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Carburants : La grève des transporteurs finalement décidée pour les 23 et 24 septembre

26. August 2026 um 20:28

MISE A JOUR : JEUDI 27 AOÛT à 10H15

La grève des travailleurs du transport des carburants est désormais officiellement fixée aux mercredi 23 et jeudi 24 septembre 2026 dans l’ensemble des lieux de travail du secteur en Tunisie. Un préavis de grève sectorielle a été adressé jeudi 27 août aux ministères concernés, à l’UTICA et aux représentants des entreprises de transport de marchandises et d’hydrocarbures.

Le transport des carburants se dirige vers une nouvelle grève en Tunisie. Alors que la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques démentait encore mercredi matin l’existence d’un préavis ou d’un mouvement imminent, les représentants des chauffeurs ont finalement décidé, après une réunion tenue dans la journée, d’observer une grève de deux jours les 23 et 24 septembre 2026.

Un retournement en quelques heures

La situation a évolué rapidement mercredi. Dans la matinée, le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Selim Sehimi, avait démenti l’existence d’un préavis de grève dans le transport des carburants.

Cette position était alors conforme à la situation à ce moment précis : aucun préavis n’avait encore été émis. La Fédération rappelait toutefois que plusieurs revendications professionnelles demeuraient en suspens.

À l’issue d’une réunion tenue mercredi avec les représentants des chauffeurs, la décision d’engager une nouvelle mobilisation a finalement été prise. Les syndicats ont fixé les dates des 23 et 24 septembre, tandis que le préavis doit être émis jeudi 27 août.

Pourquoi attendre près d’un mois ?

Le choix d’une date aussi éloignée n’est pas anodin. Selon les déclarations de Selim Sehimi aujourd’hui à Jawhara FM, les représentants syndicaux souhaitent profiter de cette période pour laisser davantage de temps aux négociations.

Le délai retenu dépasse ainsi largement le minimum réglementaire de dix jours. L’objectif est de permettre aux différentes parties de trouver une issue au conflit avant le début de la grève.

Sehimi a également affirmé que la Fédération restait ouverte au dialogue. Selon lui, une grande majorité des préavis de grève finissent d’ailleurs par aboutir à un accord et à l’annulation du mouvement.

La grève décidée pour septembre apparaît donc, à ce stade, comme un moyen de pression destiné à faire avancer les négociations plutôt que comme un mouvement déjà inéluctable.

Des revendications toujours en suspens

Le conflit porte notamment sur l’application d’engagements inscrits dans un procès-verbal datant de 2018, ainsi que sur la régularisation des cotisations sociales auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Les travailleurs avaient déjà suspendu leur précédent mouvement après l’intervention de représentants de l’UGTT, qui avait permis de rétablir le dialogue avec les différentes parties.

Cette suspension n’a toutefois pas permis, jusqu’à présent, de parvenir à un règlement définitif des revendications.

La nouvelle menace intervient moins de deux semaines après la mobilisation surprise du 20 août, qui avait fortement perturbé le transport des carburants et l’approvisionnement de plusieurs stations-service avant d’être levée dans la soirée.

Cette première mobilisation avait déjà montré la capacité du conflit à provoquer rapidement des perturbations dans la distribution des carburants.

Mercredi matin encore, Webdo rapportait l’absence de préavis et le maintien du blocage des discussions avec la tutelle.

Quelques heures plus tard, le scénario a donc changé.

Un mois pour éviter une nouvelle paralysie

La décision de fixer la grève aux 23 et 24 septembre donne désormais aux autorités, aux employeurs et aux représentants syndicaux plusieurs semaines pour tenter de parvenir à un accord.

Pour les automobilistes et les entreprises dépendantes du transport routier des carburants, l’enjeu est important : après la perturbation du 20 août, une nouvelle mobilisation pourrait de nouveau affecter les livraisons vers les stations-service.

Mais contrairement à la mobilisation surprise du mois d’août, le mouvement de septembre est cette fois annoncé à l’avance. Le délai laissé aux négociations pourrait donc permettre d’éviter la grève si un accord intervient avant les 23 et 24 septembre.

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Tunisie-Japon : Le partenariat entre dans une nouvelle phase, avec les investissements en ligne de mire

26. August 2026 um 20:20

La Tunisie et le Japon veulent donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale, à l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Cette volonté a été réaffirmée mercredi à Tunis lors d’une rencontre entre le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mohamed Ben Ayed, et l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun. Les deux parties ont notamment insisté sur le suivi des résultats de la visite effectuée au Japon par la cheffe du gouvernement en août 2025 et sur la nécessité de renforcer le cadre juridique afin de favoriser les investissements.

Le suivi de la visite au Japon au centre des discussions

La rencontre intervient dans le prolongement de la participation de Sarra Zaâfrani Zenzri à la TICAD 9, organisée à Yokohama en août 2025.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement avait multiplié les contacts avec les responsables et acteurs économiques japonais, en mettant notamment en avant les opportunités d’investissement en Tunisie. Webdo avait alors rapporté la volonté tunisienne de renforcer le partenariat avec Tokyo et d’attirer davantage d’entreprises japonaises.

Un an plus tard, Tunis et Tokyo veulent désormais assurer le suivi des résultats de cette séquence diplomatique et transformer cette dynamique en coopération concrète.

Un cadre juridique à renforcer

Mohamed Ben Ayed et Saito Jun ont également souligné la nécessité de bien préparer les prochaines échéances bilatérales et d’enrichir le cadre juridique qui régit les relations entre les deux pays.

