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Interdire aux mineurs l’accès aux réseaux sociaux : l’Australie a osé, la France tergiverse, qu’en est-il de la Tunisie ?

Von: tmps
19. August 2026 um 09:30

Le problème est quasiment universel. L’accès des mineurs aux réseaux sociaux est en train de causer beaucoup de dégâts au point que certains pays ont déjà décidé de limiter cet accès alors que d’autres cherchent à changer le contenu de ces réseaux. C’est l’Australie qui a annoncé la couleur et qui montrera le chemin aux autres, dans un sens ou dans un autre, alors qu’en Tunisie, on n’y pense pas beaucoup pour le moment car le pays et l’Etat ont d’autres chats à fouetter…

Les nouvelles technologies ne font pas que du bien à l’humanité. En matière d’internet et de réseaux sociaux, le prix à payer, face à l’avancée des techniques de communication et de connexion, s’avère très cher et pourrait conduire plus d’une génération vers un futur à risque.

Faut-il, dès lors, interdire aux mineurs, qui sont la principale victime de ces réseaux sociaux, d’y accéder avant l’âge de 15 ou 16 ans ?

De toute façon, tous les regards se tournent actuellement vers l’Australie. Depuis le 10 décembre 2025, les principales plateformes doivent empêcher les moins de 16 ans de conserver ou de créer des comptes. L’Australie est devenue le premier pays au monde à imposer une interdiction nationale aussi large.

L’expérience est donc observée attentivement par les gouvernements qui envisagent de suivre le même chemin. Et son premier enseignement est loin d’être simple.

D’un côté, le gouvernement australien affirme que plus de cinq millions de comptes appartenant ou susceptibles d’appartenir à des moins de 16 ans ont été supprimés, désactivés ou restreints depuis l’entrée en vigueur du dispositif.

De l’autre, une étude publiée dans un journal médical britannique auprès de 408 adolescents âgés de 12 à 17 ans montre qu’environ 85% des moins de 16 ans interrogés continuaient d’utiliser au moins l’une des plateformes concernées trois mois après l’entrée en vigueur de la loi. Les chercheurs concluent qu’il existe encore peu d’éléments permettant d’identifier une réduction immédiate et substantielle de l’usage chez les adolescents déjà habitués aux réseaux sociaux.

Ce chiffre ne signifie cependant pas que 85% des adolescents ont consciemment «piraté» le système. Les stratégies déclarées de contournement étaient nettement moins nombreuses : environ 15% des 12-13 ans et 19% des 14-15 ans interrogés disaient avoir utilisé un faux compte, tandis qu’environ 3% déclaraient avoir recours à un VPN. Le problème semble donc autant venir des adolescents que de l’efficacité des dispositifs de contrôle mis en place par les plateformes.

Vérifier l’âge reste le talon d’Achille

Autre difficulté à falloir dépasser, le contrôle de l’âge n’est pas une chose aisée. L’étude australienne montre en effet que les systèmes de vérification restent très variables. Environ deux tiers des adolescents interrogés avaient rencontré une procédure de vérification, mais seulement 5% des 12-13 ans et 11% des 14-15 ans avaient dû fournir la photographie d’un document d’identité officiel.

Les méthodes les plus fréquentes consistaient simplement à demander l’âge déclaré ou à analyser un selfie. Or un adolescent peut mentir sur sa date de naissance. L’estimation de l’âge par le visage possède une marge d’erreur. Un compte peut être utilisé par plusieurs personnes. Et un système particulièrement intrusif peut, à l’inverse, poser un problème de protection des données personnelles. C’est tout le paradoxe.

C’est dire que plus la vérification est légère, plus l’interdiction est facile à contourner. Plus elle devient robuste, plus elle risque de transformer l’accès courant à Internet en contrôle d’identité permanent.

De toute façon, l’Australie ne renonce pas, elle durcit la pression sur les plateformes et le bilan mitigé n’a pas conduit Canberra à abandonner son dispositif. Le gouvernement australien considère au contraire que les plateformes n’en font pas assez pour appliquer la loi. Le 28 juin 2026, il a annoncé son intention de doubler le plafond des sanctions applicables aux violations systématiques, de 49,5 millions à 99 millions de dollars australiens, tout en renforçant les pouvoirs d’enquête du régulateur eSafety. Plusieurs réseaux sociaux faisaient alors l’objet d’investigations concernant leur respect des nouvelles règles.

L’expérience australienne ne démontre donc pas simplement que «l’interdiction ne marche pas». Elle montre quelque chose de plus subtil : une limite d’âge inscrite dans la loi n’a de sens que si les plateformes sont réellement capables -et contraintes- de l’appliquer.

