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Automobile, IA, pharmacie : 160 entreprises italiennes prospectent la Tunisie

24. Juni 2026 um 15:34

La Tunisie cherche à attirer davantage d’investissements italiens dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Réunis à Tunis à l’occasion du Forum économique et d’affaires tuniso-italien, plus de 160 chefs d’entreprise italiens sont venus explorer les opportunités offertes par le marché tunisien dans des domaines stratégiques allant des composants automobiles à l’intelligence artificielle, en passant par l’industrie pharmaceutique et la logistique.

Une forte mobilisation du patronat italien

Les travaux du Forum économique et d’affaires tuniso-italien se sont ouverts mercredi à Tunis en présence de la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzri, et de responsables italiens, dont le vice-ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani.

Dans une déclaration accordée à Mosaique FM, Denise Salustri, secrétaire générale de la Chambre tuniso-italienne de commerce et d’industrie, a indiqué que plus de 160 hommes d’affaires italiens participent à cette rencontre économique destinée à renforcer les échanges et les partenariats entre les entreprises des deux pays et dont les travaux ont démarré aujourd’hui.

L’objectif est de permettre aux investisseurs italiens de mieux appréhender le climat des affaires en Tunisie et d’identifier de nouvelles opportunités de coopération dans un contexte marqué par le développement des relations économiques entre Tunis et Rome.

Des secteurs stratégiques dans le viseur

Les discussions portent sur plusieurs filières jugées porteuses pour les deux économies.

Le secteur des composants automobiles figure parmi les principaux domaines ciblés, alors que la Tunisie cherche à consolider sa place dans les chaînes de valeur industrielles européennes.

L’intelligence artificielle, l’industrie pharmaceutique, le textile, l’agriculture, les infrastructures et la logistique font également partie des secteurs présentés aux investisseurs italiens.

Cette diversité reflète la volonté des deux pays d’élargir leur coopération au-delà des activités traditionnelles et de développer des projets dans des secteurs à plus forte valeur ajoutée.

L’Italie confirme son intérêt pour la Tunisie

La présence d’une importante délégation d’entrepreneurs italiens témoigne de l’intérêt croissant accordé à la Tunisie comme plateforme de production et d’exportation vers les marchés européen et africain.

Pour les autorités tunisiennes, ce forum constitue une occasion de promouvoir les atouts du pays auprès d’investisseurs susceptibles de contribuer à la création d’emplois, au transfert de technologies et au développement de nouvelles activités industrielles.

Au-delà des rencontres institutionnelles, l’enjeu est désormais de transformer ces contacts en partenariats concrets et en projets d’investissement capables de renforcer davantage les liens économiques entre les deux rives de la Méditerranée.

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L’huile d’olive tunisienne bat des records… au profit des embouteilleurs étrangers

24. Juni 2026 um 14:36

Avec plus de 4 milliards de dinars de recettes générés en seulement sept mois, l’huile d’olive tunisienne réalise l’une de ses meilleures campagnes à l’exportation. Pourtant, derrière cette performance historique se cache une faiblesse persistante : l’essentiel de cette production continue de quitter le pays en vrac, laissant à d’autres le soin de l’embouteiller, de la commercialiser et d’en capter une grande partie de la valeur ajoutée.

Des exportations record portées par une récolte exceptionnelle

Selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les recettes des exportations d’huile d’olive ont atteint 4,06 milliards de dinars entre novembre 2025 et mai 2026, contre 2,8 milliards de dinars un an plus tôt, soit une progression de 44,9%.

Cette envolée s’explique principalement par la forte hausse des volumes exportés. En sept mois, la Tunisie a expédié 327.400 tonnes d’huile d’olive sur les marchés internationaux, contre 207.300 tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de près de 58%.

La catégorie extra vierge représente à elle seule plus de 83% des exportations, confirmant la place de la Tunisie parmi les grands producteurs mondiaux d’huile d’olive de qualité.

Le paradoxe tunisien : produire, exporter… puis laisser les autres valoriser

Malgré ces performances, la structure des exportations reste pratiquement inchangée.

Près de 87,1% de l’huile d’olive tunisienne est encore exportée en vrac, contre seulement 12,9% sous forme conditionnée. Une proportion quasiment identique à celle enregistrée lors de la campagne précédente.

Ce constat signifie que la majorité de l’huile tunisienne est achetée par des opérateurs étrangers qui l’embouteillent, la commercialisent sous leurs propres marques et captent ainsi l’essentiel de la valeur liée au marketing, à la distribution et au positionnement commercial.

Le paradoxe est d’autant plus frappant que l’huile conditionnée génère davantage de valeur. Pourtant, elle ne représente que 17,2% des recettes totales d’exportation.

L’Espagne et l’Italie, premiers bénéficiaires du vrac tunisien

Comme chaque année, les principaux débouchés de l’huile tunisienne demeurent les marchés européens.

L’Union européenne absorbe à elle seule 57,8% des exportations tunisiennes. L’Espagne arrive largement en tête avec 33,6% des volumes exportés, suivie de l’Italie avec 19,5%, puis des États-Unis avec 18,3%.

Ces chiffres illustrent le rôle central joué par les grands pays conditionneurs du bassin méditerranéen, qui utilisent une partie des huiles importées pour alimenter leurs chaînes de commercialisation destinées aux marchés internationaux.

Même le bio peine à sortir du modèle du vrac

Le constat est similaire pour l’huile d’olive biologique, pourtant considérée comme l’un des segments les plus porteurs de la filière.

Au cours des sept premiers mois de la campagne, les exportations de bio ont atteint 44.500 tonnes pour une valeur de 583,4 millions de dinars.

Mais là encore, la part du conditionné demeure marginale. Seulement 5,5% des volumes biologiques exportés quittent le pays sous forme emballée et prête à la consommation.

L’Italie reste le premier client de l’huile d’olive biologique tunisienne avec 38% des quantités exportées, devant l’Espagne, les États-Unis et la France.

Les chiffres de la campagne 2025-2026 confirment la puissance de production et d’exportation de la filière tunisienne. Ils mettent également en lumière un défi qui reste entier depuis plusieurs années : transformer le succès des volumes en création de valeur.

Car si la Tunisie figure parmi les grands exportateurs mondiaux d’huile d’olive, la bataille de la marque, du conditionnement et de la valorisation commerciale continue largement de se jouer hors de ses frontières.

