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La Steg reprend le rationnement de l’approvisionnement électrique

03. August 2026 um 12:44

Après une trêve de quelques jours dues à la baisse des températures, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) va reprendre les coupures intempestives d’électricité pour faire baisser la pression de son réseau qui chauffe dangereusement avec la reprise de la canicule et du recours des citoyens à la climatisation.

La société publique a annoncé que des coupures d’électricité pourraient survenir ce lundi 3 août 2026, entre 12h00 et 17h00. Ces interruptions seront intermittentes et chaque coupure ne doit pas excéder deux heures, a-t-elle précisé.

Les zones concernées comprennent le Grand Tunis, le Nord, le Nord-Ouest, la région du Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest, autant dire toutes les régions du pays sans discrimination aucune. Du moment ou tous les citoyens seront «maltraités» au même pied d’égalité, on devrait peut-être s’en féliciter !

La Steg a précisé que le rétablissement du courant s’effectuerait sans préavis et a appelé chacun à prendre les mesures de précaution nécessaires. Donc, elle se lave les mains des désagréments que sa mauvaise gouvernance chronique inflige à ses abonnés.  

Pas d’excuses donc, mais le constat d’une banalisation du rationnement de l’approvisionnement de l’électricité. Souriez, vous êtes en Tunisie !

I. B.  

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Pénuries d’eau : les grandes surfaces rationnent les bouteilles

26. Juli 2026 um 11:42

Les bouteilles d’eau – dénommée « eau minérale » – disparaissent peu à peu des rayons des grandes surfaces. Dans plusieurs enseignes, les stocks sont presque épuisés et certaines limitent désormais le nombre de packs vendus par client. D’autres sont complètement vides, comme nous l’avons constaté dans l’une des plus grandes enseignes à Tunis (voir photos).

Cela tombe vraiment mal : canicule accompagnée de coupures de courant répétitives du réseau public. Ce qui, par ricochet, pousse les Tunisiens à consommer – ou de vouloir consommer – davantage, et à constituer de réserves – par peur de manque…

Explication de la SONEDE : ces perturbations sont dues aux pannes sur le réseau, à des difficultés d’approvisionnement dans certaines régions, mais surtout par les nombreuses coupures d’électricité qui paralysent les stations de pompage. Résultat : le retour de l’électricité ne signifie pas un rétablissement immédiat de la distribution d’eau, les réservoirs devant être remplis avant un retour à la normale.

Lire aussi: Mobilisation à Tunis sur fond de coupures d’électricité et d’eau

Certains diront que nous avons de la change “que“ seulement l’eau et l’électricité qui nous font défaut, rappant qu’en 2024 et 2025 tout ou presque nous manquaient, même l’huile d’olive ou les pâtes alimentaires alors que la Tunisie est l’un des premiers producteurs mondiaux.

Le rationnement mis en place par certaines enseignes permet de ralentir les achats massifs, mais il souligne surtout les limites d’un système fragilisé, disons-le à bout de souffle. Dans ce cas, tant que les perturbations de l’alimentation en eau et les délestages électriques se poursuivront, les rayons d’eau embouteillée devraient rester sous tension.

Autrement dit, il va falloir prendre notre mal en patience… et peut-être même se préparer au pire. Le climat de tension est tel qu’un voisin de mon quartier, livreur, raconte avoir été intercepté sur la route entre Tabarka et Tunis. À Béja, des habitants lui auraient ordonné de leur vendre son chargement d’eau, faute de quoi ils menaçaient de se servir eux-mêmes, par la force.

Lire également : Coupures d’électricité en Tunisie : l’industrie au bord de la rupture, les consommateurs appelés en renfort

Par ailleurs, à quelque chose malheur est bon, dit l’adage français: il ne vous a pas échappé que les poissons sont devenus plus abordables que d’habitude… à cause des coupures de courant.

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Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique

Hôtels, restaurants et autres établissements d’hébergement sont confrontés à des interruptions de courant qui mettent à rude épreuve leur fonctionnement quotidien et risquent d’avoir des répercussions durables sur l’image de la destination.

Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.

Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.

En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.

Les solutions impossibles

Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.

Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.

Les questions sans réponses

Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?

Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.

« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.

Toutes les régions touchées

« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.

Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.

Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.

Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.

D.T

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