.

Ce type de dispositif hybride eau-énergie ouvre une niche pour les acteurs tunisiens des renouvelables et de l’ingénierie hydraulique, à mesure que l’État cherche des partenaires techniques pour industrialiser le concept sur d’autres infrastructures du pays.

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L’allemand SIXT s’installe en Tunisie en partenariat avec l’Alliance One Holding (groupe Tarek Cherif)

28. August 2026 um 10:57

Le loueur allemand SIXT fait son entrée en Tunisie en s’appuyant sur un accord de franchise avec Tunifleet Car Rental, société détenue conjointement par Alliance One Holding (groupe Tarek Cherif) et Voyages 2000 (Karim Kamoun). Cette opération vise à déployer les standards de mobilité premium du groupe dans les principaux hubs de transport du pays, avec une première vague d’agences dans les aéroports de Tunis-Carthage, Monastir-Habib Bourguiba, Enfidha-Hammamet et Djerba-Zarzis.

Déploiement progressif et gamme de services

D’autres implantations sont déjà en préparation, avec une extension prévue vers des agences en centre-ville dans des destinations touristiques clés comme Sousse, Hammamet, Mahdia et Sfax, ainsi que d’autres sites le long du littoral tunisien.
La gamme proposée couvre l’ensemble des besoins en mobilité : location de véhicules à court et long terme, location de vans et de camions, services avec chauffeur et leasing automobile. La flotte s’étend des voitures compactes et berlines aux SUV, véhicules premium et utilitaires.

Ambition d’un réseau national

Khalil Cherif, vice-président d’Alliance One Holding, a exprimé sa fierté de s’associer à SIXT, l’un des principaux acteurs mondiaux de la mobilité premium, pour en devenir le représentant exclusif en Tunisie. « Avec notre partenaire Voyages 2000, nous mettons en commun plusieurs décennies d’expérience dans le tourisme et l’hôtellerie afin d’offrir aux clients tunisiens et internationaux une expérience premium de location de voitures, soutenue par le réseau mondial de SIXT », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que ce lancement n’est « que la première étape », l’ambition étant de construire un véritable réseau national et de faire de SIXT le partenaire de mobilité privilégié des voyageurs, des entreprises et de l’industrie touristique tunisienne.

Un marché touristique en forte dynamique

Ruediger Proske, senior vice-président Franchise international chez SIXT SE, a qualifié la Tunisie de « marché attractif et dynamique, doté d’une industrie touristique solide et présentant un potentiel important pour les solutions de mobilité premium ». Il a rappelé que le pays a accueilli plus de 11 millions de visiteurs en 2025, enregistrant « l’une des évolutions les plus remarquables du tourisme en Afrique du Nord ».

Fort de cette dynamique, SIXT entend renforcer sa présence en Afrique du Nord et proposer, via ce nouveau partenaire de franchise, le niveau de service et la flotte premium attendus par ses clients internationaux et locaux.

Direction générale confiée à Hamdi Barouni

La direction générale de la société a été confiée à Hamdi Barouni, un spécialiste du secteur automobile fort d’une longue expérience au sein de différentes marques internationales.

Bon vent!

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Ce pays européen augmente plusieurs frais consulaires pour les Tunisiens

28. August 2026 um 10:30

Le visa D de retour coûtera plus cher aux personnes concernées à partir du 1er septembre 2026. Son tarif passera de 180 à 335 euros, soit environ 1 172,5 dinars tunisiens, selon le barème publié par l’ambassade de Belgique en Tunisie.

Cette hausse n’est toutefois pas la seule modification annoncée. Depuis le 1er juillet, le tarif du visa de long séjour (D) est passé de 180 à 250 euros, soit 875 dinars. Le nouveau montant concerne notamment les demandes liées au travail et aux études. Le même tarif s’applique au visa D délivré par la Belgique dans le cadre de la représentation du Luxembourg.

Pour les voyageurs qui se rendent en Belgique pour un court séjour, en revanche, pas de changement. Le visa Schengen de type A ou C reste fixé à 90 euros pour les adultes, soit 315 dinars. Par ailleurs, le tarif demeure à 45 euros pour les enfants âgés de 6 à 12 ans, tandis que les moins de 6 ans restent exemptés. Dans le cadre de certains accords de facilitation des visas, le tarif est de 35 euros.

Les changements ne s’arrêtent pas aux visas. Depuis le 1er août 2026, le coût d’une légalisation est passé de 20 à 25 euros. La vérification des documents, lorsqu’elle donne lieu à des frais remboursables, passe quant à elle de 50 à 100 euros. L’Annexe 32, utilisée notamment dans le cadre d’une prise en charge, passe également à 25 euros.