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MEDUSA : Orange Tunisie renforce la connectivité internationale du pays

24. Juni 2026 um 12:32

Orange Tunisie a annoncé la mise en service opérationnelle du câble sous-marin MEDUSA, une infrastructure stratégique qui renforce la connectivité internationale du pays et consolide sa position de hub numérique entre l’Europe, l’Afrique du Nord et le bassin méditerranéen. Déployé depuis la station d’atterrissement de Bizerte, ce projet marque une étape majeure dans le développement des infrastructures numériques nationales.

MEDUSA, une nouvelle dorsale numérique en Méditerranée

Après son atterrissement à Bizerte le 1er novembre 2025, le câble MEDUSA est désormais pleinement opérationnel et transporte ses premiers flux de trafic international.

Développé par Medusa Submarine Cable System, ce réseau de fibre optique sous-marine s’étend à terme sur plus de 8000 kilomètres et relie jusqu’à treize pays en Europe du Sud, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Le système repose sur quatre paires de fibres optiques pour la Tunisie, avec une capacité de 24 térabits par seconde par paire, offrant des performances adaptées à la croissance rapide des usages numériques.

Une infrastructure stratégique pour la souveraineté numérique

Orange Tunisie est propriétaire de la section tunisienne du câble ainsi que de la station d’atterrissement de Bizerte, confirmant sa stratégie d’investissement dans des infrastructures critiques de dernière génération.

Cette nouvelle « autoroute numérique » permet d’augmenter significativement les capacités internationales du pays, tout en diversifiant les routes de connexion afin de renforcer la résilience des échanges de données.

Elle offre également des liaisons sécurisées vers les principaux hubs numériques européens, un enjeu clé pour les opérateurs, les administrations et les entreprises tunisiennes.

Un impact direct sur la qualité d’Internet et les usages numériques

La mise en service de MEDUSA devrait améliorer la qualité globale de la connectivité en Tunisie, grâce à une capacité accrue et à une meilleure redondance des connexions internationales.

Cette évolution est appelée à soutenir la croissance des usages numériques, notamment dans les domaines du cloud, des centres de données, de l’intelligence artificielle et des services en ligne à forte intensité de trafic.

Elle répond également aux besoins croissants des acteurs économiques en matière de stabilité, de sécurité et de performance des échanges numériques.

La Tunisie confirmée comme hub régional

Au-delà de l’amélioration technique, ce projet renforce l’ambition de positionner la Tunisie comme un carrefour numérique régional reliant l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

En facilitant les échanges de données et en améliorant l’attractivité des infrastructures locales, MEDUSA constitue un levier de compétitivité pour l’économie numérique tunisienne et pour l’investissement international dans le secteur technologique.

Ce nouveau câble s’ajoute à DIDON, déjà mis en service en 2014, et s’inscrit dans la stratégie d’investissement de long terme d’Orange Tunisie dans les infrastructures internationales.

L’opérateur affirme ainsi sa volonté d’accompagner la montée en puissance des usages numériques et de doter le pays d’infrastructures conformes aux standards internationaux les plus avancés.

À cette occasion, le directeur général d’Orange Tunisie, Stéphane Varret, a souligné que :

« La mise en service du câble MEDUSA marque une étape structurante pour Orange Tunisie et pour l’ensemble de l’écosystème numérique tunisien. En tant que propriétaire de la section tunisienne du câble et de la station d’atterrissement de Bizerte, nous investissons durablement dans des infrastructures stratégiques qui permettront d’améliorer la qualité de l’Internet en Tunisie, de renforcer la résilience de nos réseaux internationaux et de rapprocher davantage les deux rives de la Méditerranée. Cet investissement confirme notre ambition de faire de la Tunisie un hub numérique incontournable entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. »

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Un premier cas suspect d’Ebola détecté en France

24. Juni 2026 um 12:06

Un cas d’infection au virus Ebola a été détecté en France chez un médecin humanitaire de retour de mission. Le patient a été pris en charge dans un dispositif d’isolement strict, tandis que les autorités sanitaires ont activé les protocoles de surveillance et de traçage des contacts.

Un cas importé rapidement isolé

Selon les informations rapportées par la presse française, un médecin humanitaire revenant d’une zone touchée par une épidémie d’Ebola a été diagnostiqué sur le territoire national.

Le patient a immédiatement été pris en charge dans une structure hospitalière spécialisée et placé à l’isolement, conformément aux procédures en vigueur en cas de suspicion de maladie au virus Ebola.

Ce type de dispositif vise à limiter tout risque de transmission secondaire, le virus ne se propageant que par contact direct avec les fluides biologiques d’une personne symptomatique.

Un protocole sanitaire déjà activé en France

Les autorités sanitaires françaises disposent d’un dispositif spécifique de prise en charge des cas suspects ou confirmés d’Ebola, incluant notamment l’isolement immédiat du patient.

La Direction générale de la santé rappelle régulièrement que, même en cas d’importation, le risque de propagation sur le territoire reste considéré comme très faible grâce aux mesures de surveillance et à la capacité d’isolement hospitalier.

Dans le contexte actuel de vigilance renforcée liée à la circulation du virus en Afrique centrale et de l’Est, l’Organisation mondiale de la santé a par ailleurs classé la situation comme une urgence de santé publique de portée internationale.

Toutefois, les cas importés d’Ebola restent rares mais possibles, notamment chez les personnels de santé humanitaires intervenant dans des zones épidémiques.

Contrôles sanitaires renforcés en Tunisie

Ce cas intervient dans un contexte de résurgence de foyers épidémiques en Afrique centrale, où le virus continue de circuler par vagues, malgré les progrès réalisés en matière de détection et de prise en charge.

Face à cette situation, les autorités tunisiennes ont déjà renforcé les contrôles sanitaires dans les différents points d’entrée du territoire.

Ce protocole cible principalement les voyageurs provenant de zones ayant enregistré des foyers épidémiques récents. Le dispositif prévoit notamment la prise de température ainsi que des tests PCR pour certains cas suspects, en particulier en lien avec Ebola.

Des espaces d’isolement sanitaire ont également été aménagés afin de permettre une prise en charge immédiate des personnes présentant des symptômes ou des résultats suspects.

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Automobile : 1700 recrutements et une filière tunisienne qui vise 150.000 emplois

24. Juni 2026 um 10:48

La filière automobile tunisienne poursuit sa transformation. Réunis à Tunis, pouvoirs publics, industriels et partenaires internationaux ont signé sept conventions destinées à faciliter le recrutement de près de 1700 personnes. Au-delà de ces embauches, le secteur affiche désormais une ambition beaucoup plus large : porter ses effectifs à 150.000 emplois grâce au développement des véhicules électriques, intelligents et des technologies embarquées.