L’objectif affiché est de consolider la coopération tuniso-japonaise, mais aussi de créer un environnement davantage favorable aux investissements japonais en Tunisie.

Cette orientation s’inscrit dans une dynamique déjà engagée lors de la TICAD 9, au cours de laquelle Tunis avait appelé les entreprises japonaises à renforcer leur présence et leurs investissements dans le pays.

70 ans de relations diplomatiques

L’année 2026 marque une étape symbolique pour les deux pays, avec le 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.

Les deux responsables ont salué la solidité de cette coopération historique et réaffirmé la volonté des dirigeants tunisien et japonais de la hisser à un niveau supérieur, dans l’intérêt des deux peuples.

Cette séquence intervient alors que Webdo avait déjà identifié, lors de la TICAD 9, plusieurs pistes pour approfondir ce partenariat, notamment dans l’innovation, la recherche scientifique, les technologies modernes et les énergies renouvelables.

L’entretien a enfin permis aux deux parties d’insister sur la poursuite de la concertation et de la coordination dans le cadre multilatéral.

Au-delà du volet économique, Tunis et Tokyo entendent ainsi maintenir une coopération diplomatique étroite, alors que le partenariat bilatéral entre dans une nouvelle étape après sept décennies de relations.

L’enjeu est désormais de donner une traduction concrète aux engagements et aux pistes de coopération identifiés au cours des dernières années, notamment en matière d’investissement et de développement.

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Pénurie d’eau minérale : Les producteurs tournent à plein régime, la demande reste 30% plus élevée

26. August 2026 um 19:47

Alors que les tensions persistent sur le marché tunisien de l’eau minérale conditionnée, les unités de production fonctionnent désormais à plein régime pour répondre aux besoins, affirme dans un communiqué la Chambre syndicale nationale de l’industrie des boissons non alcoolisées relevant de l’UTICA. Cette mise au point apporte un nouvel éclairage à une pénurie déjà marquée par les saisies de stocks et les injections exceptionnelles dans plusieurs régions.

Une demande dopée par les fortes chaleurs

Selon la Chambre, les tensions actuelles sur l’approvisionnement sont principalement liées à une hausse de 30% de la demande en eaux minérales conditionnées, conséquence directe des vagues de chaleur enregistrées dans le pays.

À cette pression exceptionnelle sur la consommation s’ajoutent les perturbations et coupures récurrentes d’électricité dans plusieurs régions. Ces interruptions ont affecté le fonctionnement normal de certaines unités et entraîné, dans certains cas, l’arrêt de lignes de production.

Les entreprises ont ainsi puisé dans une part importante de leurs stocks de sécurité, constitués précisément pour faire face aux périodes de forte demande. Cette consommation des réserves a contribué à creuser temporairement l’écart entre les quantités produites et les besoins du marché.

Les unités produisent à plein régime

La Chambre assure que le secteur est désormais pleinement mobilisé, en coordination avec les autorités, afin de rétablir le rythme normal d’approvisionnement dans les meilleurs délais.

Les producteurs poursuivent leur coordination avec les directions régionales du commerce et les différentes parties concernées afin de garantir la régularité des livraisons et de répartir au mieux les quantités disponibles entre les différentes régions.

Le suivi de la situation est également assuré à travers des réunions périodiques entre la Chambre, le ministère du Commerce et du Développement des exportations et l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH).

Une amélioration attendue avec la baisse des températures

La Chambre table sur une amélioration progressive de la situation dans les prochains jours, à mesure que les températures commenceront à baisser.

Selon elle, la diminution attendue de la demande devrait permettre aux quantités disponibles de dépasser à nouveau les besoins du marché et contribuer progressivement à la reconstitution des stocks.

Cette perspective intervient toutefois alors que Webdo rapportait encore récemment que les professionnels du secteur ne pouvaient pas garantir une date précise pour le retour à la normale et tablaient plutôt sur une détente progressive en septembre.

Après les saisies, la question de l’approvisionnement reste centrale

Ces nouvelles explications des producteurs interviennent après plusieurs mesures prises face à la pénurie. Des quantités importantes d’eau minérale avaient été saisies dans différentes régions, tandis que des opérations d’« injection » exceptionnelle ont été menées pour renforcer directement l’approvisionnement des commerces, notamment à Nabeul et à la Manouba.

La Chambre rejette pour sa part toute intention de provoquer une pénurie ou de pratiquer une quelconque forme de spéculation de la part de ses adhérents.

Elle appelle les consommateurs à privilégier les informations provenant des sources officielles et à éviter les achats excessifs susceptibles d’alimenter un mouvement de panique et d’accentuer temporairement les tensions sur le marché.

La situation reste donc sous surveillance : les producteurs affirment avoir accéléré la cadence, mais la normalisation effective de l’approvisionnement dépendra notamment de l’évolution de la demande et de la baisse des températures.

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Maroc : La fuite Jabaroot, arme politique dans la crise de Ceuta

26. August 2026 um 19:01

Le 24 août, le collectif de hackers Jabaroot a publié sur Telegram les données de quelque 70.000 personnes présentées comme membres des services de sécurité marocains. La publication n’est pas un simple acte de piratage : elle est explicitement conditionnée à des exigences politiques liées à la crise migratoire de Ceuta. Une enquête du Monde, publiée mercredi 26 août, relance par ailleurs l’hypothèse que d’anciens agents de la DGST, aujourd’hui en Europe, en seraient les auteurs — sans qu’aucune attribution technique publique ne permette à ce stade de trancher.

