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Tunisie: l’assurance-vie s’impose dans un marché en pleine accélération

31. August 2026 um 15:04

 

Le chiffre d’affaires cumulé des compagnies d’assurance directe à fin juin 2026 s’élève à 2 529,2 millions de dinars contre 2 237,5 millions un an plus tôt, soit 291,7 millions de dinars de plus, en hausse de 13%, selon les derniers indicateurs du Comité général des assurances.

La branche vie tire l’ensemble du secteur vers le haut, avec des primes en progression de 19,4% pour atteindre 774,2 millions de dinars; elle représente désormais 30,6% du marché, contre 29% un an plus tôt. Le non-vie progresse plus modestement (+10,4%, à 1 755 millions), tiré par l’automobile, toujours en tête avec 943,1 millions (+9,3%) et surtout par la santé, en forte accélération à 400 millions de dinars (+16,9%). L’incendie (190,9 millions), le transport (56,5 millions) et l’agricole (8 millions) affichent des hausses plus contenues, entre 5 et 8%.

Les sinistres progressent plus vite que les primes

Les compagnies ont versé 1 202 millions de dinars d’indemnisations, un bond de 15,6%, porté notamment par la vie (+30,4%) et par des envolées ponctuelles comme le transport (+101,2%) ou l’incendie (+32,6%). Le nombre de sinistres déclarés approche le million (993 194 cas, +4,1%), l’automobile expliquant l’essentiel de cette progression avec près de 195 000 déclarations (+18,8%). Sur le plan de la solvabilité, le volume d’actifs mobilisés pour couvrir les provisions techniques a franchi la barre des 11,7 milliards de dinars, en progression de 9,4% sur un an.

Cette accélération de l’assurance-vie et de la santé, deux branches encore sous-pénétrées en Tunisie, ouvre un espace pour l’insurtech et les modèles de distribution digitale, alors que la hausse simultanée des sinistres incite les opérateurs à investir dans la prévention et la gestion des risques.

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Carte grise, CNAM, impôts, permis, état civil… voici les services réunis dans une seule application

31. August 2026 um 14:54

Le ministère des Technologies de la communication vient de lancer aujourd’hui, 31 août 2026, la première version de «Khadamet»: une application mobile nationale qui centralise plusieurs services administratifs numériques et permet d’y accéder à distance grâce à l’identité numérique.

L’objectif est simple: éviter de multiplier les plateformes et les déplacements pour effectuer des démarches administratives. L’application propose un accès unifié aux services disponibles en ligne, 24 heures sur 24, avec une authentification basée sur l’identité numérique.

Concrètement, «Khadamet» permet d’abord de consulter les informations personnelles associées à l’identité numérique, notamment le numéro de téléphone, l’adresse e-mail utilisée pour les échanges administratifs et l’adresse de résidence, avec la possibilité de les mettre à jour. L’application donne également accès aux données liées à certains documents administratifs. Les utilisateurs peuvent notamment consulter les informations relatives au permis de conduire et à la carte grise de leur véhicule, mais aussi recevoir des notifications avant l’expiration de certains documents.

Des démarches sociales et fiscales réunies au même endroit

Le volet social couvre notamment plusieurs services liés à la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), au remboursement des frais de soins, ainsi qu’à la carrière professionnelle et aux déclarations auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Sur le plan fiscal, l’application donne accès aux services disponibles en ligne, dont l’achat du timbre de voyage et le paiement de la taxe de circulation.

Les automobilistes disposent également de plusieurs fonctionnalités dédiées: consultation des infractions routières, prise de rendez-vous pour la visite technique et suivi de la validité du contrat d’assurance automobile et du permis de conduire. Autre fonctionnalité importante: «Khadamet» permet de déposer certaines demandes administratives en ligne, d’en suivre l’avancement et de récupérer des documents administratifs électroniques, notamment des documents d’état civil. L’application intègre par ailleurs le paiement électronique de certaines factures ainsi que des frais liés à l’inscription des enfants dans des établissements scolaires et universitaires.

Le ministère précise que de nouveaux services seront ajoutés progressivement. La première version constitue donc davantage un point de départ qu’un catalogue définitif.

 

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Réserves en devises, liquidité et refinancement: ce que montrent les derniers chiffres de la BCT

31. August 2026 um 14:27

La Tunisie dispose de 25,512 milliards de dinars d’avoirs nets en devises, soit l’équivalent de 100 jours d’importation, selon les derniers indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêtés au 28 août 2026. 

À la même date, le compte courant du Trésor s’établit à 1,767 milliard de dinars. Cet indicateur renseigne sur les disponibilités du Trésor auprès de la BCT.

Autre chiffre à surveiller: les billets et monnaies en circulation atteignent 30,220 milliards de dinars. Cette masse de liquidités physiques donne notamment une indication sur l’importance des espèces utilisées dans l’économie tunisienne.

Du côté du financement bancaire, le volume global de refinancement s’élève à 10,292 milliards de dinars. Ce montant correspond aux ressources fournies par la BCT aux banques dans le cadre de ses opérations de refinancement.

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Nabeul: 18 millions de kWh bientôt produits à partir des déchets

31. August 2026 um 14:23

1 200 mètres cubes par heure: c’est la capacité de traitement de la future unité de valorisation des gaz installée sur la décharge contrôlée de Rahma, à Menzel Bouzelfa (Nabeul). Le chantier touche à sa fin, avec un taux d’avancement proche de 90%. Sa mise en service, annoncée pour août, reste toutefois suspendue à l’absence de nouveaux blocages sociaux sur le site.

