Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Gestern — 05. Mai 2026Haupt-Feeds

Afrique – Blocage d’Ormuz : « Une question de vie ou de mort »

05. Mai 2026 um 12:22

En Afrique, le blocage du détroit d’Ormuz agit comme un accélérateur de crise en provoquant une flambée du coût des importations et l’aggravation de la pénurie d’engrais. Une démonstration brutale de la vulnérabilité du continent aux secousses géopolitiques mondiales.

Pendant que les médias scrutent les répercussions du blocage des détroits d’Ormuz et de Bab El-Mandeb sous l’angle géopolitique et militaire- le premier instauré aussi bien par les États-Unis et l’Iran dans le but de contrôler cette voie maritime stratégique et le second imposé par les houthistes yéménites alliés de l’Iran- une autre réalité passe inaperçue et dans l’indifférence générale : l’aggravation  de la crise alimentaire en Afrique.

Insécurité alimentaire

En effet, le transit quotidien moyen dans le détroit est passé, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, de 129 navires en février à seulement 4 le 7 mars. Soit une baisse de plus de 96 % par rapport au flux normal. Fin mars, le volume de trafic en tonnage avait reculé de 85 %.

Conséquences directes du ralentissement du flux de trafic maritime, les projections prévoient un effondrement potentiel des rendements céréaliers en Afrique de l’Ouest et dans la Corne de l’Afrique pour le second semestre 2026  pouvant atteindre 50 %.

Selon La FAO, l’absence d’engrais azotés réduira les rendements du maïs de plus de 40 %. Alors que selon le Programme alimentaire mondial (PAM), la conséquence humanitaire la plus directe de cette crise est l’exposition de 45 millions de personnes supplémentaires à une insécurité alimentaire aiguë, avec des conséquences en cascade : famine localisée dans des zones déjà fragiles (Sahel, Somalie, Soudan) et déstabilisation politique accélérée dans des États déjà sous pression.

Notons à cet égard que l’Iran utilise désormais le détroit d’Ormuz comme un corridor à péage sélectif, avec un droit de veto, facturant 2 millions de dollars par navire, payables en yuans. Résultat : une hiérarchisation délibérée des marchandises autorisées.

En effet, le pétrole transite et génère des revenus aux Gardiens de la révolution, mais non les engrais. Aucun navire transportant ces derniers n’a en effet reçu d’autorisation. Cette différence de traitement est stratégiquement importante, car elle signifie qu’une désescalade militaire partielle ne restaurera pas automatiquement les flux d’engrais. Sachant qu’environ 30 à 35 % du commerce mondial d’engrais par voie maritime transitent par ce détroit, dont environ un tiers de l’urée mondiale.

Risque de famine

Si ce double blocus se prolongeait, a prévenu le SG de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, lors d’un débat de haut niveau du Conseil de sécurité consacré aux voies navigables maritimes, cela risquerait « de  déclencher une crise alimentaire mondiale, plongeant des millions de personnes, en particulier en Afrique et en Asie du Sud, dans la faim et la pauvreté ». C’est dire qu’il y a urgence.

« Ce fardeau pèse particulièrement sur les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement », a ajouté le patron de l’ONU. Tout en rappelant que « plus de 20.000 marins et 2.000 navires commerciaux se retrouvent pris au piège dans un contexte de risques et de restrictions à la navigation ».

Une pénurie sélective

« L’Afrique et l’Asie risquent de crever de faim au sens propre », alerte pour sa part Gilles Kepel, le célèbre islamologue et spécialiste du Moyen-Orient. Il était invité la semaine écoulée à débattre des conséquences du conflit au Moyen-Orient sur l’Afrique et l’Asie, dont les économies sont largement affectées par le blocus naval des Américains dans ce nœud stratégique du commerce international au large des côtes iraniennes.

« Le pétrole n’est pas en situation de pénurie en Europe : l’Amérique en produit énormément et il y a du pétrole russe qui n’est pas livré. Il est cher mais il y en a. La pénurie, c’est l’Afrique et l’Asie qui en souffrent pour les enjeux alimentaires. En Europe, c’est d’avantage de l’inflation », ajoute-t-il.