Une fuite calibrée pour peser sur Ceuta

La publication du 24 août ne surgit pas isolément. Elle intervient un mois après l’afflux migratoire massif du 30 juillet à Ceuta, où environ 60.000 personnes ont franchi la frontière en quelques jours — un épisode inédit par son ampleur, dont le bilan humain reste disputé entre les autorités espagnoles (au moins 75 morts recensés) et des associations qui avancent des chiffres plus élevés, disparitions comprises.

Jabaroot a directement lié sa fuite à cet épisode. Le groupe cible nommément le conseiller royal Fouad Ali El Himma et Abdellatif Hammouchi, qui dirige à la fois la DGST (renseignement intérieur) et la DGSN (sûreté nationale). Il conditionne la divulgation complète de ses fichiers à une série d’exigences : excuses officielles, deuil national pour les victimes de la traversée, ouverture d’une enquête indépendante sur les violences subies par les migrants, report des élections législatives prévues le 23 septembre, et réformes structurelles de la justice et de l’économie. Le groupe présente par ailleurs sa démarche comme un geste tourné vers l’Espagne, dans un contexte de tensions diplomatiques ravivées entre Madrid et Rabat.

Cette dimension change la nature de l’affaire : il ne s’agit plus seulement d’une fuite de données, mais d’un chantage politique assumé, adossé à une menace de divulgations supplémentaires — Jabaroot affirme notamment détenir la liste des agents ayant coordonné le dispositif marocain à Ceuta.

Cinq ex-agents de la DGST, ou une histoire plus ancienne ?

L’ampleur du chiffre de 70.000 mérite d’être immédiatement nuancée. Plusieurs observateurs relèvent que qualifier l’ensemble de ces personnes d’« espions » ou d’agents de renseignement est excessif : la DGSN est une administration policière large, et rien n’établit publiquement quelle proportion des noms diffusés relève effectivement du renseignement intérieur ou extérieur — l’implication de la DGED, dirigée par Yassine Mansouri, n’est notamment pas confirmée à ce stade. Selon El Confidencial, d’anciens membres des services marocains auraient toutefois jugé authentique une partie des documents, un élément qui pèse sur le niveau de preuve sans permettre de le considérer comme établi.

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Tarente 2026 : La Tunisie bat la Turquie et file en demi-finales

26. August 2026 um 18:40

La sélection tunisienne U21 s’est qualifiée pour les demi-finales du tournoi de football des Jeux méditerranéens de Tarente 2026 après sa victoire contre la Turquie (2-1), mercredi. Les Aiglons de Carthage terminent en tête de leur groupe avec sept points, au terme d’un parcours sans défaite marqué par un nul contre la Macédoine du Nord, une victoire face au Maroc et ce succès décisif contre la Turquie.

Un succès décisif face à la Turquie

Les Tunisiens ont pris le meilleur sur la Turquie sur le score de 2-1, au terme de leur troisième et dernier match de la phase de groupes.

Rayan Anane a ouvert le score pour la Tunisie, avant qu’un défenseur turc ne marque contre son camp et permette aux Aiglons de Carthage de prendre deux buts d’avance.

La Turquie a ensuite réduit l’écart, sans parvenir à revenir au score. La Tunisie décroche ainsi les trois points qui lui permettent de terminer en tête du groupe avec sept points et et accède au dernier carré sans avoir connu la défaite.

Cette qualification récompense un parcours régulier des Tunisiens depuis le début de la compétition. Après avoir concédé le nul face à la Macédoine du Nord (0-0), la sélection U21 s’est imposée contre le Maroc (1-0), avant de confirmer face à la Turquie.

Boujelbène : « Nos ambitions grandissent d’un jour à l’autre »

À l’issue de la rencontre, le sélectionneur national Anis Boujelbène a souligné les difficultés rencontrées lors du premier tour, notamment en raison d’un effectif réduit.

« Le premier tour n’était pas facile, surtout lorsque nous étions en manque d’effectif. Les joueurs ont fourni de gros efforts, qui ont été couronnés par une qualification pour les demi-finales. Je les remercie pour l’état d’esprit dont ils ont fait preuve. »

Le technicien tunisien estime que cette qualification doit désormais permettre à son équipe de regarder plus loin : « Nos ambitions grandissent d’un jour à l’autre et nous sommes appelés à travailler davantage. La page du premier tour est désormais tournée et nous devons nous concentrer sur les demi-finales. »

Boujelbène insiste également sur l’importance d’accumuler les victoires pour préparer les prochaines échéances internationales, notamment les Jeux olympiques de 2028 : « Je pense qu’il est très important de s’habituer aux victoires, en vue des prochaines échéances qui nous attendent, notamment les Jeux olympiques de 2028. »

Le prochain adversaire encore inconnu

Le sélectionneur ne connaît pas encore l’identité du prochain adversaire de la Tunisie, qui sera déterminé à l’issue des rencontres du groupe B.

« Quant à notre prochain adversaire, nous ne le connaissons pas encore, mais nous devons nous préparer pour l’affronter », a expliqué Boujelbène, qui refuse toutefois de se projeter trop rapidement vers une éventuelle finale.

« Nous devons penser à remporter ce match avant de penser à la finale », a-t-il conclu.

Les Aiglons de Carthage sont donc désormais tournés vers le dernier carré, avec l’ambition de prolonger leur parcours sans défaite et d’offrir une nouvelle médaille à la délégation tunisienne à Tarente.