D’autres documents administratifs seront aussi concernés à partir du 1er septembre. Les attestations diverses passeront de 20 à 25 euros, les traductions certifiées conformes de 60 à 75 euros et les copies certifiées conformes de 20 à 25 euros. Un acte d’état civil ou de nationalité, actuellement facturé 10 euros, passera à 50 euros.

La nouvelle grille prévoit également des hausses pour certains documents plus spécifiques. Le tarif d’un acte relatif à la navigation passera de 100 à 115 euros, celui d’un acte notarié de 100 à 150 euros. L’enquête sur la nationalité, jusque-là gratuite, sera facturée 350 euros à compter du 1er septembre.

Pour les passeports provisoires, le changement est déjà entré en vigueur. En fait, depuis le 1er juillet, celui valable un an coûte 100 euros, contre 50 euros auparavant. En dehors des heures d’ouverture, le tarif passe à 280 euros depuis le 1er août.

À retenir surtout pour les demandeurs de visa que le court séjour reste à 90 euros, tandis que le visa D est désormais à 250 euros et que le visa D de retour passera à 335 euros en septembre. Les montants sont payés en dinars tunisiens selon les équivalences indiquées par le poste diplomatique belge à Tunis.

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Le nouveau coup de pouce financier de l’UE aux PME tunisiennes, jusqu’à 50 000 €

28. August 2026 um 10:01

La Délégation de l’Union européenne en Tunisie vient d’ouvrir les candidatures pour la prime d’investissement «Rawafed +»! Le dépôt des dossiers passe désormais uniquement par POPS, le portail qui centralise le financement des projets et des subventions. Premier rendez-vous à retenir: la commission d’examen se réunit le 7 septembre 2026.

Le principe: la prime équivaut à 10% du montant décroché via la ligne de crédit de la Banque européenne d’investissement, avec un plancher de 1 000 euros et un plafond de 50 000 euros, une aide acquise d’office, sans remboursement à prévoir. Deux conditions cumulatives s’appliquent: avoir déjà reçu une notification de financement BEI, et répondre à l’un des critères sociaux fixés par la banque, qu’il s’agisse de projets implantés en zones prioritaires, de création d’emplois pour les jeunes ou les femmes, d’un meilleur accès au marché du travail, ou d’une démarche de développement durable. Le candidat dispose ensuite de quatre mois, à partir de sa notification, pour déposer son dossier; le guichet reste ouvert tant que l’enveloppe n’est pas épuisée, au plus tard en décembre 2027.

Un dispositif de 170 millions d’euros piloté par Expertise France

Porté par l’UE, le programme est mis en œuvre sur le terrain par l’agence Expertise France, en appui à la ligne «Tunisie – Relance économique» (170 M€, BEI). Sur 48 mois, de juillet 2024 à juin 2028, il combine assistance technique aux banques, subventions à impact, accompagnement des PME et éducation financière.

Pour les PME tunisiennes, ce cumul crédit BEI plus prime non remboursable réduit sensiblement le coût réel du financement, surtout pour les projets dans les régions intérieures ou portés par de jeunes entrepreneurs, un levier concret à activer avant l’épuisement des fonds.

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SIXT arrive en Tunisie et commence par les aéroports

28. August 2026 um 09:51

Le marché tunisien de la location automobile accueille un nouveau nom international. Le groupe allemand SIXT lance ses activités en Tunisie à travers une franchise exclusive accordée à Tunifleet Car Rental, une coentreprise réunissant Alliance One Holding et Voyages 2000.

Le lancement est déjà visible dans les principaux aéroports du pays. Les agences SIXT sont opérationnelles à Tunis-Carthage, Monastir-Habib Bourguiba et Enfidha-Hammamet. L’aéroport de Djerba-Zarzis doit rejoindre le réseau en 2027. Le groupe prévoit ensuite d’étendre sa présence à plusieurs villes, notamment Sousse, Hammamet, Mahdia et Sfax, d’après un communiqué officiel. L’objectif est de construire progressivement un réseau couvrant le pays, avec une offre destinée aussi bien aux visiteurs étrangers qu’aux entreprises et aux voyageurs locaux.

