Normale Ansicht

Amnistie fiscale : plus que quelques jours pour effacer ses pénalités

13. September 2026 um 15:19

Les contribuables ont jusqu’au 30 septembre 2026 pour régulariser leur situation fiscale et échapper, ainsi, aux pénalités, informe la Direction générale des impôts, laquelle ajoute que passé ce délai, l’amnistie instaurée par la loi de finances 2026 ne s’appliquera plus.

Le dispositif, prévu par l’article 69 de la loi n°17-2025 du 12 décembre 2025 portant loi de finances pour 2026, permet aux contribuables d’obtenir l’abandon des pénalités dues, à condition de régler intégralement le principal de l’impôt au moment du dépôt de leur déclaration ou de l’accomplissement de la formalité d’enregistrement.

Sont concernés les déclarations fiscales ainsi que les contrats, écrits et déclarations liés aux droits d’enregistrement dont l’échéance est antérieure au 31 octobre 2025, à condition qu’ils ne soient pas prescrits. Le dépôt doit intervenir entre le 1er janvier et le 30 septembre 2026.

L’amnistie couvre aussi les déclarations omises et les déclarations rectificatives, y compris celles déposées après une intervention des services fiscaux ou à la suite d’une notification d’avis de résultats de vérification fiscale.

Pour en bénéficier, deux conditions cumulatives s’imposent : déposer la déclaration ou présenter le contrat à l’enregistrement au plus tard le 30 septembre 2026, et payer intégralement le principal de l’impôt dû dès cette formalité accomplie.

En contrepartie de cette régularisation, l’administration fiscale renonce à l’ensemble des pénalités prévues par les articles 81, 82 et 85 du Code des droits et procédures fiscaux.

Ce dispositif s’inscrit dans un ensemble de mesures de régularisation fixées par l’article 69 de la loi de finances 2026, portant sur les déclarations omises ou rectificatives ainsi que sur l’apurement des dettes et pénalités fiscales administratives, selon des conditions et délais précis.

L’article Amnistie fiscale : plus que quelques jours pour effacer ses pénalités est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunis sous l’eau : le coût invisible d’une infrastructure qui ne pense pas encore en temps réel

13. September 2026 um 10:11

Le 10 septembre 2026, de fortes pluies ont de nouveau placé le Grand Tunis face à une réalité devenue familière : accumulations d’eau, circulation perturbée, véhicules bloqués, interventions des services de secours et images largement diffusées sur les réseaux sociaux. Les autorités avaient alerté sur les risques liés aux intempéries. Puis la pluie s’est arrêtée.

 

Mais l’épisode météorologique laisse une question beaucoup plus durable : combien coûte à l’économie tunisienne une infrastructure urbaine qui réagit encore après l’apparition du problème, plutôt qu’une infrastructure capable de le détecter, de le prévoir et d’y répondre en temps réel ? C’est une question d’infrastructure. Mais c’est aussi une question de productivité, de compétitivité et d’exécution publique.

 

Le coût que personne ne mesure

Une inondation urbaine ne se résume pas aux dégâts visibles. Lorsqu’un axe routier devient impraticable, ce sont des milliers d’heures de travail qui peuvent être perturbées. Des livraisons sont retardées. Des rendez-vous sont reportés. Des entreprises interrompent temporairement leur activité. Des salariés arrivent en retard. Des véhicules et des équipements peuvent être endommagés.

À cette facture directe s’ajoute une autre, beaucoup moins visible : celle de l’incertitude. Une entreprise ne juge pas seulement un territoire sur le prix du foncier, le coût de l’énergie ou la fiscalité. Elle regarde également la continuité de ses opérations. Peut-elle faire circuler ses salariés ? Recevoir ses fournisseurs ? Expédier ses marchandises ? Maintenir ses services lorsque survient un événement climatique intense ?

La résilience des infrastructures devient ainsi progressivement une composante de la compétitivité territoriale. Le problème n’est donc pas simplement que Tunis puisse être confrontée à de fortes pluies. Le problème est qu’un événement météorologique prévisible dans sa nature puisse encore produire des perturbations dont l’ampleur dépend autant de la capacité d’anticipation que de l’intensité de la pluie.

 

Une infrastructure intelligente ne remplace pas le béton : elle lui donne des yeux

C’est ici que le numérique change la nature du problème. Une ville résiliente ne se contente pas de construire des canalisations, des bassins, des stations de pompage et des ouvrages de protection. Elle doit aussi savoir ce qui se passe dans ces infrastructures, seconde après seconde.

