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Conseil de paix | Un «machin» pour quoi faire ? 

14. Mai 2026 um 08:15

Nombreux sont les fossoyeurs qui voient dans le Conseil de paix du président américain un rival de taille au Conseil de sécurité des Nations unies. Initialement prévu pour Gaza, sa seule tâche est de superviser la phase 2 d’un plan visant à mettre fin à la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. Donald Trump a revu à la hausse son conseil et corrigé sa trajectoire. Désormais, son but ultime est de promouvoir la stabilité et la paix dans les zones touchées ou menacées par des conflits. C’est la grenouille qui veut devenir aussi grosse qu’un bœuf. Vanité des vanités et tout est vanité. Une initiative vouée à l’échec. Un «machin» * mort-né.

Mohsen Redissi

Les conflits armés sont des facteurs propices pour réfléchir et repenser la paix après la désolation et la destruction. Les Américains y sont passés maîtres dans les deux cas : faire la guerre, panser les blessures et repenser la paix. Un temps pour vivre, un temps pour mourir.

Les présidents américains ont acquis, au cours de leur histoire bien mouvementée, l’art et la manière de lancer des organismes multinationaux. Woodrow Wilson est le père fondateur de la Société des Nations (SDN) en 1918. Comble de l’ironie : le pays initiateur n’y a jamais siégé. Le Sénat américain de l’époque n’a pas ratifié le Traité de Versailles. Le «non» l’emporte et les États-Unis n’ont jamais fait partie de la SDN. 

La guerre de 1939 redessine un nouvel ordre mondial. Franklin Delano Roosevelt, conjointement avec le Premier ministre du Royaume-Uni Winston Churchill, trace les premiers contours d’une nouvelle structure : l’Organisation des Nations unies.

Butin de guerre pour un opportuniste hors pair

Le tout dernier, Donald Trump, est un opportuniste et un imitateur hors pair qui se met en scène. Il suit les chemins balisés par ses pairs. Selon Nickolay Mladenov, haut-commissaire chargé de la gestion des fonds collectés pour Gaza, les caisses sont vides. Le président du Conseil a transféré au profit d’Israël 17 milliards de dollars, initialement prévus pour l’acheminement d’aide et le lancement du chantier pour la reconstruction de Gaza. Gaza ! Trop peu pour lui.

Le Conseil de sécurité des Nations unies est en quelque sorte complice. Dominé par les grandes puissances, les États-Unis en particulier, il n’a pas considéré le Conseil de paix comme un concurrent. L’initiative de Donald Trump peut faire des émules ; quelle serait la réaction du Conseil vis-à-vis de nouvelles initiatives ? La résolution 2803 du 17 novembre 2025 du Conseil de sécurité accorde au président américain, premier président du Conseil de paix, de larges pouvoirs. Une dérive grave. Il n’a de compte à rendre à aucune instance, ni nationale, ni internationale.

Libre cours et libre de ses décisions. Une dualité s’installe entre ce qu’il fait et dit en sa qualité de président de la première puissance mondiale et ce qu’il fait et dit en sa qualité de président du Conseil de paix. Qui est qui ? Une double casquette, ce n’est pas nouveau : il s’affiche assez souvent arborant la casquette Maga rouge vif, son signe distinctif. Il est le seul, d’après la résolution, à pouvoir accepter les nouvelles adhésions, révoquer un membre, confirmer ou rejeter un vote. L’homme-orchestre.

Une main de fer dans un gant de velours

Trump s’est autoproclamé président à vie de son propre chef. L’article 3.3 du Conseil de paix stipule que «le remplacement du président ne peut avoir lieu qu’à la suite d’une démission volontaire ou en raison d’une incapacité…». Une attitude et une mentalité répandues dans ce qu’on appelle communément le tiers-monde et les régimes totalitaires, jamais dans des institutions qui se respectent. Il a ainsi confortablement assuré ses arrières en faisant main basse sur le Conseil pour le restant de sa vie. De la présidence des États-Unis à la présidence du Conseil avec un cumul de fonctions et une double paie. Une vie cousue de fil d’or. Il sera souvent au-devant de la scène internationale. Gare à vous !

Un ticket d’entrée à un milliard de dollars est exigé pour les membres permanents, les VIP. Une somme considérée comme faramineuse. Un club fermé réservé aux très riches. Un mandat de second degré, de trois ans max, est réservé aux autres membres du conseil, avec une possibilité de renouvellement par la grâce du sieur Trump. L’égalité des chances est écartée d’après la charte.

Promoteurs immobiliers et affairistes alléchés

Trump n’a ouvert que la première et l’unique réunion préparatoire de son Board of Peace (BoP), le Conseil de paix. Une réunion de promoteurs immobiliers et d’affairistes alléchés par l’odeur de l’argent facile. Ce sont les nouveaux liquidateurs de la Palestine. Une Déclaration Balfour 2 en bonne et due forme. 

Trump a promis de s’atteler à la tâche d’établir un plan de développement économique à la hauteur des espérances des membres du Conseil et des attentes de leurs partenaires financiers. Gaza sera une ville moderne et prospère à l’image des nouvelles villes du Golfe arabique.