Et d’expliquer : «  Ce qui s’est manifesté, c’est une nouvelle manière de faire la guerre face à l’immense pouvoir de la guerre électronique avec l’IA déployée par les États-Unis et Israël. On a eu une espèce de guerre des pauvres menée en face avec des milliers de drones, des engins à quelques dizaines de milliers de d’euros, qui ont détruit des infrastructures, des datacenters, le grand centre de liquéfaction de gaz naturel du Qatar. L’Asie est dans un état d’inquiétude extrême car il n’y a plus d’engrais. Elle est dans une très mauvaise posture avec l’Afrique ».

Combien de temps cette situation peut-elle encore durer ? « En Iran, le système est pris en otage par les Gardiens de la Révolution, qui sont engagés dans une course contre les Américains. Ils espèrent tenir le plus longtemps possible, quitte à ce que la société souffre énormément. En espérant que Trump soit obligé de lâcher, puisque les sondages ne sont pas bons aux États-Unis » ». Ainsi précise l’auteur de « Le bouleversement du monde, du 7 octobre au retour de Donald Trump ».

Electrochoc

Au bout du compte, à quelque chose malheur est bon. La crise pourrait bien faire office d’électrochoc. La guerre au Moyen-Orient rappelle avec force que l’Afrique doit bâtir sa souveraineté agroalimentaire. À l’horizon 2050, avec 2,5 milliards d’habitants, le continent a les moyens de s’imposer comme une puissance agricole durable du XXIe siècle. Mais pour y parvenir,  il faudra investir massivement, intégrer les marchés à l’échelle régionale. Et, surtout, afficher une volonté politique sans faille. En attendant, il faut apprendre à gérer ses dépendances et encaisser les chocs extérieurs sans plier. Cela s’appelle résilience.

L’article Afrique – Blocage d’Ormuz : « Une question de vie ou de mort » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Emirats- OPEP : je t’aime… moi non plus !

30. April 2026 um 12:58

Avec le départ des Emirats arabes unis, l’OPEP affronte sa « plus grave crise existentielle »; une rupture brutale sur fond de rivalité avec l’Arabie saoudite. Les dessous d’un divorce pas à l’amiable!

Séisme dans le pétrole mondial en pleine guerre au Moyen-Orient. À la surprise générale, les Emirats arabes unis claquent la porte à l’OPEP, qui regroupait jusqu’ici 12 pays producteurs (l’Algérie, l’Arabie Saoudite, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, l’Iran, l’Irak, le Koweït, la Libye, le Nigéria, le Venezuela et les Émirats arabes unis), ainsi que son alliance élargie à l’OPEP+, soit dix autres pays dont Moscou. Et ce, à compter du 1er mai prochain.

Pourquoi le richissime émirat du Golfe a-t-il choisi de rompre les liens avec le cartel des pays producteurs de l’or noir en ce timing précis? Et que seront les conséquences de cette rupture unilatérale?

S’affranchir du diktat saoudien

Il n’y avait guère de mystère : producteurs de quelque 3,4 millions de barils par jour avant le conflit, les Émirats arabes unis n’ont cessé, ces dernières années, d’afficher leurs divergences avec l’OPEP. En claquant aujourd’hui la porte, ils donnent corps à une frustration ancienne face à des quotas jugés trop contraignants. Abou Dhabi veut pomper davantage pour financer sa transformation économique et préparer l’après-pétrole, autrement dit, regagner des marges de manœuvre. En face, l’OPEP, sous la houlette de Riyad, continue de serrer la vis afin de soutenir les prix autour des 100 dollars le baril.
D’ailleurs, le ministre de l’Énergie des EAU a été très clair à ce sujet en déclarant mardi dernier à Reuters que le fait de quitter les deux organisations « offrait à Abou Dhabi une certaine souplesse, le pays n’ayant plus aucune obligation envers le groupe ».
Il a précisé que les EAU n’avaient pas consulté directement d’autres pays, ni l’Arabie saoudite, avant de prendre cette décision.