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Tarente 2026 : Molka Ben Mabrouk décroche une 13ème médaille pour la Tunisie

26. August 2026 um 18:23

La Tunisie compte désormais 13 médailles aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026, après le bronze décroché par la boxeuse Molka Ben Mabrouk dans la catégorie des moins de 75 kg. La Tunisienne s’est inclinée de justesse, 3-2, face à l’Égyptienne Nabila Alaa Eddine en demi-finale, un résultat qui lui permet d’officialiser une médaille de bronze déjà assurée.

Une demi-finale perdue à une seule voix

Molka Ben Mabrouk a échoué aux portes de la finale des moins de 75 kg après une défaite serrée face à Nabila Alaa Eddine. L’Égyptienne s’est imposée 3-2, au terme d’un combat qui s’est donc joué à une seule voix.

La Tunisienne ne repart toutefois pas les mains vides. Sa présence dans le dernier carré lui avait déjà garanti une médaille de bronze, conformément au système de la compétition.

Le bilan tunisien passe à 13 médailles

Avec ce nouveau podium, la délégation tunisienne porte son total à 13 médailles, 2 médailles d’or, 2 médailles d’argent et 9 médailles de bronze.

Cette performance confirme la contribution de la boxe au bilan tunisien à Tarente.

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Eau en Tunisie : L’UNICEF veut chiffrer le coût de l’inaction

26. August 2026 um 14:29

La question de l’eau en Tunisie va bientôt être abordée sous un angle encore rarement quantifié : celui de son coût économique. L’UNICEF Tunisie vient de lancer un appel d’offres international pour réaliser un « Investment Case » destiné notamment à déterminer ce que coûte au pays l’insuffisance des investissements dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène, mais aussi les bénéfices que pourraient générer différents scénarios d’investissement.

L’appel d’offres, publié le 24 août 2026 sous la référence LRPS-26-9205778, prévoit une mission d’environ quatre mois. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026.

Combien coûte le fait de ne pas investir ?

La mission ne se limitera pas à dresser un nouvel état des lieux des infrastructures hydrauliques tunisiennes.

Selon les termes de l’appel d’offres officiel de l’UNICEF Tunisie, le bureau d’études retenu devra analyser les dépenses publiques consacrées au secteur WASH — eau, assainissement et hygiène — et surtout quantifier le « coût économique de l’inaction ».

L’exercice doit notamment prendre en compte les pertes de productivité, les coûts sanitaires évitables, les effets sur le capital humain et la résilience des infrastructures.

Plusieurs scénarios devront ensuite être comparés, allant du maintien de la situation actuelle à l’accès universel aux services WASH de base, jusqu’au développement de services résilients au changement climatique.

L’objectif est de fournir au gouvernement tunisien et à ses partenaires techniques et financiers un outil permettant de mieux hiérarchiser les investissements.

Cette approche de planification des investissements hydriques est également utilisée ailleurs. En Jordanie, pays lui aussi confronté à un stress hydrique particulièrement élevé, l’UNICEF a accompagné la compagnie publique Miyahuna dans l’élaboration d’un plan de sécurité de l’eau résilient au changement climatique, dont les résultats servent notamment à développer des « investment cases » et à hiérarchiser les investissements nécessaires.

Le Maroc apparaît également dans les travaux de l’UNICEF sur les stratégies de financement du secteur WASH. L’organisation y présente notamment des expériences de financement des infrastructures d’eau et d’assainissement, dont le cas de Casablanca.

Une Tunisie fortement exposée au stress hydrique

L’étude intervient dans un contexte particulièrement sensible. Selon l’UNICEF, la Tunisie est le 17e pays au monde le plus exposé au stress hydrique.

Les difficultés ne concernent d’ailleurs pas uniquement les quantités disponibles. D’après l’enquête MICS 2023, 78,1% de la population dispose d’une eau de boisson provenant d’une source améliorée et disponible sur place. Le taux atteint 80% en milieu urbain, mais tombe à 73% dans les zones rurales.

La qualité constitue également un enjeu : 12,5% de la population consomme une eau contaminée par E. coli à la source d’approvisionnement. Cette proportion atteint 21% en milieu rural.

10,7 milliards de dollars de besoins pour l’eau et l’assainissement

L’ordre de grandeur des investissements nécessaires est déjà considérable.

Les termes de référence de l’étude s’appuient notamment sur la contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) de la Tunisie. Celle-ci estime les besoins globaux de financement climatique à près de 55 milliards de dollars sur la période 2026-2035.

Sur ce montant, environ 10,7 milliards de dollars concernent l’eau et l’assainissement, soit près de 37% des besoins d’investissement liés à l’adaptation au changement climatique.

Ces 10,7 milliards de dollars ne représentent pas le coût de l’inaction. Ils correspondent aux besoins d’investissement identifiés. C’est précisément l’un des intérêts du futur Investment Case : mettre ces besoins en regard des conséquences économiques qu’aurait leur report.

Le débat pourrait ainsi évoluer. À la question « combien faut-il investir ? » viendrait s’en ajouter une autre, potentiellement déterminante pour les choix budgétaires : combien coûte à la Tunisie le fait d’attendre ?

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Carburants : Aucun préavis de grève, le dialogue avec la tutelle toujours au point mort

26. August 2026 um 13:55

Aucune nouvelle grève n’est programmée dans le transport des carburants et aucun préavis n’a été déposé. La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques l’a confirmé ce mercredi 26 août 2026, tout en révélant que les négociations avec les autorités de tutelle n’ont toujours pas commencé.

Le secrétaire général de la Fédération, Selim Sehimi, a démenti auprès de l’agence TAP les informations faisant état de mouvements surprise ou non encadrés de chauffeurs de camions-citernes.

