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Empfangen — 17. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

CPG : Les agents menacent de trois jours de grève début septembre

17. August 2026 um 19:44

Les agents, cadres et employés de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) annoncent une grève générale de trois jours, les 1er, 2 et 3 septembre 2026, si leurs revendications ne sont pas satisfaites. L’avis de grève, publié lundi par la section des Offices et des institutions publiques de l’UGTT, intervient après plusieurs demandes restées sans réponse de la direction générale et de l’autorité de tutelle.

Des revendications salariales au cœur du conflit

Les agents de la CPG réclament en premier lieu l’application immédiate des procès-verbaux de réunions et des accords conclus entre les différentes parties.

Le volet salarial occupe également une place centrale dans leurs revendications. Les employés demandent notamment l’application des augmentations salariales prévues, ainsi que l’intégration dans le salaire de base des augmentations correspondant aux années 2015, 2016 et 2017, pour l’ensemble des agents.

Les représentants syndicaux réclament également une revalorisation de l’indemnité de fin de carrière, sur le modèle de celle accordée au Groupement chimique tunisien. À ces demandes s’ajoute une hausse de 4% de l’indemnité de compensation.

Un dialogue jugé insuffisant

La menace de grève intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les représentants des travailleurs et la direction de la compagnie.

Réunis le 30 juin 2026, les membres du Conseil sectoriel des mines avaient déjà réitéré leurs demandes et sollicité la tenue d’une réunion de travail avec les responsables concernés.

Selon l’avis de grève, cette demande n’a pas reçu de réponse de la part de la direction générale de la CPG ni de l’autorité de tutelle.

Le syndicat a donc adressé son avis à plusieurs responsables, notamment aux ministres de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines et des Affaires sociales, au secrétaire général du gouvernement, au directeur général de l’Inspection du travail et de la conciliation ainsi qu’au directeur général de la CPG.

Trois jours qui pourraient peser sur le secteur

Si aucun accord n’est trouvé avant le début du mois de septembre, le mouvement devrait s’étendre sur trois journées consécutives.

La CPG occupe une place stratégique dans l’économie tunisienne à travers l’extraction et la production de phosphate, une activité qui constitue également un pilier économique historique du bassin minier de Gafsa.

Alors que le phosphate représentait avant 2011 environ 4% du produit intérieur brut et entre 9% et 12% des exportations tunisiennes, sa contribution est aujourd’hui tombée à seulement 0,5% du PIB et près de 3% des exportations. Cette chute est attribuée à une combinaison de perturbations sociales, de difficultés logistiques, d’un sous-investissement prolongé et d’une baisse des capacités de production.

La production moyenne de phosphates de la dernière décennie n’a pas dépassé 3,2 à 3,4 millions de tonnes par an, très loin des niveaux d’avant 2011 lorsque la production atteignait environ 8,2 millions de tonnes par an.

L’annonce de cette grève intervient ainsi dans un secteur où les questions sociales restent étroitement liées aux enjeux de production et de performance de la compagnie.

Pour l’heure, l’avis syndical fixe une échéance claire : les 1er, 2 et 3 septembre. D’ici là, l’ouverture d’un dialogue entre les représentants des travailleurs, la direction et les autorités de tutelle pourrait encore permettre d’éviter le déclenchement du mouvement.

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Conseil supérieur de l’Education : Kaïs Saïed au siège de la nouvelle instance

17. August 2026 um 19:26

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu lundi 17 août au siège du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, à Tunis, à l’occasion de la séance inaugurale de cette nouvelle instance. Cette étape marque le début effectif des activités d’un Conseil appelé à intervenir sur les grandes orientations du système éducatif, de la recherche scientifique et de la formation professionnelle.

Une nouvelle instance entre en fonction

Kaïs Saïed a pris connaissance, lors de cette visite, des modalités de fonctionnement du Conseil ainsi que des conditions dans lesquelles ses activités commencent.

La mise en place de cette instance intervient après l’achèvement des procédures relatives à sa composition. Un décret présidentiel daté du 12 août 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), a officialisé la nomination des membres de la Haute instance du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Mohamed Ali Boughdiri a, pour sa part, été nommé secrétaire général du Conseil.

Le chef de l’État avait appelé les membres de cette nouvelle structure à tenir leur première réunion ce lundi, donnant ainsi le coup d’envoi officiel de ses travaux.

Réformer l’école, l’enseignement et la formation

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement est appelé à jouer un rôle dans l’évaluation et la réforme des grandes questions liées au système éducatif tunisien.

Son champ d’intervention dépasse toutefois le seul enseignement scolaire. Il englobe également l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle.