Premier volet du projet: limiter les rejets de gaz à effet de serre en captant le méthane du site pour le transformer en un composé moins nocif pour le climat, ce qui devrait éviter l’équivalent de 100 000 tonnes de CO₂ par an. Vient ensuite l’étape de valorisation énergétique, avec un objectif clair: transformer en électricité verte le méthane extrait du site, dont le volume annuel devrait dépasser 5 millions de mètres cubes. Résultat attendu, environ 18 millions de kilowattheures produits chaque année, un volume capable de couvrir les besoins de 5 000 à 6 000 foyers de la région.

La possibilité d’orienter une partie des déchets de la décharge vers la cimenterie de Jebel Jelloud pour une valorisation industrielle a été évoquée. Cependant, l’idée a été abandonnée, car la réglementation tunisienne ne permet pas ce type d’usage tant que les déchets n’ont pas fait l’objet d’un tri en amont.

Un terrain encore peu investi en Tunisie

Ce type d’infrastructure ouvre un terrain encore peu investi en Tunisie, celui de la valorisation énergétique des déchets ménagers. Le futur décret sur les combustibles issus de déchets non dangereux, une fois publié, pourrait, en ce sens, clarifier les règles du jeu pour des opérateurs privés positionnés sur le tri, la collecte sélective ou les technologies de méthanisation, un segment à fort potentiel dans la perspective de la transition énergétique tunisienne.

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Adel Hajji, de l’animation à la direction d’un hôtel de luxe, 33 ans de carrière internationale

31. August 2026 um 14:16

À 49 ans, Adel Hajji dirige aujourd’hui un boutique-hôtel de luxe à Majorque. Mais son parcours dans l’hôtellerie a commencé bien plus tôt, à 16 ans, comme animateur saisonnier. Entre ses débuts sur le terrain, ses études en Allemagne et en France et ses expériences avec de grands groupes internationaux, il a construit une carrière fondée sur la mobilité, la formation et des objectifs professionnels précis.

Originaire de Siliana, il travaille aujourd’hui en Espagne, après avoir exercé en Tunisie, au Portugal, en Allemagne et dans plusieurs destinations touristiques internationales. Il a commencé comme animateur saisonnier. Ce premier contact avec le secteur lui fait rapidement comprendre qu’il souhaite en faire une carrière. À 19 ans, il part en Allemagne pour poursuivre ses études, puis complète sa formation en France. En 2000, il obtient un diplôme en management hôtelier international. La maîtrise de six langues devient ensuite un véritable levier professionnel. Il rejoint le groupe RIU et commence sa carrière internationale aux Canaries et à Madère dans les relations clients.

Son parcours se poursuit avec le groupe TUI, avec lequel il participe notamment au déploiement du concept Sensimar en Tunisie et au Portugal. Cette expérience lui permet de travailler sur le positionnement des établissements, l’expérience client et le management d’équipes internationales. À Majorque, il prend ensuite la direction du TUI Blue Rocador, qu’il dirigera pendant sept ans. Il y développe une expertise particulière dans le rebranding hôtelier, la transformation de l’expérience client et la gestion d’équipes multiculturelles. Aujourd’hui, il est directeur général d’un boutique-hôtel de luxe situé à proximité de parcours de golf réputés à Majorque.

Une carrière construite autour d’objectifs

Son évolution professionnelle repose aussi sur une méthode personnelle: se fixer des objectifs à chaque étape. Devenir directeur adjoint à 30 ans, directeur général à 40 ans puis diriger un établissement cinq étoiles avant 50 ans: ces objectifs ont structuré son parcours. À l’approche de ses 50 ans, un nouveau cap se dessine désormais: accéder à une fonction de directeur régional et superviser plusieurs établissements.

Même installé en Espagne, Adel Hajji garde un intérêt particulier pour le tourisme tunisien. Son expérience internationale lui donne un regard comparatif sur les modèles touristiques et leurs limites. Il estime notamment que la Tunisie doit progressivement réduire sa dépendance au modèle «all-inclusive», afin d’augmenter la valeur générée par chaque visiteur et de mieux faire profiter les territoires de l’activité touristique. Pour lui, le patrimoine constitue également un levier encore insuffisamment exploité. El Jem, Djerba et d’autres sites historiques pourraient davantage être intégrés dans les parcours proposés aux visiteurs. La montée en gamme passe aussi, selon lui, par des fondamentaux: renforcer la formation professionnelle, améliorer la qualité du service et accorder davantage d’attention à la propreté.

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Le Tunisien Hamdi Mbarek rejoint les 21 experts qui conseilleront l’OMS sur les sciences de demain

31. August 2026 um 13:48

Le chercheur tunisien Hamdi Mbarek a été nommé membre du Conseil scientifique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il rejoint ainsi un groupe de 21 scientifiques et experts internationaux chargés d’apporter leur expertise au directeur général de l’OMS sur les grandes évolutions scientifiques et technologiques susceptibles de transformer la santé mondiale.

La nouvelle composition du Conseil a été annoncée par l’OMS le 27 août 2026. Les experts sélectionnés viennent de plusieurs disciplines et régions du monde, avec une attention portée aux domaines qui pourraient fortement influencer les systèmes de santé dans les prochaines années: intelligence artificielle, génomique, biotechnologies, robotique, données de santé et médecine de précision. Hamdi Mbarek apporte notamment son expertise en génomique humaine et des populations, médecine de précision et analyse de données de santé à grande échelle. Il est directeur de la recherche et de l’analyse des données au Qatar Precision Health Institute, au sein de Qatar Foundation, selon son profil officiel publié par l’OMS.