Il affirme que la Fédération n’a émis, jusqu’à présent, aucune « brève de préavis de grève » et qu’aucune grève surprise n’est actuellement en cours.

Pas de grève immédiate

Cette précision permet également de clarifier le calendrier.

Selon Selim Sehimi, une grève ne pourrait entrer en vigueur qu’au moins dix jours après l’émission officielle d’un préavis.

En l’absence de préavis à ce stade, le scénario d’une nouvelle paralysie immédiate du transport des carburants est donc écarté.

Lundi soir déjà, l’UGTT avait démenti les informations circulant sur une grève prévue mardi 25 août. Ghassen Ksibi, chargé de l’information au sein de la centrale syndicale, avait indiqué avoir obtenu directement cette confirmation auprès de responsables de la Fédération.

Lire aussi: Carburants : Pas de grève ce mardi, une réunion décisive prévue mercredi

La réunion annoncée a bien eu lieu

La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques a néanmoins réuni ce mercredi, à son siège, les syndicats des entreprises de transport d’hydrocarbures, dont la majorité appartiennent au secteur privé.

La rencontre était consacrée à la situation du secteur et aux préoccupations des travailleurs.

Mais le principal élément nouveau se situe ailleurs : selon Selim Sehimi, aucune négociation n’est actuellement engagée avec les autorités de tutelle.

Le responsable syndical affirme que les ministères chargés de l’Énergie et des Mines et des Affaires sociales n’avaient toujours pas contacté la Fédération, au moment de sa déclaration à la TAP, pour examiner les problèmes en suspens et rechercher des solutions.

Les principales revendications concernent l’application d’un procès-verbal conclu en 2018, notamment la régularisation de la situation des cotisations sociales au profit de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Lire aussi: Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

Un dossier toujours ouvert

Le conflit avait brusquement éclaté jeudi 20 août lorsque des chauffeurs de camions transportant des hydrocarbures avaient cessé le travail, perturbant l’approvisionnement de plusieurs stations-service.

Le mouvement avait été levé dans la soirée et l’activité avait repris.

Six jours plus tard, la situation est donc plus claire : aucune grève n’est programmée, aucun préavis n’a été déposé et aucun nouveau blocage de l’approvisionnement n’est annoncé.

Le risque immédiat s’éloigne. Mais l’absence de négociations avec les autorités laisse le conflit social ouvert. Le prochain véritable tournant sera désormais soit l’ouverture du dialogue et la recherche d’un accord, soit le dépôt formel d’un préavis de grève.

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Train Casablanca-Alger-Tunis : 2350 km étudiés, mais la frontière reste à franchir

26. August 2026 um 11:28

Le vieux projet de liaison ferroviaire entre Casablanca, Alger et Tunis revient dans l’actualité après la publication, en juin 2026, par la Banque africaine de développement (BAD) du rapport d’achèvement du projet d’étude consacré au corridor transmaghrébin. Mais derrière les 2350 kilomètres et les milliards de dollars évoqués, le principal obstacle reste entier : la frontière terrestre entre le Maroc et l’Algérie demeure fermée.

Une étude désormais derrière le projet

Le projet transmaghrébin vise à remettre à niveau et moderniser une partie du réseau ferroviaire reliant les trois pays du Maghreb. Le corridor représente environ 2350 kilomètres entre Tunis, Alger et Casablanca.

L’objectif est notamment d’améliorer considérablement les performances de la liaison. Les projections associées au projet évoquent un temps de parcours entre Casablanca et Tunis pouvant passer d’environ 48 heures à moins de 25 heures, grâce à la modernisation des infrastructures et à l’amélioration des conditions d’exploitation.

L’achèvement de l’étude constitue donc une étape préparatoire importante. Mais il faut éviter une confusion : une étude de faisabilité achevée ne constitue ni une décision de construction ni un financement du projet.

Plusieurs milliards à trouver

C’est désormais l’un des principaux obstacles.

Le coût du projet transmaghrébin est régulièrement estimé autour de 3,8 milliards de dollars. Cette somme correspond à une estimation de l’investissement nécessaire et non à une enveloppe déjà mobilisée par la BAD ou par les trois États.

Autrement dit, le projet a progressé sur le plan des études, mais le passage à la réalisation nécessitera encore des décisions politiques, des montages financiers et la mobilisation de ressources considérables.

La différence entre les deux étapes est loin d’être symbolique : financer une étude et financer plusieurs milliers de kilomètres de voies, d’ouvrages, de systèmes de signalisation et d’équipements ferroviaires ne relève pas de la même échelle.

La Tunisie a son propre maillon à renforcer

Pour la Tunisie, le projet ne consiste pas simplement à faire circuler un train supplémentaire jusqu’à Alger.

Le corridor nécessite notamment de traiter la liaison entre le réseau algérien et le réseau tunisien, avec des infrastructures à moderniser et des connexions à renforcer. La liaison ferroviaire Tunis-Annaba, remise en service en 2024, constitue déjà un élément concret de cette continuité entre les deux pays.

Le projet transmaghrébin doit donc être considéré comme un ensemble d’infrastructures à remettre à niveau plutôt que comme la simple création d’une nouvelle ligne internationale.

Le paradoxe marocain-algérien

C’est ici que le projet se heurte à son obstacle le plus difficile.

La réalisation d’un train Casablanca-Alger-Tunis suppose nécessairement de pouvoir franchir la frontière maroco-algérienne. Or cette frontière terrestre demeure fermée depuis 1994, tandis que les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis 2021.

Cela donne au projet une particularité : les études peuvent avancer indépendamment de la situation politique, mais le train, lui, ne pourra pas circuler sans un accord entre les deux pays.