Cette approche vise à inscrire les différentes composantes du système dans une réflexion commune, alors que la Tunisie fait face à plusieurs défis en matière de qualité de l’enseignement, d’adéquation des formations avec les besoins du marché du travail et de valorisation de la recherche.

La nouvelle instance devra ainsi contribuer à l’élaboration d’une vision de long terme pour un secteur qui reste au cœur des enjeux sociaux et économiques du pays.

Une visite qui se poursuit dans les rues de Tunis

Après sa visite au siège du Conseil, Kaïs Saïed s’est rendu dans le quartier de Lafayette, à Tunis, où il a rencontré plusieurs citoyens.

Le président de la République a échangé avec eux et écouté leurs préoccupations, réaffirmant à cette occasion son attachement à rester à l’écoute des attentes de la population et à suivre directement sa situation.

La journée aura ainsi été marquée par deux séquences distinctes : d’une part, le lancement institutionnel des travaux du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement ; d’autre part, un contact direct avec des citoyens dans la capitale.

Pour la nouvelle instance, l’enjeu commence désormais au-delà de son installation officielle : il s’agira de transformer ses missions en orientations concrètes susceptibles de répondre aux difficultés persistantes du système éducatif tunisien.

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Industrie tunisienne : Le textile décroche, la mécanique accélère

17. August 2026 um 19:08

L’investissement industriel donne l’image d’une Tunisie à deux vitesses. Au premier semestre 2026, les perspectives progressent globalement, mais derrière cette amélioration se cache un net décrochage du textile-habillement-cuir, dont le solde d’opinion tombe à −4 %, tandis que les industries mécaniques et électriques atteignent +48 %. Pour le second semestre, l’écart pourrait encore se creuser : le textile anticipe un nouveau recul, à −6 %.

Une amélioration globale qui masque de profondes fractures

L’enquête menée par l’Institut national de la statistique auprès de 1085 entreprises privées fait apparaître une industrie tunisienne loin d’être homogène.

L’indicateur global de l’investissement progresse, traduisant une amélioration des anticipations des chefs d’entreprise. Mais cette tendance d’ensemble masque des évolutions radicalement différentes selon les secteurs.

D’un côté, certaines branches affichent une confiance renforcée et des intentions d’investissement nettement orientées à la hausse. De l’autre, des secteurs historiquement importants pour l’industrie tunisienne entrent dans une zone de recul.

Le cas du textile-habillement-cuir est particulièrement révélateur.

Le textile bascule dans le rouge

Au premier semestre 2026, le solde d’opinion relatif à l’investissement dans le secteur textile-habillement-cuir s’établit à −4 %.

Ce chiffre ne correspond pas à une baisse de 4 % des montants réellement investis. Il s’agit d’un solde d’opinion, construit à partir de la différence entre la part des chefs d’entreprise anticipant une hausse de leurs investissements et celle prévoyant une baisse.

Mais l’indicateur reste révélateur : les opinions négatives deviennent plus nombreuses que les anticipations positives.

Et la tendance ne devrait pas s’inverser immédiatement. Pour le second semestre, le solde d’opinion du secteur tomberait à −6 %, confirmant la persistance d’un climat d’investissement dégradé.

La mécanique et l’électrique prennent le contre-pied

À l’opposé, les industries mécaniques et électriques affichent une dynamique particulièrement forte.

Leur solde d’opinion sur l’investissement atteint +48 %, soit l’un des niveaux les plus élevés parmi les secteurs industriels étudiés.

L’écart avec le textile illustre l’ampleur de la divergence : entre un secteur dont les entreprises anticipent davantage un recul qu’une progression et un autre où les perspectives positives dominent largement, l’industrie tunisienne avance désormais selon des rythmes très différents.

Cette accélération de la mécanique et de l’électrique constitue un signal encourageant pour des activités davantage intégrées aux chaînes de valeur industrielles et tournées vers des productions à plus forte composante technologique.

Le textile n’est pas le seul secteur à montrer des signes de faiblesse. L’enquête fait également apparaître un ralentissement dans les industries chimiques, confirmant que l’amélioration globale de l’investissement ne profite pas à l’ensemble du tissu industriel.

Le risque serait donc de tirer des conclusions trop rapides à partir du seul indicateur général. Une progression globale peut coexister avec des difficultés sectorielles importantes, voire avec une aggravation des écarts entre branches.

Une industrie de plus en plus contrastée

Le principal enseignement de cette enquête est finalement moins la progression de l’indicateur global que la fragmentation des trajectoires industrielles.

La Tunisie ne fait pas face à une industrie uniformément en reprise ou uniformément en difficulté. Elle voit au contraire certains secteurs accélérer pendant que d’autres reculent.