Pour l’instant, ni paix ni trêve à Gaza : des tirs de missiles et des bombardements rythment les journées, semant la mort et la désolation, même la nuit quand les Palestiniens s’y attendent le moins. Destruction contre reconstruction et désolation contre une paix fugitive.

Obsolescence programmée

La vie dudit Conseil est comptée. Le ver est dans le fruit. Sa longévité dépend de plusieurs facteurs endogènes. Donner les pleins pouvoirs à une seule personne sans garde-fous, checks and balances chers aux Américains, c’est aller au-devant de la confrontation et du culte excessif de la personnalité.

Trump est obnubilé par son ego ; il ne cesse de rabaisser ses interlocuteurs et de les traiter comme trois fois rien, même ses pairs ne sont pas épargnés.

La résolution 2803 (2025) du Conseil de sécurité de l’Onu a accordé au président du Conseil un délai, jusqu’en décembre 2027, pour mettre en place les assises du conseil, et l’a autorisé à déployer une Force internationale d’interposition dans l’esprit et le rôle que jouent les Casques bleus. Cette force pourra-t-elle créer une zone tampon entre toutes les forces en présence pour stabiliser l’enclave ?

Le temps presse : le mandat de Trump en tant que président des États-Unis prend fin le lendemain des résultats des élections présidentielles de novembre 2029. Le Conseil de paix est appelé à disparaître quelques instants, jours ou mois après la fin du mandat de D.T. Paix à son âme.

Quel Conseil de quelle paix ?

Trump prône la paix mais met toute son ardeur à semer la zizanie et la discorde entre les nations. Une imposition tarifaire monstre, un rapt au Venezuela, une guerre au Moyen-Orient. La faiblesse du conseil réside dans sa structure : l’adhésion se fait selon l’épaisseur du portefeuille et non selon le désir de servir autrui sans rien attendre en retour. Trump le veut ainsi. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Lui est le premier intéressé. Le sort de Gaza et le devenir des Palestiniens sont leurs derniers soucis. Certains membres, la peur au ventre, ont rejoint les rangs pour plaire à D.T. Tels des moutons de Panurge. Le torchon brûle entre plusieurs membres d’un organe qui prétend régler les conflits et faire régner la paix. Ses murs sont lézardés dès sa conception.

Comment peut-on œuvrer pour la paix et la concorde quand la Grande-Bretagne refuse d’y siéger en présence de la Russie ? Le Canada a été invité puis recalé. Cette volte-face est considérée comme une peine pour sa sagacité face à la voracité de Trump Baba ou l’Oncle pique-sous . Le gouvernement canadien oppose une résistance farouche face aux visées hégémoniques de D.T. Ce dernier compte, dans son esprit accapareur, agrandir les États-Unis aux dépens du Danemark et réécrire une nouvelle page de l’histoire américaine. Cette fois-ci, une ruée vers l’est. Des colons d’un genre nouveau. Le Danemark refuse (Nej tak, non merci) de céder son lopin de terre. Tout à son honneur. Si la discorde États-Unis vs Canada perdure, elle risquerait de mettre en péril un ancien accord commercial de libre-échange entre les trois pays de l’Amérique du Nord, l’Alena (Nafta), conclu en 1992.

Donald Trump le dos au mur

Le Conseil de sécurité des Nations unies, tout au long de son histoire, n’a pas cessé de condamner Israël pour ses multiples violations des résolutions des Nations unies et du droit international. Plus de 131 résolutions sont restées lettres mortes. D.T. est devant un défi majeur. Israël est son partenaire stratégique, membre de ce même Conseil et membre du commandement de la Force de stabilisation internationale. Comment un conseil, fraîchement moulu et créé de toutes pièces, va-t-il faire pour obliger Israël à se conformer aux résolutions du Conseil de paix ? À suivre !

* Le Général De Gaulle appelait le «Machin» l’Organisation des Nations Unies, la jugeant ô combien inutile et même dangereuse.

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Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023, arrêtée en Iran

12. Dezember 2025 um 19:46

La lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, a été « violemment arrêtée » ce vendredi 12 décembre en Iran alors qu’elle participait à une cérémonie en hommage à l’avocat Khosrow Alikordi, décédé dans des circonstances jugées suspectes.

Âgée de 53 ans, la journaliste et militante des droits humains était en liberté provisoire pour raisons médicales depuis fin 2024. Son arrestation a été confirmée par sa défense et dénoncée par son comité de soutien.

Une interpellation brutale en pleine cérémonie

Selon la Fondation Narges Mohammadi, l’opposante a été « violemment interpellée » par les forces de sécurité lors d’une cérémonie marquant les sept jours depuis la mort de Khosrow Alikordi, avocat de 45 ans spécialisé dans la défense de manifestants arrêtés lors du soulèvement de 2022.

Une figure emblématique de la résistance civile

Narges Mohammadi, régulièrement emprisonnée depuis près de vingt ans pour ses prises de position contre le régime des mollahs, avait reçu le prix Nobel de la paix en 2023 pour son combat contre l’oppression des femmes et pour la défense des droits fondamentaux. Sa condamnation la plus récente, purgée en partie, portait sur des accusations de propagande contre l’État.