C’est précisément ce qui distingue aujourd’hui le projet transmaghrébin d’un simple chantier ferroviaire national.

Du projet technique au projet politique

L’achèvement de l’étude permet désormais de mieux identifier les travaux nécessaires, les priorités et les conditions techniques de réalisation. La prochaine étape devra être beaucoup plus concrète : définir qui finance quoi, selon quel calendrier et avec quelle structure de gouvernance.

Il faudra également régler les questions liées à l’exploitation internationale de la ligne, aux contrôles frontaliers, aux normes ferroviaires et à l’interopérabilité des réseaux.

Le projet dispose donc désormais d’un élément essentiel : une base d’étude. Mais entre cette étude et le premier train reliant Casablanca à Tunis, il reste précisément la partie la plus lourde : transformer un corridor ferroviaire étudié en infrastructure financée, construite et politiquement exploitable.

Et c’est probablement là que se jouera l’avenir du train transmaghrébin.

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Kairouan : Après le Mouled, 1,162 MD supplémentaires pour la propreté et l’environnement

26. August 2026 um 10:34

La municipalité de Kairouan bénéficiera d’une enveloppe supplémentaire de 1,162 million de dinars provenant du Fonds de protection des zones touristiques pour renforcer ses interventions en matière de propreté et d’entretien de l’environnement. L’annonce intervient au lendemain du Mouled, célébré mardi 25 août, dans une ville qui a enregistré une forte affluence de visiteurs et une activité touristique soutenue.

Une enveloppe pour renforcer les interventions municipales

Les crédits supplémentaires ont été accordés par le ministère du Tourisme à la municipalité de Kairouan afin de soutenir davantage ses interventions dans le domaine de la propreté et de l’entretien de l’environnement, tout en contribuant à améliorer les conditions d’accueil des habitants et des visiteurs.

Le financement provient du Fonds de protection des zones touristiques. Aucune ventilation détaillée de l’enveloppe entre les différentes opérations n’a été communiquée à ce stade.

L’annonce a été faite à l’issue de la visite effectuée les 24 et 25 août par le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, à Kairouan. La délégation ministérielle a notamment suivi les activités liées au Mouled et visité plusieurs structures touristiques et artisanales de la médina, rapporte l’Agence TAP.

Une enveloppe annoncée au terme d’une forte affluence

Le calendrier est important : les principales célébrations du Mouled à Kairouan se sont achevées mardi. L’enveloppe annoncée intervient alors que la ville a connu une importante affluence durant les célébrations. Le ministère du Tourisme fait état notamment d’un taux d’occupation élevé dans les établissements d’hébergement touristique. Le spectacle lumineux organisé dans le cadre du Mouled aurait, à lui seul, attiré environ 80.000 personnes.

Cette fréquentation représente un enjeu particulier pour les services municipaux, appelés à gérer une pression accrue sur les espaces publics, la collecte des déchets et l’entretien de l’environnement.

Le tourisme religieux comme levier local

Au-delà de l’opération de propreté, le financement s’inscrit dans une volonté de soutenir l’activité touristique de Kairouan, notamment autour de son patrimoine religieux et culturel.

Durant sa visite, le ministre du Tourisme a également inspecté plusieurs résidences familiales de la médina, ainsi qu’un projet artisanal consacré à la transformation de produits alimentaires locaux. Il a par ailleurs visité le Salon national de l’artisanat, organisé dans sa septième édition avec la participation de 104 artisans représentant 21 gouvernorats.

Le Mouled apparaît ainsi comme un moment de forte concentration de visiteurs, mais également comme un test grandeur nature pour les capacités d’accueil et d’entretien de la ville.

Après les visiteurs, la gestion des retombées

L’intérêt de cette enveloppe de 1,162 MD réside donc moins dans son caractère exceptionnel que dans ce qu’elle révèle des coûts associés à l’activité touristique dans une ville patrimoniale.

Après le passage de dizaines de milliers de visiteurs, la municipalité doit maintenir la qualité des espaces publics et de l’environnement. Le recours au Fonds de protection des zones touristiques permet précisément de mobiliser des moyens supplémentaires pour accompagner cette pression.

Pour Kairouan, l’enjeu est désormais de transformer la forte fréquentation enregistrée autour du Mouled en activité touristique durable, tout en renforçant les services nécessaires à l’accueil des visiteurs.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 48°C ce mercredi dans plusieurs régions

26. August 2026 um 09:19

La vague de chaleur se poursuit ce mercredi 26 août en Tunisie, avec une nouvelle hausse des températures et des maximales comprises entre 42 et 48°C, sous l’effet du sirocco. En parallèle, des cellules orageuses locales accompagnées de pluies sont attendues dans l’après-midi sur le Nord-Est, tandis que les vents devraient se renforcer près des côtes nord et sur les hauteurs.

Jusqu’à 48 °C dans plusieurs régions

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures atteindront ce mercredi des niveaux particulièrement élevés, avec des maximales généralement comprises entre 42 et 48°C.

Les valeurs les plus élevées sont notamment attendues à Kairouan, Tozeur et Kébili, où le mercure peut atteindre 48°C. À Tunis, la maximale prévue est de 45°C, tandis que plusieurs régions du Nord et du Centre dépasseront également les 44°C.

Cette chaleur s’inscrit dans un épisode où les températures dépassent les normales saisonnières de 7 à 11 degrés, avec la persistance du sirocco. L’INM prévoit par ailleurs le maintien de températures élevées dans la majorité des régions jusqu’à la fin de la semaine.