La question des prochains mois sera donc de savoir si la dynamique des industries mécaniques et électriques pourra entraîner plus largement l’investissement industriel ou si, au contraire, la faiblesse persistante du textile et le ralentissement de la chimie finiront par peser davantage sur l’ensemble du secteur.

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Éclipse lunaire : Le spectacle à ne pas manquer avant l’aube du 28 août

17. August 2026 um 18:29

Une éclipse lunaire partielle sera visible depuis la Tunisie dans la nuit du 27 au 28 août. Le phénomène entrera dans sa phase la plus spectaculaire à partir de 03h33 et atteindra son maximum à 05h12. Pour en profiter, il faudra toutefois disposer d’un horizon bien dégagé vers l’ouest, la Lune se couchant avant la fin de l’éclipse.

Le maximum attendu à 05h12

Selon les horaires publiés par l’Institut national de la météorologie, la Lune commencera à entrer dans l’ombre de la Terre à 03h33. C’est à partir de ce moment que l’éclipse partielle deviendra clairement visible.

Le phénomène atteindra son maximum à 05h12. Une grande partie du disque lunaire sera alors plongée dans l’ombre terrestre, faisant de cette éclipse un spectacle particulièrement intéressant à observer.

Il ne s’agira toutefois pas d’une éclipse totale. Contrairement à ce que certaines appellations spectaculaires pourraient laisser entendre, la Lune ne sera jamais entièrement recouverte par l’ombre de la Terre.

Attention au coucher de la Lune

C’est la principale contrainte pour les observateurs tunisiens.

L’éclipse partielle doit théoriquement se poursuivre après le maximum, mais la Lune disparaîtra progressivement sous l’horizon avant la fin du phénomène. À Tunis, son coucher est prévu vers 05h52, soit une quarantaine de minutes après le maximum.

Les horaires peuvent varier légèrement selon les régions, mais une grande partie de la phase finale de l’éclipse ne sera pas visible depuis la Tunisie.

Pour avoir les meilleures chances d’assister au spectacle, il est donc conseillé de choisir un lieu offrant une vue dégagée vers l’ouest ou le sud-ouest. Un immeuble, une colline ou des arbres peuvent suffire à masquer la Lune, qui sera déjà très basse sur l’horizon à l’approche de son coucher.

Aucun équipement particulier nécessaire

Bonne nouvelle : contrairement à une éclipse solaire, l’éclipse lunaire peut être observée directement à l’œil nu, sans aucun danger pour les yeux.

Aucune lunette spéciale n’est nécessaire. Des jumelles ou un télescope permettront simplement d’apprécier davantage les détails de la surface lunaire et la progression de l’ombre terrestre.

La partie occultée de la Lune pourra également prendre des nuances sombres, rougeâtres ou cuivrées, selon les conditions atmosphériques. Mais il convient de ne pas parler de « Lune de sang totale » : l’éclipse du 28 août restera bien partielle.

Les horaires à retenir

  • 03h33 : début de l’éclipse partielle ;
  • 05h12 : maximum du phénomène ;
  • Vers 05h50 : coucher de la Lune à Tunis ;
  • La fin de l’éclipse interviendra après le coucher de la Lune et ne sera donc pas entièrement visible depuis la Tunisie.

Pour les amateurs d’astronomie comme pour les simples curieux, le rendez-vous est donc fixé avant l’aube du 28 août. Une seule précaution : trouver un horizon dégagé vers l’ouest et ne pas attendre le lever du jour pour observer les dernières phases visibles du phénomène.

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Bourses suisses 2027-2028 : Les Tunisiens peuvent candidater, sauf au postdoctorat

17. August 2026 um 11:48

Les candidatures aux bourses d’excellence de la Confédération suisse pour l’année académique 2027-2028 ouvriront le 20 août 2026. Les chercheurs tunisiens pourront toujours accéder à certaines catégories de financement, notamment les bourses de recherche et de doctorat, avec une allocation pouvant atteindre 2 450 francs suisses par mois. En revanche, une modification majeure doit être signalée : les bourses postdoctorales seront totalement supprimées à partir de cette campagne.

Une campagne qui ouvre le 20 août

La Confédération suisse lance sa nouvelle campagne de bourses d’excellence à destination des chercheurs étrangers. Pour les candidats tunisiens, les démarches débuteront le 20 août 2026 pour l’année académique 2027-2028.

Ces bourses permettent à de jeunes chercheurs de poursuivre un projet scientifique au sein d’une université, d’une haute école ou d’une institution de recherche en Suisse.

Mais la campagne 2027-2028 s’accompagne d’un changement important dans les catégories proposées.

