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Le pétrole dépasse les 85 dollars, porté par les tensions autour du détroit d’Ormuz

15. Juli 2026 um 09:28

Les cours du pétrole poursuivent leur envolée. Le Brent a franchi mardi 14 juillet le seuil des 85 dollars le baril, atteignant son plus haut niveau en près d’un mois, dans un contexte d’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran.

Les frappes américaines contre des installations militaires iraniennes et les fortes perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz alimentent les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Les prix du pétrole ont poursuivi leur progression mardi 14 juillet, le Brent dépassant les 85 dollars le baril, son plus haut niveau depuis près d’un mois, sous l’effet de l’aggravation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient…

Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir mené une opération militaire de cinq heures visant plusieurs infrastructures stratégiques situées sur le littoral sud de l’Iran. Selon Washington, les frappes ont ciblé des systèmes de défense côtière, des installations de missiles, des bases de drones ainsi que des capacités navales implantées notamment à Bandar Abbas, Bushehr, Jask, Konarak, Chabahar et sur l’île d’Abou Moussa. L’objectif affiché étant de réduire les capacités iraniennes susceptibles de menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Un blocus américain renforce les tensions

Le président américain Donald Trump a confirmé le rétablissement d’un blocus maritime visant les navires iraniens ou liés au commerce avec Téhéran. Selon plusieurs sources, le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz s’est fortement ralenti sous l’effet des opérations militaires, des alertes sécuritaires et de l’incertitude entourant les nouvelles mesures américaines.

Donald Trump a également estimé que les pays du Golfe bénéficiant de la protection militaire américaine – notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn – devraient davantage contribuer au financement de la sécurisation de cette voie maritime stratégique.

Le marché redoute un choc sur l’offre mondiale

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux points de passage des exportations mondiales de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié (GNL). Toute interruption durable du trafic dans cette zone est susceptible de provoquer une hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.

L’intensification du conflit entre Washington et Téhéran renforce ainsi les craintes d’une contraction de l’offre mondiale, alors que les opérateurs surveillent de près l’évolution de la situation militaire dans le Golfe.

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Le pétrole repart à la hausse, le Brent dépasse les 85 dollars le baril

14. Juli 2026 um 08:11

Les prix du pétrole ont augmenté ce matin du 14 juillet 2026 après que Donald Trump a annoncé son intention d’imposer des frais de transit dans le détroit d’Ormuz, à hauteur de 20 % sur toutes les marchandises transportées.

Le blocus des ports iraniens a également repris. Cela a suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles perturbations des approvisionnements mondiaux en brut.

 

Lire aussi : Détroit d’Ormuz : Trump propose une sécurité américaine… payante

 

Washington rejette les droits iraniens

Les États-Unis ont rejeté les projets iraniens de percevoir des droits sur les navires transitant par le détroit, jugés illégaux en vertu du droit international. Mais plutôt que d’appeler au retour du détroit à son statut d’avant-guerre, en tant que voie d’eau internationale sans droits, Trump a affirmé que les navires commerciaux tentant le transit doivent désormais verser de l’argent de protection aux États-Unis.

L’Organisation maritime internationale des Nations unies (OMI), qui régule le transport maritime, a déclaré qu’elle s’oppose fermement à la perception de frais pour le passage par les détroits utilisés pour la navigation internationale. Il n’existe effectivement aucun fondement juridique permettant d’introduire des droits obligatoires pour le simple transit par un détroit.

 

Lire également : L’OMI rejette les revendications de l’Iran sur le détroit d’Ormuz

 

Les marchés réagissent

En réaction, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, pour livraison en septembre, a grimpé à 84,84 dollars, prolongeant ses gains après avoir bondi de 9,6 % lors de la séance précédente. A la rédaction de ces lignes, il a même dépassé les 85 dollars. La possibilité que le régime iranien se retire du mémorandum d’accord jusqu’après les élections de mi-mandat aux États-Unis a également augmenté, un scénario qui verrait très probablement des prix du pétrole plus élevés plus longtemps.

Ce qui se passe n’est pas une bonne nouvelle pour nos finances publiques. L’impact est direct puisque l’Etat a choisi d’absorber le choc de prix en gardant les prix à la pompe stables d’une part, et en préservant le prix de l’électricité. Ce n’est pas rien, surtout avec cette canicule qui coïncide avec le pic de la consommation. Certes, il y aura des arbitrages à faire et c’est certainement l’investissement public qui en paiera la facture en premier lieu. Pour les entreprises, elles seront certainement rattrapées par l’inflation importée et par les coûts de transport qui ont flambé.

L’économie mondiale a besoin de voir ce conflit prendre fin, car, autrement, il ne faut pas s’offusquer de voir le FMI procéder à une nouvelle révision à la baisse de ses perspectives de croissance en octobre prochain.

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