L’OPEP dans la tourmente

A noter que le retrait surprise du pays richissime du Golfe, membre depuis 1967 de l’organisation fondée en 1960, est de nature à semer le désordre et affaiblir le cartel. Lequel s’efforce en général de présenter un front uni malgré des désaccords internes sur toute ‌une série de questions allant de la géopolitique aux quotas de production.
Et ce d’autant plus que les pays producteurs de l’OPEP du Golfe ⁠ont déjà du mal à acheminer leurs exportations via le détroit d’Ormuz, une voie navigable au large de l’Iran par laquelle transite habituellement un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Rivalité géostratégique

Or non seulement ce divorce inattendu risque de fragiliser davantage l’Opep, mais il impactera surtout son chef de file de facto, l’Arabie saoudite avec qui les Emirats entretiennent une intense rivalité. Et ce, à un moment où la guerre en Iran a provoqué un choc énergétique majeur et déstabilisé l’économie mondiale.

C’est que les Saoudiens et les Émiratis entretiennent une rivalité grandissante. Ils sont rivaux au Yémen ; Abu Dhabi soutient les séparatistes dans le sud du Yémen; alors que Riyad soutient le gouvernement. Ils le sont aussi en Libye et au Soudan. Pis : les Émirats ont signé les accords d’Abraham contrairement à l’Arabie Saoudite.

D’autre part, en claquant avec fracas la porte à l’OPEP, Abou Dhabi, plaque tournante des affaires régionales et l’un des alliés les plus importants de Washington, a voulu aussi marquer son « mécontentement » par rapport à une « insuffisante solidarité » des capitales du Golfe face aux nombreuses attaques iraniennes depuis le 28 février.

Ainsi, « les pays du Conseil de coopération du Golfe se sont soutenus mutuellement sur le plan logistique, mais sur les plans politique et militaire, je pense que leur position a été la plus faible de toute leur histoire », a déploré lundi Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes.
« Je m’attendais à cette position de faiblesse de la part de la Ligue arabe et cela ne me surprend pas, mais je ne m’y attendais pas de la part du Conseil de coopération du Golfe et cela me surprend », a-t-il ajouté.

Effet domino

Pour autant, le départ des Emirats sonnera-t-il le glas de l’OPEP ? C’est sa « plus grave crise existentielle » depuis sa création, assure un analyste du marché pétrolier. Surtout que cette décision  risque d’ouvrir la voie à d’autres pays qui souhaitent augmenter leur production pétrolière. A l’instar du Venezuela convoité par les Américains et qui possède les plus grandes réserves prouvées au monde. Qui sera le prochain sur la liste?

L’article Emirats- OPEP : je t’aime… moi non plus ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tirs au gala de la presse à Washington : une sécurité à revoir ?

27. April 2026 um 12:46

Plus de peur que de mal. Donald Trump a été évacué samedi soir après des coups de feu lors du gala des correspondants de la Maison Blanche à Washington et l’assaillant arrêté. Toutefois, cette attaque soulève des questions graves sur le dispositif de sécurité.

C’est à croire que cet homme est touché par la baraka. Dans la soirée du samedi 25 avril, le président américain Donald Trump aura une nouvelle fois échappé à une tentative d’assassinat, survenue dans un lieu hautement symbolique : l’hôtel Hilton de Washington. C’est le même endroit, où, quarante-cinq ans plus tôt, son prédécesseur Ronald Reagan avait été grièvement blessé par les tirs de John Hinckley Jr., un jeune homme déséquilibré obsédé par l’actrice Jodie Foster. Dans les deux cas, les spécialistes de la sécurité rapprochée pointent de sérieuses défaillances dans les dispositifs censés protéger le chef de l’exécutif américain.

Une scène hollywoodienne

En effet, à l’occasion du banquet annuel de l’association de la presse présidentielle, le président des Etats-Unis, son épouse Melania et le vice-président JD Vance trônaient au banquet d’honneur lorsque des coups de feu ont retenti à l’extérieur de la salle. Dès les premiers tirs, les hommes du Secret Service ont d’abord évacué le vice-président. Quelques secondes plus tard, Donald Trump était exfiltré à son tour. Sur l’estrade, des agents lourdement armés ont ensuite pris position. À l’extérieur, un impressionnant convoi a été vu quittant les lieux à toute vitesse, ramenant Donald Trump à la Maison-Blanche.

Aussitôt, Donald Trump exhiba la photo d’un homme torse nu allongé le ventre sur la moquette du couloir du Hilton, les mains menottées dans le dos. Avant d’annoncer sur Truth Social que les services secrets et les forces de l’ordre avaient fait un travail « fantastique » et appréhendé le tireur qu’il a qualifié de « loup solitaire ».

