Dans le quartier populaire de Mataró où Lamine Yamal a grandi, le terrain de football sur lequel l’attaquant espagnol a fait ses gammes est bouillonnant de vie : les habitants se préparent avec ferveur et fierté à la finale de la Coupe du monde face à l’Argentine de Lionel Messi.
« Maintenant que ce moment est enfin arrivé, celui où ils vont s’affronter, c’est incroyable », confie Keba, un Sénégalais de 18 ans, en référence au duel attendu dimanche à New York.
Lionel Messi, 39 ans, a connu les meilleures années de sa carrière à Barcelone après avoir été formé au centre de formation du Barça, et une photo virale montrant l’Argentin aux côtés d’un jeune Lamine Yamal, aujourd’hui âgé de 19 ans, a capté l’imagination du public à l’approche de la finale.
Des enfants issus de l’immigration, comme leur idole, jouent sous les yeux de la grand-mère de Lamine Yamal, Fatima Nasraoui, et de son cousin Rayan, 15 ans, assis sur un banc du quartier de Rocafonda, dans la ville côtière de Mataró, à une trentaine de kilomètres de Barcelone.
En arrière-plan, une fresque du joueur, fils d’un peintre en bâtiment d’origine marocaine et d’une serveuse originaire de Guinée équatoriale.
Sa grand-mère paternelle Fatima fut la première à gagner l’Espagne, où elle a multiplié les emplois pour permettre au reste de la famille de la rejoindre.
« Je veux que l’Espagne gagne », dit-elle, promettant de crier à tue-tête si son petit-fils marque un but.
« Pour moi, Lamine représente beaucoup de bonnes choses, mais c’est avant tout comme un frère, car nous avons grandi ensemble », témoigne Rayan.
Lamine Yamal n’a jamais oublié ses racines.
Tout au long de sa carrière, il a rendu hommage à Rocafonda en effectuant son geste caractéristique « 304 » à chaque but – une référence au code postal du quartier.
Pendant la Coupe du monde, il a porté un bandeau sur lequel était inscrit « Rocafonda », arboré les drapeaux des pays d’origine de ses parents sur ses chaussures et souligné que le football était un exemple d’intégration ethnique et sociale.
Mercredi soir (15 juillet), à Atlanta, l’arbitre marocain Ismail Elfath tenait le sifflet pour la demi-finale Argentine-Angleterre, un choc à suspense remporté 2-1 par l’Albiceleste après l’ouverture du score anglaise d’Anthony Gordon. L’Argentine file ainsi vers une nouvelle finale face…
Voici le classement des buteurs du Mondial-2026 de football avant le match de classement France-Angleterre samedi et la finale Espagne-Argentine dimanche:
8 buts: Mbappé (France), Messi (Argentine)
7 buts: Haaland (Norvège)
6 buts: Bellingham (Angleterre), Kane (Angleterre)
Hier soir, mercredi 15 juillet 2026, je n’ai pas seulement regardé un match, celui opposant l’Angleterre à l’Argentine dans le cadre des demi-finales de la Coupe du Monde Fifa. J’ai regardé ma fille regarder un match.Grand spectacle, fortes émotions, bouleversements à couper le souffle, et leçons à tirer…
Manel Albouchi
Elle voulait que l’Angleterre gagne. Moi, au fond de moi, mon intuition penchait pour l’Argentine. Ce n’était pas une certitude rationnelle. Ce n’était pas non plus les statistiques ou l’analyse d’une grande connaisseuse de football.
C’était cette petite voix intérieure que nous connaissons tous, celle qui parfois murmure que, dans la vie comme sur un terrain, on peut être dominé sans être vaincu.
90 minutes de mémoire vive
L’Argentine et l’Angleterre se retrouvent en demi-finale. Un rendez-vous chargé d’histoire ; pas seulement deux maillots, mais deux mémoires sportives et politiques différentes.
Dès les premières minutes, le contraste apparaît. L’Angleterre maîtrise son organisation. Elle construit son jeu avec précision, ferme les espaces, organise ses lignes, avance avec une discipline presque architecturale. L’Argentine, elle, cherche. Elle tourne autour, observe, attend la petite ouverture invisible.
La première mi-temps fut un duel de patience… comme un nœud serré. Personne ne veut être celui qui fera le premier pas vers le vide. Puis arrive la 55ᵉ minute : Anthony Gordon ouvre le score pour l’Angleterre. Le stade bascule. Le scénario semble écrit. L’Angleterre n’a pas seulement un avantage au tableau d’affichage. Elle possède désormais quelque chose de plus précieux : le contrôle psychologique du match.