BREAKING NEWS: Narges Mohammadi Arrested at Memorial for Khosrow Alikordi

12 December 2025

According to verified reports, Narges Mohammadi was violently arrested earlier today by security forces during the seventh-day memorial ceremony for Khosrow Alikordi, a lawyer who was… pic.twitter.com/zQ8DtLxDKY

— Narges Mohammadi | نرگس محمدی (@nargesfnd) December 12, 2025

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Donald Trump reçoit le tout premier « FIFA Peace Prize »

05. Dezember 2025 um 18:45

Lors du tirage au sort officiel de la 2026 FIFA World Cup, tenu ce vendredi au John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington D.C., la FIFA a officiellement décerné son tout nouveau “FIFA Peace Prize – Football Unites the World” à Donald J. Trump.

La cérémonie, orchestrée par le président de la FIFA, Gianni Infantino — un fidèle allié du président américain — a vu l’attribution du trophée inaugural, présenté comme une version “footbalistique” du Prix Nobel de la Paix.

Actions exceptionnelles

Selon la FIFA, ce prix récompense des “actions exceptionnelles en faveur de la paix” et un “engagement sans faille pour unir les peuples”.

Sur le tapis rouge à Washington, Trump — accompagné de proches personnalités internationales venues pour le tirage au sort — a reçu le trophée, décrit par certains comme “trois fois plus imposant que le trophée de la Coupe du monde”.

Dans son allocution, Infantino a salué le “travail de réconciliation” et les “initiatives diplomatiques” menées dernièrement, affirmant qu’elles incarnaient l’esprit de paix que la FIFA souhaitait honorer.

Lire aussi : Nobel de la paix : Le rêve trumpien s’effondre !

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Trump transforme le Nobel de Machado en hommage personnel

11. Oktober 2025 um 09:12

Fidèle à son style, Donald Trump a trouvé le moyen de ramener à lui le prix Nobel de la paix attribué vendredi à Maria Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne récompensée pour son combat démocratique contre le régime de Nicolás Maduro.

Lors d’une conférence de presse à Washington, le président américain a affirmé que la lauréate l’avait appelé “pour lui dédier” la distinction.

“Elle m’a dit qu’elle l’acceptait en mon honneur, parce que je le mérite vraiment”, a lancé Trump, avant d’ajouter, non sans humour : “Je ne lui ai pas demandé de me le donner, mais elle aurait pu.”

Maria Corina Machado a bien confirmé un entretien téléphonique avec le président américain dans un entretien à El País, mais sans mentionner de dédicace.

À la Maison-Blanche, ces déclarations font grincer des dents : plusieurs conseillers dénoncent une récupération politique, tandis que Trump assure qu’il “continuera à sauver des vies et à conclure des accords de paix”.

Trump: "The person who actually got the Nobel Prize called today, called me, and said 'I'm accepting this in honor of you, because you really deserved it.' A really nice thing to do. I didn't say 'Then give it to me, though.'" pic.twitter.com/NsMY97IP2J

— Aaron Rupar (@atrupar) October 10, 2025

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Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025, symbole du courage démocratique

10. Oktober 2025 um 10:50

L’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado a reçu, vendredi 10 octobre, le prix Nobel de la paix 2025 pour son engagement en faveur d’une transition pacifique vers la démocratie dans son pays, dirigé depuis plus d’une décennie par Nicolas Maduro.

Ingénieure industrielle de formation, Maria Corina Machado, 58 ans, est devenue l’un des visages les plus emblématiques de l’opposition vénézuélienne. Ancienne députée de l’Assemblée nationale, elle s’est imposée comme la principale rivale de Nicolas Maduro, qu’elle accuse de mener le Venezuela « vers la ruine économique et morale ».

Fondatrice du mouvement Vente Venezuela, Machado milite depuis plus de vingt ans pour le retour à un État de droit, la fin de la corruption et des élections libres. Sa détermination lui a valu d’être plusieurs fois arrêtée, interdite d’exercer toute fonction publique et même empêchée de se présenter à la présidentielle de 2024, malgré une large victoire aux primaires de l’opposition.

En lui attribuant le Nobel, le Comité norvégien a salué « l’un des exemples les plus extraordinaires de courage civique en Amérique latine ». Selon son président Jørgen Watne Frydnes, Machado « incarne la lutte pacifique d’un peuple pour la liberté et la dignité face à l’oppression ».

Le comité souligne que son action s’inscrit dans une approche non violente, privilégiant le dialogue et les moyens démocratiques pour parvenir à un changement politique au Venezuela, pays plongé depuis des années dans une grave crise économique et humanitaire.

Ce prix Nobel envoie un signal clair au régime de Nicolas Maduro, régulièrement accusé de réprimer l’opposition et de truquer les élections. Pour de nombreux observateurs, cette distinction renforce la légitimité internationale de Machado et relance la pression diplomatique sur Caracas.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux après l’annonce, Machado a dédié son prix « au peuple vénézuélien qui n’a jamais cessé de croire en la liberté ».

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