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Tajani pour une «alliance stratégique» entre l’Italie et la Tunisie  

25. Juni 2026 um 13:38

«J’encourage les entrepreneurs italiens à faire confiance à la Tunisie, à y investir et à s’intéresser de près au pays ; le gouvernement mettra tout en œuvre pour faciliter cette démarche», tout comme «nous aiderons les entrepreneurs tunisiens souhaitant investir en Italie à surmonter les obstacles afin que cette collaboration puisse prospérer», a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, lors de son intervention au Forum d’affaires Tunisie-Italie qui s’est ouvert ce mercredi 25 juin 2026, à Tunis.

«Nous sommes là pour vous soutenir, pour affirmer que l’Italie et la Tunisie sont deux rives d’une même mer — des rives que nous rapprocherons toujours davantage au nom de la croissance, de la compétitivité et de la prospérité», a-t-il lancé aux responsables et aux hommes d’affaires présents dans la salle, estimant que les entreprises des deux pays «ne doivent pas manquer cette opportunité d’alliance stratégique.» «Une belle voie de croissance s’ouvre devant nous, et nous voulons la parcourir ensemble», a-t-il insisté. Et de poursuivre : «C’est dans cet esprit que nous participons à ce forum d’affaires, et nous sommes convaincus qu’il sera une réussite tant pour les entreprises tunisiennes qu’italiennes. Nous nous réjouissons de vous accueillir [en Italie] pour renouveler l’expérience de ce forum d’affaires avec d’autres entreprises tunisiennes et italiennes.»

Alliance stratégique entre Rome et Carthage

Ces propos très volontaristes ont été tenus par le responsable italien «à un moment particulièrement difficile : nous avons des guerres à nos portes et des questions liées aux droits de douane», a-t-il averti, en rappelant également la crise dans le détroit d’Ormuz. «Pourtant, malgré tout cela, les entrepreneurs italiens et tunisiens veulent aller de l’avant, bâtir, œuvrer pour la croissance et collaborer ; ils ne veulent pas manquer l’occasion d’une alliance stratégique (..) De nombreux entrepreneurs italiens trouvent attrayant, rentable et bénéfique d’investir, d’opérer et d’exporter en Tunisie, car le pays est devenu un partenaire de plus en plus important pour une croissance partagée, et les chiffres confirment la force de ce lien : la solidité de notre relation se reflète dans le volume des échanges commerciaux, qui a atteint 6,5 milliards en 2025 et a continué de croître au cours des deux premiers mois de 2026. Ce sont des chiffres significatifs qui nous encouragent à viser encore plus haut et à poursuivre dans cette voie», a encore déclaré M. Tajani.

«Nous croyons en la Tunisie», dans le cadre de ce qu’il appelle une «diplomatie de la croissance», en favorisant les coentreprises, les exportations et l’attraction des investissements. «Lorsqu’on décide de se développer à l’international, la réussite passe par la collaboration. Ce n’est pas un hasard si nous avons décidé de publier un ouvrage — en collaboration avec notre ambassade — spécifiquement consacré à la Tunisie en tant que destination pour nos intérêts économiques et ceux de notre communauté d’affaires. Nos entreprises emploient 85 000 collaborateurs tunisiens qui font partie intégrante de nos activités ; les entreprises choisissent la Tunisie parce qu’elles croient au potentiel immense du pays. De son côté, la Tunisie aspire à être toujours plus accueillante, non seulement pour les touristes, mais aussi pour les entreprises italiennes. Un environnement favorable, la sécurité juridique, un gouvernement stable et une atmosphère accueillante facilitent notre présence. Je crois que ce partenariat doit se tourner de plus en plus vers l’avenir», a insisté M. Tajani.

Ensemble face au défi de l’Afrique

    «Nous sommes également confrontés à un défi commun majeur : l’Afrique, un continent voué à la croissance, avec une explosion démographique attendue dans les années à venir. C’est un continent riche, même s’il subsiste des poches de pauvreté. J’estime qu’il serait juste et opportun d’organiser des coentreprises italo-tunisiennes pour explorer de nouveaux marchés ou initiatives à travers le continent africain», a poursuivi le chef de la diplomatie italienne. Et d’ajouter : «Si nous voulons miser sur la croissance — si nous souhaitons mener une politique industrielle moderne favorisant le développement et la compétitivité des systèmes tunisien et italien (un sujet que nous avons longuement abordé avec le Chef du gouvernement) — alors la formation est capitale. En tant que gouvernement et entreprises italiens, nous sommes prêts à collaborer avec vous sur des initiatives de formation permettant aux nombreux Tunisiens travaillant en Italie de rentrer au pays et de contribuer à la stratégie de croissance industrielle de la Tunisie.»

    «Nous étendons également notre partenariat et notre collaboration à l’échelle européenne ; fidèles à notre amitié séculaire, nous voulons nous faire vos porte-parole à Bruxelles, en agissant comme des ambassadeurs de la Tunisie auprès des institutions de l’UE», a conclu le vice-Premier ministre italien.

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    Antonio Tajani: « Les start‑up sont l’avenir pour les jeunes »

    24. Juni 2026 um 23:10

    Le forum tuniso‑italien a eu lieu ce mercredi 24 juin 2026. Lors d’un point de presse, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a rappelé la profondeur des liens entre l’Italie et la Tunisie, évoquant Rome et Carthage comme symboles de plus de deux millénaires de proximité culturelle. Il a souligné la forte présence économique italienne en Tunisie  près de 1 000 entreprises actives ainsi que des échanges humains durables, une importante communauté italo‑tunisienne et une large diffusion de la langue italienne.