Le postdoctorat disparaît du dispositif

Contrairement à certaines informations relayées récemment, les candidats ne pourront plus solliciter une bourse postdoctorale dans le cadre du programme 2027-2028.

La Confédération suisse a en effet décidé de supprimer cette catégorie à partir de cette campagne. Cette précision est importante pour les chercheurs tunisiens qui envisageraient de préparer leur projet sur la base des anciennes conditions.

Doctorat et recherche restent accessibles

Les candidats tunisiens pourront notamment se tourner vers les bourses doctorales et les bourses de recherche, sous réserve de remplir les conditions propres à chaque catégorie.

L’allocation peut atteindre 2 450 CHF par mois, mais les modalités et critères d’attribution varient selon le type de séjour scientifique envisagé.

Autre évolution à prendre en compte : le contingent mondial sera réduit. Alors qu’environ 350 bourses étaient auparavant prévues, la Confédération table désormais sur 200 à 250 bénéficiaires à l’échelle mondiale.

La concurrence sera donc particulièrement forte.

Un encadreur suisse est indispensable

Pour candidater, le chercheur doit également disposer d’un encadreur scientifique dans une institution suisse.

Cette condition est loin d’être secondaire. Le candidat doit identifier une équipe ou un chercheur suisse correspondant à son domaine et obtenir son accord pour encadrer ou accueillir le projet.

Il est donc préférable d’engager ces démarches avant l’ouverture des candidatures, plutôt que d’attendre le 20 août pour commencer à rechercher un établissement d’accueil.

Les candidats doivent également respecter les limites d’âge, les conditions de diplôme et les autres critères définis par la Confédération pour chaque catégorie.

L’allocation mensuelle ne signifie pas non plus que l’ensemble des dépenses liées au séjour en Suisse est automatiquement pris en charge. Certains frais restent à la charge du bénéficiaire.

La vérification des conditions officielles est donc indispensable avant toute candidature.

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Libye : Le pétrole bat des records au cœur d’un pays toujours divisé

17. August 2026 um 11:37

Le champ pétrolier de Sharara produit désormais environ 335 000 barils par jour, dépassant les niveaux de capacité habituellement cités pour le site. Cette performance intervient quelques jours après les attaques de drones contre Zawiya, qui avaient ravivé les craintes sur la sécurité des infrastructures pétrolières libyennes. Malgré la fragmentation politique et les risques sécuritaires, le secteur pétrolier poursuit ainsi sa remontée, avec un objectif national de 2 millions de barils par jour à terme.

Sharara franchit un nouveau seuil

L’information a été annoncée lundi 17 août lors de la réunion technique et financière d’Akakus Oil Operations, qui exploite le champ de Sharara.

La production atteint environ 335 000 barils par jour, contre une capacité habituellement située entre 300 000 et 320 000 barils par jour. La National Oil Corporation (NOC) vise désormais environ 355 000 barils par jour d’ici la mi-2027.

Ce niveau constitue toutefois une performance ponctuelle et ne doit pas être interprété comme une capacité durablement installée. La production reste soumise aux contraintes techniques et aux conditions sécuritaires qui caractérisent le secteur pétrolier libyen.

Une performance malgré les attaques

Le calendrier de cette annonce est révélateur. Quelques jours auparavant, des attaques de drones contre Zawiya, infrastructure pétrolière stratégique de l’ouest du pays, avaient fait craindre de nouvelles perturbations.

Le secteur montre pourtant une résistance remarquable. La production nationale avait atteint 1,44 million de barils par jour en juin, son niveau le plus élevé depuis 2013, selon des données rapportées par Reuters.

Tripoli ambitionne désormais de porter progressivement cette production à 2 millions de barils par jour.

Le contraste avec la situation politique est saisissant : pendant que le pays reste partagé entre institutions et forces rivales, son industrie pétrolière retrouve des niveaux de production qui renforcent son poids économique.

Les majors continuent de miser sur la Libye

Cette dynamique explique aussi pourquoi les grandes compagnies internationales ne désertent pas le pays malgré les risques.

Akakus Oil Operations compte parmi ses partenaires Repsol, TotalEnergies, OMV et Equinor. Leur présence traduit l’attractivité persistante des ressources libyennes, mais aussi l’importance stratégique de la continuité de la production.

Le pétrole demeure en effet le principal actif économique capable de générer rapidement des revenus pour un pays dont les institutions restent profondément fragmentées.

Le pétrole au cœur de l’après-division

La progression de Sharara dépasse donc la seule dimension énergétique. Elle intervient alors que les acteurs libyens négocient, directement ou indirectement, les contours de la future organisation politique du pays.