Une offre qui dépasse la voiture de location

Selon la même source, la nouvelle franchise proposera des locations de courte et de longue durée, mais aussi des véhicules utilitaires, des vans et des camions. SIXT compte également développer les services avec chauffeur et une offre de véhicules positionnée sur le haut de gamme. Le groupe s’appuie pour cela sur son application, qui permet de réserver et de gérer les différents services de mobilité. Son modèle comprend déjà la location classique, les services avec chauffeur, l’autopartage et les formules d’abonnement automobile sur ses différents marchés. En Tunisie, l’offre sera portée par Tunifleet Car Rental. La société réunit deux partenaires disposant d’une expérience dans des secteurs complémentaires. Alliance One Holding, groupe familial fondé en 1947, est actif dans plusieurs domaines, dont la chimie, la distribution et le tourisme. Voyages 2000, créé en 1964, travaille depuis plus de six décennies dans le tourisme et l’hôtellerie. Cette association donne à SIXT un ancrage local au moment d’entrer sur le marché tunisien.

Le tourisme comme premier moteur

Le choix de commencer par les aéroports répond à une réalité simple qu’une grande partie de la demande de location automobile se concentre autour des arrivées internationales. La Tunisie a franchi le cap des 11 millions de visiteurs en 2025, selon les données citées par SIXT. Les recettes touristiques ont atteint environ 8,1 milliards de dinars sur l’année, en hausse de 6,5% par rapport à 2024. Le groupe allemand vise toutefois un marché plus large que celui des touristes. Les entreprises, les voyageurs professionnels et les clients ayant besoin d’un véhicule pour plusieurs jours ou plusieurs mois font également partie de la cible. Le développement annoncé à Sousse, Hammamet, Mahdia et Sfax doit justement permettre de sortir progressivement du modèle centré sur les terminaux aéroportuaires. Rappelons que cette arrivée prolonge le développement de SIXT sur le continent. Le groupe allemand s’est implanté en Afrique du Sud et en Namibie en 2024, avant de poursuivre son expansion sur d’autres marchés internationaux. La Tunisie vient ainsi compléter son réseau en Afrique du Nord. À l’échelle mondiale, SIXT dispose d’une flotte de plus de 350 000 véhicules et est présent dans plus de 100 pays. En 2025, le groupe a réalisé 4,28 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour un résultat avant impôts de 400,5 millions d’euros. Pour le marché tunisien, le prochain rendez-vous sera l’ouverture de Djerba-Zarzis en 2027, puis le déploiement annoncé dans les villes touristiques et économiques. Le groupe devra alors faire face à un marché déjà occupé par plusieurs acteurs locaux et internationaux. 

La concurrence se jouera donc autant sur la taille du réseau que sur la disponibilité des véhicules, les tarifs, la qualité du service et la capacité à répondre aux besoins des touristes comme des entreprises.

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Wafa Ben-Hassine, experte tuniso-américaine qui lutte contre les dérives de l’IA, intègre le TIME100 AI 2026

28. August 2026 um 09:30

Le TIME vient de publier son édition 2026 du classement TIME100 AI, la liste où le magazine américain récompense chaque année les figures qui pèsent sur la trajectoire mondiale de l’intelligence artificielle. Pour cette édition, la juriste tuniso-américaine Wafa Ben-Hassine, spécialiste des droits humains appliqués au numérique, a été sélectionnée.

Nommée en 2026 à la tête de la toute nouvelle section Digital Technology and Human Rights du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme à Genève, elle y supervise le dossier IA de l’institution. Son constat, relayé dans son portrait TIME signé Steve Friess: les entreprises technologiques opèrent sans réel contrôle ni obligation de rendre des comptes, un vide qui s’aggrave. Plutôt que de multiplier les rapports, elle mise sur la pression directe, dialogue avec les industriels, mobilisation des gouvernements pour actionner les leviers réglementaires existants, avec en ligne de mire la protection de l’enfance et de la vie privée en ligne.

D’Omidyar Network à la révolution tunisienne

Elle arrive à ce poste après un long passage chez Omidyar Network, la fondation américaine de philanthropie orientée changement social, où elle a lancé Humanity AI: un consortium de bailleurs qui a réuni près de 500 millions de dollars destinés à financer une IA plus respectueuse des droits fondamentaux. Son parcours tunisien remonte à 2011: engagée comme assistante parlementaire à la Constituante au lendemain de la révolution, elle contribue à la rédaction du préambule constitutionnel, cofonde LEAD Tunisia, dirige la rédaction de Tunisia Live puis prend en charge les politiques MENA d’Access Now.

Cette reconnaissance internationale rappelle qu’un vivier d’expertise tunisienne pèse déjà sur les débats mondiaux de gouvernance de l’IA, un signal encourageant pour les startups locales du secteur, qui gagneraient à s’appuyer sur ces réseaux pour structurer leurs propres pratiques de conformité et de responsabilité algorithmique.

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Apple : l’iPhone pliable, présenté lors de la keynote annuelle du 9 septembre

27. August 2026 um 15:05

Apple a fixé au mercredi 9 septembre 2026 sa prochaine keynote annuelle. Organisé à l’Apple Park, l’événement débutera à 10h00 en Californie et sera accessible en direct via les plateformes de la marque ainsi que YouTube.