Cette nomination intervient alors que l’exploitation des données génomiques et médicales prend une importance croissante dans la recherche et la médecine. L’objectif est notamment de mieux comprendre les différences entre les populations, d’améliorer la prévention et le diagnostic et, à terme, de développer des approches de santé plus personnalisées.

Pour l’OMS, l’enjeu est aussi de ne pas laisser les avancées scientifiques creuser les écarts entre les populations. La représentation de groupes historiquement moins présents dans les recherches génomiques fait donc partie des questions auxquelles les experts devront être attentifs. Le Conseil scientifique a précisément pour mission d’aider l’OMS à anticiper les évolutions scientifiques, à identifier les innovations susceptibles d’avoir un impact majeur sur la santé et à éclairer les décisions de l’Organisation. Il s’agit d’un rôle consultatif: ses membres ne dirigent pas les politiques de l’OMS, mais fournissent une expertise indépendante au directeur général. Avec cette nomination, Hamdi Mbarek rejoint donc une instance internationale où les sujets comme l’IA, la génomique et la science des données ne sont plus seulement considérés comme des domaines de recherche, mais comme des leviers susceptibles de redéfinir les politiques de santé des prochaines années.

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Ruja Ignatova, la «Cryptoqueen» qui a disparu avec les milliards de OneCoin

31. August 2026 um 13:06

Plus de 4 milliards de dollars levés auprès d’au moins 3,5 millions de victimes, une prétendue cryptomonnaie qui n’en était pas vraiment une et une dirigeante toujours introuvable: près de neuf ans après sa disparition, l’affaire Ruja Ignatova reste l’un des plus spectaculaires scandales de l’histoire des cryptomonnaies.

En 2014, Ignatova cofonde OneCoin en Bulgarie avec Karl Sebastian Greenwood. Le projet est présenté comme une nouvelle monnaie numérique capable de rivaliser avec Bitcoin. Ignatova devient rapidement le visage du projet et se fait appeler la «Cryptoqueen». OneCoin est commercialisé à travers un vaste réseau de marketing multiniveau: les membres sont rémunérés lorsqu’ils recrutent de nouveaux investisseurs et leur vendent des packages permettant d’acquérir des OneCoins.

Le modèle permet à OneCoin de grossir très rapidement. Selon les dossiers judiciaires américains, au moins 3,5 millions de personnes ont investi dans le système et plus de 4 milliards de dollars ont été encaissés entre le quatrième trimestre 2014 et le quatrième trimestre 2016. Les documents du DOJ montrent également que OneCoin aurait enregistré plus de 4 milliards de dollars de ventes sur cette période.

Le discours commercial reposait notamment sur l’existence d’une blockchain. Mais les enquêteurs américains ont établi que OneCoin ne disposait pas d’une véritable blockchain publique et vérifiable comme celles utilisées par les cryptomonnaies légitimes. Plus troublant encore, des documents internes ont montré que certaines pièces attribuées aux membres n’existaient même pas dans le registre interne présenté comme la blockchain de OneCoin. Les dirigeants parlaient eux-mêmes de «fake coins». Le prix du OneCoin n’était pas non plus déterminé par le marché: il était fixé en interne par l’organisation. Le fonctionnement ressemblait donc davantage à un système pyramidal alimenté par le recrutement qu’à un véritable projet technologique. Les autorités américaines ont finalement décrit OneCoin comme une fraudulent cryptocurrency commercialisée à travers un réseau de marketing multiniveau.

Puis, tout s’arrête

Le 12 octobre 2017, Ruja Ignatova est inculpée aux États-Unis pour fraude électronique, fraude en valeurs mobilières et blanchiment d’argent. Un mandat fédéral est délivré contre elle. Treize jours plus tard, le 25 octobre 2017, elle prend un vol commercial entre Sofia et Athènes. Elle arrive en Grèce et disparaît ensuite de la circulation. Depuis, aucune apparition publique confirmée n’a permis de déterminer où elle se trouve. L’enquête ne s’est pourtant pas arrêtée là. Plusieurs membres importants de l’organisation ont été poursuivis. Karl Sebastian Greenwood, cofondateur de OneCoin, a notamment été condamné en 2023 à 20 ans de prison. D’autres responsables ont également été condamnés pour leur participation au blanchiment des fonds issus de la fraude.

En juin 2022, Ignatova a rejoint la liste des Ten Most Wanted Fugitives du FBI. Les enquêteurs estiment qu’elle pourrait voyager avec des gardes armés ou des personnes chargées de sa protection et qu’elle pourrait avoir recours à des changements d’apparence. Le département d’État américain offre jusqu’à 5 millions de dollars pour toute information conduisant à son arrestation ou à sa condamnation.

Et l’affaire est loin d’être juridiquement terminée. En avril 2026, le département américain de la Justice a annoncé le lancement d’un processus d’indemnisation des victimes de OneCoin. Plus de 40 millions de dollars d’actifs confisqués sont actuellement disponibles pour cette procédure. Les personnes ayant acheté des OneCoins entre 2014 et 2019 peuvent, sous certaines conditions, demander une indemnisation.

L’affaire OneCoin laisse surtout une leçon très concrète pour les investisseurs et entrepreneurs: une technologie présentée comme révolutionnaire ne constitue pas, à elle seule, une preuve de valeur. Dans le cas de OneCoin, le marketing, les promesses de rendement et le recrutement ont précédé la vérification de la technologie. Et des millions d’investisseurs en ont payé le prix.