Sept conventions pour rapprocher formation et besoins des entreprises

Présidée mardi par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, une journée dédiée à la formation, à l’insertion et au partenariat dans l’industrie automobile a débouché sur la signature de sept accords structurants.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme d’appui au secteur de l’éducation (PASE-OS3), mis en œuvre en coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Elle a réuni des représentants de l’administration, du secteur privé, des organisations professionnelles et des partenaires internationaux impliqués dans la filière automobile.

Une convention-cadre a été signée entre le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles, en plus de six conventions spécifiques conclues entre l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et des entreprises du secteur.

Selon les autorités, ces accords devraient permettre la création de plus de 1.700 opportunités d’emploi, en améliorant l’adéquation entre les profils formés et les besoins des industriels.

Un secteur stratégique porté par les véhicules électriques et intelligents

Intervenant à cette occasion, le ministre Riadh Chaoued a insisté sur le caractère stratégique de l’emploi et sur la nécessité d’une mobilisation conjointe entre secteurs public et privé pour répondre aux défis du marché du travail.

Il a souligné l’importance de programmes mieux ciblés, dont celui des « grands recruteurs », afin d’adapter la formation aux besoins réels des entreprises, notamment dans les métiers émergents de l’automobile intelligente et électrique.

Le secteur des composants automobiles est aujourd’hui considéré comme l’un des plus dynamiques de l’industrie tunisienne, avec une forte orientation vers les technologies embarquées et les chaînes de valeur à forte intensité technologique.

Une filière à 120.000 emplois et des perspectives d’expansion

La filière automobile tunisienne emploie actuellement environ 120.000 personnes réparties dans près de 300 entreprises, ce qui en fait l’un des principaux employeurs industriels du pays.

Elle occupe également une place importante dans les exportations, portée par des activités telles que le câblage, les composants électroniques, les systèmes embarqués et les équipements destinés aux constructeurs internationaux.

Dans ce cadre, le ministère de l’Emploi annonce la création de plus de 1.700 recrutements pour l’année 2026 à travers les conventions signées entre l’ANETI et les entreprises du secteur.

Automotive Smart City : vers un écosystème à 150.000 emplois

Au-delà des mesures immédiates, les autorités misent sur le projet « Automotive Smart City », présenté comme un levier de transformation industrielle.

Ce programme vise à structurer un écosystème intégré autour des véhicules électriques, intelligents et des logiciels embarqués, avec un objectif d’investissements estimé à 1,3 milliard de dinars.

Selon le ministère de l’Industrie, ce projet pourrait contribuer à porter le nombre d’emplois liés à la filière automobile à environ 150.000 dans les prochaines années, consolidant ainsi l’ambition de la Tunisie de devenir une plateforme régionale dans ce domaine à forte valeur ajoutée.

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Tunisie – Météo : Chaleur jusqu’à 40°C et risques d’orages accompagnés de grêle

24. Juni 2026 um 08:57

Le temps sera marqué ce mercredi 24 juin par une hausse des températures et le développement de cellules orageuses sur plusieurs régions du pays. Les précipitations, parfois soutenues, concerneront d’abord les zones ouest avant de gagner localement certaines régions de l’est du Nord et du Centre.

Des orages attendus dans l’après-midi

Selon les prévisions météorologiques, le ciel sera partiellement nuageux sur la majeure partie du territoire. Au fil de l’après-midi, des cellules orageuses se formeront sur les régions occidentales et seront accompagnées de pluies localement abondantes.

Ces perturbations pourraient ensuite s’étendre à certaines régions orientales du Nord et du Centre. Des chutes de grêle sont également attendues par endroits.

Le vent soufflera de secteur est, faible à modéré dans un premier temps, avant de se renforcer progressivement.

Sous les orages, des rafales pourront dépasser les 70 km/h, réduisant localement la visibilité et accentuant l’instabilité des conditions météorologiques. En mer, l’état sera peu agité avant de devenir moutonneux puis localement agité sur les côtes nord.

Jusqu’à 40 degrés à l’intérieur du pays

Les températures maximales varieront entre 30 et 35 degrés sur les régions côtières ainsi que sur les hauteurs.

Dans le reste du pays, le mercure oscillera entre 36 et 40 degrés, notamment dans les zones exposées à des vents locaux de sirocco, renforçant la sensation de chaleur.

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Affaire « Mnemty » : La Cour d’appel confirme huit ans de prison contre Saadia Mosbah

24. Juni 2026 um 08:53

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, mardi 23 juin 2026, la condamnation de Saadia Mosbah, présidente de l’association « Mnemty », à huit années de prison ferme dans une affaire liée à des accusations de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite. La juridiction a validé l’essentiel du jugement rendu en première instance tout en révisant certains aspects concernant plusieurs coaccusés.

Peine confirmée pour la présidente de l’association

Selon une source judiciaire, la Cour d’appel a maintenu la peine de huit ans de prison prononcée contre Saadia Mosbah. Cette condamnation découle d’infractions liées au blanchiment d’argent et à l’enrichissement illicite par l’exploitation des facilités accordées au secteur associatif.

Le jugement de première instance avait retenu une peine de cinq ans de prison pour blanchiment d’argent et de trois ans pour enrichissement illicite, assortie de deux amendes de 50.000 dinars et 61.719 dinars.

Arrêtée le 5 mai 2024, elle avait fait l’objet d’un mandat de dépôt le 16 mai 2024.

Des peines réaménagées pour plusieurs coaccusés

La Cour d’appel a toutefois modifié la motivation juridique concernant plusieurs accusés. Elle a estimé que les faits de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite avaient été commis simultanément dans le cadre d’un même dessein.

Sur cette base, la juridiction a appliqué la peine correspondant à l’infraction la plus grave, soit deux ans d’emprisonnement, tout en accordant le sursis à l’exécution de la peine à Zied Rouine, Amina Boukamcha, Farès Kablaoui et Hiba Abassi. Les intéressés ont été avertis des conséquences d’une éventuelle récidive durant le délai légal.

Par ailleurs, Zied Rouine a été condamné à une amende de 34.113 dinars et 500 millimes, tandis que Farès Kablaoui devra s’acquitter d’une amende de 23.665 dinars.

Confiscations et privation des droits civiques maintenues

La Cour a également confirmé les autres dispositions du jugement initial. Les sommes d’argent saisies seront confisquées au profit de l’État.