Or, derrière la bataille institutionnelle se profile une autre question : qui contrôlera les ressources et comment les revenus pétroliers seront-ils répartis ?

Plus la production augmente, plus cet enjeu devient central.

La hausse enregistrée à Sharara ne signifie évidemment pas que le secteur est à l’abri des tensions. Les attaques contre les infrastructures rappellent sa vulnérabilité. Mais elle montre que, malgré la division politique, la machine pétrolière libyenne continue d’avancer.

À terme, cette capacité à produire davantage pourrait même renforcer la valeur stratégique du pétrole dans la bataille pour l’après-division.

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Électricité : 630 MW de solaire, mais la Tunisie reste dépendante de l’extérieur

17. August 2026 um 10:18

Le photovoltaïque poursuit sa progression en Tunisie. À fin juin 2026, le parc résidentiel et professionnel atteint environ 630 MW, tandis que les énergies renouvelables représentent 9,2% de la production électrique. Mais cette montée en puissance ne suffit pas encore à réduire la dépendance du pays aux achats extérieurs d’électricité, qui couvrent désormais 10% des besoins, principalement grâce aux importations en provenance d’Algérie.

Le solaire gagne du terrain

La transition énergétique tunisienne continue de se matérialiser sur le terrain. Le parc photovoltaïque installé dans les secteurs résidentiel et professionnel atteint désormais environ 630 MW, confirmant l’essor d’une production électrique de plus en plus décentralisée.

Cette progression contribue à renforcer la place des énergies renouvelables dans le mix électrique national. À fin juin, leur part atteint 9,2% de la production, un niveau qui témoigne de la montée en puissance du solaire dans un pays qui cherche à diversifier ses sources d’énergie.

Mais derrière cette évolution positive se dessine un paradoxe.

Les importations d’électricité progressent aussi

Alors que la capacité photovoltaïque augmente, la Tunisie reste confrontée à une forte pression sur son équilibre électrique. Les achats extérieurs couvrent désormais 10% des besoins du pays, contre 9% à fin mai.

Ces importations proviennent principalement de l’Algérie et permettent de soutenir l’approvisionnement du réseau lorsque la production nationale ne suffit pas à répondre à la demande.

Le constat mérite d’être souligné : la progression du solaire ne s’accompagne donc pas encore d’une réduction mécanique de la dépendance électrique extérieure.

Cela ne signifie pas que les 630 MW installés soient sans effet. Ils permettent de produire davantage d’électricité renouvelable et peuvent réduire le recours aux moyens conventionnels pendant les périodes de production solaire. Mais leur contribution reste dépendante du moment où cette électricité est disponible.

Produire de l’électricité ne suffit plus

C’est là que se trouve l’un des principaux défis de la transition énergétique tunisienne. Les panneaux photovoltaïques produisent essentiellement pendant la journée, alors que la demande peut rester élevée, notamment lors des épisodes de forte chaleur et des pics de consommation liés à la climatisation.

Le problème n’est donc plus uniquement de produire davantage d’électricité, mais de pouvoir disposer de cette énergie au moment où le réseau en a besoin.

Le stockage devient, dans ce contexte, un enjeu central. Sans capacités suffisantes pour conserver une partie de l’électricité produite durant les heures d’ensoleillement et la restituer plus tard, l’augmentation du parc solaire ne peut pas, à elle seule, garantir l’équilibre du réseau.

Le véritable défi : transformer les mégawatts en sécurité énergétique

Les chiffres de juin illustrent ainsi les limites actuelles de la transition électrique tunisienne. Le solaire progresse, mais la dépendance extérieure persiste, voire augmente à court terme.

La prochaine étape ne consistera donc pas seulement à multiplier les installations photovoltaïques. Elle devra également porter sur le stockage, la modernisation du réseau et la capacité à mieux faire coïncider production renouvelable et consommation.

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Océans : Une scientifique tunisienne rejoint le groupe d’experts de l’ONU

17. August 2026 um 09:34

La professeure Amel Hamza-Chaffai, de l’Université de Sfax, a été retenue parmi les experts du quatrième cycle de l’Évaluation mondiale des océans des Nations unies, couvrant la période 2026-2030. Avec le Ghana et le Nigeria, la Tunisie est l’un des trois pays africains présents dans ce groupe, offrant ainsi à l’expertise scientifique tunisienne une place au cœur de l’évaluation mondiale de l’état des mers et des océans.

Une nomination confirmée par l’ONU

La présence d’Amel Hamza-Chaffai figure sur la liste officielle du Groupe d’experts publiée par les Nations unies.