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SpaceX rachète Cursor, OpenAI riposte

31. August 2026 um 12:38

Le rachat de Cursor par SpaceX commence à produire ses premiers effets dans l’écosystème de l’intelligence artificielle. OpenAI a informé l’entreprise qu’elle souhaitait mettre fin à l’accord qui lui permet d’utiliser directement ses modèles d’IA.

La rupture pourrait prendre effet le 12 novembre 2026, correspondant au délai maximal prévu par le contrat. Cette décision intervient quelques semaines après l’acquisition de Cursor par SpaceX, finalisée le 14 août dans le cadre d’une opération entièrement réalisée en actions et valorisée à 60 milliards de dollars.

OpenAI estime que le changement de contrôle de Cursor lui permet d’activer une disposition contractuelle prévoyant la fin de l’accord dans un délai déterminé. L’entreprise a également exprimé des réserves sur la capacité de SpaceX à exploiter ses technologies dans le respect de ses conditions d’utilisation. Cette position intervient alors que les relations entre OpenAI et plusieurs entreprises contrôlées par Elon Musk restent fortement tendues.

Pour Cursor, les conséquences immédiates devraient toutefois rester contenues. Son cofondateur Michael Truell a indiqué que les modèles d’OpenAI ne représenteraient qu’environ 5% du trafic de la plateforme. Des échanges seraient toujours en cours entre les deux entreprises afin de parvenir à une solution.

Anthropic en embuscade

Cursor dispose déjà d’alternatives avec les modèles proposés par Anthropic, Google et xAI. La plateforme pourrait donc limiter sa dépendance à OpenAI sans modifier profondément son offre destinée aux développeurs.

Cette rupture ajoute surtout une nouvelle dimension commerciale au conflit qui oppose Sam Altman et Elon Musk depuis plusieurs années autour de l’avenir et de la gouvernance d’OpenAI. Alors que SpaceX développe également ses activités dans l’intelligence artificielle, la maîtrise des modèles, des infrastructures et de leurs canaux de distribution devient un enjeu stratégique majeur.

OpenAI a par ailleurs précisé que ses prochains modèles, dont Astra, ne seraient pas accessibles à Cursor dans le cadre de l’accord actuel. Anthropic prévoit de son côté d’augmenter les capacités de calcul consacrées à ses modèles Claude sur la plateforme.

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20 millions de dollars pour les entreprises africaines qui veulent passer au vert. Détails

31. August 2026 um 11:39

Un nouveau financement va renforcer l’accès des entreprises africaines au crédit pour leurs projets liés à l’efficacité énergétique. La société publique suédoise de financement du développement Swedfund va prêter 20 millions de dollars à Africa Go Green Fund (AGG), un fonds panafricain spécialisé dans le financement de projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

L’objectif est surtout de répondre à un problème concret: les entreprises actives dans les technologies et infrastructures vertes ont souvent besoin de financements à plus long terme que ceux proposés par les banques classiques. Le nouvel apport de Swedfund doit permettre à AGG d’accroître les prêts accordés à ces entreprises et de financer davantage de projets dans plusieurs marchés africains.

Le dispositif cible notamment les entreprises et projets actifs dans les bâtiments économes en énergie, la cuisson propre, les transports à faibles émissions, les équipements économes en énergie et l’efficacité énergétique industrielle. Le fonds intervient également dans certaines opportunités liées aux énergies renouvelables. Il ne s’agit donc pas d’une subvention. Africa Go Green Fund propose principalement de la dette à moyen et long terme, mais aussi des financements mezzanine et des garanties. Selon les informations publiées par le fonds, les opérations peuvent atteindre 18 millions de dollars, ou leur équivalent en monnaie locale, avec une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans. Les conditions de prêt varient selon la structure de l’opération et le profil de risque.

Pour une entreprise, l’intérêt est particulièrement important pour les investissements dont les bénéfices financiers apparaissent progressivement: rénovation énergétique d’un bâtiment, renouvellement d’une flotte de véhicules, équipements industriels plus performants ou développement de solutions de cuisson propre.

Un fonds déjà présent dans 17 pays

Africa Go Green Fund n’en est pas à ses premiers financements. Swedfund indique que le fonds a déjà financé près de 30 projets dans 17 pays africains. Il est géré par Cygnum Capital et a été créé avec l’appui de la banque allemande de développement KfW.

Les opérations déjà réalisées donnent une idée des projets susceptibles d’attirer ce type de financement. En juillet 2026, AGG a notamment accordé 10,7 millions de dollars à BioLite pour financer l’achat et la distribution d’au moins 163 500 foyers de cuisson améliorés en Zambie. Le fonds a également financé la mobilité électrique, les bâtiments verts et des infrastructures plus économes en énergie. Son portefeuille comprend notamment des solutions d’équipements efficaces, de cuisson propre, de mobilité électrique et d’immobilier vert.

 

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Gouvernance de l’IA: pénalisée par le brain drain, la Tunisie se classe 10e en Afrique

31. August 2026 um 11:16

Avec un score de 2,12 la Tunisie se positionne au 10e rang de l’African AI Governance Index (AAGI) 2026, un classement qui passe au crible les 55 pays de l’Union africaine en fonction de huit piliers et de 80 indicateurs, des politiques publiques jusqu’à l’éthique en passant par les infrastructures et les talents.

