Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Tunisie : Mohamed Laabidi intègre finalement la Faculté de médecine

06. August 2025 um 12:03

Le spécialiste en embryologie, Dr Hatem Ghazal, (ayant soulevé la question de la manipulation des choix de l’orientation universitaire au Kef) a affirmé que l’élève Mohamed Abidi a finalement été orienté vers la Faculté de médecine de Monastir, après une vague de solidarité suscitée par son affectation initiale à la Faculté des lettres de Kairouan, en dépit de son excellence au baccalauréat.

Dr Ghazal a également indiqué que l’orientation des autres élèves concernés a été rectifiée, à la suite de la découverte d’un soupçon de piratage du système d’orientation universitaire.

Par ailleurs, le ministère public a ordonné l’ouverture d’enquêtes sur les signalements reçus, et le dossier a été confié à la cinquième brigade centrale chargée des crimes informatiques à El Aouina.

De son côté, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’était engagé à ouvrir une enquête administrative approfondie pour faire toute la lumière sur les manipulations et les intrusions ayant visé la plateforme d’orientation universitaire.

Un élan de solidarité nationale

Le cas de Mohamed Abidi a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux, où le jeune homme a publié un message de gratitude à l’égard de tous ceux qui ont soutenu sa cause : citoyens, médias, et responsables. « Ce droit, je ne l’ai pas perdu parce que je l’ai demandé », a-t-il écrit, ému, saluant l’élan de solidarité nationale.


Cet incident soulève des questions fondamentales sur la sécurisation des plateformes numériques publiques, en particulier lors de procédures aussi sensibles que l’orientation universitaire. La confiance dans le système repose sur la garantie que les choix des élèves ne puissent être altérés, que ce soit par négligence, erreur ou acte malveillant.

Lire aussi : Tunisie – Orientation universitaire : Un scandale entache le processus au Kef

L’article Tunisie : Mohamed Laabidi intègre finalement la Faculté de médecine est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Show de 4×4 et drift sur les salines protégées de Kerkennah !

Von: MC
02. Juni 2025 um 10:26

Un ballet de véhicules 4×4 sur fond de drift et de poussière, au cœur des marais salants de Kerkennah. Ce spectacle organisé récemment par Ford Tunisie, se déroule pourtant dans l’un des écosystèmes les plus fragiles et riches de Tunisie.

Classées zones humides protégées par la Convention Ramsar depuis 2012, ces zones sont aujourd’hui menacées par des pratiques motorisées qui vont à l’encontre des engagements écologiques du pays.

Le cri d’alerte a été lancé par de nombreux défenseurs de la cause écologique en Tunisie, dont le très connu The Dreamer.  Les îles de Kerkennah ne sont pas de simples plages de sable ou pistes d’aventure. Elles abritent des zones humides côtières, sanctuaires pour de nombreuses espèces migratrices et habitats naturels sensibles. À ce titre, elles sont reconnues au niveau international et soumises à des règles strictes de protection.

Faire passer des véhicules tout-terrain dans ces milieux revient à détruire leur équilibre biologique : compactage du sol, perturbation de la faune, destruction de la flore et pollution sonore s’accumulent. Le drift, même dans un cadre promotionnel, en milieu naturel n’est pas un loisir anodin ; c’est un facteur de stress environnemental, en particulier dans un archipel aussi vulnérable que Kerkennah.

Rappelons que le 5 avril 2025, un arrêté conjoint des ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Pêche a interdit explicitement les activités motorisées (4×4, motos, quads) sur les plages, dunes et zones littorales. L’objectif : préserver ces espaces naturels contre les usages intensifs et destructeurs.
La tenue de cette manifestation à Kerkennah — sans autorisation apparente et en contradiction flagrante avec cet arrêté — interroge : où sont passées les autorités ?

C’est quoi la Convention Ramsar ? 

Certaines publications en ligne suggèrent une présence directe de Ford Tunisie, via l’usage de véhicules de la marque et la participation d’influenceurs visibles sur les réseaux. Même si l’entreprise n’a pas officiellement réagi, elle s’est contentée de supprimer les stories Instagram de l’évènement. 

La Convention Ramsar, adoptée en 1971, vise à préserver les zones humides, essentielles à l’équilibre écologique de la planète. Ces milieux naturels — marais, lagunes, salines, deltas — jouent un rôle vital dans la régulation de l’eau, l’accueil des oiseaux migrateurs, la biodiversité et la lutte contre les effets du changement climatique. En adhérant à cette convention, la Tunisie s’est engagée à protéger ces espaces fragiles, à en assurer une gestion durable et à éviter toute activité qui pourrait en compromettre l’équilibre.

Les îles de Kerkennah abritent plusieurs zones humides côtières d’une grande valeur écologique, notamment les salines et les plages vaseuses riches en biodiversité. En 2012, tout l’archipel a été inscrit sur la liste Ramsar, ce qui leur confère un statut de protection internationale. 

Ce classement reconnaît l’importance de Kerkennah comme refuge pour les oiseaux migrateurs, réservoir de biodiversité marine et zone tampon contre l’érosion et les changements climatiques. À ce titre, toute activité susceptible de perturber ces milieux — comme les courses de véhicules motorisés — est strictement déconseillée, voire interdite. La préservation de Kerkennah, déjà menacée par la montée des eaux et l’activité humaine, est donc une priorité environnementale pour la Tunisie.