Cette keynote pourrait marquer un tournant pour Apple, aussi bien sur le plan technologique que managérial. Les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max figurent parmi les appareils les plus susceptibles d’être présentés. Néanmoins, l’attention devrait surtout se concentrer sur l’éventuelle arrivée du premier iPhone pliable.

Avec ce nouveau format, Apple entrerait directement sur un marché déjà occupé par des fabricants comme Samsung. L’entreprise chercherait ainsi à renforcer sa présence sur un segment premium où les smartphones pliants se multiplient.

L’événement intervient également quelques jours après un changement important à la direction du groupe. John Ternus, jusque-là chargé de l’ingénierie matérielle, doit prendre les commandes d’Apple le 1er septembre, tandis que Tim Cook deviendra président exécutif.

Les modèles standards pourraient attendre

Tous les nouveaux iPhone ne devraient toutefois pas être dévoilés lors de cette présentation. Le modèle standard de l’iPhone 18 et certaines références plus accessibles pourraient suivre un calendrier distinct, avec une commercialisation ou une présentation envisagée en 2027.

L’intelligence artificielle devrait par ailleurs occuper une place centrale dans les annonces. Après les évolutions annoncées autour de Siri et d’Apple Intelligence avec iOS 27, Apple pourrait présenter de nouvelles fonctions destinées à approfondir l’utilisation de l’IA au sein de ses appareils.

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Entreprises tunisiennes: la BAD et l’Italie mettent 35 millions de dollars sur la table

27. August 2026 um 14:54

La Banque africaine de développement (BAD) et l’institution italienne Cassa Depositi e Prestiti (CDP) vont injecter 35 millions de dollars dans un fonds dédié aux entreprises en croissance en Afrique du Nord. Pour la Tunisie, l’opération mérite attention. Le RMBV North Africa Fund III a déjà des participations ou opérations identifiées dans le pays.

En effet, la BAD apporte 15 millions de dollars en fonds propres, tandis que la CDP engage 20 millions de dollars à travers la Plateforme pour la croissance et la résilience en Afrique (GRAf). L’annonce a été faite le 14 août 2026.

Le fonds cible des entreprises de taille intermédiaire dans quatre grands domaines à savoir santé, éducation, services financiers et biens de consommation. Il intervient au capital des sociétés pour financer leur développement et peut prendre des participations majoritaires ou minoritaires.

Trois entreprises tunisiennes déjà dans le portefeuille

C’est surtout la présence tunisienne dans le portefeuille qui donne du relief à l’opération. Les documents d’évaluation de la BAD font apparaître Lectus, active dans la santé, avec une opération de 25 millions de dollars, dont 20 millions apportés par le fonds et 5 millions en co-investissement. Taym, dans les services financiers, apparaît avec une opération de 31 millions de dollars, dont 22 millions provenant du fonds. Atlantis, dans les biens de consommation, figure également dans le portefeuille avec une participation prévue de 16 millions de dollars. Ces chiffres correspondent aux opérations identifiées dans les documents de la BAD et permettent de mieux comprendre la stratégie du fonds. Il ne cherche pas uniquement des start-up, mais des entreprises déjà installées et capables de changer d’échelle.

À l’échelle du fonds, la Tunisie représente environ 20 % de l’allocation géographique cible, derrière l’Égypte, qui concentre 55 %, tandis que le Maroc et l’Algérie représentent respectivement 20 % et 5 %.

Un financement pour passer à l’échelle

Le RMBV North Africa Fund III vise une taille de 300 millions de dollars dans sa première configuration. Les documents de la BAD indiquent qu’il entend réaliser une dizaine d’investissements dans la région, avec des tickets suffisamment importants pour accompagner des entreprises dans une nouvelle phase de développement. Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu est donc moins de trouver un financement de démarrage que de disposer de capitaux pour grandir, renforcer leurs capacités, améliorer leur gouvernance ou s’étendre sur de nouveaux marchés. L’arrivée de la BAD et de la CDP apporte par ailleurs une nouvelle couche de crédibilité institutionnelle à ce véhicule. La participation italienne passe par GRAf, une plateforme de co-investissement développée dans le cadre du Plan Mattei pour l’Afrique. Avec cette nouvelle enveloppe, le fonds dispose désormais de moyens supplémentaires pour poursuivre ses investissements en Afrique du Nord. Pour la Tunisie, le point à suivre sera surtout la capacité de ce capital à accompagner davantage d’entreprises locales dans leur changement d’échelle.

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