Normale Ansicht

L’économie circulaire, nouveau relais industriel en Afrique

18. August 2026 um 12:47

Recycler ne suffit plus, l’Afrique veut désormais transformer ses déchets en industries à part entière. C’est le virage affiché à Abidjan, où l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA) a réuni du 30 juin au 2 juillet, avec l’appui du Groupe de la Banque africaine de développement, ses 23 pays membres avec plusieurs industriels et des organismes de normalisation autour d’un seul mot d’ordre : faire passer la circularité du stade des politiques publiques à celui d’industrie.

Réutiliser, réparer, recycler : ces filières ne sont plus considérées comme de simples solutions environnementales, mais comme de futurs relais industriels, notamment par rapport aux minéraux critiques. Le continent africain doit désormais garder une plus grande part de la richesse tirée de ses ressources, plutôt que de la céder en exportant des matières brutes destinées à revenir sous forme de produits finis importés.

Financer le changement d’échelle

Les discussions ont buté sur un point récurrent : sans financement suffisant ou règles communes entre pays, les projets circulaires resteront cantonnés à des expérimentations locales. Les participants ont convenu de porter une position africaine commune lors des prochains grands rendez-vous climatiques, à commencer par la COP31 en Turquie puis la COP32 prévue en 2027 à Addis-Abeba.

Une filière encore ouverte aux investisseurs

Fondée il y a une décennie par le Rwanda, le Nigeria et l’Afrique du Sud, l’Alliance a depuis triplé son nombre d’adhérents pour atteindre 23 pays, preuve d’un intérêt croissant et d’un écosystème encore en construction. Pour les entrepreneurs et investisseurs africains, cette phase de structuration, entre financement et harmonisation réglementaire, ouvre une fenêtre pour se positionner prématurément sur des marchés appelés à prendre de l’ampleur.

L’article L’économie circulaire, nouveau relais industriel en Afrique est apparu en premier sur Managers.

BAD : Pourquoi les salariés supportent encore l’essentiel de l’effort fiscal en Tunisie

06. August 2026 um 18:43

La Tunisie affiche un niveau de pression fiscale parmi les plus élevés d’Afrique, mais cette charge reste très inégalement répartie. Publié en juillet 2026, le Rapport pays 2026 de la Banque africaine de développement (BAD) estime que les impôts directs reposent encore largement sur les salariés du secteur formel, tandis qu’une partie des revenus non salariaux et de certaines activités de services demeure insuffisamment couverte par le système fiscal.

Les salariés, contribuables les plus faciles à imposer

Pour l’administration fiscale, le salarié est le contribuable le plus simple à identifier. Son employeur déclare sa rémunération, l’impôt est prélevé directement à la source et ses revenus sont connus avec précision.

La situation est différente pour une partie des professions indépendantes, des activités commerciales ou des prestations de services, dont les revenus nécessitent davantage de contrôles, de recoupements de données et de vérifications.

C’est ce déséquilibre que relève la Banque africaine de développement. Selon son rapport, les taxes sur la consommation, notamment la TVA et les droits de consommation, représentent près de 60 % des recettes fiscales. Les impôts directs restent, eux, concentrés sur les salariés du secteur formel, tandis que les revenus non salariaux demeurent partiellement en dehors du système fiscal. La Tunisie applique pourtant un taux marginal supérieur de l’impôt sur le revenu de 40 %, contre une moyenne africaine de 31,3 %.

Pour un salarié, la conséquence est immédiate : l’impôt est prélevé automatiquement, sans possibilité de décalage de déclaration. Lorsque d’autres catégories de revenus sont moins bien couvertes, ceux qui sont déjà pleinement intégrés au système continuent de supporter une part importante de l’effort fiscal.

Une économie qui évolue plus vite que le système fiscal

Le constat de la BAD ne repose pas uniquement sur la structure de l’impôt sur le revenu. Il apparaît aussi dans l’analyse de la relation entre la croissance économique et les recettes fiscales.

Globalement, la Tunisie affiche une élasticité fiscale de 1,21, supérieure à la moyenne de l’Afrique du Nord (0,98) et à la moyenne africaine (1,05). En d’autres termes, les recettes fiscales progressent plus rapidement que l’activité économique. Cette performance est toutefois largement portée par les impôts indirects, qui bénéficient de la hausse de la consommation et des prix.

Mais lorsque la BAD analyse les différents secteurs de l’économie, le constat change. La contribution des services à la dynamique des recettes fiscales ressort à –0,041. En intégrant l’agriculture et l’industrie, le résultat sectoriel global est de –0,039 pour la Tunisie, contre +0,014 en moyenne sur le continent africain.

Ce résultat ne signifie pas que le secteur des services ne paie pas d’impôts. Il indique plutôt que la croissance de ces activités se traduit moins efficacement par une progression des recettes fiscales. La BAD y voit le signe d’une base fiscale encore fragmentée et d’une couverture incomplète de certaines activités économiques.

Régime forfaitaire et défaut d’interconnexion

Le rapport met également en évidence un autre déséquilibre. Le régime forfaitaire concerne 39 % des contribuables, mais ne génère moins de 0,5 % des recettes fiscales. Pour la BAD, cette situation illustre les limites du dispositif actuel et justifie sa rationalisation au profit d’un régime simplifié reposant sur une comptabilité allégée.

