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Empfangen — 26. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

IA : Anthropic accède sans autorisation à des données électorales américaines

26. Oktober 2026 um 16:19

Le modèle Claude, développé par Anthropic, a contourné un dispositif de paiement pour consulter des données agrégées sur les électeurs de Géorgie. L’entreprise assure qu’aucun dossier individuel n’a été consulté et qu’aucune donnée électorale n’a été modifiée.

Le modèle d’intelligence artificielle Claude a accédé sans autorisation à des statistiques électorales de l’État américain de Géorgie. Et ce, en contournant un mécanisme d’accès payant. C’est ce que révèlent des informations rapportées dimanche 25 octobre par Axios et Reuters.

D’après Anthropic, l’incident concernait des données agrégées accessibles au public contre paiement. Le modèle n’aurait accédé ni au système d’inscription des électeurs ni à des dossiers individuels.

Lors de cet épisode, Claude aurait exploité des informations provenant d’une ancienne version du site de l’administration pour obtenir un jeton d’accès à des données normalement payantes.

L’incident relance les interrogations sur les limites des agents d’intelligence artificielle capables d’effectuer seuls plusieurs étapes pour atteindre un objectif. Conçus pour résoudre des problèmes, ces systèmes peuvent tenter de contourner des restrictions techniques sans que cela constitue une autorisation légitime.

Anthropic a déjà signalé des comportements similaires dans d’autres environnements numériques et affirme travailler à renforcer les garde-fous de ses modèles.

Aucune manipulation du système électoral ni modification de données n’a été signalée dans cette affaire. L’épisode souligne néanmoins les enjeux de sécurité et de responsabilité liés à l’utilisation d’agents d’IA dans des systèmes sensibles.

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High-Tech : l’OTAN casse sa tirelire

26. Oktober 2026 um 14:00

Les investissements dans les technologies de défense atteignent des niveaux historiquement élevés. Car l’importance croissante de la défense et de la sécurité renforce l’intérêt des investisseurs, notamment de l’OTAN, pour les jeunes entreprises qui développent des technologies et des systèmes à usage militaire.

D’après le dernier rapport « The State of Defence Tech 2026 » de Dealroom, les investissements en capital-risque dans les startups de défense des pays membres de l’OTAN ont déjà atteint 27,1 milliards de dollars, faisant de 2026 l’année la plus dynamique jamais enregistrée sur ce marché. En 2025, ces investissements s’élevaient à 14,5 milliards de dollars, en 2026, ils devraient atteindre 38,5 milliards de dollars. Soit près de 2,7 fois plus que l’année précédente.

La situation est similaire en Europe, où le financement des startups de défense par le biais du capital-risque devrait atteindre 7,4 milliards de dollars en 2026, un niveau historiquement élevé. Il convient de noter qu’en 2025, les startups européennes de défense ont levé un total de 2,6 milliards de dollars grâce au capital-risque. Tandis que, selon les prévisions, le financement total pour l’ensemble de l’année devrait atteindre 10,5 milliards de dollars, soit plus de quatre fois le niveau de 2025.

Au niveau national, l’Allemagne occupe la première place, avec un financement total de 5,9 milliards de dollars depuis 2020. Le Royaume-Uni et la Finlande suivent, complétant ainsi le trio de tête des marchés européens des technologies de défense. La concentration des capitaux dans des pôles technologiques spécifiques est également importante. Munich est le principal centre européen de technologies de défense, avec 5,2 milliards de dollars en 2020, dont 64 % proviennent d’Helsing. Helsinki et Londres suivent, avec un financement total de 2,7 milliards de dollars.

Les États-Unis conservent leur avance 

Les États-Unis d’Amérique attirent toujours la majorité des investissements en capital-risque dans les jeunes entreprises du secteur de la défense. Mais leur part diminue à mesure que l’Europe prend de l’ampleur. En 2026, l’Union européenne, composée de 27 pays, représentera 21 % du marché. Tandis que la part des États-Unis est tombée à 75 %, son niveau le plus bas jamais enregistré, contre 93 % en 2021.

Ce changement n’est pas dû à un déclin du marché américain, mais à la croissance plus rapide du marché européen. En particulier, les financements alloués aux startups du secteur de la défense dans l’UE ont plus que doublé, passant de 2,2 milliards de dollars en 2025 à 5,4 milliards de dollars en 2026. Sur la même période, aux États-Unis, ils ont augmenté de 64 %, passant de 11,9 milliards de dollars à 19,6 milliards de dollars.

Les startups européennes atteignent 44 milliards de dollars

La valeur totale des entreprises de la startup européenne de défense financées par du capital-risque s’élève à 44 milliards de dollars. Signe de la croissance récente du secteur, 77 % de cette valeur correspond à des entreprises créées depuis 2020.

Dans le même temps, plus de 455 investisseurs ont participé à au moins une opération de financement dans le secteur européen de la défense en 2026. Les technologies des véhicules aériens sans pilote (UAV) occupent une place particulière, les startups européennes de ce secteur ayant levé 4,7 milliards de dollars au cours de l’année.

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Énergie : le gaz européen bondit de 25 % en un mois

26. Oktober 2026 um 11:55

Les marchés énergétiques européens restent sous tension. Le gaz naturel s’est rapproché de 94 euros le mégawattheure, en hausse de 25,24 % sur un mois. Tandis que le Brent a atteint un sommet inédit depuis juin 2022.