En France, la proposition d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été présentée par le président de la République, mais elle a été invalidée par le Conseil constitutionnel.

Or, en janvier 2026, l’Agence nationale française de sécurité sanitaire, l’Anses, a publié une importante expertise consacrée aux usages des réseaux sociaux chez les adolescents. Elle s’intéresse notamment aux liens avec le sommeil, l’anxiété, la dépression, l’image de soi, les troubles alimentaires, les comportements suicidaires et le cyberharcèlement.

Derrière une idée apparemment simple apparaît pourtant une série de questions beaucoup plus complexes : à quel âge faut-il autoriser un enfant à ouvrir un compte ? Comment vérifier son âge sans demander à toute la population de prouver son identité ? Une interdiction peut-elle réellement fonctionner face aux adolescents qui cherchent à la contourner ? Faut-il penser plutôt à modifier les plateformes elles-mêmes ?

Qu’en est-il de la Tunisie ?

Partout dans le monde, on s’active à trouver des solutions pratiques à ce phénomène. Le Royaume-Uni prévoit une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, avec une adoption envisagée d’ici Noël et une mise en application autour du printemps 2027. Le Danemark a annoncé un seuil de 15 ans, tout en permettant aux parents d’autoriser l’accès à certaines plateformes à partir de 13 ans. La Turquie a adopté en avril une législation interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Les Émirats arabes unis ont fixé en juin à 15 ans l’âge minimum pour créer ou utiliser un compte personnel, devenant le premier pays arabe à annoncer une mesure de cette nature. La Malaisie interdit désormais aux moins de 16 ans de créer de nouveaux comptes.

Bien que méritant d’être posée en Tunisie, la question ne semble pas encore peser lourd dans la balance des prochains projets de l’Etat. Pourtant, les questions sont les mêmes pour les familles tunisiennes : temps passé devant les écrans, cyberharcèlement, exposition à des contenus violents ou sexuels, comparaison sociale, influenceurs, défis dangereux, faux comptes et accès extrêmement précoce aux smartphones. C’est vraiment tout un océan de risques qui est là, perceptible et visible à l’œil nu.

Pour s’y opposer, l’action ne s’annonce guère aisée. Il va falloir déterminer quelles plateformes sont concernées, comment contrôler l’âge, qui conserve les données de vérification, quelles sanctions imposer aux entreprises étrangères et comment empêcher que la protection des enfants ne devienne un système général de surveillance des internautes. La capacité réelle de l’État à imposer ses règles aux grandes plateformes serait également une question centrale.

C’est dire qu’il faut agir à plus d’un niveau pour réussir une telle mission. Une politique crédible pourrait devoir combiner plusieurs niveaux : un âge minimum adapté, une vérification suffisamment fiable mais respectueuse de la vie privée, des obligations beaucoup plus fortes imposées aux plateformes, des paramètres protecteurs par défaut et une éducation numérique qui commence avant l’adolescence.

Tout un chantier alors que le pays ne semble pas prêt à s’y plonger à court terme. 

Kamel ZAIEM

 

 



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« Sales arabes », « babouins » : un retraité condamné au Puy‑en‑Velay

18. August 2026 um 10:52
Ce sexagénaire écope de 15 mois de prison avec sursis. Il était poursuivi pour des injures racistes envers des enfants en les menaçant avec une carabine.   En bref 15 mois de prison avec sursis probatoire pour injures racistes. Obligation…

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Algérie : Deux enfants meurent après avoir été coincés dans le coffre d’une voiture

09. August 2026 um 12:44

L’Algérie est de nouveau confrontée à un drame impliquant des enfants. Selon des informations relayées dimanche, deux enfants seraient morts après s’être retrouvés coincés avec un troisième dans le coffre arrière d’une voiture, alors qu’ils jouaient à proximité du véhicule.

D’après les premiers éléments rapportés par des médias locaux, les trois enfants seraient entrés dans le coffre d’une voiture appartenant à leur oncle avant que le hayon ne se referme derrière eux. Incapables de sortir, ils seraient restés enfermés pendant plusieurs heures, alors que les recherches se poursuivaient dans leur entourage.

Deux sont décédés

Deux d’entre eux auraient finalement été retrouvés sans vie. Le troisième enfant, qui se trouvait toujours dans le coffre au moment de la découverte, aurait survécu.

Les informations disponibles évoquent une durée d’enfermement d’environ sept heures et des températures élevées qui auraient aggravé les conditions à l’intérieur du véhicule. Ces éléments restent toutefois à confirmer par des sources officielles ou des médias algériens de référence.

