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22 ans de prison pour Habib Haouas malgré un accord de réconciliation

01. Juli 2026 um 09:05

Le Tribunal de première instance de Tunis a condamné, lundi 29 juin 2026, l’homme d’affaires Habib Haouas à 22 ans de réclusion criminelle pour blanchiment d’argent en bande organisée, exploitation abusive des mécanismes liés à l’activité sociale et atteinte aux biens. Les autres prévenus dans cette affaire ont écopé de peines plus lourdes, allant jusqu’à 24 ans d’emprisonnement.

Le jugement intervient alors qu’un accord de réconciliation définitif avait été annoncé, le 22 juin 2026, entre Habib Haouas et la Direction générale des douanes, portant sur un montant d’environ 12 millions de dinars. Lors de l’audience de réouverture du dossier devant la chambre criminelle spécialisée, les avocats de l’accusé avaient informé le tribunal de cet accord et demandé un délai pour produire les pièces officielles attestant de la régularisation complète de la situation de leur client.

Cette démarche s’inscrivait dans un processus engagé depuis plusieurs mois, l’accord douanier couvrant à la fois les redressements financiers et les pénalités liées au dossier. Malgré cette tentative de réconciliation, la justice a maintenu des sanctions sévères.

L’affaire remonte au 17 novembre 2023, date à laquelle le premier juge d’instruction près le Pôle judiciaire économique et financier avait émis un mandat de dépôt contre Habib Haouas.

L’homme d’affaires, qui réside à l’étranger depuis au moins 2017, est notamment connu pour avoir dirigé SOREAL Tunisie, une société fondée en 1997 spécialisée dans l’affinage, le broyage, le recyclage et la transformation des métaux, filiale d’un groupe industriel actif dans le secteur du recyclage et de la valorisation des métaux.

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Sihem Ben Sedrine condamnée à 25 ans de prison

26. Juni 2026 um 08:46

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, tard dans la nuit de jeudi à vendredi, l’ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine, à une peine totale de 25 ans de prison.

La juridiction a examiné deux dossiers distincts impliquant Sihem Ben Sedrine ainsi que plusieurs autres prévenus, parmi lesquels l’ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières Mabrouk Korchid, l’ancien membre de l’IVD Khaled Krichi, l’homme d’affaires Slim Chiboub et Abdelmajid Boudène.

La première affaire concernait des irrégularités présumées ayant entouré la conclusion d’un accord d’arbitrage et de réconciliation entre l’Instance Vérité et Dignité et l’homme d’affaires Slim Chiboub. Les poursuites portaient notamment sur la conformité de cet accord avec la législation en vigueur et sur la protection des deniers publics.

Le tribunal a reconnu Sihem Ben Sedrine, Khaled Krichi et Mabrouk Korchid coupables d’avoir intentionnellement abusé de leur qualité de fonctionnaires publics afin de causer un préjudice matériel à l’administration au profit d’un tiers. Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi ont chacun été condamnés à cinq ans de prison; tandis que Mabrouk Korchid a écopé de six ans de prison, avec exécution immédiate.

Slim Chiboub a, pour sa part, été condamné à cinq ans de prison pour complicité. Le tribunal a également infligé à chacun des prévenus une amende de 1,776 milliard de dinars et les a condamnés solidairement au remboursement du même montant.

La seconde affaire portait sur le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT). Les prévenus étaient poursuivis pour abus de fonction en vue d’obtenir un avantage indu pour eux-mêmes ou pour autrui, préjudice causé à l’administration, violation des réglementations en vigueur et complicité. Sihem Ben Sedrine faisait en outre l’objet de poursuites pour faux, détention et usage de faux.

Dans cette affaire, la juridiction a prononcé des peines de cinq ans de prison contre Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi, de six ans contre Mabrouk Korchid et de six ans contre Abdelmajid Boudène, avec exécution immédiate.

Le tribunal a également condamné chacun des prévenus au paiement d’une amende de 16,985 millions de dinars et les a solidairement astreints à rembourser le même montant.

Enfin, Sihem Ben Sedrine a été reconnue coupable des chefs de faux, détention et usage de faux. Pour ces infractions, considérées comme des concours d’infractions au sens de l’article 55 du Code pénal, elle a été condamnée à quinze ans de prison.

Au total, les peines prononcées à l’encontre de Sihem Ben Sedrine s’élèvent à 25 ans d’emprisonnement.

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Tunisie. L’ancien ministre de la Culture, Ezzeddine Bach Chaouch, derrière les barreaux à 88 ans

12. Juni 2026 um 13:06
C’est une figure majeure de la culture tunisienne qui fut rattrapée hier par une affaire foncière. L’émission d’un mandat de dépôt contre l’ancien ministre de la Culture Ezzeddine Bach Chaouch a provoqué une vive émotion dans les milieux intellectuels et…

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Zied El Heni : un nouveau mandat de dépôt, la presse se mobilise

10. Juni 2026 um 09:22

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a émis, mardi, le 09 juin 2026, un deuxième mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Zied El Heni, dans le cadre de l’affaire judiciaire le visant.

De son coté, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé l’ensemble des journalistes ainsi que les défenseurs de la liberté de la presse et de l’expression à participer à un rassemblement de solidarité prévu le 12 juin 2026 devant le tribunal de première instance de Tunis. Cette mobilisation coïncidera avec la comparution de Zied El Heni devant la 17e chambre de la Cour d’appel, à l’occasion de la première audience de son procès.

Le syndicat a également annoncé l’organisation d’une conférence de presse le 10 juin à son siège afin de présenter les derniers développements du dossier judiciaire du journaliste.

A cet égard, notons qu’un jugement de première instance rendu le 7 mai 2026 avait condamné Zied El Heni à une peine d’un an d’emprisonnement en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications. Cette condamnation faisait suite à des déclarations dans lesquelles il avait critiqué la gestion judiciaire du dossier du journaliste Khalifa Guesmi.

Le SNJT a souligné que ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la défense de la liberté d’expression et du droit des journalistes à exercer leur profession sans restrictions ni pressions. Tout en réaffirmant son attachement aux garanties constitutionnelles et aux principes de la liberté de la presse.

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