L’exemple de Singapour est particulièrement instructif. Son agence nationale de l’eau exploite un dispositif de surveillance intégrant des capteurs de niveau d’eau, des caméras, des pluviomètres et des radars météorologiques. Ces données sont centralisées afin de suivre les conditions en temps réel et d’améliorer la rapidité d’intervention. Les prévisions météorologiques contribuent également à anticiper les zones susceptibles d’être affectées.

Le modèle est intéressant précisément parce qu’il ne repose pas sur une illusion technologique. Singapour n’a pas remplacé ses infrastructures physiques par des capteurs. Elle a rendu ses infrastructures observables, pilotables et de plus en plus prédictives. C’est cette logique que Tunis devrait progressivement adopter.

Des capteurs dans les points sensibles du réseau. Des données pluviométriques et hydrologiques agrégées en temps réel. Des modèles permettant d’anticiper les zones de saturation. Des systèmes d’alerte géolocalisés. Une coordination avec la circulation routière et les services de secours. À terme, des jumeaux numériques capables de simuler différents scénarios et d’aider les décideurs à choisir la réponse la plus efficace.

La technologie n’est donc pas le remède à l’insuffisance des infrastructures. Elle est le moyen de faire passer l’infrastructure d’un état passif à un état intelligent.

 

De la gestion de crise à l’anticipation

La différence paraît technique. Elle est en réalité profondément politique et budgétaire. Aujourd’hui, une partie importante de la réponse intervient lorsque l’événement est déjà visible : les autorités alertent, les services de secours interviennent, la circulation est déviée et les citoyens sont invités à éviter certaines zones. Cette chaîne est nécessaire. Mais elle correspond à une logique de gestion de crise. La prochaine étape doit être celle de l’anticipation.

Que se passerait-il si le système pouvait identifier, trente minutes ou une heure à l’avance, les secteurs dans lesquels le niveau d’eau risque de dépasser un seuil critique ? Si les données météorologiques pouvaient être croisées automatiquement avec l’état du réseau ? Si les équipes d’intervention étaient prépositionnées avant le blocage d’un axe ? Si les itinéraires pouvaient être adaptés en temps réel ? Si les gestionnaires disposaient d’un tableau de bord unique de la situation hydraulique du Grand Tunis ?

La différence entre ces deux modèles tient moins à la technologie qu’à la philosophie de l’action publique. Dans le premier, on intervient sur les conséquences. Dans le second, on cherche à réduire les conséquences avant qu’elles ne se produisent. La vraie question : qui possède la donnée ? Une telle transformation soulève cependant une question rarement posée : où se trouve aujourd’hui la donnée nécessaire à cette anticipation ?

Les pluviomètres relèvent de certains acteurs. Les réseaux hydrauliques de gestionnaires différents. La circulation routière possède ses propres systèmes d’information. Les services météorologiques disposent de données spécifiques. Les municipalités connaissent les points noirs de leurs territoires. Les services de secours disposent de leur propre connaissance opérationnelle.

Le défi n’est donc pas simplement d’acheter des capteurs. Il est de faire parler les systèmes entre eux. C’est là que la transformation numérique devient une question de gouvernance.

Il faudrait pouvoir agréger les données pertinentes dans une architecture commune, avec des responsabilités clairement définies, des protocoles d’échange, des règles de cybersécurité et une gouvernance précise de la donnée.

Autrement dit, la ville intelligente ne commence pas avec une application mobile. Elle commence avec une architecture de données capable de relier les infrastructures physiques, les administrations et les opérateurs.

 

Le Plan 2026-2030 offre désormais le cadre : reste l’exécution

La Tunisie dispose désormais d’un cadre de planification qui place parmi ses priorités les infrastructures, l’attractivité territoriale, la transformation numérique, la résilience économique et les réponses aux défis climatiques et environnementaux.

Le Plan de développement 2026-2030 a été approuvé. Sa mise en œuvre est désormais le véritable enjeu. C’est précisément ici que la question des inondations urbaines doit être replacée.

Il ne faudrait pas créer un énième projet pilote de ville intelligente. Il faudrait sélectionner un territoire, cartographier ses points critiques, instrumenter progressivement les réseaux, connecter les données, définir les responsabilités et mesurer les résultats.

