Normale Ansicht

Royaume-Uni : alerte à la salmonelle

22. August 2026 um 10:32

Les autorités sanitaires britanniques recommandent aux enfants de moins de 5 ans, aux personnes de plus de 65 ans, aux femmes enceintes et aux personnes fragiles d’éviter les œufs peu cuits… Une épidémie nationale de salmonellose a déjà fait un mort et contaminé plus de 200 personnes.

Les autorités sanitaires britanniques renforcent leurs recommandations face à une épidémie de salmonellose jugée inhabituellement importante et en progression rapide. La Food Standards Agency (FSA) appelle les personnes les plus vulnérables à éviter les œufs insuffisamment cuits ou coulants (œufs à la coque, le ‘Mraoueb’ de chez nous) lorsqu’elles mangent à l’extérieur, notamment dans les restaurants, cafés et établissements de vente à emporter…

Le conseiller scientifique en chef de la FSA, Ian Young, a précisé que ces personnes pouvaient continuer à consommer des œufs au restaurant à condition qu’ils soient bien cuits. La recommandation vise donc spécifiquement les œufs coulants ou insuffisamment cuits et les préparations qui en contiennent.

Plus de 200 personnes contaminées

L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a déclaré une « épidémie nationale de salmonellose ». Entre le 11 août 2025 et le 1er août 2026, 207 cas ont été recensés et une personne est décédée. Les autorités soupçonnent un lien avec des aliments préparés à partir d’œufs importés, même si les investigations se poursuivent afin d’identifier précisément la source de la contamination.

L’ampleur et la vitesse de progression de l’épidémie ont conduit les autorités à renforcer les appels à la prudence, notamment auprès des groupes les plus fragiles…

L’article Royaume-Uni : alerte à la salmonelle est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Racisme | L’affaire Jason Arday secoue le Royaume-Uni !

22. August 2026 um 10:17

Jason Arday, 41 ans, plus jeune professeur noir de l’Université de Cambridge a été accusé de plagiat cependant l’affaire qui aurait pu être traitée dans le cadre académique est devenue une affaire nationale. Pour la droite raciste et les médias blancs, c’était une aubaine à ne pas manquer et le jeune homme a été voué aux gémonies dans les unes de journaux, dans des centaines d’articles sans parler des réseaux sociaux. Jason Arday a été retrouvé mort à son domicile le vendredi 7 août 2026. Aujourd’hui, les médias qui ont instrumentalisé cette affaire en s’adonnant à un harcèlement basé sur un racisme désinhibé et un acharnement obscène sont sur le banc des accusés. Le Premier ministre Andy Burnham a parlé d’«une tragédie».

Imed Bahri

Dans les colonnes de l’hebdomadaire britannique The Observer, Seun Matiluko est revenue sur l’affaire Jason Arday dont l’épilogue a été la fin tragique du jeune universitaire, elle considère que cette affaire est révélatrice d’une obsession de l’élite blanche qui estime que la réussite des Noirs se fait à ses dépens. 

L’histoire d’Arday a suscité une couverture médiatique qui dépasse largement la controverse entourant le plagiat présumé de sa thèse de doctorat soumise à l’Université Liverpool Moors, et ce, depuis sa nomination comme le plus jeune professeur noir de l’histoire de l’Université de Cambridge.

Il y a un être humain derrière les tweets

Selon Seun Matiluko, Jason, qui enseignait la sociologie et les sciences de l’éducation à Cambridge avant d’être contraint de démissionner début août, en raison de la polémique médiatique concernant son intégrité académique et personnelle, a mis en lumière l’hypocrisie du traitement médiatique de sa mort, instrumentalisée par la droite pour faire du «scandale» un phénomène mondial.

Tard vendredi avant-dernier, un universitaire a résumé avec justesse la situation d’Arday : «Il y a deux semaines, Jason Arday était professeur à l’Université de Cambridge, et maintenant il n’est plus là». Matiluko fait remarquer qu’il peut parfois sembler futile de rappeler aux gens d’être bienveillants et de se souvenir, avant d’attaquer, qu’il y a un être humain derrière leurs tweets, publications ou titres. 

L’histoire a commencé lorsqu’un individu se définissant comme «réaliste racial», convaincu que dans un système méritocratique, «les Noirs disparaîtraient de la quasi-totalité des postes à responsabilité, hormis dans le sport et le divertissement» – une affirmation que beaucoup qualifieraient de raciste – a révélé un plagiat dans la thèse de doctorat d’Arday et l’a dénoncé.