23 gouvernorats en vigilance orange

Face à cette situation, l’INM a également actualisé mercredi matin sa carte de vigilance météorologique. 23 gouvernorats sont placés en niveau de vigilance élevé, représenté par la couleur orange, tandis que Kasserine est le seul gouvernorat qui n’est pas concerné par ce niveau d’alerte.

La vigilance est liée notamment aux fortes chaleurs et au sirocco, mais également à l’apparition possible de cellules orageuses locales accompagnées de pluies après-midi.

Des orages malgré la chaleur

Le bulletin de mercredi apporte toutefois une évolution différente par rapport aux journées précédentes.

Le ciel sera partiellement nuageux et des cellules orageuses locales, accompagnées de pluies, pourront apparaître dans l’après-midi sur le Nord-Est.

Cette évolution concernera donc certaines régions alors que la majeure partie du pays restera confrontée à des températures dépassant largement les 40°C.

Les vents souffleront du secteur sud, d’abord faibles à modérés, avant de devenir relativement forts dans l’après-midi, notamment près des côtes nord et sur les hauteurs. La mer sera houleuse dans le Nord et peu agitée sur les côtes Est, selon l’INM.

Cette journée de mercredi constitue ainsi l’un des pics de l’épisode actuel, avec 48°C attendus dans plusieurs régions, avant une poursuite des fortes températures dans une grande partie du pays jusqu’à la fin de la semaine.

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Hôpital numérique : 120.000 examens à distance et des spécialistes accessibles depuis les régions

26. August 2026 um 09:08

En une année, l’hôpital numérique tunisien a permis de réaliser 120.000 examens d’imagerie à distance dans 26 hôpitaux, avec une couverture continue 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Au-delà de la télé-imagerie, le dispositif a également assuré 334 consultations médicales à distance, mobilisant 22 compétences médicales dans sept spécialités et couvrant 17 gouvernorats, avec un taux de satisfaction de 92%.

L’imagerie à distance change l’accès aux spécialistes

Le chiffre le plus important du premier bilan est celui des 120.000 examens radiologiques réalisés à distance. Ils ont été effectués dans 26 hôpitaux, avec une disponibilité permanente du service.

L’enjeu dépasse donc la simple numérisation des images médicales. Pour les établissements situés loin des grands pôles hospitaliers, la télé-imagerie permet de faire interpréter à distance des examens sans attendre la présence physique d’un spécialiste ni transférer systématiquement le patient.

C’est précisément cette dimension territoriale qui donne au dispositif son intérêt : la distance géographique devient moins contraignante pour accéder à une expertise médicale spécialisée.

Télé-imagerie, consultations et expertises : trois usages distincts

Le bilan du ministère distingue plusieurs niveaux de prise en charge.

Les 120.000 examens relèvent de la télé-imagerie. À cela s’ajoutent 334 consultations médicales à distance, assurées par 22 compétences médicales dans sept spécialités et couvrant 17 gouvernorats. Le taux de satisfaction annoncé pour ces consultations atteint 92%, tandis que seulement 5% des cas ont nécessité une hospitalisation.

S’agissant de ces 120.000 examens, il s’agit en fait de deux activités différentes, auxquelles s’ajoutent les expertises médicales à distance du dispositif.

Cette organisation permet au réseau de ne pas se limiter au diagnostic radiologique, mais d’étendre progressivement l’accès à des compétences spécialisées là où elles ne sont pas toujours disponibles localement.

À Médenine, l’urgence médicale franchit la distance

L’un des exemples les plus significatifs concerne la prise en charge à distance d’un AVC depuis Médenine.

Le premier cas traité dans ce cadre a permis à l’équipe spécialisée d’évaluer le patient et de mettre en œuvre un traitement thrombolytique en moins d’une heure.

L’exemple est particulièrement parlant : dans le cas d’un AVC, le temps constitue un facteur déterminant. La possibilité d’obtenir rapidement l’évaluation d’une équipe spécialisée à distance peut donc éviter qu’un patient attende un transfert vers un autre établissement avant de recevoir une prise en charge adaptée.

Le numérique ne remplace ainsi pas l’hôpital régional : il lui permet d’accéder à des compétences qui peuvent se trouver ailleurs.

Plus de 4000 cas suivis via « Najda »

Le dispositif s’appuie également sur la plateforme « Najda », lancée le 12 août 2025 pour unifier le parcours de prise en charge des AVC et accélérer la coordination entre les services d’urgence et les équipes spécialisées.

Selon le ministère, cette plateforme a permis de suivre plus de 4000 cas d’AVC aigus.

Ces résultats donnent une autre dimension au bilan de l’hôpital numérique : au-delà du volume d’examens réalisés, l’enjeu est désormais celui de la rapidité de la prise en charge, particulièrement dans les situations d’urgence.

Le projet d’hôpital numérique avait été officiellement lancé le 23 août 2025, avec le démarrage de ses premiers services de télémédecine depuis l’hôpital régional de Tabarka, selon le bilan publié cette semaine.

Un an plus tard, le dispositif couvre donc 26 hôpitaux pour la télé-imagerie et 17 gouvernorats pour les consultations à distance. Le ministère indique vouloir poursuivre l’élargissement du réseau afin de rapprocher les spécialités médicales des patients, réduire les déplacements et les délais d’attente et alléger la pression sur les hôpitaux publics. Le premier bilan montre ainsi que l’enjeu de l’hôpital numérique n’est pas seulement technologique. Son principal apport est territorial : faire parvenir l’expertise au patient plutôt que faire systématiquement déplacer le patient vers l’expertise

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11 milliards de dinars de recettes, 98 jours de réserves : Le paradoxe des devises

26. August 2026 um 08:35

La Tunisie a accumulé près de 11 milliards de dinars de recettes touristiques et de revenus du travail depuis le début de l’année au 20 août 2026. Malgré la progression de ces deux sources de devises et la baisse du service de la dette extérieure, les avoirs nets en devises restent sous pression : leur valeur atteint 25,155 milliards de dinars, mais leur couverture des importations recule à 98 jours, contre 107 jours un an auparavant.