Sa nomination s’inscrit dans le cadre du Processus régulier des Nations unies pour l’évaluation de l’état du milieu marin, y compris ses dimensions socio-économiques. Placé sous l’autorité de l’Assemblée générale, ce mécanisme établit périodiquement un état des lieux scientifique des océans afin d’éclairer les politiques publiques et les décisions internationales.

Lancé par l’Assemblée générale en décembre 2024, le quatrième cycle couvre la période 2026-2030. Son programme prévoit notamment l’évaluation de l’état du milieu marin, le renforcement du dialogue entre science et décision politique et le développement des capacités des États.

Le Groupe d’experts chargé de ces travaux rassemble au maximum 25 spécialistes, à raison de cinq experts au plus pour chacun des cinq groupes régionaux des Nations unies : Afrique, Amérique latine et Caraïbes, Asie-Pacifique, Europe orientale, ainsi qu’Europe occidentale et autres États. Pour le quatrième cycle, le Ghana, le Nigeria et la Tunisie sont les trois pays africains présents dans le groupe.

Une experte reconnue en Tunisie et en Afrique

Professeure à l’Université de Sfax, Amel Hamza-Chaffai est spécialisée en écotoxicologie marine. Ses travaux portent notamment sur la pollution des milieux marins, ses effets sur les organismes vivants et la santé humaine, ainsi que sur le développement d’outils de surveillance et d’alerte précoce.

Selon sa fiche officielle publiée par l’ONU, elle a coordonné 13 projets de recherche nationaux et internationaux et signé plus de 95 publications scientifiques évaluées par les pairs.

Amel Hamza-Chaffai est également membre de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beit al-Hikma. En 2025, elle a été élue à la présidence de la Task Force de la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques consacrée aux États africains et aux États insulaires adjacents.

Cette nomination consacre plus de trois décennies de recherche. Elle place également l’expertise tunisienne en écotoxicologie marine, un domaine directement lié aux défis environnementaux du golfe de Gabès, au sein des travaux scientifiques qui alimenteront les discussions internationales sur la connaissance, la protection et l’utilisation durable des océans.

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Classement de Shanghai 2026 : Aucune université tunisienne dans le Top 1000

17. August 2026 um 08:49

Aucune université tunisienne ne figure dans le classement général ARWU 2026 de Shanghai, publié le 15 août. Une absence qui marque un recul par rapport à 2024, lorsque l’Université de Tunis El Manar apparaissait encore dans la tranche 901-1000, tandis que le Maroc conserve, lui, une présence dans ce palmarès mondial dominé par les grandes puissances de la recherche.

De Tunis El Manar à une absence totale

Le constat est difficile à ignorer. En 2024, Université de Tunis El Manar figurait encore dans la tranche 901-1000 du classement académique des universités mondiales, plus connu sous le nom de classement de Shanghai.

Deux ans plus tard, la Tunisie ne compte plus aucun établissement parmi les 1000 universités publiées par l’ARWU 2026. L’Algérie est également absente, tandis que le Maroc demeure le seul pays du Maghreb représenté dans cette édition du classement général.

Cette disparition ne signifie évidemment pas que les universités tunisiennes ont cessé de produire de la recherche ou qu’elles sont absentes de tous les classements internationaux. Elle traduit cependant un décrochage dans un indicateur mondial particulièrement exigeant, fondé avant tout sur la puissance et la visibilité de la recherche scientifique.

Le Maroc reste dans la course, la Tunisie décroche

Au-delà du simple palmarès, la comparaison entre les deux voisins du Maghreb interroge.

Le Maroc conserve une université dans le Top 1000 mondial, là où la Tunisie, qui pouvait encore compter sur Tunis El Manar il y a deux ans, disparaît désormais entièrement du classement général.

L’écart est d’autant plus significatif que la présence dans l’ARWU ne dépend pas de la réputation générale d’une université ni de la seule qualité de son enseignement. Le classement mesure essentiellement sa capacité à produire une recherche scientifique reconnue et visible à l’échelle internationale.

Autrement dit, le problème dépasse la symbolique d’un rang perdu ou gagné : il renvoie à la capacité des universités tunisiennes à transformer leur potentiel scientifique en publications, en chercheurs hautement cités et en résultats suffisamment visibles pour franchir le seuil des 1000 établissements retenus.

Un classement taillé pour mesurer la recherche

L’Academic Ranking of World Universities s’appuie sur six indicateurs, parmi lesquels le nombre de prix Nobel et de médailles Fields liés à l’établissement, les chercheurs les plus cités, les publications dans Nature et Science, ainsi que les articles indexés dans les grandes bases bibliométriques internationales.

Chaque année, plus de 2500 universités sont évaluées, mais seules les 1000 premières sont publiées dans le classement général.