Un  assaillant bardé de diplômes

Les bribes d’informations qui ont filtré dans les médias américains indiquent que l’assaillant s’appelle Cole Tomas Allen, un Californien de 31 ans sorti diplômé en 2017 de la prestigieuse université de Caltech et enseignant à temps partiel et en parallèle développeur de jeux vidéo.

De son côté, le ministère de la justice révèle que le jeune californien avait loué une chambre dans l’hôtel où avait lieu l’évènement. Il était armé d’un fusil à pompe, d’un pistolet et de plusieurs couteaux et il semblait viser de hauts responsables de l’administration Trump, présents à ce dîner de plusieurs centaines de personne.

Toujours selon la même source, le suspect aurait été repéré par un détecteur de métaux. Ce qui a donné lieu à un échange de tirs. Un agent des services secrets a été touché, mais il a été sauvé par son gilet pare-balles. Il n’y a semble-t-il pas eu de victimes.

« Inexplicable et inexcusable »

Mais comment diable l’assaillant lourdement armé a-t-il pu s’introduire aussi facilement et sans être inquiété dans un endroit qui devait accueillir le président des Etats-Unis, son vice président, le secrétaire d’Etat à la guerre, ainsi que les plus hauts responsables de l’administration américaine ?

Les services de sécurité ont-ils failli autour d’un tel rendez-vous ? « Cet échec des protocoles de sécurité les plus élémentaires, aussi inexplicable qu’inexcusable, exige une enquête immédiate ». C’est ainsi qu’a réagi l’élu démocrate Ritchie Torres dans une publication sur X. Il y a de quoi.

Primo : selon les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme avait pris une chambre à l’hôtel Hilton;  un établissement de 1200 chambres sur 12 étages. Or, en dépit de l’importance de l’événement, l’établissement n’avait ni évacué les occupants, ni effectué des fouilles dans les chambres. Bref, on y entrait comme dans un moulin. D’ailleurs, le golfeur de Mar-a-Lago n’avait pas tort en pointant  des failles béantes dans le dispositif :  « Au regard des mesures mises en place,  il apparaît que ce n’est pas un bâtiment particulièrement sécurisé », a-t-il ironisé.

Secundo : le dîner se déroulait dans l’hôtel Hilton au cœur de Washington, la salle de bal est située au deuxième sous-sol. L’assaillant n’a pas pu l’atteindre, car il a été neutralisé au niveau supérieur, là où étaient installés les portiques de détection de métaux. Or, curieusement, il n’y en avait aucun autre ailleurs, ni dans l’hôtel, ni à l’extérieur. Un défaut qui surprend un spécialiste de protection des hautes personnalités : « La principale critique que je pourrais faire, c’est le fait d’avoir quelqu’un qui arrive en courant sur le portique de sécurité. Et donc il n’y a pas de contrôle avant le portique de sécurité. »

Tertio : le temps de réaction des officiers du Secret Service chargés de la sécurité du président interroge à son tour . Car Il leur faut de longues secondes pour se positionner en bouclier autour de Donald Trump. On les voit surgir des extrémités de l’estrade. « Ce que j’ai remarqué dans un premier temps, c’est qu’il n’y a pas d’officier de sécurité à proximité pour éventuellement l’évacuer en cas de problème. La mallette de protection qui sert à bloquer certaines balles n’était pas présente non plus », observe un ancien officier de sécurité de personnalité.

Ultime clin d’œil de l’Histoire. L’hôtel Hilton de Washington est devenu une scène de crime pour la deuxième fois de l’histoire puisque c’est dans cet établissement qu’avait eu lieu la tentative d’attentat visant Ronald Reagan, un ancien acteur hollywoodien de second plan qui fit tomber l’Empire soviétique grâce à son coup de poker menteur sur la prétendue Guerre des étoiles. Troublante coïncidence !

L’article Tirs au gala de la presse à Washington : une sécurité à revoir ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Coupe du monde 2026 : un cadeau empoisonné pour Giorgia Meloni ?