    Malgré des difficultés logistiques, notamment portuaires, Antonio Tajani a estimé que les deux pays doivent poursuivre leur coopération politique et industrielle pour créer de la valeur ajoutée. Il a insisté sur la nécessité d’avancer dans plusieurs domaines : industrie, formation, innovation et transfert technologique, réaffirmant la disponibilité de l’Italie à accompagner la formation de la main‑d’œuvre tunisienne, y compris par des programmes en Italie.

    Interrogé par L’Economiste Maghrébin, Antonio Tajani a estimé que « les start‑up sont l’avenir pour les jeunes » et qu’il faut les soutenir. Il a préconisé de promouvoir la coopération tuniso‑italienne pour encourager l’entrepreneuriat jeune, notamment par des allègements fiscaux ciblés et un soutien aux fonds de capital‑risque. L’objectif est de transmettre un message positif aux jeunes tout en renforçant la coopération industrielle et l’exportation du savoir‑faire. Les trois mots‑clés, a‑t‑il résumé, sont : innovation, formation et éducation.

    À la question de la dette tunisienne transformée en investissement, Antonio Tajani a proposé d’explorer des mécanismes de transformation d’une partie de la dette en investissements productifs, évoquant un ordre de grandeur autour de 70 millions d’euros et la volonté de convertir ces engagements en projets structurants. Sur l’Afrique, il a présenté le continent comme une opportunité à saisir visant à transformer les matières premières sur place, créer des emplois et développer les économies régionales, en évitant tout rapport néocolonial.

    Enfin, Tajani a rappelé la nécessité de préserver un partenariat stratégique stable entre l’Italie, la Tunisie et leurs alliés internationaux,

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    La Calabre mise sur la main d’œuvre qualifiée tunisienne   

    21. Juni 2026 um 10:10

    Quelques jours avant l’ouverture du Forum italo-tunisien des affaires et de l’entrepreneuriat, prévu les 23 et 24 juin au siège de l’Utica à Tunis, avec la participation du ministre des Affaires étrangères et vice-président du Conseil des ministres italien, Antonio Tajani, la région de Calabre, à la pointe sud-ouest  de l’Italie, a annoncé la création d’un pôle de formation continue en Tunisie pour un investissement de 7,4 millions d’euros.

    «La Calabre perçoit la Méditerranée comme un espace de développement et d’opportunités», a déclaré le président de la Région Calabre, Roberto Occhiuto.  Confirmant le rôle central croissant de la Tunisie dans la stratégie italienne pour la Méditerranée et la volonté de renforcer les liens économiques, éducatifs et d’emploi entre les deux rives, il a souligné que la création de ce pôle représente «la première étape d’une stratégie encore plus ambitieuse».

    D’une durée prévue de 36 mois, le projet «Pôle de formation en Tunisie – Une coopération entre pairs» est financé par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, par l’intermédiaire de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), avec le cofinancement de la Région Calabre et des partenaires participants.

    Développement des compétences et insertion professionnelle

    Cette initiative vise à créer dans le gouvernorat de Tunis une structure permanente capable de mettre en relation les institutions, les universités, les entreprises et les services de l’emploi, afin de favoriser le développement des compétences et l’insertion professionnelle.

    Ce programme bénéficiera directement à plus de 3 100 jeunes, étudiants, femmes, formateurs et professionnels des systèmes éducatifs et professionnels tunisiens.

    L’objectif est de contribuer au développement socio-économique du pays et, simultanément, de consolider la stabilité de la région euro-méditerranéenne grâce à de nouvelles opportunités de formation et d’insertion professionnelle en Italie, afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre.

    Dans le futur, la région de Calabre envisage de mettre en place des centres d’emploi pilotes en Tunisie afin de favoriser des circuits réguliers et qualifiés pour la mise en relation de l’offre et de la demande d’emploi, en identifiant précisément les compétences recherchées par les entreprises calabraises en Tunisie, a expliqué M. Occhiuto, cité par Agenzia Nova.

    Le pôle fonctionnera selon deux axes principaux. Le premier volet concerne la formation professionnelle dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du tourisme et de l’hôtellerie, tous stratégiques pour les économies tunisienne et calabraise.

    Des centres italiens d’emploi pilotes en Tunisie

    Le second volet porte sur l’enseignement supérieur, à travers des programmes élaborés conjointement par les universités calabraises et tunisiennes dans les domaines de l’ingénierie, de l’agroalimentaire, des professions de santé et de la médiation linguistique.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large du Plan Mattei pour l’Afrique du gouvernement italien, qui considère la formation et le développement des compétences comme des outils essentiels pour promouvoir une croissance partagée et une gestion maîtrisée des flux migratoires.

    Dans ce contexte, la Tunisie confirme sa position de partenaire clé de l’Italie en Méditerranée, non seulement sur les plans économique et commercial, mais aussi en matière de coopération académique et de développement du capital humain.

    La tenue simultanée du Forum économique organisé par Utica, qui réunira à Tunis des institutions et des entreprises des deux pays en présence du ministre Tajani, souligne la volonté de transformer la coopération italo-tunisienne traditionnelle en un partenariat structuré et durable, fondé sur l’investissement, le transfert de compétences et la création d’emplois. Dans ce contexte, la Calabre ambitionne de jouer un rôle de passerelle naturelle entre l’Italie et le littoral méridional de la Méditerranée, en faisant de l’éducation un levier de développement partagé et d’intégration économique régionale.

     I. B.

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