Alors elle se transforme. Elle devient forteresse, un château médiéval. Chaque tacle devient une pierre ajoutée au mur. Jordan Pickford se dresse comme une tour infranchissable. Chaque balle qu’il arrête devient un souffle de survie.
Une équipe peut construire un mur, mais elle doit tenir derrière. Dès lors, l’Angleterre accepte de souffrir, de résister. Elle ne défend pas seulement un but, mais une possibilité de victoire.
L’injustice dans les yeux d’un enfant
Dans le salon, ma fille est concentrée. Elle ne quitte pas l’écran. Je l’observe. Elle ne regarde pas seulement vingt-deux joueurs courir derrière un ballon. Elle regarde l’histoire. Quelques jours auparavant, elle avait vécu le match Argentine–Égypte avec une sensation forte : celle d’une injustice.
Les enfants ont parfois cette capacité étonnante de ressentir avant de comprendre. Elle connaît quelques termes : arbitrage, statistiques… mais n’a pas encore les mots complexes des adultes : stratégie, géopolitique, intérêts des États, rapport de force, droit international. Elle a simplement une impression intérieure : «Ce n’est pas juste.»
Jean Piaget, dans ses travaux sur le jugement moral de l’enfant, a montré que le sentiment de justice se construit progressivement. L’enfant apprend les règles, mais il apprend aussi quelque chose de plus profond : l’équilibre entre les personnes, la réciprocité, le besoin que chacun ait une place.
Alors peut-être que ce soir-là, ma fille ne choisissait pas seulement l’Angleterre. Elle choisissait une réparation. Elle cherchait, à travers ce jeu, à remettre le monde dans un ordre qui lui semblait plus juste.
L’Argentine continue. Elle ne s’effondre pas. Elle revient. Elle insiste. Elle recommence. En Tunisie, nous avons un proverbe : الدوام ينقب الرخام»» (La durée perce le marbre). Il y a dans cette phrase une sagesse qui dépasse le sport. En effet, certaines résistances ne disparaissent pas aussi facilement sous un coup violent. Elles muent pour revenir encore et encore.
Le football nous fait parfois voyager dans un espace que seul le génie peut imaginer. À la 85ᵉ minute, dans une fraction de seconde où le corps semble avoir décidé avant la pensée, Enzo Fernandez égalise sur un service de Lionel Messi. La forteresse n’est pas tombée d’un coup. Elle a simplement révélé la fissure. Puis, à la 90ᵉ+2, Lautaro Martinez donne l’avantage à l’Argentine sur une passe de Messi.
Deux philosophies du courage
Ce match n’opposait pas seulement deux équipes. Il opposait deux manières d’être au monde, deux formes de résistance.
L’Angleterre nous a montré le courage de tenir. Celui de rester debout quand la pression devient presque insupportable. Celui de protéger ce qui compte.
L’Argentine nous a montré le courage de continuer. Celui de croire encore quand le temps semble manquer. La forteresse contre la vague. Le mur contre l’eau.
En regardant les visages autour de moi, dans ce salon de thé populaire, une question n’a pas arrêté de me revenir : et nous ? Quelle place occupons-nous dans ce grand récit mondial ? Nous vibrons pour des drapeaux qui ne sont pas les nôtres ! Nous adoptons des héros qui portent d’autres couleurs ! Nous déposons nos émotions dans des histoires venues d’ailleurs !
Mais peut-être est-ce aussi cela la puissance du sport : il nous permet d’habiter momentanément une histoire plus grande que nous. Il est cet espace transitionnel cher à Winnicott. Une aire où le jeu rencontre la réalité intérieure. Le football est ce bout de terrain vert et blanc avec des limites et des règles précises. Mais il est aussi un espace symbolique où chacun dépose ses attentes, ses frustrations, ses rêves et parfois ses blessures.
C’est peut-être cela qui rend le football universel : il est réel par son score, mais il devient humain par ce que nous y déposons.
Hier, l’Argentine et l’Angleterre n’ont pas seulement joué une demi-finale. Elles nous ont raconté quelque chose sur nous-mêmes. Nous avons tous nos forteresses. Nous avons tous nos moments où le temps semble contre nous. Nous avons tous une minute 90, ce moment où tout peut encore basculer.