25. April 2026 um 12:10

A quelques mois de la Coupe du monde 2026 qui sera organisée sur le sol nord-américain (Etats-Unis, Mexique et Canada), un conseiller proche de Donald Trump propose d’exclure l’Iran du Mondial … pour repêcher l’Italie. Eclairage sur une mascarade politique qui dépasse largement le cadre du ballon rond.

 

Qui l’eût imaginé un instant ? Pour apaiser les tensions entre Donald Trump et la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, mises à mal par les attaques du président américain contre le pape Léon XIV au sujet de la guerre en Iran, un conseiller aurait glissé à l’oreille du président américain une idée pour le moins farfelue : offrir à l’Italie un billet pour le Mondial en évinçant la sélection iranienne de la compétition.

Tour de passe-passe

Rembobinage des faits. Pour la troisième fois consécutive après une défaite aux tirs au but face à la Bosnie-Herzégovine (1-1, 4 tab à 1) en finale des barrages de qualification de la zone Europe, l’Italie ne sera pas au rendez-vous du plus important événement footballistique planétaire. Un traumatisme pour une cette grande nation de football avec une telle histoire et un tel palmarès (quatre fois championne du monde : 1934, 1938, 1982 et 2006).

Entre temps, l’Iran s’était qualifié pour une quatrième Coupe du Monde consécutive l’année dernière. Sauf que, après le début de la guerre, la République islamique a demandé à la FIFA de délocaliser ses trois matchs de poule prévus aux États-Unis au Mexique pour éviter au maximum les tensions et assurer la sécurité des joueurs iraniens. Une proposition déjà rejetée par l’instance mondiale du football.

D’après le calendrier officiel, l’Iran doit disputer ses trois matches du groupe G aux États-Unis, coorganisateurs du tournoi avec le Mexique et le Canada : à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) puis à Seattle contre l’Égypte (27 juin). De plus, son camp de base durant le tournoi est censé être situé à Tucson, en Arizona.

Une proposition saugrenue

Et si, à quelques mois de l’entame de la Coupe du monde 2026, l’Italie était, par miracle, repêchée pour participer au tournoi ? L’Italie prendrait tout simplement la place de l’Iran, dont la participation est encore assez floue. Quoi de plus simple, il fallait juste y penser…

Justement, selon le Financial Time dans son édition du mercredi 22 avril, un proche conseiller du président américain, Paolo Zampolli, avoue avoir suggéré à Trump et à Gianni Infantino (le patron de la FIFA, ndlr) que l’Italie remplace l’Iran à la Coupe du Monde. « Je suis d’origine italienne et ce serait un rêve de voir l’Italie dans un tournoi disputé aux États-Unis. Avec quatre titres de champions du monde, l’Italie a le pedigree pour justifier son inclusion lors du prochain Mondial ».

« Je me sentirais offensé »

Réponse cinglante et altière de l’Italie qui a rejeté cette drôle proposition : « Premièrement, je ne pense même pas que cela soit possible. Deuxièmement, je me sentirais offensé. Aller à la Coupe du monde, cela se mérite », a réagi Luciano Buonfiglio, le président du CONI (Comité national olympique italien).

Une position reprise en chœur par le ministre des Sports et de la Jeunesse, Andrea Abodi, pour qui « un repêchage pour l’Italie en Coupe du Monde n’est pas approprié. On se qualifie sur le terrain », a-t-il indiqué.

Les liaisons dangereuses

Mais quelle a été la réponse de la FIFA ? Pas question, ont indiqué des sources au sein de la plus haute instance footballistique mondiale qui ont évoqué un scénario « irréalisable », avançant que même si la sélection iranienne venait à se désister, c’est une équipe de la Confédération asiatique de football qui devrait prendre sa place.

« L’Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer », a tranché pour sa part le patron de la FIFA,  Gianni Infantino. Pour se racheter de sa proximité douteuse avec Donald Trump à qui il avait remis en décembre dernier le tout premier « Prix de la paix de la FIFA » ?

A noter que depuis sa première visite au Bureau ovale en 2018, pendant le premier mandat de Trump, Infantino a été vu avec le président au Forum économique de Davos, lors de la signature à Washington des accords d’Abraham et même en tant qu’invité lors de la deuxième investiture de Trump en janvier.

Troublant !

L’article Coupe du monde 2026 : un cadeau empoisonné pour Giorgia Meloni ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