L’institution recommande aussi d’accélérer l’interconnexion entre les bases de données de la Direction générale des impôts, de la CNSS et des Douanes. Le développement de la facturation électronique, des paiements numériques et des caisses enregistreuses connectées fait également partie des pistes avancées pour améliorer le recouvrement et mieux identifier les revenus aujourd’hui insuffisamment couverts.

Élargir l’assiette plutôt qu’augmenter les taux

Pour le contribuable, cette question dépasse largement le débat technique sur la fiscalité. Lorsque la croissance de certains secteurs se traduit imparfaitement par des recettes publiques, l’État dispose de moins de moyens pour financer les infrastructures, les écoles, les hôpitaux ou encore les investissements nécessaires à la transition énergétique.

Au-delà des chiffres, le rapport de la BAD pose donc une question de fond : comment financer durablement le développement si une partie de la richesse créée se transforme insuffisamment en recettes publiques ? Pour l’institution, la réponse ne réside pas dans une nouvelle hausse des taux d’imposition, mais dans un meilleur recouvrement, une administration davantage numérisée et un élargissement de l’assiette fiscale. L’objectif est de mieux répartir l’effort fiscal plutôt que d’alourdir encore la charge de ceux qui s’acquittent déjà pleinement de leurs impôts.

Lire aussi:

L’article BAD : Pourquoi les salariés supportent encore l’essentiel de l’effort fiscal en Tunisie est apparu en premier sur webdo.

FAD : l’arme discrète de la BAD face au piège de la dette africaine

05. August 2026 um 10:51

Alors que la dette publique continue de peser sur les marges de manœuvre de nombreux États africains, le Fonds africain de développement (FAD) s’impose comme un acteur stratégique, souvent moins médiatisé que la Banque africaine de développement (BAD). Son rôle : permettre aux économies les plus fragiles de financer leurs priorités de développement sans basculer davantage dans l’endettement coûteux. C’est ce que rapportent nos confrères du site sénégalais seneweb.com.

Créé en 1972 et opérationnel depuis 1974 par le Nigeria, rappelle le média, le FAD constitue le bras concessionnel du Groupe de la BAD. Contrairement à cette dernière, qui finance une partie importante de ses activités grâce aux marchés financiers, le Fonds repose principalement sur les contributions des pays donateurs et sur le remboursement d’anciens prêts. Ce modèle lui permet donc de proposer des financements à des conditions exceptionnelles : taux d’intérêt réduits, longues périodes de remboursement et recours aux dons pour les pays confrontés à un risque élevé de surendettement. Voilà qui devrait intéresser plus d’un pays africain aujourd’hui.

Car, dans un contexte marqué par la hausse des taux d’intérêt internationaux et le durcissement des conditions d’accès aux capitaux, explique seneweb.com, ces ressources deviennent un véritable amortisseur financier. « La dernière reconstitution du FAD, conclue en 2022, a permis de mobiliser près de 11 milliards de dollars, un niveau record depuis la création de l’institution ». Cette enveloppe doit soutenir, jusqu’en 2025, des projets liés aux infrastructures, à l’agriculture, à la sécurité alimentaire, au climat et au renforcement des économies locales.

Ainsi, les pays de l’UEMOA figurent parmi les principaux bénéficiaires de ce mécanisme. Du reste, le Sénégal, le Bénin, le Mali, le Niger ou encore le Togo utilisent régulièrement les financements du Fonds pour développer des infrastructures énergétiques, hydrauliques, agricoles ou éducatives. Le Sénégal a notamment bénéficié récemment d’un financement concessionnel destiné à renforcer la gouvernance économique et la résilience budgétaire.

Toutefois, derrière cette capacité d’intervention se cache une équation complexe. « Les besoins du continent restent largement supérieurs aux ressources disponibles. Le déficit annuel de financement des infrastructures africaines se chiffre encore en dizaines de milliards de dollars. Tandis que les effets du changement climatique imposent de nouveaux investissements massifs dans l’adaptation et la transition énergétique », écrit le média sénégalais.

Autrement, tout en apparaissant comme un outil indispensable, le FAD ne peut pas constituer une solution unique à la crise financière africaine. Sa dépendance aux contributions des bailleurs internationaux constitue une limite structurelle, alors même que les besoins augmentent. L’enjeu dépasse désormais le simple financement de projets : il concerne la capacité des États africains à bâtir un modèle de croissance durable sans reproduire les cycles d’endettement qui ont marqué leur histoire économique.

« Dans l’ombre de la BAD, le FAD est ainsi devenu un acteur central de la bataille pour la souveraineté financière africaine », conclut notre source.

L’article FAD : l’arme discrète de la BAD face au piège de la dette africaine est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sousse: Bau eines neuen Schwimmbades abgeschlossen – Eröffnung im Frühjahr

28. Januar 2024 um 16:03

Im Rahmen der Sanierung und Erweiterung des Olympiastadions in Sousse war auch der Bau eines städtischen Schwimmbades genehmigt und in Auftrag gegeben worden. Die Bauarbeiten Mehr

Der Beitrag Sousse: Bau eines neuen Schwimmbades abgeschlossen – Eröffnung im Frühjahr erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

❌