Et parfois, juste après avoir cru que tout était terminé, une porte s’ouvre. Pas toujours celle que nous attendions. Mais celle que nous étions peut-être prêts à voir.
Dix-neuf ans après une photo devenue mythique, Lionel Messi et Lamine Yamal vont se retrouver face à face sur la plus grande scène du football mondial. Dimanche 19 juillet, l’Argentine du légendaire numéro 10 affrontera l’Espagne portée par son jeune prodige en finale de la Coupe du monde 2026. Une affiche qui ressemble à un passage de témoin entre deux générations, avec une image du passé qui donne aujourd’hui une dimension presque irréelle à ce rendez-vous.
Une photo qui avait tout d’un symbole
L’histoire commence en 2007, au Camp Nou. Lionel Messi n’a alors que 20 ans. Il est encore au début d’une carrière qui va bientôt le conduire au sommet du football mondial, mais personne n’imagine encore l’ampleur du phénomène qu’il deviendra.
À l’occasion d’une opération organisée par l’UNICEF dans le quartier de Roca Fonda, à Mataró, une famille remporte une tombola permettant de poser avec un joueur du FC Barcelone. Le jeune Messi participe alors à une séance photo particulière : il se retrouve avec un bébé dans les bras, installé dans une petite baignoire. Ce nourrisson n’est autre que Lamine Yamal.
Le cliché, capturé par Joan Monfort, photographe indépendant de l’agence Associated Press, restera longtemps une simple photo familiale avant de devenir l’une des images les plus symboliques de l’histoire récente du football.
Messi, le futur génie, face à celui qui allait lui succéder
À cette époque, Messi n’est pas encore le joueur qui marquera plusieurs générations. Il n’a pas encore remporté ses Ballons d’Or, ses titres internationaux ou écrit les pages les plus prestigieuses de son immense carrière.
Dix-neuf ans plus tard, la situation a totalement changé. Messi est devenu une légende vivante et Lamine Yamal, devenu international espagnol, incarne la nouvelle génération appelée à prendre la relève.
Le hasard du calendrier offre désormais une scène exceptionnelle : les deux joueurs qui apparaissaient sur cette photo se retrouvent adversaires en finale de la Coupe du monde. L’un joue probablement son dernier grand rendez-vous mondial, l’autre dispute peut-être le premier d’une longue série.
Une histoire qui dépasse le football
Joan Monfort avait raconté que la séance n’avait pas été évidente à réaliser. Très réservé à l’époque, Messi ne savait pas vraiment comment porter le bébé qu’on lui avait confié. Le jeune Argentin était loin d’imaginer qu’il tenait dans ses bras celui qui deviendrait, près de vingt ans plus tard, l’un des grands espoirs du football mondial.
Cette image prend aujourd’hui une nouvelle dimension. Elle raconte une histoire de transmission, de générations et de destin sportif.
Voir Messi, symbole absolu du football des années 2000 et 2010, affronter Yamal, visage du football de demain, donne à cette finale une dimension particulière.
Le dernier chapitre de Messi face au premier de Yamal ?
La finale Argentine-Espagne sera donc plus qu’un simple duel pour le titre mondial. Elle opposera deux styles, deux époques et deux histoires personnelles liées par une photographie improbable.
Pour Messi, l’objectif sera d’offrir un nouveau sacre à l’Argentine et de prolonger encore un peu une légende déjà immense. Pour Yamal, il s’agira de confirmer qu’il appartient bien à cette génération appelée à écrire l’avenir.
En 2007, personne n’aurait pu imaginer qu’un bébé posé dans les bras d’un jeune joueur du Barça retrouverait un jour ce même homme en finale d’une Coupe du monde.
Dans le football, certaines histoires semblent avoir été écrites longtemps à l’avance.
L’Argentine encore vainqueur de la Coupe du Monde ? Après sa victoire contre les Anglais, hier soir, mercredi 15 juillet 2026, à Atlanta, c’est bien possible. En fait, sa performance a été impressionnante parce dans l’adversité elle a démontré une fois de plus outre son habituelle maîtrise technique un jeu créatif brillant, et surtout une capacité d’adaptation dont seules les très grandes équipes ont dans le passé à ce stade de la compétition su faire preuve.(Ph. Jude Bellingham à terre après le but égalisateur d’Enzo Fernandez).