Le pays fait partie des États dotés d’une stratégie nationale d’IA, avec un score de maturité des politiques de 75 sur 100, un indicateur distinct de la note globale de l’indice. Côté formation et recherche, la Tunisie aligne six cursus dédiés à l’IA et au machine learning, environ 20 000 diplômés STEM chaque année, près de 900 publications scientifiques (h-index de 25), quelque 3 000 développeurs spécialisés et 25 startups identifiées dans le secteur.

Des moyens financiers limités

Les moyens financiers restent limités: 0,6% du PIB consacré à la R&D et environ 8 millions de dollars de subventions fléchées vers l’IA. L’indice classe, en particulier, le risque de fuite des compétences en catégorie «critique», avec un score de 63 sur 100, le principal point noir du classement tunisien. En tête du palmarès continental, le Rwanda (3,25) devance le Nigeria (2,81) et le Bénin (2,58); le Maroc pointe à la 5e position avec 2,38.

Pour les investisseurs et porteurs de projets, l’écart entre stratégie et exécution constitue le principal foyer de valeur ajoutée: capital-risque pour retenir les 3 000 développeurs identifiés, incubation des 25 startups recensées et partenariats de formation pour transformer les 20 000 diplômés STEM annuels en vivier durable plutôt qu’en flux vers l’étranger.

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Berd-Attijari Bank: quelles entreprises peuvent profiter des nouveaux financements?

31. August 2026 um 10:10

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) renforce son dispositif de financement des entreprises en Tunisie. Elle porte de 20 à 70 millions d’euros son mécanisme de partage des risques avec Attijari bank Tunisie, soit une capacité supplémentaire de 50 millions d’euros pour soutenir les investissements du secteur privé. En parallèle, une nouvelle enveloppe de 10 millions de dollars, soit environ 8,6 millions d’euros, sera consacrée aux investissements liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les entreprises dont les projets sont éligibles pourront, en plus du financement, bénéficier de subventions financées par le Royaume-Uni via le High-Impact Partnership on Climate Action (HIPCA).

En fait, la nouvelle facilité ESG cible des investissements permettant aux entreprises d’améliorer concrètement leurs performances environnementales et sociales. Parmi les opérations éligibles figurent notamment les équipements destinés à réduire la consommation d’énergie, les installations d’énergies renouvelables et les technologies de réduction des déchets. Le dispositif couvre également des projets liés à la dimension sociale et à la gouvernance: formation des salariés, amélioration des pratiques de travail, gestion des risques ou encore initiatives en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Pour les entreprises, l’intérêt est donc double: accéder à davantage de financement bancaire pour leurs investissements et, pour certains projets répondant aux critères ESG, profiter d’un accompagnement sous forme de subventions. Cette nouvelle opération s’inscrit dans une présence plus large de la Berd en Tunisie. Depuis le début de ses activités dans le pays, l’institution indique dans son communiqué avoir investi plus de 3,1 milliards d’euros dans 97 projets, dont 66% dans le secteur privé.

 

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Corridor ferroviaire Casablanca-Alger-Tunis: l’étude est bouclée, des milliards à mobiliser

31. August 2026 um 09:38

La Banque africaine de développement a publié le 26 juin 2026 le rapport de clôture de son étude de faisabilité sur le corridor ferroviaire transmaghrébin, un axe de 2 350 km reliant Casablanca, Alger et Tunis. Objectif affiché à long terme: ramener le temps de trajet entre les deux extrémités de 48 à 25 heures. Financé à hauteur de 1,7 million de dollars, ce document technique n’engage toutefois aucun financement et ne déclenche pas le chantier: c’est une étape préparatoire, pas un accord de mise en œuvre.

L’étude détaille trois options techniques pour relier Annaba à Jedeida, le segment algéro-tunisien du corridor. Celle retenue: une ligne neuve d’environ 130 km connectant Annaba à Jendouba en passant par El Tarf, avant de rejoindre Jedeida via les rails existants entre Jendouba et Béja. Un choix qui s’appuie sur un acquis concret: la liaison Tunis-Annaba, qui est de nouveau en service depuis août 2024 après des décennies d’arrêt.

Des milliards encore à mobiliser

Le coût total, longtemps chiffré à 3,8 milliards de dollars, avoisine désormais 4 milliards selon le Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA). Plus de 80 représentants de banques, d’investisseurs et de bailleurs internationaux se sont retrouvés à Tunis lors d’une table ronde consacrée au financement, sans qu’aucun engagement concret n’en ressorte. Le cadre institutionnel tripartite, transmis à l’UMA, attend toujours sa validation. Et la frontière maroco-algérienne, fermée depuis 1994, reste l’inconnue politique majeure du dossier.

Pour les acteurs tunisiens de la logistique et du BTP, le scénario retenu sur Annaba-Jendouba dessine un chantier concret à surveiller: appels d’offres d’infrastructure, sous-traitance ferroviaire et opportunités pour les PME du Nord-Ouest, dès que les financements suivront l’étude.

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Diamants: ces deux pays deviennent les nouveaux rivaux des producteurs africains

31. August 2026 um 09:19

Le marché mondial du diamant est en pleine recomposition. Les diamants naturels, longtemps dominés par des producteurs comme le Botswana, la Russie et le Canada, font face à une concurrence devenue difficile à ignorer: celle des diamants produits en laboratoire.