L’article Tunisie : Show de 4×4 et drift sur les salines protégées de Kerkennah ! est apparu en premier sur webdo.

Nuit internationale des chauves-souris organisée par l’Association des amis du Belvédère

20. August 2025 um 20:27

L’Association des amis du Belvédère organise le 29 août 2025, pour la 14ᵉ année consécutive, « La Nuit internationale des chauves-souris », dédiée à la découverte de ces mammifères fascinants.

La manifestation se tiendra au Parc du Belvédère, qui, selon un communiqué de l’association, « constitue le refuge idéal pour ces mammifères nocturnes grâce à ses vieux arbres, son lac et ses cavités naturelles ».

À cette occasion, un programme riche et varié a été prévu : ateliers ludiques et créatifs pour enfants et adultes, jeux pédagogiques, fabrication de masques et activités de sensibilisation à la biodiversité.

Une conférence intitulée « Les chauves-souris : biologie et rôle dans la vie nocturne de la ville » sera également présentée. Les participants pourront enfin profiter d’une balade nocturne guidée, équipée de détecteurs à ultrasons, pour observer ces mystérieux animaux en pleine activité.

L’article Nuit internationale des chauves-souris organisée par l’Association des amis du Belvédère est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie | Pour une université utile et économiquement viable

18. August 2025 um 08:18

Le taux de chômage des diplômés en Tunisie a atteint 23,5% au premier trimestre de 2025, selon l’Institut national de la statistique. Ce problème touche particulièrement les femmes, avec un taux de chômage de 30,7% contre 13,6% pour les hommes. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment le déséquilibre entre les formations proposées et les besoins du marché du travail, ainsi que des difficultés d’insertion professionnelle pour les jeunes diplômés. Le diagnostic ainsi fait, et depuis belle lurette, comment se fait-il que l’on n’arrive pas à trouver et à mettre en route les solutions requises pour que notre université produise le moins de «déchet» possible (qu’on nous excuse ce mot) et que le marché du travail trouve les compétences dont il a réellement besoin ?

Raouf Chatty *

L’année universitaire 2025-2026 approche à vive allure. Des dizaines de milliers d’étudiants s’apprêtent à entrer pour la première fois à l’université ou de regagner les bancs des écoles supérieures et des facultés.

Pour eux et pour leurs parents, une période d’angoisse commence, qui concerne les études à entreprendre, leur utilité réelle, la valeur des diplômes les sanctionnant et leurs perspectives sur le marché de l’emploi.

Cette inquiétude est en rapport direct avec les gros investissements en temps, en argent et en efforts que les étudiants (et, derrière eux, leurs parents) vont investir pour s’installer dans cette nouvelle vie universitaire, dont souvent ils ignoraient tout jusque-là.

L’épreuve décisive de l’orientation

A ce niveau, il est fondamental de voir le ministère de l’Enseignement supérieur et ses antennes à travers le pays agir et se faire utilement présent et visible pour rassurer les étudiants et leurs parents et les aider à faire face avec le moins de difficultés possibles à cette épreuve décisive pour leur avenir. La tutelle doit comprendre que son rôle ne s’arrête pas à l’orientation universitaire des bacheliers. Elle sait très bien que des milliers parmi ces derniers vont se retrouver dans des branches à très faible taux d’employabilité et risquent, au terme de leurs études, de renforcer les rangs des diplômés chômeurs.

C’est dans cette optique que le ministère de l’Enseignement supérieur doit percevoir sa mission et définir son rôle. Certes, la question est très douloureuse. Elle le sera beaucoup moins pour lui, pour ces étudiants, leurs parents et pour la communauté nationale, si le ministère affronte aujourd’hui les choses en face. Il est très bien placé pour connaître les possibilités en termes d’emploi de chaque branche. A l’aune de cette donne, il lui incombe de s’atteler à la tâche. Il pourrait désigner des aiguilleurs dans chaque établissement d’enseignement supérieur, en coordination avec l’administration, pour contacter les étudiants et les éclairer sur tous les enjeux, l’objectif étant de les responsabiliser et de ne pas les laisser trimer pendant des années pour se retrouver dans un marché de l’emploi où ils n’ont pas de place. En agissant de la sorte, le ministère ne se met pas en porte-à-faux par rapport à sa mission. Au contraire, il rend un service important à cette communauté de jeunes étudiants désemparés.

Des chômeurs de luxe

Les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle pourront ensemble aider les étudiants à se recycler parallèlement  à leurs études supérieures dans des centres de formation qui pourront leur apprendre les métiers de demain (dans les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle, etc.), des métiers à fort taux d’employabilité dont l’économie nationale et le marché de l’emploi à l’étranger ont besoin aujourd’hui et auront besoin demain dans le contexte de la révolution technologique en cours.

C’est certes une tâche difficile, mais utile, nécessaire et faisable. L’intérêt national l’exige, tant il est vrai que les entreprises tunisiennes ne cessent, depuis des années voire des décennies, de se plaindre du fait qu’elles ne trouvent pas sur le marché de l’emploi les profils professionnels dont elles ont concrètement besoin pour mener leurs activités. Ce constat a été fait depuis longtemps, pourquoi rien n’a été fait jusque-là pour combler ce fossé et faire en sorte que l’université cesse de produire des chômeurs de luxe?

* Ancien ambassadeur.

L’article Tunisie | Pour une université utile et économiquement viable est apparu en premier sur Kapitalis.

❌
❌