Dr Mounir Hanablia *
Il faut d’abord noter son double visage, celui de la première mi-temps, irritant, avec les brutalités et les actes d’anti jeu qui ont toujours entaché sa réputation et qui ne lui valent pas que la sympathie du public dans le monde.
Ensuite celui de la seconde, quand l’équipe menée au score a littéralement fait le siège du but adverse en accaparant le ballon, en le faisant circuler, en tentant des pénétrations en dribbles ou en passes courtes dans l’axe, puis par des centres au-dessus de la défense, en se créant un grand nombre d’occasions de buts dont seuls le talent du gardien Jordan Pickford ou la chance ont empêché la transformation.
Néanmoins, dans tout cela, il faut naturellement signaler l’apport primordial de Lionel Messi, qui incapable de forcer le destin par le centre, ainsi qu’il en a l’habitude, s’est cantonné à l’aile droite en écartelant la défense anglaise et en distribuant des passes millimétrées devant le but à ses coéquipiers dont deux ont finalement été à l’origine de la victoire de son équipe, en fin de match et dans les arrêts de jeu.
Les Argentins ne sont pas que des voyous
L’équipe d’Argentine a ainsi démontré qu’elle n’était pas composée de voyous, et que quand elle avait la volonté nécessaire de jouer au football, ainsi qu’elle l’a démontré durant cette soirée, elle avait des arguments sérieux à faire valoir et n’avait nullement besoin des coups de pouce sournois de la Fifa.
Quant à l’équipe d’Angleterre, elle a tout simplement été surclassée durant toute la seconde mi-temps, ballottée de droite à gauche et de gauche à droite par les vagues incessantes des attaques adverses. Qui plus est, accaparé par les difficultés de ses joueurs au bord de la rupture, l’entraîneur Thomas Tuchel ne s’est pas aperçu de la transformation tactique opérée avec le glissement de Messi du centre du terrain vers l’aile droite et n’a pas agi en conséquence, si ce n’est en introduisant Dan Burn, dont il escomptait qu’avec sa haute stature il intercepterait les balles hautes adverses. Cela n’a pas été le cas.
En finale, tout dépendra de la capacité de l’équipe nationale d’Espagne de garder le pied sur le ballon. C’est loin d’être acquis !
En pleine Coupe du Monde Fifa 2026, le FBI, principal service fédéral de police judiciaire et de renseignement intérieur américain, enquête sur les finances de la Fédération argentine de football au lendemain de la qualification de l’Albiceleste face à l’Egypte. Alors que les polémiques arbitrales explosent déjà autour de Lionel Messi et de ses coéquipiers, cette affaire pourrait provoquer un véritable séisme.(Photo: Lionel Messi et Claudio Tapia : une trop grande proximité entre le football, l’argent et les trafics de toute sortes).
Habib Glenza, Lodz, Pologne.
La qualification de l’Argentine pour les quarts de finale de la Coupe du Monde 2026 aurait dû rester comme l’un des plus grands scénarios de ce tournoi. Menée de deux buts par une Égypte héroïque, l’Albiceleste semblait au bord de l’élimination avant de renverser complètement la rencontre grâce à Cristian Romero, Lionel Messi puis Enzo Fernández, dans des circonstances douteuses qui ont suscité plus que de simples suspicions. Aussi, quelques minutes après le coup de sifflet final, le football est-il passé au second plan.
L’Argentine suscite davantage la suspicion que l’admiration
Les décisions arbitrales du François Letexier ont immédiatement déclenché une vague de critiques d’une ampleur exceptionnelle. Le sélectionneur Hossam Hassan a dénoncé un match influencé, tandis que plusieurs joueurs égyptiens ont affirmé que leur équipe avait été privée d’une qualification historique sous l’impulsion d’une Fifa corrompue et à la botte de l’Argentine. Sur les réseaux sociaux comme dans les médias internationaux, les accusations de favoritisme se sont propagées à une vitesse impressionnante. Pour une partie des observateurs, cette rencontre est devenue le symbole d’une Coupe du Monde 2026 où chaque décision concernant l’Argentine est désormais scrutée avec une suspicion permanente.
Cette polémique ne tombe pas dans un contexte neutre. Depuis le début de cette Coupe du Monde 2026, la Fifa fait déjà l’objet de nombreuses critiques concernant sa gouvernance, ses relations avec plusieurs dirigeants politiques dont Donald Trump et la gestion globale de la compétition. Les liens affichés entre Gianni Infantino et plusieurs responsables argentins alimentent depuis des mois les soupçons de certains observateurs, tandis que les théories complotistes se multiplient après chaque match de l’Albiceleste. Plusieurs voix en Europe réclament désormais davantage de transparence sur le fonctionnement de l’instance mondiale et des élus de l’Union européenne ont demandé qu’une enquête soit menée sur les relations et les méthodes de gouvernance d’Infantino après l’intervention de Trump pour faire annuler le carton rouge de Folarin Balogun.