Le signal est particulièrement visible en Inde. Sur l’exercice 2025-2026, le pays a exporté 18,84 millions de carats de diamants de laboratoire polis, contre 16 millions de carats de diamants naturels. Le laboratoire dépasse ainsi le naturel en volume, même si l’écart reste considérable en valeur: les exportations indiennes de diamants naturels ont représenté environ 12,16 milliards de dollars, contre seulement 95,5 millions de dollars pour les diamants de laboratoire. La Chine constitue l’autre grand pôle de cette industrie. La province du Henan, notamment autour de Zhengzhou et Zhecheng, concentre d’importantes capacités de production grâce aux technologies HPHT et CVD. L’Inde, de son côté, dispose déjà d’un savoir-faire industriel majeur dans la taille et le polissage, notamment à Surat.

Contrairement au diamant naturel, dont l’offre dépend des gisements miniers, le diamant de laboratoire peut être produit industriellement en quelques semaines. Sa composition chimique et ses propriétés physiques sont celles du diamant, mais son processus de fabrication permet d’augmenter rapidement les volumes.

Cette industrialisation a provoqué une forte baisse des prix. De Beers a ainsi annoncé en 2025 la fermeture de sa marque Lightbox, lancée en 2018, après une chute d’environ 90% des prix de gros des diamants de laboratoire de joaillerie depuis son lancement.

Pour les producteurs traditionnels, cette évolution complique encore un marché déjà fragilisé par le ralentissement de la demande et la baisse des prix du diamant naturel. Le cas du Botswana illustre cette période difficile. Le pays attendait depuis près de deux ans la vente du Motswedi, un diamant brut de 2 488 carats découvert en août 2024 dans la mine de Karowe. Lucara Diamond a confirmé sa vente au deuxième trimestre 2026, sans révéler le prix ni l’identité de l’acheteur.

Le naturel mise désormais sur sa rareté

Face à cette concurrence, les producteurs de diamants naturels ne peuvent guère rivaliser sur les prix. Leur stratégie consiste plutôt à renforcer ce qui distingue leur produit: rareté, origine, traçabilité et valeur symbolique. Le Botswana a notamment annoncé en 2026 un investissement de 100 millions de dollars dans le marketing et l’éducation des consommateurs autour du diamant naturel.

Cette stratégie est également portée à l’échelle régionale. En juin 2025, plusieurs pays producteurs africains ont signé le Luanda Accord, prévoyant de consacrer l’équivalent de 1% des revenus annuels issus des ventes de diamants bruts à la promotion du diamant naturel.

Pour ces économies, l’enjeu dépasse donc largement la joaillerie. Le diamant contribue aux recettes publiques, à l’emploi et aux investissements. La montée en puissance du laboratoire oblige désormais les producteurs africains à réfléchir à une question centrale: comment continuer à créer de la valeur lorsque la rareté ne suffit plus à justifier le prix?

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Crise de l’immobilier: il faut miser sur la réforme du financement et les modèles alternatifs

28. August 2026 um 13:11

Le marché de l’immobilier traverse une crise sévère en Tunisie. Selon la Chambre nationale des promoteurs immobiliers (CNPI), le volume des ventes a chuté de 80% par rapport à ses niveaux antérieurs. Cette situation est due à une accumulation de facteurs qui étouffe la demande.

Le foncier bâtissable atteint 5 000 à 5 500 dinars le mètre carré dans les zones les plus recherchées. À cela s’ajoutent la flambée des prix de l’aluminium et du cuivre, ainsi que des salaires ouvriers qui ont triplé depuis 2010. Résultat: un appartement S+2 coûte désormais entre 700 000 et 900 000 dinars. Même le segment le plus abordable est touché, avec un prix au mètre carré qui est passé de 600 à près de 900 dinars, soit une hausse d’environ 30%.

Les ménages se tournent vers la location

Face à ces prix, de plus en plus de familles renoncent à l’achat et se reportent sur la location. Les loyers moyens ont donc grimpé, passant de 500 à 700 dinars, voire 900 dinars par mois. Beaucoup de ménages doivent désormais réduire leurs dépenses d’alimentation, de santé ou d’éducation pour absorber cette charge.

Le Foprolos, principal levier proposé

Pour relancer le marché, la profession réclame une réforme du financement. Elle propose de mobiliser les 380 millions de dinars annuels du Fonds de promotion du logement pour les salariés (Foprolos), sous forme de crédits bonifiés à environ 3%. L’objectif: limiter les mensualités à 15-20% de l’ancien loyer, pour permettre à un salarié gagnant 2 500 dinars de devenir propriétaire sans déséquilibrer son budget.

Ce ralentissement des ventes classiques ouvre la voie à des modèles alternatifs, location-accession, financement bonifié, logements intermédiaires, que promoteurs et investisseurs ont intérêt à développer avant que la crise ne s’installe durablement.

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Signal et Carrefour Tunisie transforment chaque achat en un geste pour la rentrée

28. August 2026 um 12:24

Jusqu’au 30 septembre, 500 millimes seront reversés pour chaque produit Signal acheté afin de soutenir la rentrée scolaire des enfants accompagnés par l’Association tunisienne des greffés de la moelle osseuse.

Une rentrée scolaire devrait être, pour chaque enfant, une promesse de nouveaux départs, de découvertes et de projets. Pourtant, pour certaines familles déjà confrontées à des parcours de vie particulièrement éprouvants, préparer la rentrée peut représenter une difficulté supplémentaire.

C’est pour leur apporter un soutien concret que Signal et Carrefour Tunisie s’associent à l’Association tunisienne des greffés de la moelle osseuse dans le cadre d’une opération solidaire dédiée à la rentrée scolaire 2026-2027.

Cette initiative permettra d’accompagner les enfants soutenus par l’association dans la préparation de leur rentrée et l’acquisition de leurs fournitures scolaires.