Le Grand Tunis pourrait constituer ce laboratoire grandeur nature. Un projet de résilience urbaine ne devrait pas être évalué uniquement sur le nombre de capteurs installés ou sur la sophistication d’une plateforme informatique. Il devrait être évalué sur des indicateurs concrets : réduction des zones inondables, temps d’anticipation gagné, diminution des interruptions de circulation, rapidité d’intervention, réduction des dommages et continuité des activités économiques. C’est cela passer de la technologie à la performance publique.

 

Une nouvelle infrastructure critique : la capacité d’anticipation

La Tunisie a longtemps pensé ses infrastructures principalement en termes physiques : routes, ponts, réseaux d’eau, stations, ouvrages de protection.

Cette logique reste indispensable. Mais elle devient insuffisante. Une infrastructure du XXIᵉ siècle doit progressivement intégrer une deuxième couche : la donnée. Et cette donnée doit permettre une troisième capacité : l’anticipation.

Routes, réseaux hydrauliques, énergie, transports ou services urbains devront de plus en plus être conçus comme des systèmes capables de mesurer leur propre état, de détecter les anomalies, de prévoir certaines situations et d’aider les opérateurs à agir rapidement.

C’est une évolution considérable. Elle transforme la maintenance elle-même : on passe progressivement d’une maintenance essentiellement corrective à une maintenance préventive, puis prédictive.

Elle transforme également la conception des investissements : le meilleur ouvrage n’est plus nécessairement celui qui offre la plus grande capacité théorique, mais celui qui combine robustesse physique, capacité d’observation et efficacité opérationnelle.

 

La prochaine pluie est déjà un test de gouvernance

La prochaine pluie viendra. La question n’est pas de savoir si la Tunisie peut empêcher chaque épisode météorologique intense. Elle ne le peut pas.

La question est de savoir si elle accepte encore que chaque épisode soit traité comme un événement exceptionnel alors que les risques climatiques et urbains deviennent une donnée structurelle de la planification. Il ne s’agit pas d’opposer les ingénieurs aux météorologues, les infrastructures aux technologies ou les investissements aux contraintes budgétaires. Il s’agit de les faire fonctionner ensemble.

La Tunisie dispose de compétences technologiques, d’ingénieurs, d’universités, d’administrations et d’opérateurs capables de construire cette nouvelle génération d’infrastructures.

Le véritable défi est ailleurs : transformer ces compétences dispersées en capacité d’exécution. Une ville intelligente n’est pas une ville couverte d’écrans. C’est une ville qui sait ce qui lui arrive, qui comprend ce qui va probablement arriver et qui dispose encore du temps nécessaire pour agir.

 

La prochaine pluie ne devrait pas seulement tester nos canalisations. Elle devrait tester notre capacité à passer de la réaction à l’anticipation.

 

——————————–

Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

L’article Tunis sous l’eau : le coût invisible d’une infrastructure qui ne pense pas encore en temps réel est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’édito de Hédi Mechri : Classement de Shanghai – Universités tunisiennes : le grand décrochage

13. September 2026 um 06:00

Un malheur n’arrive jamais seul. À croire que les coupures brutales d’électricité et d’eau en pleine canicule – et sur une période qui paraît une éternité – ne suffisent pas à nos peines. On n’en finit pas d’endurer les affres des pénuries qui s’incrustent dans tous les recoins de l’économie et de la société. L’ennui, c’est qu’il n’y a pas que les pics prolongés de chaleur pour lever le voile sur l’étendue des dysfonctionnements, des défaillances et des échecs en matière de gestion d’eau et d’électricité, deux des trois principaux défis auxquels est confronté de tout temps le pays.

Le troisième, en l’occurrence celui de l’enseignement supérieur, nous renvoie aujourd’hui à notre triste réalité et à nos propres limites qui ne sont inscrites nulle part si ce n’est à travers les coupes budgétaires dont est victime notre système d’éducation. Ces restrictions font craindre le pire : elles ajoutent à nos interrogations et à nos appréhensions.

Pour preuve et comme pour faire écho à ces inquiétudes, le classement de Shanghai 2026 des 1000 premières universités dans le monde. Passent encore les trois premières universités américaines, talonnées par les deux prestigieuses universités britanniques, les universités françaises qui améliorent leur rang dans le top 10, sans oublier l’ascension fulgurante des établissements chinois qui évoluent à l’image du pays sur le toit du monde des technologies émergentes. On chercherait en vain la moindre trace d’universités tunisiennes alors même que deux ou trois d’entre elles faisaient, il y a si peu, partie de l’élite, quoique en fermant la marche du top 1000. Pourtant, on voit se positionner de nouveaux pays émergents d’Asie, du Moyen-Orient, d’Afrique sans grand passé universitaire. Des pays neufs en émergence rapide qui affichent haut et fort leur ambition planétaire à travers le levier universitaire. Et ils s’y distinguent, accentuant du coup notre déclassement.