En outre, Saadia Mosbah, Farès Kablaoui, Zied Rouine, Ghofrane Binous et Amina Boukamcha demeurent privés de leur droit de vote et d’éligibilité pendant une période de cinq ans.

Enfin, les décisions de non-lieu total prononcées en faveur d’Ilhem Kaâouachi, Slim Soukni et Rabii Al-Garfi ont été maintenues. Les non-lieux partiels accordés à Hiba Abassi et Amina Boukamcha pour certaines charges ont également été confirmés.

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Vers la fin du « changuel » ? Une alternative aux dépanneuses examinée au Parlement

23. Juni 2026 um 20:10

Le recours aux dépanneuses pour enlever les véhicules en infraction pourrait bientôt être remis en question. Une proposition étudiée au Conseil national des régions et des districts envisage de remplacer le système du « changuel » par des avis autocollants apposés sur les véhicules mal stationnés, avec un suivi numérique des infractions. Une mesure qui répond aux nombreuses contestations soulevées par les automobilistes ces dernières années.

Une réponse aux plaintes des conducteurs

Réunie mardi, la Commission du règlement intérieur, de l’immunité et des affaires juridiques a examiné une proposition présentée par le député Marouen Zayan visant à instaurer un système d’« avis autocollant » pour sanctionner les infractions de stationnement.

Le projet cherche à réduire le recours aux dépanneuses, souvent désignées sous le nom de « changuel », dont l’intervention fait régulièrement l’objet de critiques de la part des automobilistes. Ces derniers dénoncent notamment des dégâts matériels ou techniques causés lors de l’enlèvement de leurs véhicules.

Selon la proposition, la gestion des infractions reposerait davantage sur la police municipale et les collectivités locales.

Une plateforme numérique pour suivre les infractions

L’initiative prévoit la mise en place d’un dispositif numérique permettant d’enregistrer les infractions et d’assurer leur traçabilité.

D’après l’auteur du projet, cette plateforme fonctionnerait en continu afin de documenter les constats et de limiter les risques de manipulation ou de litiges liés aux opérations de mise en fourrière.

Le système reposerait sur un avis apposé directement sur le véhicule, invitant le contrevenant à régulariser sa situation dans un délai déterminé.

Des interrogations sur l’application du dispositif

Les membres de la commission ont globalement accueilli favorablement la proposition, tout en soulevant plusieurs questions pratiques.

Les débats ont porté sur les ressources humaines dont dispose le ministère de l’Intérieur pour assurer le contrôle du dispositif, les modalités de constatation des infractions, le montant des amendes ainsi que le nombre d’agents de la police municipale susceptibles d’être mobilisés.

Les parlementaires se sont également penchés sur le délai de 24 heures envisagé avant l’application d’une pénalité supplémentaire et sur la manière d’intégrer les véhicules immatriculés à l’étranger dans le futur système.

À ce stade, le projet demeure à l’étude et fait encore l’objet d’examens au sein de la commission compétente.

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Tunisie : Orages et fortes pluies attendus cette nuit sur plusieurs régions

23. Juni 2026 um 19:13

L’Institut national de la météorologie (INM) a annoncé la formation de cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes au cours de la soirée de ce mardi 23 juin et durant le début de la nuit. Plusieurs régions du Nord, du Centre et du Sud-Ouest sont concernées par cette dégradation temporaire des conditions météorologiques.

Des précipitations localement soutenues

Selon les prévisions de l’INM, les orages pourront être accompagnés de fortes averses et de chutes de grêle par endroits.

Cette activité orageuse devrait concerner principalement les régions du Nord, du Centre ainsi que le Sud-Ouest du pays avant une amélioration progressive du temps au fil de la nuit. Le ciel redeviendra ensuite dégagé à peu nuageux sur la majeure partie du territoire.

Les services météorologiques prévoient un vent de secteur Est relativement fort sur les régions du Sud. Ailleurs, le vent soufflera de manière faible à modérée, tandis que la mer restera peu agitée.

Une nuit toujours chaude

Malgré le retour attendu d’un temps plus calme, les températures nocturnes demeureront élevées.

Les minimales oscilleront entre 23 et 28 degrés sur les zones côtières et les hauteurs, alors qu’elles varieront entre 29 et 33 degrés dans le reste des régions.

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Concours militaires 2026 : Les bacheliers admis en première session peuvent candidater

23. Juni 2026 um 18:54

Le ministère de la Défense nationale a ouvert, mardi 23 juin 2026, les candidatures à deux concours destinés exclusivement aux admis de la session principale du baccalauréat 2026. Les candidats ont jusqu’au 19 juillet pour déposer leur dossier en ligne en vue d’intégrer les académies militaires ou les formations paramédicales relevant de la santé militaire.

Des formations d’officiers pour plusieurs ministères

Le premier concours porte sur le recrutement d’élèves officiers, filles et garçons, appelés à suivre leur formation à l’Académie militaire, à l’Académie navale ou à l’École de l’Aviation de Borj El Amri.

Ces formations répondent aux besoins de plusieurs administrations de l’État. Elles concernent notamment les différentes composantes du ministère de la Défense nationale, dont l’Armée de terre, l’Armée de l’air, l’Armée de mer, les services communs, les structures techniques et les services centraux.

Le concours couvre également les besoins du ministère de l’Intérieur, à travers la Direction générale de la Garde nationale et l’Office national de la protection civile, ainsi que ceux de la Direction générale des Douanes relevant du ministère des Finances et de la Direction générale du transport maritime et des ports maritimes de commerce relevant du ministère des Transports.

Une licence paramédicale au profit de la santé militaire

Le second concours est destiné aux élèves sous-officiers des deux sexes. Il permet d’accéder à une formation universitaire sanctionnée par une licence dans les spécialités paramédicales au profit de la Direction générale de la santé militaire.

Cette filière vise à renforcer les ressources humaines spécialisées dans le secteur médical militaire à travers un cursus diplômant.

Candidatures jusqu’au 19 juillet

Le ministère de la Défense précise que les inscriptions doivent être effectuées exclusivement via son portail électronique avant le 19 juillet 2026.

Le département met également à la disposition des candidats l’ensemble des informations relatives aux conditions de recrutement, aux critères de sélection et aux différents parcours de formation proposés dans les académies militaires.

Pour toute information complémentaire, les candidats peuvent contacter la Direction de l’Enseignement supérieur militaire et de la Recherche scientifique à la base militaire de l’Aouina.