Ce nouveau drame intervient alors que le pays avait été profondément secoué, quelques semaines plus tôt, par l’incendie meurtrier survenu dans un établissement de l’enfance assistée à Mohammadia, dans la banlieue d’Alger.

11 morts et 19 blessés, il y quelques semaines

Dans la nuit du 15 au 16 juillet, le sinistre avait fait 11 morts et 19 blessés, selon un bilan communiqué par la Protection civile algérienne. Le président Abdelmadjid Tebboune avait présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Lire aussi : 11 enfants meurent dans l’incendie d’un établissement à Alger, l’émotion gagne le pays

La succession de ces drames impliquant des enfants ravive l’émotion en Algérie et pose, une nouvelle fois, la question de leur protection et de la prévention des accidents domestiques et du quotidien.

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Mendicité infantile : Le ministère prépare un plan, mais ne fournit toujours aucun chiffre

08. August 2026 um 06:07

Le ministère de la Famille affirme travailler à l’achèvement d’une étude de terrain qui doit servir à élaborer un plan multisectoriel contre la mendicité infantile. Mais sa réponse à une question parlementaire, rendue publique le 7 août, ne fournit aucune donnée sur le nombre d’enfants concernés.

La réponse officielle a été adressée par la ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, Asma Jabri, au président de l’Assemblée des représentants du peuple. Le document ministériel, signé le 29 juillet 2026 et enregistré par l’ARP le lendemain, répond à une question écrite du député Yosri Bouab.

La question avait été signée le 24 juin et enregistrée le 30 juin. Elle portait sur la progression de la mendicité ainsi que sur l’exploitation d’enfants et de personnes en situation de vulnérabilité.

Selon la TAP, la réponse a été publiée vendredi 7 août sur le site officiel du Parlement, soit neuf jours après sa signature.

Une étude avant l’élaboration d’un plan

Le ministère indique avoir engagé une étude de terrain sur la mendicité des enfants. Ses conclusions doivent servir à élaborer un plan d’action multisectoriel destiné à limiter le phénomène et à favoriser la réintégration des enfants dans leurs familles et dans la société.

Aucune date n’est toutefois avancée pour l’achèvement de l’étude, sa publication ou l’entrée en application du futur plan. Le document ne précise pas davantage les ministères qui y participeront, les moyens qui lui seront consacrés ou les objectifs qui devront être atteints.

Le député demandait notamment des statistiques sur le nombre de nourrissons et d’enfants exploités dans la mendicité au cours des dernières années. Il souhaitait également connaître les programmes de protection existants, les mécanismes de coordination entre les ministères concernés et l’état d’avancement d’une éventuelle stratégie nationale.

La réponse ministérielle ne fournit aucun chiffre et ne permet donc pas de mesurer l’ampleur actuelle du phénomène.

Retour dans la famille ou placement

Concernant la prise en charge, le ministère rappelle que les délégués à la protection de l’enfance interviennent après chaque signalement d’une situation de rue ou d’exploitation économique.

Les mesures peuvent comprendre le retour de l’enfant dans sa famille ou, lorsque sa protection l’exige, son placement dans un établissement de prise en charge. Aucun bilan de ces interventions n’accompagne cependant la réponse.

Le ministère aborde également la situation des personnes âgées en état de mendicité ou d’errance. Il évoque la médiation familiale, l’aide ponctuelle, les soins, le suivi médical et psychologique, l’hébergement en institution ou le placement familial. Il rappelle aussi l’existence du numéro vert 1833 destiné à l’écoute, à l’orientation et au signalement.

Cette réponse est antérieure à l’alerte lancée le 5 août par l’Organisation internationale pour la protection des enfants de la Méditerranée concernant des mineurs dormant ou errant dans des espaces publics. Elle ne peut donc pas être présentée comme une réaction à cette intervention, mais elle confirme que le phénomène fait déjà l’objet d’un travail ministériel dont les données et le calendrier restent inconnus.

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Prix arabe Mustapha Azouz : Imed Jelassi et Noureddine Ben Boubaker de nouveau récompensés

15. Juni 2026 um 16:57

Les lauréats de la 17e édition du Prix arabe Mustapha Azouz de littérature pour enfants ont été dévoilés samedi 13 juin 2026 à la Cité de la Culture de Tunis, à l’issue du Forum arabe de littérature pour enfants organisé par le Forum de la littérature pour enfants en partenariat avec l’Arab Tunisian Bank (ATB)....

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