Dans cette atmosphère déjà extrêmement tendue, chaque décision arbitrale favorable à l’Argentine est immédiatement interprétée comme une preuve supplémentaire par les détracteurs de la Fifa, à l’heure où les fédérations multiplient les appels et les plaintes après certaines rencontres. Même si aucune preuve ne vient confirmer ces accusations sur le terrain, le climat devient de plus en plus explosif au moment où la compétition entre dans sa phase décisive.
Le FBI enquête sur d’éventels trafics de la Fédération argentine
Comme si cette immense polémique sportive ne suffisait pas, une révélation venue des États-Unis a jeté une ombre encore plus importante sur le football argentin. Selon les informations diffusées par Fox et La Nacion, des agents du FBI et des procureurs fédéraux américains ont lancé une vaste enquête portant sur les opérations financières de la Fédération argentine de football, dirigée par Claudio Tapia.
Les investigations visent à comprendre comment plusieurs centaines de millions de dollars liés aux contrats commerciaux de l’AFA ont circulé par le système bancaire américain par le biais d’entités financières telles que Citibank, Synovus, Bank of America, JP Morgan et PNC Bank. Les autorités américaines cherchent désormais à déterminer si certaines opérations pourraient relever de délits financiers relevant de la justice fédérale.
L’affaire dépasse donc largement le cadre sportif puisque le département de la Justice américain s’est directement saisi du dossier au moment même où l’Argentine dispute la Coupe du Monde 2026 sur le sol américain, ce qui renforce considérablement l’impact médiatique de cette révélation. Toujours d’après Fox et La Nacion, plusieurs témoins ont déjà commencé à être entendus par les enquêteurs américains. Parmi eux figure notamment l’homme d’affaires Guillermo Tofoni, qui aurait participé à une longue audition en visioconférence avec des procureurs et des agents du FBI spécialisés dans les crimes financiers.
Les investigations portent notamment sur TourProdEnter LLC, société qui gérait une partie des contrats internationaux de l’AFA.
Les enquêteurs cherchent à reconstituer précisément les flux financiers transitant par plusieurs banques américaines afin d’identifier d’éventuelles irrégularités.
Les procureurs envisageraient également d’entendre d’anciens responsables du gouvernement argentin de Javier Milei susceptibles d’avoir eu accès à des informations sensibles concernant ces opérations.
Pour les autorités américaines, il s’agit de vérifier si certaines transactions peuvent constituer des infractions financières relevant de leur juridiction. La Nacion précise que les procédures judiciaires concernant l’AFA avancent désormais beaucoup plus lentement en Argentine, notamment en raison de plusieurs recours déposés par les personnes visées afin de contester les éléments transmis par les autorités américaines.
L’un des principaux enjeux consiste à tenter d’empêcher que les documents bancaires obtenus aux États-Unis puissent être pleinement utilisés dans les procédures pénales argentines.
Une partie de la bataille se joue également sur le terrain de la compétence des tribunaux, plusieurs demandes ayant été déposées pour déplacer les dossiers vers d’autres juridictions. Cette stratégie judiciaire pourrait encore repousser l’avancée de l’enquête pendant plusieurs mois, alors que les investigations du FBI et du département de la Justice américain continuent parallèlement à progresser.
Un Mondial éclaboussé par des scandales en série
Les documents révélés par La Nacion évoquent des montants particulièrement impressionnants qui alimentent la gravité du dossier. TourProdEnter LLC aurait géré au moins 260 millions de dollars provenant des activités commerciales internationales de l’AFA. Les enquêteurs s’intéressent surtout à plusieurs dizaines de millions de dollars dont la destination finale ne serait pas clairement justifiée dans les documents bancaires consultés. Des virements vers différentes sociétés font également partie des éléments actuellement examinés par le département de la Justice et le FBI afin de déterminer si une enquête pénale complète doit être ouverte pour corruption et blanchiment d’argent.