Près de 11 milliards de dinars en huit mois

Les recettes touristiques ont atteint 5,127 milliards de dinars au 20 août, enregistrant une hausse de près de 5 % sur un an. Dans le même temps, les revenus du travail ont progressé de 5,4 %, pour atteindre 5,869 milliards de dinars.

À eux deux, ces flux ont ainsi généré 10,996 milliards de dinars, soit près de 11 milliards. Le montant représente une progression de près de 2 milliards par rapport au précédent pointage de juillet, lorsque tourisme et revenus du travail cumulaient un peu plus de 9 milliards de dinars.

Ces recettes constituent deux des principales sources de devises de la Tunisie. Leur progression est donc plutôt favorable pour les équilibres extérieurs, d’autant que le service de la dette extérieure s’est également inscrit en baisse.

Des réserves plus élevées, mais une couverture qui se dégrade

Le paradoxe apparaît lorsqu’on regarde les avoirs nets en devises sous un autre indicateur.

Les réserves atteignent 25,155 milliards de dinars, un niveau supérieur à celui enregistré un an auparavant. Pourtant, elles ne représentent plus que 98 jours d’importation, contre 107 jours un an plus tôt selon le point de comparaison retenu.

Autrement dit, la hausse de la valeur des réserves ne signifie pas automatiquement une amélioration de leur capacité à couvrir les besoins du pays. L’indicateur en jours dépend également du rythme des importations : lorsque les besoins d’importation augmentent, un même stock de devises permet de couvrir moins longtemps les achats extérieurs.

La situation s’était déjà illustrée au cours du mois d’août : les avoirs en devises avaient atteint 25,256 milliards de dinars le 10 août, pour une couverture de 99 jours, avant de revenir à 98 jours.

La dette extérieure pèse moins sur les ressources en devises

Un autre élément mérite d’être mis en regard de ces chiffres : le service de la dette extérieure recule.

Au 20 juillet, il s’élevait à environ 7,5 milliards de dinars, contre 9 milliards un an auparavant, soit une diminution de l’ordre de 1,5 milliard de dinars.

Cette tendance réduit théoriquement la pression exercée par les remboursements extérieurs sur les ressources en devises. Elle ne suffit toutefois pas à empêcher le recul de la couverture des importations.

Le contraste est donc particulièrement intéressant : les recettes touristiques progressent, les transferts des Tunisiens à l’étranger progressent, le service de la dette diminue et les réserves dépassent 25 milliards de dinars en valeur, mais le nombre de jours d’importation couverts reste orienté à la baisse.

Le vrai indicateur à surveiller

Le chiffre des 11 milliards de dinars ne doit donc pas être interprété isolément comme une amélioration mécanique de la situation extérieure.

Pour mesurer la solidité réelle du matelas de devises, il faut suivre simultanément les entrées de devises, les réserves, le service de la dette et surtout les besoins d’importation.

C’est ce croisement qui explique le paradoxe actuel : la Tunisie continue de bénéficier d’un flux important de devises provenant du tourisme et de sa diaspora, mais ces entrées doivent être mises en regard d’une économie dont les besoins extérieurs restent suffisamment élevés pour que la couverture des importations tombe à 98 jours.

Le chiffre des réserves reste donc élevé en valeur absolue, mais leur capacité relative à financer les importations constitue le véritable indicateur à surveiller dans les prochains mois.

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Tarente 2026 : Achraf Zouaoui décroche l’or, la Tunisie passe à douze médailles

26. August 2026 um 08:21

La Tunisie a décroché mardi sa deuxième médaille d’or aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026 grâce à Achraf Zouaoui, vainqueur du tir de précision en boule lyonnaise. Le Tunisien s’est imposé en finale face à l’Italien Matteo Mana (11-9), avant que Zeineb Sghaïer n’ajoute dans la soirée une médaille de bronze en lutte féminine, portant le bilan tunisien à douze médailles : deux en or, deux en argent et huit en bronze.

Zouaoui s’impose au terme d’une finale serrée

Achraf Zouaoui a remporté mardi la médaille d’or du tir de précision en boule lyonnaise aux Jeux méditerranéens de Tarente.

Le Tunisien a dominé en finale l’Italien Matteo Mana sur le score de 11 à 9, au terme d’un duel serré qui lui permet de décrocher le deuxième titre tunisien de cette édition.

Zouaoui rejoint ainsi Firas Katoussi, sacré dimanche en taekwondo dans la catégorie des moins de 80 kg, au palmarès des médaillés d’or tunisiens à Tarente.

La Tunisie compte désormais douze médailles

Quelques heures plus tard, Zeineb Sghaïer a complété la moisson tunisienne en décrochant le bronze dans la catégorie des moins de 68 kg de la lutte féminine.

La Tunisienne s’est imposée face à la Croate Veronika Vilk et a ainsi apporté une huitième médaille de bronze à la délégation tunisienne.

Avec ces deux nouveaux podiums enregistrés mardi, la délégation tunisienne compte désormais 2 médailles d’or, 2 médailles d’argent et 8 médailles de bronze

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