Cette méthodologie explique aussi pourquoi l’ARWU ne doit pas être interprété comme un classement absolu de la « meilleure université » au sens large. Il privilégie clairement la performance scientifique et la production de recherche internationale.

La disparition de la Tunisie du Top 1000 constitue donc avant tout un signal sur sa visibilité dans ce domaine précis.

Une précision est essentielle pour éviter toute confusion : l’absence de la Tunisie du Top 1000 général ne signifie pas l’absence totale de ses universités des classements de Shanghai.

ShanghaiRanking publie également un Global Ranking of Academic Subjects, consacré à 57 disciplines couvrant notamment les sciences naturelles, l’ingénierie, les sciences médicales et les sciences sociales.

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Météo : Jusqu’à 43°C ce lundi, avec des orages et un risque de grêle

17. August 2026 um 08:36

La chaleur restera bien installée ce lundi 17 août sur la Tunisie, avec des températures pouvant atteindre 43°C dans plusieurs régions. Si le ciel sera globalement peu nuageux en début de journée, l’après-midi pourrait être marqué par la formation de cellules orageuses, accompagnées localement de pluies et même de chutes de grêle.

Des orages attendus du Centre-Ouest jusqu’à certaines régions de l’Est

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), le temps sera peu nuageux sur la plupart des régions. Les nuages deviendront toutefois plus denses au cours de l’après-midi sur les régions ouest du Centre et du Sud.

Des cellules orageuses devraient alors se former et s’accompagner de pluies. Ces perturbations pourraient s’étendre localement vers certaines régions de l’Est, avec un risque de chutes de grêle par endroits.

Une chaleur toujours marquée, avec des pointes à 43°C

Les températures resteront stables. Les maximales oscilleront entre 33 et 37 degrés sur les régions côtières et les hauteurs, tandis qu’elles atteindront 38 à 43 degrés sur le reste du pays.

Des coups de sirocco sont également attendus dans certaines régions, accentuant localement la sensation de chaleur.

Le vent soufflera du secteur nord au Nord et du secteur est au Centre et au Sud. Il sera faible à modéré, avant de se renforcer temporairement à proximité des cellules orageuses. La mer restera peu agitée.

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Empfangen — 15. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Eau minérale : Les Tunisiens en consomment trois fois plus en dix ans

15. August 2026 um 12:26

La consommation d’eau minérale a fortement progressé en Tunisie au cours de la dernière décennie, au point d’atteindre un niveau largement supérieur à la moyenne mondiale. Selon une étude récemment publiée par l’Observatoire tunisien de l’eau, chaque Tunisien consommait en moyenne 225 litres d’eau minérale en 2020, contre 87 litres en 2010. Cette évolution pèse directement sur le budget des ménages, alors que le secteur connaît parallèlement un recul marqué de l’investissement.

De 87 à 225 litres par personne

Les chiffres de l’étude illustrent une progression spectaculaire de la consommation.

En 2010, la consommation annuelle moyenne par habitant ne dépassait pas 87 litres. Dix ans plus tard, elle atteignait 225 litres, soit environ 2,6 fois plus.

Le niveau enregistré en Tunisie apparaît particulièrement élevé à l’échelle internationale. La consommation mondiale moyenne d’eau minérale était estimée à environ 40 litres par personne et par an, selon l’étude.

Cette évolution traduit notamment la place croissante prise par l’eau embouteillée dans les habitudes quotidiennes des Tunisiens.

Une dépense qui pèse sur le pouvoir d’achat

Cette hausse de la consommation a également une conséquence directe sur les dépenses des ménages.

Selon l’étude, l’achat quotidien d’eau minérale représente environ 700 millimes par personne et par jour. Rapportée aux revenus des catégories populaires et moyennes prises en compte dans l’analyse, cette dépense représenterait environ un cinquième du revenu quotidien.

L’eau en bouteille, longtemps perçue comme un produit de consommation courante, constitue ainsi une charge non négligeable pour les ménages qui y ont recours quotidiennement.

La progression de la consommation ne peut donc pas être lue uniquement comme un changement d’habitudes : elle traduit également l’importance croissante de l’eau embouteillée dans les dépenses quotidiennes.

Pourquoi les Tunisiens préfèrent-ils l’eau en bouteille ?

Cette forte progression de la consommation d’eau minérale s’explique aussi par la perception qu’ont de nombreux Tunisiens de la qualité de l’eau du robinet. Si l’eau distribuée par la SONEDE est, en principe, soumise à des traitements et à des contrôles destinés à la rendre potable, son goût peut varier sensiblement selon les régions.