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Tunisie Telecom déploie le très haut débit à Borj El Amri : 300 familles désormais connectées

23. Juni 2026 um 18:28

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la couverture numérique des zones rurales tunisiennes. Une station d’émission radio dédiée à l’internet très haut débit est entrée en service à El Drijet, dans la délégation de Borj El Amri, offrant à des dizaines de familles un accès à une connexion jusque-là difficilement accessible. Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’inclusion numérique et les services publics dans les régions à faible densité de population.

Une technologie pour connecter les zones les plus isolées

Mise en exploitation le 22 juin 2026 par Tunisie Telecom, la station THD Radio d’El Drijet repose sur une technologie d’internet hertzien fixe permettant d’acheminer le très haut débit vers des localités éloignées où le déploiement de la fibre optique demeure complexe ou économiquement peu rentable.

Le réseau déployé couvre une distance de cinq kilomètres et devrait permettre à près de 300 familles de bénéficier d’un accès internet à haut débit. L’école primaire de Drijet figure également parmi les structures qui profiteront de cette nouvelle infrastructure.

L’objectif est de réduire les disparités numériques entre les centres urbains et les zones rurales, tout en améliorant l’accès des habitants aux services en ligne.

Un levier pour la sécurité et les services publics

Au-delà de la connectivité des ménages, le projet vise également à renforcer les capacités d’intervention des différents services opérant dans cette région à vocation agricole.

L’amélioration de la couverture réseau devrait faciliter la coordination entre la protection civile, les forces de sécurité, la garde nationale et les services agricoles. Les autorités estiment que cette infrastructure permettra une meilleure réactivité lors des incendies, des catastrophes naturelles ou de toute autre situation d’urgence nécessitant une intervention rapide sur le terrain.

Le lancement officiel de l’exploitation de la station a été effectué par le gouverneur de la Manouba, Mahmoud Chouaïeb, et le président-directeur général de Tunisie Telecom, Lassaad Ben Dhiab, en présence de responsables régionaux de l’opérateur et des autorités locales.

La BOX 5G déjà proposée aux habitants

Parallèlement à la mise en service de cette station, Tunisie Telecom a entamé la commercialisation de ses offres BOX 5G dans la région. L’opérateur, qui assure actuellement seul la couverture de cette localité, entend répondre à une demande croissante en matière de connectivité.

Selon les responsables du projet, les habitants ont exprimé leur satisfaction face à cette infrastructure, considérée comme un facteur de développement local susceptible d’améliorer l’accès aux services numériques et de soutenir l’activité économique de la région.

Dans le même temps, les travaux de raccordement à la fibre optique se poursuivent dans plusieurs communes du gouvernorat de la Manouba, notamment à Manouba, Oued Ellil, Douar Hicher et Mornaguia, où les chantiers avancent à un rythme soutenu.

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Évasion de la Mornaguia : 60 ans de prison confirmés en appel

23. Juni 2026 um 12:21

Près de trois ans après l’évasion spectaculaire de cinq détenus considérés parmi les plus dangereux du pays, la justice a rendu une nouvelle décision majeure. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, ce mardi 23 juin 2026, les lourdes peines prononcées en première instance contre les membres du groupe, dont certaines atteignent soixante ans de prison.

Cette décision clôt une étape importante d’un dossier qui avait provoqué une onde de choc sécuritaire et politique à l’automne 2023.

Des peines confirmées pour un dossier à haute portée sécuritaire

La Cour d’appel a validé l’ensemble des jugements rendus en première instance contre les cinq terroristes évadés de la prison civile de Mornaguia.

Les accusés étaient poursuivis pour leur évasion, mais également pour une série de faits commis durant leur cavale, notamment une attaque armée contre une agence bancaire à Boumhel.

Selon les éléments de l’enquête, cette opération visait à obtenir des ressources financières destinées à soutenir leur fuite et à financer leurs activités clandestines. Les assaillants avaient réussi à dérober près de 20.000 dinars avant d’être progressivement localisés puis arrêtés par les forces de sécurité.

Du braquage de Boumhel à la traque des fugitifs

Après leur évasion, les membres du groupe avaient déclenché une vaste opération de recherche mobilisant plusieurs unités sécuritaires. Les investigations avaient permis d’identifier leur implication dans le braquage de l’agence bancaire de Boumhel.

Les opérations de traque menées dans plusieurs régions du pays avaient finalement abouti à leur arrestation. Quatre membres du groupe avaient été capturés le 7 novembre 2023 dans la zone montagneuse de Boukornine, dans le gouvernorat de Ben Arous. Le cinquième fugitif avait été arrêté deux jours plus tôt à la Cité Ettadhamen, dans le gouvernorat de l’Ariana.

Ahmed « Somali », figure centrale du dossier

Parmi les condamnés figure Ahmed Melki, plus connu sous le surnom de « Somali », considéré comme l’un des éléments les plus dangereux du groupe.

Son nom apparaît également dans plusieurs procédures judiciaires liées aux affaires des assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, deux crimes politiques qui continuent d’occuper une place centrale dans la mémoire collective et les débats judiciaires en Tunisie.

Sa présence parmi les évadés avait fortement contribué à l’ampleur médiatique et sécuritaire de l’affaire de la Mornaguia.

Les faits remontent au 31 octobre 2023 lorsque Ahmed Melki, Ameur Balaâzi, Raed Touati, Alaa Ghazouani et Nader Ghanmi avaient réussi à s’échapper de la prison civile de Mornaguia.

Cette fuite de détenus classés extrêmement dangereux avait immédiatement déclenché un état d’alerte national et soulevé de nombreuses interrogations sur les circonstances de leur évasion.

L’enquête ouverte à la suite des événements ne s’est d’ailleurs pas limitée aux seuls fugitifs. Plusieurs agents et responsables de l’administration pénitentiaire ont également fait l’objet de poursuites pour des soupçons de manquements professionnels ou de possibles complicités.

Avec la confirmation des peines en appel, la justice consolide aujourd’hui les condamnations prononcées contre les principaux protagonistes d’une affaire qui demeure l’une des plus marquantes de l’histoire récente du système pénitentiaire tunisien.

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Affaire Chokri Belaïd : La Cour d’appel repousse le procès de Béchir Akremi et Habib Ellouze

23. Juni 2026 um 11:57

Un nouveau report dans l’un des volets judiciaires les plus sensibles liés au dossier de l’assassinat de Chokri Belaïd. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a décidé, ce mardi 23 juin, de reporter au 6 juillet prochain l’examen du procès en appel impliquant notamment l’ancien procureur de la République Béchir Akremi et le dirigeant du mouvement Ennahdha Habib Ellouze.