Pour Signal, chaque sourire compte. Cette opération permet de transformer un geste quotidien en un soutien concret pour des enfants, afin de les aider à aborder leur rentrée scolaire dans les meilleures conditions.

Un produit du quotidien, un geste qui compte

Jusqu’au 30 septembre 2026, pour tout achat d’un produit Signal dans l’ensemble du réseau Carrefour Tunisie, 500 millimes seront reversés à cette initiative solidaire.

L’opération concerne tous les dentifrices Signal disponibles, quels que soient leur format ou leur variante, ainsi que les brosses à dents de la marque.

Ainsi, un achat aussi simple que celui d’un produit d’hygiène du quotidien devient une contribution directe à une rentrée plus sereine pour ces enfants et leurs familles.

«À travers cette opération, nous souhaitons donner à chacun la possibilité de contribuer simplement à une rentrée plus sereine pour ces enfants. En mobilisant l’ensemble de notre réseau, un achat du quotidien peut devenir un véritable geste de solidarité», déclare Mourad Naili, sous-directeur Marketing de Carrefour Tunisie.

La solidarité à la portée de tous

Cette opération traduit une conviction commune aux trois partenaires: les gestes les plus simples peuvent produire un véritable impact lorsqu’ils sont multipliés.

Signal s’engage aux côtés des enfants et de leurs familles pour faire de chaque sourire le symbole d’une rentrée placée sous le signe de l’espoir et de la confiance.

En mobilisant l’ensemble de son réseau, Carrefour Tunisie entend, pour sa part, rapprocher la solidarité du quotidien de ses clients et leur offrir la possibilité d’agir concrètement à travers leurs achats habituels.

L’Association tunisienne des greffés de la moelle osseuse veillera à ce que les contributions collectées soient consacrées à l’accompagnement scolaire des enfants bénéficiaires.

«Pour nos enfants en rémission, la rentrée n’est pas simplement le retour à l’école. C’est le retour à une enfance que la maladie avait suspendue. Après avoir livré un combat qu’aucun enfant ne devrait avoir à mener, retrouver leurs camarades, leurs enseignants et leurs rêves est une véritable renaissance. Chaque cartable devient alors le symbole d’une victoire: celle de la vie qui reprend ses droits», témoigne Sahar Ben Hassen, psychologue et directrice exécutive de l’ATGMO.

Jusqu’au 30 septembre, chaque achat peut faire la différence.

Un produit Signal acheté, c’est 500 millimes versés pour leur rentrée.

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Carburants: une grève les 23 et 24 septembre 2026

28. August 2026 um 11:54

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a émis, jeudi 27 août 2026, un préavis de grève sectorielle dans le transport des carburants. Le mouvement est prévu les 23 et 24 septembre 2026 dans les lieux de travail concernés à travers l’ensemble du territoire tunisien.

Le préavis fait suite à une réunion des représentants des travailleurs du secteur, tenue mercredi 26 août à l’UGTT, sous la supervision du secrétaire général adjoint chargé du secteur privé et du secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques.

À l’origine de cette décision, le syndicat évoque la dégradation des conditions professionnelles et sociales des travailleurs et pointe le non-respect, selon lui, de plusieurs engagements pris antérieurement. Deux revendications sont particulièrement mises en avant, d’une part, la couverture sociale des travailleurs auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et, d’autre part, l’application de l’accord conclu le 2 mai 2019.

L’UGTT indique que ces questions restent sans solution malgré les démarches de conciliation engagées avec les différentes parties. Elle demande ainsi une intervention urgente des parties sociales afin de parvenir à un règlement avant la date annoncée pour la grève.

Le préavis a notamment été adressé aux ministères des Affaires sociales, de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Intérieur, du Commerce et du Développement des exportations ainsi que des Transports. L’Utica, la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et les représentants légaux des entreprises de transport de marchandises et de carburants figurent également parmi les destinataires.

Si aucun accord n’est trouvé d’ici là, le mouvement concernera les activités de transport des carburants pendant deux jours, les 23 et 24 septembre, dans les différentes régions du pays.

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Électricité verte: le barrage de Sidi El Barrak ouvre la voie au solaire flottant en Tunisie

28. August 2026 um 11:18

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a lancé, jeudi, à Tunis, l’étude d’un projet pilote inédit: une centrale photovoltaïque flottante sur le barrage de Sidi El Barrak, dans le gouvernorat de Béja.

Portée par le partenariat «TECH-EAU» entre le ministère, la FAO et le Centre méditerranéen des énergies renouvelables (MEDREC), l’étude vise à coupler deux objectifs: limiter l’évaporation qui frappe durement les barrages et lacs collinaires du pays, et générer de l’électricité verte. Les panneaux flottants permettraient, en effet, de freiner nettement le phénomène d’évaporation à la surface des retenues, un enjeu de taille alors que la Tunisie multiplie les épisodes de sécheresse et de chaleur extrême.

Un site pilote avant généralisation

Mis en service en 2000 sur l’oued Ziatine, Sidi El Barrak compte parmi les plus grands réservoirs du pays et alimente l’irrigation régionale. L’expérience doit permettre d’évaluer la viabilité technique, environnementale et économique de la technologie dans les conditions climatiques locales, avant une éventuelle extension à d’autres barrages tunisiens.

Ce type de dispositif hybride eau-énergie ouvre une niche pour les acteurs tunisiens des renouvelables et de l’ingénierie hydraulique, à mesure que l’État cherche des partenaires techniques pour industrialiser le concept sur d’autres infrastructures du pays.