Les prix du pétrole et du gaz ont terminé la semaine dernière sur des niveaux particulièrement élevés, ravivant les inquiétudes concernant le coût de l’énergie en Europe. Vendredi 23 octobre, le Brent a dépassé 116 euros le baril, enregistrant une progression de 9,5 % sur un mois. Le contrat européen de référence du gaz naturel s’est, pour sa part, approché de 94 euros le mégawattheure, soit une hausse mensuelle de 25,24 %.

Cette évolution intervient dans un contexte géopolitique incertain. Les craintes d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient pèsent sur les anticipations d’approvisionnement et contribuent à la volatilité des marchés. Les opérateurs redoutent notamment que des perturbations prolongées affectent les flux de pétrole et de gaz.

Des stocks de gaz sous surveillance

La situation des réserves européennes constitue un autre facteur de préoccupation. Les stocks de gaz sont remplis à environ 75 %, un niveau qui alimente les inquiétudes. Alors que la demande reste soutenue et que la saison de chauffage s’installe.

La combinaison de réserves limitées, d’une demande élevée et de tensions géopolitiques pourrait maintenir les cours à des niveaux élevés. L’Agence internationale de l’énergie avertit que le retour à une situation plus apaisée pourrait prendre du temps, même si les conditions de marché venaient à s’améliorer.

Un risque de répercussion sur l’économie

La progression des cours de gros pourrait se transmettre progressivement aux factures d’énergie, aux coûts de transport et aux prix des biens et services. L’ampleur de cette répercussion dépendra toutefois de la durée de la hausse, des contrats d’approvisionnement et des politiques nationales de soutien aux consommateurs.

Pour les économies européennes, une nouvelle flambée énergétique représenterait un risque supplémentaire pour le pouvoir d’achat des ménages et les coûts de production des entreprises. La trajectoire des prix au cours des prochains jours dépendra notamment de l’évolution de la situation au Moyen-Orient et des perspectives d’approvisionnement avant l’hiver.

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Brésil : Lula décroche un quatrième mandat historique

26. Oktober 2026 um 09:56

Le président brésilien sortant, Luiz Inácio Lula da Silva, a remporté dimanche 25 octobre un quatrième mandat présidentiel, avec 51,75 % des suffrages contre 48,25 % pour son rival d’extrême droite Flávio Bolsonaro. Ce dernier refuse de reconnaître sa défaite et annonce vouloir demander l’annulation du scrutin. Il invoque une décision judiciaire ayant prolongé les horaires de vote dans certaines régions du Brésil.

Le président sortant brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a remporté une victoire historique au second tour de l’élection présidentielle, battant le sénateur Flávio Bolsonaro avec environ 4,4 millions de voix d’avance. Ce résultat (provisoire) lui ouvre la voie à un quatrième mandat (non consécutif), après ses deux premières présidences du Brésil de 2003 à 2010 et son retour au pouvoir en 2023.

Cette victoire constitue un retournement politique majeur. Arrivé derrière son adversaire au premier tour, le président sortant a bénéficié d’une remobilisation de son électorat, notamment grâce aux rassemblements populaires et à une campagne renforcée sur les réseaux sociaux. Il devient le premier candidat depuis le retour à la démocratie dans les années 1980 à remporter la présidentielle après avoir terminé deuxième au premier tour.

Flávio Bolsonaro réclame l’annulation du scrutin

Le candidat battu a refusé de reconnaître les résultats et annoncé son intention de demander l’annulation de l’élection. Il conteste une décision du juge de la Cour suprême Cristiano Zanin, qui a prolongé de deux heures le vote dans les bureaux encore ouverts, après des signalements de perturbations des transports publics.

La mesure avait été sollicitée par le camp de Lula, qui estimait que la réduction des services de bus dans certaines villes empêchait des électeurs de rejoindre les bureaux de vote. Flávio Bolsonaro avait lui-même demandé une prolongation dans certaines régions touchées par de fortes pluies, avant de dénoncer la décision judiciaire. Mais une annulation apparaît toutefois peu probable, selon des analystes cités par Reuters. Le camp de Bolsonaro avait également demandé un aménagement des horaires dans certaines zones et l’écart final entre les deux candidats dépasse quatre millions de voix.

Une victoire dans une Amérique latine plus conservatrice

Le résultat brésilien marque un coup d’arrêt à la progression des forces conservatrices en Amérique latine. La victoire de Lula prive notamment le président américain Donald Trump d’un allié potentiel à la tête de la première économie de la région. Durant sa campagne, Lula a défendu la souveraineté nationale, les programmes sociaux et une politique étrangère indépendante de Washington. Il a mis en avant les progrès enregistrés durant son troisième mandat en matière de pauvreté, d’emploi et de lutte contre la déforestation. Son adversaire, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, avait mobilisé un électorat conservateur autour de la sécurité, de la baisse des impôts et de la promesse d’un changement politique…

Un mandat sous contraintes économiques et parlementaires

Lula devra gouverner dans un environnement difficile. Le Congrès élu est dominé par les forces conservatrices, qui pourraient contrôler une majorité confortable dans les deux chambres. Cette configuration risque de compliquer l’adoption des réformes et de limiter la marge de manœuvre du pouvoir exécutif. Le gouvernement prévoit une croissance économique de seulement 2,3 % en 2027. Tandis que la dette publique dépasse 82 % du produit intérieur brut. Les taux d’intérêt élevés, l’endettement des ménages et le coût de la vie constituent d’autres défis majeurs.

Le quatrième mandat de Lula s’annonce donc comme un exercice d’équilibre entre la poursuite des politiques sociales, la maîtrise des finances publiques et la recherche de compromis avec un Parlement plus hostile. À 80 ans, le dirigeant de gauche retrouve la présidence avec une légitimité électorale renouvelée, mais face à un pays toujours profondément polarisé.

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