L’affaire porte sur des accusations liées à la gestion du dossier Belaïd et intervient plusieurs mois après les lourdes condamnations prononcées en première instance contre plusieurs prévenus.

Un double renvoi dans un dossier toujours explosif

Selon les informations judiciaires, la chambre spécialisée a reporté l’examen d’un premier dossier dans lequel comparaissent Béchir Akremi, Habib Ellouze, un ancien imam d’une mosquée de Tunis ainsi que plusieurs autres accusés.

La juridiction a également décidé de renvoyer à la même date un second dossier visant l’ancien magistrat. Cette procédure concerne des soupçons de manquements procéduraux et juridiques qui auraient été commis lors de la supervision de l’instruction liée à l’assassinat de Chokri Belaïd.

Ce nouveau report repousse ainsi l’examen en appel d’un dossier qui continue d’occuper une place particulière dans le paysage politique et judiciaire tunisien, plus de treize ans après l’assassinat du dirigeant de gauche survenu le 6 février 2013.

Des peines de prison lourdes en première instance

Le 4 mars 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis avait rendu un jugement particulièrement attendu.

Béchir Akremi avait été condamné à un total de 23 ans de prison dans deux affaires distinctes en lien avec le dossier Belaïd. Les poursuites retenues contre l’ancien procureur portent notamment sur la dissimulation de documents et de pièces considérés comme déterminants pour l’enquête.

Habib Ellouze avait, pour sa part, écopé d’une peine de treize ans de prison. Plusieurs autres accusés avaient également été condamnés dans le cadre de la même affaire.

À l’issue de ce jugement, l’ensemble des condamnés avait interjeté appel. Le comité de défense de Chokri Belaïd avait lui aussi contesté certains aspects de la décision, ouvrant ainsi la voie à un nouveau procès devant la Cour d’appel.

Ennahdha conteste les verdicts et dénonce des irrégularités

Les condamnations prononcées en mars avaient suscité de vives réactions, notamment de la part du mouvement Ennahdha.

Dans un communiqué publié après le verdict, le parti avait dénoncé un procès qu’il considérait comme dépourvu des garanties nécessaires d’indépendance et d’équité. Ennahdha avait soutenu que les poursuites visant Habib Ellouze découlaient d’une affaire ouverte en 2023 pour des soupçons d’intervention auprès de la justice en faveur d’un prévenu, tout en affirmant qu’aucune implication de son dirigeant n’avait été démontrée.

Le mouvement avait également contesté les accusations visant Béchir Akremi, estimant que ce dernier n’était pas le magistrat directement chargé du dossier concerné. Ennahdha avait par ailleurs dénoncé plusieurs irrégularités procédurales et critiqué certains traitements médiatiques de l’affaire.

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Grève des banques : L’UGTT ouvre la porte à une suspension du mouvement sous condition

23. Juni 2026 um 11:34

Alors que la grève générale de trois jours dans les banques et les assurances a débuté ce mardi 23 juin, la Fédération générale des banques et des institutions financières affiliée à l’UGTT se dit prête à désamorcer la crise. Son secrétaire général, Sami Salhi, affirme qu’une suspension, voire une annulation du mouvement reste possible si les autorités parviennent à relancer les négociations entre les parties.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats du secteur et les organisations patronales, après l’échec des dernières tentatives de médiation.

« Nous sommes prêts à suspendre la grève »

Intervenant sur Mosaïque FM, Sami Salhi a expliqué que la grève a été déclenchée après l’échec de toutes les démarches visant à reprendre les discussions avec le Conseil bancaire et financier ainsi qu’avec la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance.

Selon lui, le principal point de blocage concerne les augmentations salariales réclamées pour l’année 2025. Le responsable syndical reproche aux représentants patronaux leur refus d’ouvrir des négociations sur cette revendication.

Il a également contesté le contenu du communiqué publié récemment par le Conseil bancaire et financier, estimant qu’il comporte des « contre-vérités ». D’après lui, les employeurs mettent en avant le décret n°68 relatif aux augmentations prévues pour les années 2026, 2027 et 2028, alors que les revendications syndicales portent exclusivement sur l’exercice 2025.

Malgré ce différend, Sami Salhi affirme que la Fédération reste attachée au dialogue et appelle le ministère des Affaires sociales à intervenir pour réunir les différentes parties autour d’une même table.

« Nous sommes prêts à suspendre ou à annuler la grève si une invitation au dialogue est lancée », a-t-il indiqué, estimant qu’une médiation rapide permettrait d’éviter une nouvelle escalade.

Le patronat maintient sa position

La sortie de Sami Salhi intervient quelques heures après la publication d’un communiqué du Conseil bancaire et financier annonçant l’application de retenues sur salaires pour les journées de grève observées par les employés du secteur.

L’organisation patronale considère que le mouvement social n’est pas justifié au regard des accords déjà conclus dans le cadre du décret n°68, qui prévoit des augmentations salariales échelonnées jusqu’en 2028.

Cette décision a contribué à durcir davantage le climat social à la veille du déclenchement de la grève.

Trois jours de paralysie annoncés

La grève générale de trois jours dans les banques et les compagnies d’assurance avait été confirmée après la rupture du dialogue entre les syndicats et les représentants patronaux.

La Fédération générale des banques et des institutions financières estime que les négociations sur les augmentations salariales de 2025 sont au point mort, tandis que les employeurs considèrent que le cadre des revalorisations salariales a déjà été défini dans les accords précédents.

Dans ce contexte, l’intervention du ministère des Affaires sociales apparaît désormais comme la principale voie susceptible de relancer les discussions et d’éviter un enlisement du conflit social qui affecte depuis ce mardi l’ensemble du secteur bancaire et assurantiel.

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Orages, grêle et sirocco : Une météo instable s’installe sur plusieurs régions tunisiennes

23. Juni 2026 um 09:18

La stabilité observée ces derniers jours devrait céder la place à un épisode météorologique plus contrasté ce mardi. Des cellules orageuses accompagnées de pluies et parfois de grêle sont attendues sur plusieurs régions de l’ouest du pays avant une possible extension vers l’est en fin de journée.

Selon les prévisions météorologiques, le ciel sera d’abord peu à partiellement nuageux sur l’ensemble du territoire. Au fil des heures, les nuages gagneront en densité sur les hauteurs de l’ouest du Nord et du Centre, favorisant la formation d’orages localement intenses.