Aucune culpabilité n’est établie à ce stade et la présomption d’innocence demeure entière. Malgré cela, le simple fait que le FBI mène des investigations pendant la Coupe du Monde provoque un séisme dans le monde du football, à l’heure où la délégation argentine est présente aux Etats-Unis.
Au moment où l’Argentine se retrouve déjà au centre des polémiques arbitrales, cette affaire financière donne encore davantage de poids aux critiques visant la gouvernance de son football et renforce un climat de défiance qui ne cesse de grandir autour de cette édition 2026 qui n’est pas à un scandale près.
Des erreurs arbitrales graves ont perturbé le déroulement de la présente Coupe du monde coorganisée par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, à telle enseigne que les spécialistes du football crient déjà au «scandale» voire au «trucage» de certains matches, suscitant un vaste débat parmi les experts et les fans. Tous sont unanimes pour dire que Messi devait être exclu lors des matchs Algérie-Argentine et Argentine-Cap Vert, cependant la Fifa n’était pas du même avis, jugeant nécessaire de fermer les yeux sur ses fautes graves sur le terrain. (Photo: Le coup de boule de Zidane vaut carton rouge et expulsion, mais pas le tacle appuyé de Messi : les temps ont décidément changé au sein de la Fifa ).
Habib Glenza
Auteur d’un triplé face à l’Algérie (3-0), Lionel Messi est entré dans l’histoire de la Coupe du Monde. Mais l’Argentin aurait sans doute dû quitter la pelouse dès la 32e minute de jeu pour avoir commis un tacle appuyé sur le défenseur algérien Aissa Mandi. L’arbitre polonais Marciniak et celui du VAR n’ont rien vu
L’absence de sanction a suscité de vives critiques de la part d’anciens professionnels. Nedum Onuoha, ancien défenseur de Manchester City et de l’équipe d’Angleterre des moins de 21 ans, a exprimé son incrédulité face à la décision.
«Je vais aborder cela de la même manière que Messi l’a fait et je pense que cela aurait dû être un carton rouge, à mon avis. On a l’impression que le moment a été manqué», a déclaré Onuoha sur ESPN. Et d’ajouter : «Quand le joueur était au sol, on pouvait voir que Messi avait un certain niveau d’inquiétude envers lui parce qu’il savait qu’il venait potentiellement de faire quelque chose qui pourrait lui causer des ennuis. L’arbitre l’a probablement manqué – et je comprends pourquoi il l’a manqué – mais pour l’arbitre assistant vidéo [VAR] de regarder cela et de dire ‘non, tout va bien, il n’y a rien de plus’… Je pense personnellement que cela mérite un rouge.»
L’ancien international vénézuélien Ale Moreno a fait écho aux sentiments de Onuoha, suggérant que l’incident alimente un récit de traitement préférentiel pour les joueurs vedettes. «C’est à 100% un carton rouge pour Lionel Messi. Cela aurait dû l’être», a affirmé Moreno. Et d’ajouter : «Je vous dis ce qui est également préoccupant, et cela s’inscrit dans ce récit selon lequel les grands joueurs bénéficient d’un traitement préférentiel. Quand Messi était sur le point de marquer un triplé, et que le gardien Zidane a effectivement fait un arrêt, ils ont montré le président de la Fifa Gianni Infantino souriant et disant ‘oh là là, c’était proche !’ Cela s’inscrit bien dans ce récit selon lequel les joueurs vedettes reçoivent un traitement différent.» La controverse a conduit certains fans à affirmer que la Coupe du Monde 2026 est déjà «truquée», a écrit le Daily Mail.
«Les interrogations se sont multipliées après l’annulation du but de Zico pour une faute de Marwan Attia, alors qu’une action similaire en faveur de l’équipe égyptienne n’avait pas fait l’objet d’une vérification avant le troisième but de l’Argentin», écrit le journal Al-Ahram. Il note aussi un carton rouge oublié contre un joueur de l’Albiceleste. «Dans une autre action qui a suscité la polémique, l’arbitre n’a pas brandi de carton rouge à l’encontre du défenseur argentin Nahuel Molina, bien qu’il ait taclé Imam Ashour hors du ballon lors d’un incident considéré comme antisportif», écrit aussi le journal égyptien.
Selon l’avis d’un spécialiste de l’arbitrage, Nasser Abbas, «le match Égypte-Argentine est le pire sur le plan arbitral. Le troisième but de l’Argentine est illégal : il y a eu une faute sur Hamdi Fathi et Mohamed Salah, et l’arbitre vidéo ainsi que l’arbitre de terrain ont privé l’équipe d’Égypte d’une place en quarts de finale. L’arbitrage d’aujourd’hui n’était pas à la hauteur du match», a-t-il commenté. De quoi relancer le débat sur le potentiel favoritisme accordé par la Fifa à l’Argentine et Lionel Messi.