 

Pour preuve et comme pour faire écho à ces inquiétudes, le classement de Shanghai 2026 des 1000 premières universités dans le monde… On chercherait en vain la moindre trace d’universités tunisiennes alors même que deux ou trois d’entre elles faisaient partie de l’élite…

 

Il y a moins de deux décennies, on figurait dans l’univers universitaire en bien meilleure position. Nos universités les plus en vue étaient perçues comme de réelles promesses d’avenir et suscitaient beaucoup d’espoir. Nos diplômés étaient au niveau des standards mondiaux. Nos doctorants en Europe, en Amérique et ailleurs, passés par le filtre local, brillaient de mille feux au point que cela limite considérablement leur retour au pays.

Le séisme révolutionnaire, l’instabilité politique, les troubles sociaux, les difficultés de l’économie écrasée par le poids des intrigues politiques, la déliquescence de l’État, qui aurait perdu la maîtrise et le contrôle des rouages, des mécanismes et de la régulation des transformations économiques et sociales, ont détruit les anciens repères et modifié la structure du budget de l’État. La révolution, avec son cortège de désordre, de chaos, de montée du terrorisme, d’ici et d’ailleurs, a sonné le glas du capital humain qu’elle est censée valoriser et hisser au plus haut de l’échelle des valeurs nationales.

La santé et l’enseignement auront été paradoxalement les victimes expiatoires de la révolution de décembre 2010-janvier 2011. La défense et la sécurité nationales ont pris le dessus sur la santé et l’enseignement. C’est la fin d’un cycle de plus de 50 ans où nos préférences structurelles privilégiaient le beurre au détriment des canons. Depuis 2011, on assiste à une inversion des priorités, ce qui n’est pas d’ailleurs sans rapport avec la chute inexorable de l’investissement et le ralentissement de la croissance. La sécurité du pays, dira-t-on, est à ce prix. On en mesure aujourd’hui l’impact désastreux sur l’infrastructure en matière de santé et d’éducation dont on ne saurait décrire l’état de délabrement. Hôpitaux, écoles, lycées, universités, centres de formation, hier joyaux de la couronne, font aujourd’hui peine à voir.

 

La défense et la sécurité nationales ont pris le dessus sur la santé et l’enseignement. C’est la fin d’un cycle de plus de 50 ans où nos préférences structurelles privilégiaient le beurre au détriment des canons.

 

Nos établissements universitaires, nos grandes écoles portent la marque de l’usure du temps, les stigmates de la faillite financière et des contraintes budgétaires. Figures emblématiques du pays dès les premiers stades de sa reconstruction, fierté nationale, vitrines de notre volonté d’émergence rapide et voies d’accès au futur, ces établissements, nés sous le dôme d’un centralisme étatique, sont aujourd’hui victimes d’inextricables restrictions budgétaires. Privés d’autonomie financière, de marges de manœuvre et accablés d’un mode de gouvernance d’un autre âge, ils manquent de ressources financières, là où il faut beaucoup de moyens matériels et humains, d’enseignants de valeur promus d’ici et venus d’ailleurs. Nos institutions universitaires font ce qu’elles peuvent, dans la limite du possible, sans se résigner. Elles sont contraintes de réduire la voilure au point d’être concurrencées par la montée en puissance d’universités privées qui progressent sur les décombres de l’enseignement public. Qui n’en continue pas moins d’afficher quelques îlots d’excellence : les études d’ingéniorat, de science, d’informatique, de robotique, de médecine constituent une véritable éclaircie dans le ciel universitaire brumeux.

Ironie de l’histoire, ces foyers d’excellence, legs des temps héroïques et cœur battant de la nation, profitent moins au pays qui les a formés au prix d’énormes sacrifices qu’à ceux qui se préparent à les accueillir. Les difficultés de tout ordre, le brouillard politique, l’incertitude du lendemain, l’absence d’un grand projet économique, d’un vaste dessein national et de perspectives pour les jeunes et moins jeunes, si ce n’est l’éphémère et inconsistante idée de sociétés communautaires au frais de l’État et à contre-courant de la marche du siècle, laissent peu de choix aux jeunes diplômés tentés par une vie meilleure à l’étranger.