Des pluies et des chutes de grêle attendues

Les perturbations devraient principalement concerner les zones montagneuses et les régions intérieures de l’ouest du pays. Les cellules orageuses seront accompagnées de pluies parfois soutenues ainsi que de chutes de grêle.

Les précipitations pourraient ensuite progresser vers certaines régions de l’est du pays au cours de la soirée, sous l’effet de l’évolution des masses nuageuses.

Le vent soufflera du secteur est, généralement faible à modéré. Des rafales plus fortes sont toutefois attendues sous les orages.

Chaleur persistante et vents de sirocco

Malgré ce retour de l’activité orageuse, les températures resteront élevées sur une grande partie du territoire.

Les maximales oscilleront entre 30 et 35 degrés près des côtes orientales ainsi que sur les hauteurs, tandis qu’elles atteindront entre 35 et 40 degrés ailleurs, avec l’apparition de vents locaux de sirocco accentuant la sensation de chaleur.

En mer, les conditions resteront relativement favorables avec une mer calme à peu agitée.

Cette combinaison de fortes chaleurs, de sirocco et d’orages localisés illustre une situation météorologique contrastée qui pourrait marquer la journée dans plusieurs régions du pays.

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Kairouan : L’hôpital promis depuis 2017 ne verra le jour qu’en 2029

22. Juni 2026 um 15:18

Annoncé comme un projet structurant pour le centre du pays, l’hôpital universitaire Roi Salman de Kairouan ne devrait finalement ouvrir ses portes qu’en 2029. Entre promesses et échéances sans cesse repoussées, ce chantier est devenu l’un des symboles les plus frappants des retards qui plombent les grands projets publics en Tunisie.

En Tunisie, certains projets semblent avancer au rythme des annonces plutôt qu’à celui des travaux. L’hôpital universitaire Roi Salman de Kairouan en est l’illustration parfaite.

Lundi 22 juin 2026, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a assuré lors d’une séance de dialogue avec les députés du Conseil national des régions et des districts, que le chantier était enfin entré dans sa phase de réalisation et que l’établissement devrait accueillir ses premiers patients en 2029.

De projet prioritaire à dossier enlisé

Une annonce qui pourrait apparaître comme une bonne nouvelle, si elle n’intervenait pas près de neuf ans après la signature de l’accord tuniso-saoudien ayant donné naissance au projet.

Car derrière cette nouvelle échéance se cache une réalité moins reluisante : entre la signature du protocole en 2017 et l’ouverture annoncée en 2029, il se sera écoulé douze années.

Lorsque la Tunisie et l’Arabie saoudite signent leur accord en octobre 2017, les ambitions sont élevées. Le futur hôpital universitaire doit renforcer l’offre de santé dans les régions de l’intérieur et contribuer à réduire les inégalités d’accès aux soins spécialisés.

Le projet bénéficie d’un important financement saoudien et figure rapidement parmi les réalisations présentées comme prioritaires. Pourtant, les années passent sans que le chantier ne démarre réellement. Depuis 2020, les autorités annoncent le lancement imminent des travaux.

A chaque fois, les délais expirent sans qu’aucune avancée tangible ne soit observée sur le terrain. Face aux critiques, les autorités expliquent alors que les aménagements préparatoires sont en cours et que les études techniques doivent être finalisées avant le lancement effectif des travaux. Mais là encore, les mois passent sans changement notable.

Un chantier lancé, mais une confiance à reconstruire

L’affaire est d’autant plus sensible que le projet a régulièrement été cité dans les discours officiels comme l’exemple même des lourdeurs administratives. Depuis 2019, le président Kaïs Saïed a évoqué à plusieurs reprises ce dossier pour dénoncer les blocages bureaucratiques qui freinent les investissements publics.

En octobre 2025 encore, des députés effectuant une visite sur le site constataient l’absence d’activité et s’interrogeaient publiquement sur le sort du projet. Ce n’est qu’en décembre 2025 que le contrat de réalisation est finalement signé et que le terrain est officiellement remis au groupement chargé de la construction.

Sur le papier, le futur établissement a tout d’un projet majeur : 320 lits, plusieurs spécialités médicales, un statut universitaire et des équipements annoncés aux standards internationaux.

Le véritable défi consiste désormais à restaurer la crédibilité de la parole publique autour des grands projets. Car à Kairouan, les habitants ont entendu défiler les dates de 2021, puis de 2022, puis de 2024, avant d’apprendre aujourd’hui que l’ouverture n’interviendrait finalement qu’en 2029.

L’hôpital Roi Salman pourrait devenir un fleuron sanitaire pour le centre du pays. Mais il restera aussi, quoi qu’il advienne, le rappel qu’en Tunisie un projet annoncé comme urgent peut parfois mettre plus d’une décennie à devenir réalité.

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Banques et assurances : Le dialogue rompu, la grève de trois jours confirmée

22. Juni 2026 um 14:21

Le bras de fer entre les syndicats et les organisations patronales du secteur financier s’intensifie. Faute d’accord sur les augmentations salariales et après plusieurs mois de négociations infructueuses, les employés des banques, établissements financiers et compagnies d’assurance observeront une grève générale de trois jours à partir du 23 juin.

La Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance, relevant de l’UGTT, a confirmé ce lundi le maintien de la grève sectorielle prévue les 23, 24 et 25 juin 2026.

Cette décision intervient après l’échec des dernières tentatives visant à relancer les négociations avec le Conseil bancaire et financier ainsi qu’avec la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance. Pour les syndicats, le dialogue social est désormais dans une impasse.

Plusieurs mois de tensions

Le conflit ne date pas d’aujourd’hui. Depuis plusieurs mois, les relations entre les partenaires sociaux du secteur bancaire et des assurances se détériorent autour de la question des augmentations salariales et du renouvellement des accords sociaux.

Une première alerte avait déjà été donnée en novembre 2025 avec une grève générale de deux jours largement suivie dans les banques et les institutions financières. Malgré plusieurs réunions et tentatives de rapprochement, aucun compromis n’a permis de mettre fin au différend.

Début juin, la fédération syndicale avait annoncé une nouvelle escalade en programmant une grève de trois jours, estimant que les négociations étaient au point mort.

Les augmentations salariales au cœur du conflit

Au centre du bras de fer figure l’application des augmentations salariales au titre de l’année 2025.

Les représentants syndicaux considèrent que l’interruption des négociations constitue une violation des engagements prévus par la convention collective sectorielle et par les mécanismes habituels du dialogue social.

La fédération juge également insuffisantes les propositions avancées par la partie patronale, qui porteraient sur des augmentations mensuelles comprises entre 70 et 100 dinars.