Les journaux ont enquêté sur ces allégations et les ont jugées crédibles. L’affaire aurait pu s’arrêter là, et la couverture médiatique aurait été similaire à celle du professeur William O’Reilly de Cambridge, qui avait plagié 4 000 mots de travaux d’étudiants et les avait republiés comme étant les siens dans des revues académiques, prétendant être victime de harcèlement homophobe une fois démasqué.

Cependant, l’attention médiatique portée à Arday a dépassé le cadre de ses travaux universitaires qui, bien que suffisants pour lui permettre de réussir son doctorat à l’Université John Moores de Liverpool, ont été critiqués par certains, estimant qu’ils avaient nui à la réputation de Cambridge.

Deux cent quarante-neuf articles ont été publiés à son sujet en 22 jours. Quelques heures après l’annonce de son décès, le Times a diffusé une publicité sponsorisée sur X pour un article rédigé par un ancien étudiant mécontent de la méthode d’enseignement d’Arday. S’il n’était pas un jeune professeur noir à Cambridge y aurait-il eu autant d’articles et y aurait-il eu un tel emballement médiatique ?

Le journal a indiqué qu’une grande partie de la couverture médiatique intense précédant les événements tragiques de vendredi s’était concentrée sur les chocs culturels.

1% des professeurs d’université britanniques sont noirs

Arday a été comparé à Meghan Markle, l’épouse du prince Harry, et des journalistes, désireux de se vanter de leur formation à Cambridge, ont affirmé que la présence d’Arday prouvait que les Noirs avaient un accès plus facile au monde universitaire. Ils feignent d’oublier que seulement 1% des professeurs d’université britanniques sont noirs.

Les réseaux sociaux ont également été inondés d’affirmations extravagantes selon lesquelles les universités d’Oxford et de Cambridge admettaient des étudiants noirs avec des notes inférieures simplement parce qu’ils étaient noirs.

En réalité, la seule forme de discrimination positive, de diversité, d’égalité, d’inclusion, ou quel que soit le terme employé, dans les admissions universitaires britanniques est fondée sur la classe sociale, et non sur l’origine ethnique. Les personnes ayant fréquenté des écoles modestes ou vivant dans des zones défavorisées peuvent bénéficier de circonstances exceptionnelles. Nombreux sont les étudiants blancs issus de milieux populaires qui bénéficient d’offres conditionnelles et dans ce cas, les opposants à la diversité, à l’équité et à l’inclusion dans le cadre de la guerre culturelle deviennent muets quand il s’agit des Blancs.

Seun Matiluko soutient qu’il est légitime de demander des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir et de démasquer les menteurs surtout que la violente campagne médiatique menée contre Arday était disproportionnée par rapport à ses erreurs.

Une frénésie médiatique largement liée à la couleur d’Arday

L’auteure s’interroge pourquoi tant de médias ont-ils affiché la photo d’Arday en une pendant des semaines, à l’exception du lendemain de sa mort ? Elle estime que si Arday n’avait pas été professeur à Cambridge mais à Leeds, Durham ou au King’s College de Londres, son histoire n’aurait sans doute pas suscité autant d’attention et elle affirme que cette frénésie médiatique était largement liée à l’origine ethnique d’Arday, puisqu’il était noir.

Matiluko rappelle que des titres de presse allant jusqu’à affirmer que le mouvement Black Lives Matter a propulsé Jason Arday sur le devant de la scène relèvent d’une politique de victimisation propre aux Blancs qui soupçonnent d’emblée la réussite des Noirs d’être le fruit d’un travail mené à leur détriment.

Arday n’est ni le premier, ni le dernier, à être accusé de plagiat ou d’avoir relaté une biographie contenant des éléments douteux. Il n’est pas le premier à être accusé d’être un piètre universitaire. La plupart des diplômés universitaires ont une anecdote à raconter sur des professeurs qui estimaient que leurs performances n’étaient pas à la hauteur du poste pour lequel ils avaient été embauchés. Cependant, rien ne justifie l’emballement, le déchaînement et le harcèlement dont il a fait l’objet 

Aujourd’hui, Arday est mort et ses enfants grandiront sans père. Dans un an, certains de ses détracteurs auront peut-être même oublié son nom. Matiluko estime qu’il est peut-être naïf d’attendre de tous les journalistes qu’ils agissent de manière éthique et rappelle que de nombreux journalistes ont prétendu avoir tiré les leçons du suicide de Caroline Flack, la journaliste harcelée par les médias et dont la vie privée a été exploitée sans relâche mais que malheureusement, six ans plus tard, il semble que la leçon retenue soit de harceler sans relâche une personnalité publique, puis, à sa mort, de dire hypocritement «Repose en paix» et «Nos pensées et nos prières t’accompagnent», avant de rejeter la faute sur autrui.