 

Nos institutions universitaires font ce qu’elles peuvent, dans la limite du possible, sans se résigner. Elles sont contraintes de réduire la voilure au point d’être concurrencées par la montée en puissance d’universités privées qui progressent sur les décombres de l’enseignement public.

 

Finalement, peu de nouveaux élus universitaires et davantage de candidats au départ sous des cieux plus cléments. L’Europe, les pays du Golfe, le Canada et bien d’autres puissances, embarqués sur les nouvelles technologies et en quête de compétences humaines, n’ont d’autres fins que d’écrémer chez nous le marché des nouveaux diplômés et pas qu’eux. Au nom du droit à la mobilité – du reste à géométrie variable – et sous de fallacieux programmes ou préceptes d’immigration voulue ou choisie, ils attirent celles et ceux à qui le pays ne pouvait offrir de meilleures perspectives d’emplois, de véritables plans de carrière et de meilleures conditions de travail et de vie. Pour beaucoup, quitter le pays sans en être dans le besoin c’est aussi le signe d’une manifestation de défiance à l’égard des politiques. Manière de voter avec leurs pieds.

Retour à la case départ. Face à la frénésie de la rentrée scolaire et universitaire qui s’empare du pays et devant le sacrifice que consentent les familles souvent pas loin de la précarité, pour voir éclore ces graines de génies, nous assistons impuissants à leur départ en fin de parcours. Sans aucune compensation financière de nos partenaires européens plus prompts à nous confiner au rôle de soutier de la sécurité et de gardien des côtes européennes pour combattre – au mépris du droit – l’immigration irrégulière. On est bien loin du discours et des proclamations de foi en faveur de la politique de voisinage, de solidarité euro-méditerranéenne, d’une communauté de destin et de prospérité partagée.

Ainsi va le monde. Hier, l’occupant faisait main basse sur nos ressources extractives. Ses héritiers n’en font pas moins, l’hypocrisie en plus, sans jamais couper les ponts avec le passé. La prédation des ressources extractives a la vie dure. Aux minéraux d’hier s’ajoute, sur une vaste échelle au nom du droit à la mobilité, celle des compétences humaines. Un pan entier de l’intelligence nationale s’envole et disparaît au moment où le pays a le plus besoin de ces architectes et de ces acteurs du futur. À qui la faute ?

 

Ainsi va le monde. Hier, l’occupant faisait main basse sur nos ressources extractives. Ses héritiers n’en font pas moins, l’hypocrisie en plus, sans jamais couper les ponts avec le passé. La prédation des ressources extractives a la vie dure. Aux minéraux d’hier s’ajoute, sur une vaste échelle au nom du droit à la mobilité, celle des compétences humaines.

——————————

Cet éditorial est paru dans le magazine de L’Economiste maghrébin N°953, du 8 au 23 septembre 2026, sous le titre « Déclassement« 

L’article L’édito de Hédi Mechri : Classement de Shanghai – Universités tunisiennes : le grand décrochage est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : le déficit commercial s’envole à près de 18 milliards de dinars

12. September 2026 um 16:54

Les importations d’énergie plombent la balance commerciale malgré des exportations en hausse.

Le déficit commercial de la Tunisie s’est creusé à 17 853,8 millions de dinars (MDT) à fin août 2026, contre 14 639 MDT un an plus tôt, selon l’Institut national de la statistique (INS). Le taux de couverture des importations par les exportations recule à 71,4%, contre 73,9% en 2025.

Les exportations progressent de 8%, atteignant 44 671,6 MDT, portées notamment par l’huile d’olive dont les ventes bondissent de 2 702,4 à 3 769,7 MDT. L’Union européenne reste le principal débouché, absorbant 70,2% des exportations tunisiennes, avec une forte percée vers l’Égypte (+76,6%).

Mais les importations grimpent plus vite (+11,6%), à 62 525,4 MDT, tirées par la facture énergétique qui bondit de 28,5%. Résultat : le déficit énergétique atteint à lui seul 8 930,2 MDT. L’UE fournit 45,1% des importations tunisiennes (28 175 MDT), confirmant son rôle de premier partenaire commercial du pays, tant à l’achat qu’à la vente.

L’article Tunisie : le déficit commercial s’envole à près de 18 milliards de dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