Pour les syndicats, ces montants ne reflètent ni l’évolution du coût de la vie ni les performances économiques enregistrées par les établissements financiers ces dernières années.

Les bénéfices du secteur alimentent les revendications

Les responsables syndicaux s’appuient notamment sur les résultats financiers du secteur pour défendre leurs revendications.

Selon les données évoquées lors des précédentes négociations, les banques tunisiennes ont enregistré en 2024 un résultat net global de 1,6 milliard de dinars, en hausse de près de 12% par rapport à l’année précédente.

Pour la fédération, ces performances démontrent la capacité du secteur à répondre aux revendications salariales des employés.

Un autre dossier continue également d’alimenter les tensions : celui des crédits accordés aux salariés des banques. Les syndicats dénoncent le refus de certaines mesures destinées à alléger les charges financières supportées par les employés du secteur.

Trois jours de perturbations en perspective

Sauf reprise de dernière minute des discussions, les banques, établissements financiers et compagnies d’assurance devraient connaître trois journées de fortes perturbations à partir de mardi.

Cette mobilisation pourrait marquer une nouvelle étape dans le conflit social qui oppose depuis plusieurs mois les syndicats aux organisations patronales. La fédération syndicale a d’ailleurs averti que d’autres mouvements de protestation pourraient suivre si aucune avancée concrète n’est enregistrée sur les revendications en suspens.

Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour un secteur stratégique de l’économie tunisienne, où le dialogue social semble aujourd’hui plus fragilisé que jamais.

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Retraités de la fonction publique : La CNRPS lance le versement des pensions de juin

22. Juni 2026 um 14:09

La Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) a annoncé le démarrage du versement des pensions de retraite du mois de juin 2026. Les bénéficiaires recevant leurs pensions par virement bancaire sont crédités dès ce lundi.

La Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) a annoncé, ce lundi 22 juin 2026, le lancement de l’opération de versement des pensions de retraite au titre du mois de juin.

Les transferts postaux à partir de mardi

Selon un communiqué publié par l’organisme, les pensions destinées aux retraités bénéficiant d’un virement bancaire sont versées à partir d’aujourd’hui.

La CNRPS précise également que les retraités percevant leurs pensions via des transferts postaux devront attendre jusqu’à demain, mardi 23 juin, pour recevoir leurs allocations.

Cette opération concerne l’ensemble des pensionnés relevant du régime géré par la caisse.

Une échéance attendue par les retraités

Comme chaque mois, le versement des pensions constitue un rendez-vous important pour des milliers de retraités de la fonction publique et du secteur public, qui attendent la mise à disposition de leurs revenus mensuels pour faire face à leurs dépenses courantes.

La CNRPS invite ainsi les bénéficiaires concernés à vérifier la disponibilité de leurs pensions selon le mode de paiement choisi, bancaire ou postal.

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Tunisie – Météo : Le thermomètre s’emballe

22. Juni 2026 um 09:31

La chaleur reprend du terrain. Ce lundi 22 juin, plusieurs régions tunisiennes verront les températures franchir la barre des 35°C et s’approcher localement des 40°C sous l’effet du sirocco.

La chaleur monte d’un cran en Tunisie. Selon les prévisions publiées ce lundi par l’Institut national de la météorologie (INM), une hausse sensible des températures est attendue sur la majeure partie du pays, portée par l’apparition de vents de sirocco.

Les maximales oscilleront entre 30 et 35°C sur les zones côtières de l’Est ainsi que sur les reliefs, tandis que l’intérieur du pays enregistrera des températures comprises entre 35 et 40°C.

Le sirocco s’invite dans plusieurs régions

L’élément marquant de cette journée reste le retour du sirocco, ce vent chaud qui accompagne souvent les premiers épisodes de forte chaleur de la saison estivale.

Son arrivée devrait accentuer la sensation de chaleur dans plusieurs gouvernorats, notamment à l’intérieur du pays, où le mercure pourrait atteindre les seuils les plus élevés de la journée.

Un ciel peu menaçant malgré quelques nuages

Sur le plan météorologique, l’INM prévoit un ciel passagèrement nuageux au nord et au centre du pays. Au sud, le temps restera globalement peu nuageux.

Le vent soufflera du secteur Est, faible à modéré, tandis que la mer demeurera généralement assez calme à peu agitée.

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Concours de la sixième : 62.450 candidats à la conquête des collèges pilotes

22. Juni 2026 um 09:15

Les épreuves du concours d’entrée aux collèges pilotes démarrent ce lundi 22 juin à travers toute la Tunisie. 62.450 élèves de la sixième année de l’enseignement de base tenteront de décrocher l’une des 3850 places disponibles dans ces établissements d’excellence.

Les épreuves écrites se dérouleront sur trois jours, du 22 au 24 juin, dans l’ensemble des gouvernorats du pays.

L’enjeu est de taille pour ces candidats qui se disputeront 3850 places au sein des collèges pilotes, considérés comme les établissements les plus sélectifs du système éducatif tunisien.

Une participation en baisse par rapport à l’an dernier

Selon les données du ministère de l’Éducation, les candidats représentent cette année 29% de l’ensemble des élèves inscrits en sixième année de l’enseignement de base.

Le nombre de participants est toutefois en recul par rapport à la session précédente. Le ministère fait état d’une baisse de 1608 candidats comparativement à 2025.

Cette évolution intervient alors que le concours demeure l’un des rendez-vous scolaires les plus suivis du calendrier éducatif tunisien, en raison de la forte concurrence pour accéder aux collèges pilotes.

Des aménagements pour les élèves à besoins spécifiques

Le ministère de l’Éducation a également mis en place plusieurs mesures exceptionnelles afin de garantir l’égalité des chances entre les candidats.

Ainsi, 14 élèves bénéficieront de sujets adaptés avec des caractères agrandis, tandis que 67 candidats disposeront d’un tiers-temps supplémentaire pour chacune des épreuves.

Ces dispositions s’inscrivent dans le cadre des mesures d’accompagnement destinées aux élèves ayant des besoins spécifiques.

Résultats attendus le 10 juillet

Après trois jours d’épreuves, les candidats devront patienter jusqu’au 10 juillet prochain pour connaître les résultats de cette session 2026.

Comme chaque année, l’annonce des admis sera particulièrement attendue par les familles, dans un contexte de forte compétition pour intégrer les collèges pilotes, qui continuent d’attirer près d’un tiers des élèves de sixième année à l’échelle nationale.

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