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Le 31 août, dernier délai pour l’appel à candidatures d’AeTECH

28. August 2026 um 10:50

La société AeTECH accorde un délai supplémentaire aux candidats aux postes d’administrateurs au sein de son conseil d’administration.

Initialement fixé au 31 juillet 2026, le délai de dépôt des candidatures est désormais prolongé jusqu’au 31 août 2026. Cette prolongation concerne à la fois le poste d’administrateur représentant des actionnaires minoritaires pour les exercices 2025-2026-2027 et les postes d’administrateurs indépendants.

La société précise que les autres dispositions prévues dans les annonces publiées respectivement les 14 janvier 2026 pour le poste représentant les actionnaires minoritaires et le 9 mars 2026 pour les administrateurs indépendants restent inchangées.

 

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Ce pays européen augmente plusieurs frais consulaires pour les Tunisiens

28. August 2026 um 10:30

Le visa D de retour coûtera plus cher aux personnes concernées à partir du 1er septembre 2026. Son tarif passera de 180 à 335 euros, soit environ 1 172,5 dinars tunisiens, selon le barème publié par l’ambassade de Belgique en Tunisie.

Cette hausse n’est toutefois pas la seule modification annoncée. Depuis le 1er juillet, le tarif du visa de long séjour (D) est passé de 180 à 250 euros, soit 875 dinars. Le nouveau montant concerne notamment les demandes liées au travail et aux études. Le même tarif s’applique au visa D délivré par la Belgique dans le cadre de la représentation du Luxembourg.

Pour les voyageurs qui se rendent en Belgique pour un court séjour, en revanche, pas de changement. Le visa Schengen de type A ou C reste fixé à 90 euros pour les adultes, soit 315 dinars. Par ailleurs, le tarif demeure à 45 euros pour les enfants âgés de 6 à 12 ans, tandis que les moins de 6 ans restent exemptés. Dans le cadre de certains accords de facilitation des visas, le tarif est de 35 euros.

Les changements ne s’arrêtent pas aux visas. Depuis le 1er août 2026, le coût d’une légalisation est passé de 20 à 25 euros. La vérification des documents, lorsqu’elle donne lieu à des frais remboursables, passe quant à elle de 50 à 100 euros. L’Annexe 32, utilisée notamment dans le cadre d’une prise en charge, passe également à 25 euros.

D’autres documents administratifs seront aussi concernés à partir du 1er septembre. Les attestations diverses passeront de 20 à 25 euros, les traductions certifiées conformes de 60 à 75 euros et les copies certifiées conformes de 20 à 25 euros. Un acte d’état civil ou de nationalité, actuellement facturé 10 euros, passera à 50 euros.

La nouvelle grille prévoit également des hausses pour certains documents plus spécifiques. Le tarif d’un acte relatif à la navigation passera de 100 à 115 euros, celui d’un acte notarié de 100 à 150 euros. L’enquête sur la nationalité, jusque-là gratuite, sera facturée 350 euros à compter du 1er septembre.

Pour les passeports provisoires, le changement est déjà entré en vigueur. En fait, depuis le 1er juillet, celui valable un an coûte 100 euros, contre 50 euros auparavant. En dehors des heures d’ouverture, le tarif passe à 280 euros depuis le 1er août.

À retenir surtout pour les demandeurs de visa que le court séjour reste à 90 euros, tandis que le visa D est désormais à 250 euros et que le visa D de retour passera à 335 euros en septembre. Les montants sont payés en dinars tunisiens selon les équivalences indiquées par le poste diplomatique belge à Tunis.

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Le nouveau coup de pouce financier de l’UE aux PME tunisiennes, jusqu’à 50 000 €

28. August 2026 um 10:01

La Délégation de l’Union européenne en Tunisie vient d’ouvrir les candidatures pour la prime d’investissement «Rawafed +»! Le dépôt des dossiers passe désormais uniquement par POPS, le portail qui centralise le financement des projets et des subventions. Premier rendez-vous à retenir: la commission d’examen se réunit le 7 septembre 2026.

Le principe: la prime équivaut à 10% du montant décroché via la ligne de crédit de la Banque européenne d’investissement, avec un plancher de 1 000 euros et un plafond de 50 000 euros, une aide acquise d’office, sans remboursement à prévoir. Deux conditions cumulatives s’appliquent: avoir déjà reçu une notification de financement BEI, et répondre à l’un des critères sociaux fixés par la banque, qu’il s’agisse de projets implantés en zones prioritaires, de création d’emplois pour les jeunes ou les femmes, d’un meilleur accès au marché du travail, ou d’une démarche de développement durable. Le candidat dispose ensuite de quatre mois, à partir de sa notification, pour déposer son dossier; le guichet reste ouvert tant que l’enveloppe n’est pas épuisée, au plus tard en décembre 2027.

Un dispositif de 170 millions d’euros piloté par Expertise France

Porté par l’UE, le programme est mis en œuvre sur le terrain par l’agence Expertise France, en appui à la ligne «Tunisie – Relance économique» (170 M€, BEI). Sur 48 mois, de juillet 2024 à juin 2028, il combine assistance technique aux banques, subventions à impact, accompagnement des PME et éducation financière.

Pour les PME tunisiennes, ce cumul crédit BEI plus prime non remboursable réduit sensiblement le coût réel du financement, surtout pour les projets dans les régions intérieures ou portés par de jeunes entrepreneurs, un levier concret à activer avant l’épuisement des fonds.

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