Une teneur élevée en sels minéraux, la présence de chlore utilisée pour la désinfection ou encore l’état des réseaux et des réservoirs domestiques peuvent altérer ses qualités gustatives et pousser les consommateurs à privilégier l’eau en bouteille.

Cette préférence est également renforcée par le stress hydrique que connaît la Tunisie. La baisse des ressources disponibles et la pression exercée sur les réseaux alimentent les inquiétudes des consommateurs, même lorsque l’eau distribuée reste conforme aux normes de potabilité.

L’explosion de la consommation d’eau minérale ne traduit donc pas uniquement une évolution des habitudes : elle révèle aussi une confiance inégale dans l’eau du robinet, devenue pour de nombreux ménages une dépense quotidienne presque incontournable.

Un secteur qui investit moins

L’étude relève parallèlement une évolution préoccupante du côté de l’investissement dans le secteur.

Les volumes d’investissement mentionnés dans l’étude auraient fortement diminué entre 2011 et 2020, passant de 12 000 tonnes à 82 tonnes. En valeur, ils seraient passés de 4,5 millions de dollars à 0,93 million de dollars sur la même période.

Cette contraction contraste avec la progression spectaculaire de la demande intérieure. La Tunisie se retrouve ainsi face à un paradoxe : les consommateurs achètent toujours davantage d’eau minérale, tandis que l’investissement dans le secteur recule fortement.

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Les Tunisiens utilisent de plus en plus leur carte bancaire pour payer

15. August 2026 um 11:07

La monétique tunisienne poursuit sa progression au premier semestre 2026, portée par l’augmentation du nombre de cartes bancaires et, surtout, par leur utilisation croissante pour effectuer des paiements. Avec plus de 85 millions d’opérations enregistrées et une hausse de près de 10 % des transactions, un changement se dessine : la carte bancaire commence progressivement à sortir de son rôle traditionnel de simple outil de retrait d’espèces.

Plus de six millions de cartes en circulation

À la fin du premier semestre 2026, le parc de cartes bancaires en Tunisie a atteint 6,151 millions d’unités, en hausse de 5,1 % par rapport à la fin de l’année 2025.

Parallèlement, les infrastructures destinées au retrait et à l’utilisation des cartes continuent de se développer. Le pays compte désormais 3 427 distributeurs et guichets automatiques bancaires, soit une progression de 3,8 %.

Mais derrière cette croissance des équipements et du nombre de cartes, c’est surtout l’évolution des habitudes de paiement qui constitue le principal enseignement.

Plus de 85 millions d’opérations en six mois

Au cours du premier semestre 2026, l’activité monétique a totalisé 85,4 millions d’opérations, contre 77,7 millions durant la même période de 2025, soit une progression de 9,8 %.

En valeur, ces transactions ont représenté 15,425 milliards de dinars, en hausse de 11,2 % sur un an.

La monétique tunisienne continue ainsi de gagner du terrain, mais la transformation ne se limite plus à l’augmentation mécanique du nombre de cartes ou de transactions.

Les paiements progressent face aux retraits

Le changement le plus significatif concerne la structure même des opérations.

Les paiements par carte représentent désormais 42 % du nombre total des opérations monétiques, contre 38 % au premier semestre 2025.

En valeur, leur part est passée de 23 % à 25 % en un an.

Autrement dit, les Tunisiens utilisent davantage leurs cartes pour payer directement leurs achats, et non plus uniquement pour retirer de l’argent liquide avant de régler leurs dépenses en espèces.

La tendance reste progressive : les retraits conservent encore une place importante dans les usages. Mais les chiffres montrent que la frontière commence à bouger.

La carte bancaire change progressivement de rôle

Pendant longtemps, la carte bancaire a surtout été associée en Tunisie aux distributeurs automatiques. Son principal usage consistait à accéder au cash.

Les données du premier semestre 2026 suggèrent toutefois une évolution. La carte s’installe progressivement comme un véritable moyen de paiement dans les usages quotidiens.

Cette transformation repose sur plusieurs facteurs : l’augmentation du nombre de détenteurs de cartes, le développement des terminaux et des solutions de paiement, mais aussi une évolution progressive des habitudes des consommateurs et des commerçants.

La progression des paiements ne signifie pas pour autant que la Tunisie a tourné la page du cash.

Le fait que les paiements représentent 42 % des opérations monétiques montre aussi que les retraits d’espèces demeurent majoritaires. En valeur, les paiements ne représentent encore qu’un quart environ de l’activité monétique.

Mais la tendance est désormais visible. En un an, la part des paiements a progressé à la fois en nombre et en valeur. Le signal essentiel se trouve là : la carte bancaire commence à gagner du terrain comme outil de paiement, et non plus seulement comme moyen d’accéder aux espèces.

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