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Une première en Afrique: l’Algérie va fabriquer des satellites sur son sol

16. März 2026 um 09:07

L’Algérie ne se contentera plus d’acheter des satellites. Bientôt, elle en produira sur son propre sol. Le groupe chinois Zhejiang Geely Holding, via sa filiale spatiale Geespace, a choisi le territoire algérien pour implanter la toute première usine de satellites d’Afrique. 

Tout a commencé par un accord signé il y a quelques mois. Le 7 décembre 2025, à Alger, Algérie Télécom Satellite (ATS) et l’Agence spatiale algérienne (ASAL) ont paraphé deux mémorandums avec Geespace. Ces partenariats portent sur la fabrication de satellites en orbite basse (LEO) et le déploiement de services d’Internet des objets (IoT) par satellite.

Des impacts concrets pour l’avenir

Loin d’un simple achat, ces accords posent les fondations d’une industrie spatiale locale. Le premier prévoit la construction d’une usine de production de satellites en Algérie. Le second, un centre dédié aux applications satellitaires, axé sur la recherche, la formation d’ingénieurs et l’innovation.

Grâce à cela, l’Algérie gagne en souveraineté technologique. Elle vise à quitter le rôle d’acheteur pour devenir producteur dans ce secteur stratégique, en développant ses propres solutions.

Geespace, c’est quoi?

Geespace, filiale de Geely Holding Group, accélère sa conquête de l’espace africain. Après des partenariats au Maroc, elle mise sur l’Algérie pour booster les capacités LEO et moderniser l’infrastructure numérique en Afrique du Nord.

Une dynamique spatiale en pleine accélération

Ce projet s’inscrit dans une série d’avancées. Le 15 janvier 2026, le satellite Alsat-3A a décollé avec succès, fruit d’une collaboration entre l’ASAL et la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC). Il fournit des images haute résolution pour surveiller le territoire et le renseignement géospatial.

Rappelons qu’en 2017, Alcomsat-1, premier satellite de télécoms national, avait ouvert la voie. Lancé par une fusée Longue Marche 3B, il assure encore aujourd’hui télédiffusion, Internet et communications VSAT.

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Guerre au Moyen-Orient : le coup de pouce décisif de Poutine à Téhéran

10. März 2026 um 12:28

Selon la presse américaine, Moscou fournirait des renseignements militaires à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Des données qui expliqueraient la sophistication de certaines frappes de l’Iran, en riposte à l’agression du duo israélo-américain.

C’est une information qui pourrait peser lourdement sur la tournure du conflit armé qui oppose les États-Unis et Israël à la République islamique l’Iran. Même si les rapports de force demeurent outrageusement asymétriques entre les belligérants. Ainsi, à en croire des informations relayées par la presse américaine, Moscou aurait fourni des renseignements militaires à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Des données qui auraient permis aux Gardiens de la Révolution de viser certaines cibles américaines – dont des radars d’alerte précoce ou des radars transhorizon « qui coûtent des millions de dollars – avec une précision époustouflante et une « sophistication » insoupçonnée. Et ce, en riposte aux bombardements israélo-américains depuis le 28 février.

Selon les experts militaires, l’Iran a déjà perdu une grande partie de ses capacités de renseignement après les premiers jours de guerre. Or, repérer seul les forces américaines représente un vrai défi. Autrement dit, sans l’aide russe pour fournir ces informations, les dirigeants iraniens seraient nettement moins bien informés, voire aveugles sur certains fronts.

Dans un article publié le 6 mars, le Washington Post révèle que, « selon trois sources officielles proches du renseignement », « la Russie fournit à l’Iran des informations pour attaquer les forces américaines présentes au Moyen-Orient. Le premier indice de l’engagement – même indirect – d’un autre adversaire majeur des États-Unis dans la guerre ».

Une précieuse aide logistique

Ainsi, le prestigieux quotidien de la capitale fédérale cite dans cet article des informateurs qui s’expriment sous couvert d’anonymat. Ces derniers avancent que le renseignement russe – grâce à l’imagerie spatiale produite par ses satellites – apporte une précieuse aide logistique à Téhéran. Des renseignements en temps réel qui permettent de localiser et de frapper des cibles militaires américaines Et notamment des bâtiments de guerre, des avions de chasse, desradars ou encore des bases logistiques.

Ces renseignements, ajoute la même source, ne se limitent pas aux coordonnées GPS. Ils incluent également des recommandations précises sur les modes d’attaque, les armes à utiliser et les vulnérabilités de la cible.

La revanche de Moscou

Et si le Kremlin rendait à Washington la monnaie de sa pièce ? Rappelons que le Pentagone fournit de l’imagerie satellitaire à l’Ukraine pour lui permettre de suivre en temps réel les mouvements des troupes russes et d’évaluer les dommages après les frappes, essentiels à sa défense. Ce renseignement, crucial pour la précision des frappes, soutient l’effort de guerre ukrainien face à l’invasion russe.

« Vladimir Poutine s’est longtemps opposé à ce que les États-Unis fournissent de l’imagerie satellite à l’armée ukrainienne dans le cadre de sa guerre contre l’invasion russe. Et il semble maintenant faire de même », note pertinemment le quotidien britannique The Daily Telegraph.

Dans un tel contexte, il fallait s’attendre à une vive réaction de l’administration américaine. Mais la retenue dont elle a fait preuve est étonnante.

En effet, Donald Trump a qualifié l’éventuelle ingérence russe de « stupide ». Tout en ajoutant, non sans ironie : « Regardez ce qui est arrivé à l’Iran cette semaine. S’ils reçoivent des renseignements, cela ne les aide pas beaucoup ».

Pour sa part, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’est dit « peu préoccupé ». D’ailleurs, il assurait, vendredi 6 mars, lors d’une interview à l’émission « 60 Minutes » de CBS que les États-Unis « surveillent tout » et intègrent ces informations dans leurs plans de bataille.

« Le peuple américain peut être assuré que son commandant en chef est parfaitement au courant de qui parle à qui » a-t-il argué.

Idem pour la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Celle-ci a déclaré avec son arrogance habituelle aux journalistes : « Cela ne change absolument rien aux opérations militaires en Iran, car nous les anéantissons complètement. »

A ce propos, Karoline Leavitt a refusé de dire si Donald Trump avait parlé au président russe Vladimir Poutine de ce partage de renseignements présumé ou s’il estimait que la Russie devait subir des sanctions. Tout en indiquant qu’elle laisserait le président s’exprimer lui-même sur le sujet.

Un cadeau du ciel

Au final, et nonobstant l’éventualité d’une implication russe, qui reste à prouver, dans le conflit au Moyen-Orient, force est de constater que cette guerre représente une aubaine économique pour la Russie. En effet, avec le détroit d’Ormuz paralysé, l’Asie se tourne vers le brut russe, jusqu’à présent délaissé et bradé à cause des sanctions occidentales.

Autre effet collatéral de la guerre en Iran : la flambée des prix du baril de pétrole russe de 40 % en quelques jours. De quoi aider Moscou à financer son effort de guerre en Ukraine. D’autant plus que la tension internationale s’est déplacée au Moyen-Orient et que la paix en Ukraine est le dernier souci des Etats-Unis. M. Poutine s’en frotte les mains.

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