L’article Racisme | L’affaire Jason Arday secoue le Royaume-Uni ! est apparu en premier sur Kapitalis.

Royaume-Uni : un déficit surprise de 1,8 milliard de livres en juillet

21. August 2026 um 16:14

Le Royaume-Uni a enregistré en juillet un déficit public inattendu de 1,8 milliard de livres, alors que l’Office for Budget Responsibility (OBR) anticipait un excédent de 500 millions. La hausse des dépenses sociales et des services publics a dépassé la progression des recettes fiscales.

Le gouvernement britannique a annoncé avoir enregistré en juillet un déficit budgétaire de 1,8 milliard de livres, soit environ 2,1 milliards d’euros. Ce résultat constitue une mauvaise surprise pour les finances publiques, puisque les économistes interrogés par Reuters anticipaient un budget équilibré, tandis que l’OBR prévoyait un excédent de 500 millions de livres.

Le mois de juillet est pourtant traditionnellement favorable aux finances publiques britanniques, grâce notamment aux rentrées liées à l’impôt sur le revenu acquitté par les contribuables soumis à l’auto-déclaration.

La principale explication du dérapage réside dans l’accélération des dépenses publiques. Les prestations sociales versées par l’administration centrale ont augmenté de 2 milliards de livres sur un an en juillet. Pour leur part, les dépenses consacrées aux biens et services, notamment les coûts de personnel, ont également progressé de 1,2 milliard de livres. Cette hausse des dépenses a neutralisé l’augmentation des recettes fiscales.

Les recettes provenant de l’impôt sur le revenu acquitté dans le cadre de l’auto-déclaration ont atteint un niveau record de 17,1 milliards de livres, soit 1,7 milliard de plus qu’un an auparavant. Mais cette progression n’a pas suffi à empêcher le retour du déficit.

Les intérêts versés sur la dette publique ont également augmenté de 700 millions de livres, pour atteindre 7,7 milliards en juillet, ajoutant une pression supplémentaire sur les comptes de l’État.

56,7 milliards de livres empruntés depuis avril

Sur les quatre premiers mois de l’exercice budgétaire 2026-2027, les emprunts publics ont atteint 56,7 milliards de livres, soit 2,3 milliards de plus que la prévision de l’OBR, fixée à 54,4 milliards. Le chiffre reste néanmoins inférieur de 6 milliards de livres, soit 9,6 %, à celui enregistré au cours de la même période un an plus tôt.

Ces chiffres placent le gouvernement britannique sous pression à l’approche du prochain budget. Le ministre des Finances, John Healey, doit présenter son premier budget le 28 octobre, avec pour objectif de respecter les règles budgétaires tout en répondant aux besoins croissants de dépenses publiques. L’enjeu est d’autant plus sensible que la dette publique demeure proche de 94 % du PIB. Elle atteignait près de 3 000 milliards de livres à la fin du mois de juin.

L’OBR prévoit que la dette nette publique poursuivra sa progression avant de commencer à se stabiliser puis à refluer à moyen terme. Dans ses dernières projections, l’organisme estime que l’endettement pourrait atteindre environ 96,5 % du PIB en 2028-2029, avant de redescendre progressivement.

Maintien du objectif de discipline

Malgré cette mauvaise surprise, John Healey a réaffirmé l’engagement du gouvernement à respecter ses règles budgétaires et à réduire progressivement le déficit. Le problème est désormais celui de l’équilibre entre recettes et dépenses : les rentrées fiscales progressent, mais les dépenses augmentent plus rapidement.

Le chiffre de juillet constitue ainsi un avertissement à quelques semaines du budget d’automne. Pour le gouvernement britannique, la capacité à maîtriser les dépenses tout en soutenant la croissance sera déterminante pour préserver sa crédibilité budgétaire et contenir le coût du financement de la dette.

L’article Royaume-Uni : un déficit surprise de 1,8 milliard de livres en juillet est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