Al-Ahram choisit de titrer sur la dignité des joueurs tout en fustigeant une partialité flagrante de la Fifa. Pour le célèbre journal, le tournant du match réside dans ce penalty non sifflé en seconde période et l’utilisation jugée «sélective» de l’arbitre assistant (VAR)
«Notre équipe nationale n’a pas seulement affronté le génie argentin, elle a dû faire face à un sifflet partial qui a refusé de voir l’évidence. Comment la VAR a-t-elle pu ignorer cette semelle flagrante dans la surface à la 72e minute ?», écrit encore le journal égyptien. Et il ajoute : «L’Égypte a gagné le respect du monde, mais a perdu un match qui lui a été confisqué par des décisions incompréhensibles.»
Pour le quotidien indépendant Al-Masry Al-Youm, ce match est la preuve que les instances internationales protègent délibérément (ou non) les nations majeures du football au détriment des sélections africaines. Le journal note que chaque contact litigieux a été sifflé en faveur des Sud-Américains et que les fautes à répétition sur les attaquants égyptiens sont restées impunies : «C’est toujours la même histoire, déplore-t-il. Dès qu’une nation arabe ou africaine bouscule la hiérarchie mondiale, le sifflet devient tremblant. L’Argentine n’avait pas besoin de l’aide de l’arbitre pour briller, mais elle en a bénéficié à chaque seconde de tension. C’est une honte pour le sport et la Fifa.»
Autre incident, le président américain Donald Trump s’est entretenu par téléphone avec le président de la Fifa Gianni Infantino, pour lui demander de revoir la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun. Avec plaisir répondit-il, et le carton rouge a été annulé conformément au très controversé article 27 du Code de discipline. Le joueur a pu jouer son match face à la Belgique, comme quoi Monsieur Infantino se croit le propriétaire d’une société commerciale privée et décide ce qui lui semble utile pour son business !
Pour certains analystes sportifs, le soutien de la Fifa à Messi est dû à son penchant pour l’Etat sioniste et son amitié pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu. En effet, les vidéos sur la présence de Messi en Israël et sa méditation devant le mur des lamentations, ont fait le tour du monde.
Ce génie du football, cette idole qui va bientôt terminer sa carrière sportive exceptionnelle, n’a vraiment pas besoin d’un coup de pouce de la Fifa et encore moins du lobby juif mondial.
Le monde sportif a connu d’autres gloires du football a l’instar de Pelé, Maradona, Ronaldinho et autres qui ont joué rien que par plaisir et pour faire plaisir aux supporters amoureux de football et non pas pour faire plaisir aux politiciens de tout bord. Et chaque fois qu’ils ont commis de graves erreurs, ils ont été sanctionnés, et parfois durement ? Souvenons-nous du coup de boule de Zinédine Zidane au thorax de Marco Materazzi, le 9 juillet 2006, lors de la finale de la Coupe du monde de football à Berlin, qui opposait la France à l’Italie, et qui valut à ce dernier un carton rouge et l’expulsion à la 110e minute de la rencontre et la France de terminer à dix joueurs et de perdre aux tirs au but : 5-3. C’était une autre époque et le très corrompu Infantino n’était pas encore membre dirigeant de la Fifa.
L’Argentine, championne du monde de football en titre, va-t-elle continuer à bénéficier de la même complaisance dont la gratifiée la Fifa depuis le début de la Coupe du Monde, ou l’attitude de l’instance footballistique mondiale va-t-elle changer lorsque l’Albiceleste va se trouver, forcément, face à une équipe européenne ?
Dr Mounir Hanablia *
L’Argentine est une grande équipe, elle fait preuve d’esprit offensif, sait tout simplement se créer les occasions de buts face aux équipes repliées et possède en Lionel Messi un joueur hors norme qui, la quarantaine entamée, peut autant marquer que distribuer des passes décisives à ses coéquipiers.
Néanmoins, deux remarques restent à faire. La première a trait à son parcours en phase finale de la Coupe du monde 2026 au cours duquel elle a affronté l’Algérie, la Jordanie, l’Autriche, le Cap Vert, et en huitième de finale, l’Egypte. Quand on pense qu’elle va affronter la Suisse, vainqueur de la Colombie en huitième de finale, hier soir, on ne peut pas dire que sa route aura été particulièrement semée d’embûches, avant les demi-finales, du moins sur le papier.
