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Cour d’appel de Tunis | Le procès Daboussi renvoyé au 5 juin prochain

Von: Yusra NY
23. Mai 2026 um 19:10

La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a examiné le dossier sur le décès de l’ancien député Jilani Daboussi impliquant plusieurs anciens dirigeants, à l’ancien ministre de la Justice Noureddine Bhiri.

La Cour a décidé, vendredi 22 mai 2026, de rejeter l’ensemble des demandes de remise en liberté déposées par la défense et a ordonné le report du procès au 5 juin prochain.

Pour rappel, le tribunal de première instance de Tunis avait rendu son verdict initial dans cette affaire, condamnant Noureddine Bhiri et Mondher Ounissi (dirigeants Ennahdha) à une peine de quatre ans de prison chacun.

Un ancien procureur général à la retraite ainsi qu’une ancienne médecin de la prison civile de Mornaguia ont écopé d’une peine de deux ans de prison avec sursis.

L’examen de l’affaire se poursuivra donc lors de la prochaine audience fixée au début du mois de juin.

Y. N.

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Tunisie | Oussama Dhahri remis en liberté

Von: Yusra NY
18. Mai 2026 um 18:38

La justice a décidé de libérer Oussama Dhahri, membre de la Coordination de l’action commune pour la Palestine en Tunisie et président de l’association El Mouvma.

L’information a été diffusée par ses camarades et confirmée dans l’après-midi de ce lundi 18 mai 2026 par l’avocat Sami Ben Ghazi, sachant qu’Oussama Dhahri avait été arrêté hier à l’aube.

Entendu par le procureur de l’Ariana, il a été relâché, mais la raison exacte et officielle de son arrestation n’a pour le moment été communiquée par aucune partie.

Y. N.

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Tunisie | Les autorités minimisent l’impact de la grève des avocats  

18. Mai 2026 um 12:26

Dans un communiqué publié ce lundi 18 mai 2026, le ministère de la Justice informe les justiciables que la grève des avocats, qui protestent contre la dégradation de leurs conditions de travail dan les tribunaux, «n’affectera pas le fonctionnement du système judiciaire» en Tunisie.

Selon les autorités judiciaires «tous les tribunaux de la République continueront d’exercer leurs fonctions dans des conditions normales, en tenant des audiences pour statuer sur les affaires en cours et en fournissant des services administratifs dans les greffes, afin de garantir le respect des droits des justiciables et d’éviter de porter atteinte à leurs intérêts.»

Rappelons que l’Ordre national des avocats tunisiens (Onat) a décrété la grève générale et le port du brassard rouge dans tous les tribunaux en Tunisie pour dénoncer la dégradation alarmante du service public de la justice et l’’absence de réaction des autorités face à leurs revendications.

La profession proteste contre le manque d’infrastructures et les dysfonctionnements dans les tribunaux qui nuisent aux justiciables. 

Parmi les principales raisons invoquées du mouvement initié par l’Onat :

– la dégradation du système judiciaire et le manque de ressources matérielles et humaines au sein des juridictions ;

– la marginalisation de la profession et notamment le silence et l’ignorance totale du ministère de la Justice face aux appels répétés au dialogue concernant la réforme du secteur ;

– les atteintes aux droits de la défense et les tensions structurelles et difficultés rencontrées par les avocats dans l’exercice de leurs fonctions et l’accès aux dossiers.

Pour marquer leur colère, le port du brassard rouge a débuté ce 18 mai, en attendant une série de grèves régionales (à commencer par le Grand Tunis, Nabeul et Zaghouan) ainsi qu’une grève générale nationale prévue pour le 18 juin.

I. B.

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Boualem Sansal annonce un récit sur le pouvoir et la peur

09. Mai 2026 um 10:16

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal publiera le 2 juin 2026 un nouvel ouvrage intitulé ‘‘La Légende’’, aux Éditions Grasset⁠. Présenté comme un récit personnel nourri par une expérience de détention et par une réflexion sur les mécanismes du pouvoir, le livre s’annonce comme l’un des textes les plus politiques de l’auteur.

Dans les premières pages dévoilées par l’éditeur, Boualem Sansal décrit «un monde inversé» «où la vérité dérange, où la justice inquiète, où la liberté fait peur». L’écrivain affirme que son histoire lui aurait progressivement échappé, portée par «un tribunal d’exception», «la prison» et «les médias des cinq continents».

«Mon récit me permet de me réapproprier la légende», écrit-il, dans un texte qui prend la forme d’une dénonciation de ce qu’il qualifie de «justice aux ordres» et de «pouvoir sans contrepoids».

L’éditeur présente ‘‘La Légende’’ comme «l’histoire d’un homme que l’on a voulu effacer — et qui devient un symbole». Une formule qui donne au livre une portée dépassant le simple témoignage autobiographique.

Connu pour ses romans et essais critiques sur l’autoritarisme, les dérives idéologiques et les fractures politiques du monde contemporain, Boualem Sansal est notamment l’auteur de ‘‘2084 : la fin du monde’’, ‘‘Le Village de l’Allemand’’ et ‘‘Rue Darwin’’.

Membre de l’Académie française, l’écrivain a reçu de nombreuses distinctions littéraires en France et à l’international. Avec ‘‘La Légende’’, il semble vouloir inscrire une expérience personnelle dans une réflexion plus large sur la justice, la fabrication des récits publics et la place de l’écrivain face au pouvoir.

Djamal Guettala 

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