Dans la réalité, elle a dû puiser au fond de ses ressources pour battre les surprenants Capverdiens après prolongation, en inscrivant deux buts sur corner. Si on compare cela au Portugal, qui a affronté la Colombie, la Croatie, et l’Espagne, on ne peut pas dire que le calendrier de la Fifa ait eu pour souci principal l’équité. L’Angleterre elle a dû rencontrer la Croatie, puis le Mexique dans son antre du stade Azteca à 2240 mètres d’altitude, et a été obligée de prendre l’avion 7 fois en 12 jours.
Un arbitrage complaisant
La seconde remarque concerne la victoire face à l’Egypte. Le Onze égyptien s’est retrouvé menant au score 2-0 à 15 minutes de la fin du match en dépit d’un pénalty inexistant concédé aux Argentins et raté par la star Messi, et d’un but parfaitement régulier marqué par les Pharaons et annulé par l’arbitre pour une faute imaginaire sur un joueur argentin au départ d’une contre-attaque rondement menée.
On peut encore considérer que l’égalisation obtenue en fin de match par les Sud-Américains n’a reflété que leur supériorité réelle sur le terrain.
Néanmoins c’est le troisième but, celui de la victoire qui pose problème. En effet, au départ de l’action, un joueur égyptien a été intentionnellement déséquilibré probablement par Alexis Mc Allister dans la surface de réparation argentine, afin de l’empêcher d’être à la réception d’un centre mal repoussé par sa défense. Immédiatement après, Mohamed Salah a été séché par un défenseur, toujours dans la surface de réparation. La VAR, le but argentin étant inscrit, n’a pas trop insisté en s’abstenant d’en reprendre le prélude sous toutes les coutures ainsi qu’elle a l’habitude de le faire.
Ainsi deux fautes pénalisables en faveur des Egyptiens dans la surface de réparation adverse et ignorées par l’arbitrage ont constitué le départ de la contre-attaque victorieuse qui a permis à l’équipe Albiceleste d’éviter l’épreuve des prolongations.
On comprend la fureur des entraîneurs égyptiens, les deux frères jumeaux Houssem et Ibrahim Hassan, à la fin du match, mais c’est ainsi.
Europe contre Amérique du Sud
On ignore les raisons de la sollicitude témoignée par la Fifa en faveur de l’Argentine, dont le président est un proche de Donald Trump. Ce dernier n’avait pas hésité à intervenir pour faire annuler un carton rouge contre un joueur de la sélection de son pays. Apparemment, des intérêts financiers énormes imposent la poursuite du feuilleton de la Coupe du monde Europe contre Amérique du Sud, et une finale avec la Colombie n’intéresserait certainement pas grand monde.
Pour en revenir à l’équipe d’Argentine, il semble que son aspect offensif et spectaculaire ne soit que le fruit des circonstances, contre des équipes mal classées. Face à des grosses pointures, il faut s’attendre à ce qu’elle montre un visage beaucoup moins sympathique qui a fait sa réputation, celui d’une équipe défensive gelant le jeu et refusant d’ouvrir des espaces. Reste à savoir si la complaisance dont elle bénéficie de la part de la Fifa se manifestera ou non lors de la finale **.
* Médecin de libre pratique.
* Lors du match des Argentins contre l’Algérie, une agression caractérisée commise par Messi aurait pu coûter sa cheville au défenseur Aissa Mandi. Le score était de 0-0. Une expulsion de Messi, amplement justifiée, aurait donné une autre physionomie au match, l’Argentine sans Messi devenant une équipe très accessible. L’arbitre et la VAR n’ont -très opportunément- rien vu. Si c’était Mandi qui avait commis la même agression contre Messi, l’auraient-ils laissé passer ? Comme quoi, la Fifa ne donne qu’aux riches. Ce qui, d’une certaine façon, justifie les récriminations de Trump, lequel aurait aimé voir les Etats-Unis bénéficier, eux aussi, de cette règle non écrite (NDLR).
À l’occasion du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Argentine et l’Égypte, Haïssem Hassan attire les regards. Né à Bagnolet, formé au Paris FC puis à Châteauroux, l’ailier a choisi de représenter l’Égypte malgré ses sélections…