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Une base militaire israélienne secrète dans le désert irakien !

11. Mai 2026 um 12:53

On sait depuis longtemps que le Kurdistan irakien était toujours un terrain de prédilection pour le Mossad où ses agents avaient la liberté d’action pour comploter contre le régime de Saddam Hussein durant la dernière décennie du siècle dernier jusqu’à sa chute en 2003.

On sait aussi que ce même Kurdistan, surtout avec l’établissement de la gigantesque base militaire américaine à Erbil, est utilisé systématiquement pour la déstabilisation de l’Iran.

Mais alors que la guerre d’agression israélo-américaine fait rage depuis le 28 février, le Wall Street Journal nous apprend dans son édition du samedi 9 mai qu’« Israël a établi une base militaire secrète dans le désert de l’Ouest irakien pour appuyer la campagne de bombardements contre l’Iran. »

Selon des sources citées par le journal, « ce poste militaire a été établi juste avant le début de la guerre le 28 février et servait de base logistique à l’armée de l’air israélienne. Des forces spéciales israéliennes et des équipes de recherche et de sauvetage y ont été déployées au cas où des avions de chasse israéliens seraient abattus. »

On apprend également que « début mars, des bergers locaux ont signalé une activité militaire inhabituelle dans l’Ouest de l’Irak, (c’est-à-dire du côté des frontières avec la Jordanie et la Syrie). Mais quand des soldats irakiens se sont rendus sur place pour enquêter, ils ont été pris pour cible par des frappes aériennes israéliennes. »

À l’époque, le gouvernement irakien était à mille lieux de penser que ces frappes étaient d’origine israélienne. Il a imputé ces frappes aux États-Unis. L’armée irakienne n’a rien pu faire d’autre que rendre publique cette banale réaction : « Cette opération inconsidérée a été menée sans coordination ni autorisation. »

L’article du Wall Street Journal a suscité une vive controverse en Irak. Pour les Irakiens, il est bien évident que les Etats-Unis ne peuvent pas ne pas être au courant de la base mise en place par Israël.

Des recoupements et des connections sont établis par la presse irakienne entre « les affrontements avec une force non identifiés le 4 mars et, presque au même moment, les bombardements américains contre le ‘Hachd Achaabi’. »

D’un autre côté, une source sécuritaire irakienne a déclaré aux médias saoudiens qu’une activité militaire d’« origine inconnue » avait été observée dans l’ouest de l’Irak, mais que « les Américains avaient alors informé les forces irakiennes qu’il était impératif de ne pas s’approcher de la zone pour des raisons de sécurité ».

La fureur des Irakiens est d’autant plus grande que depuis l’invasion de 2003, les États-Unis contrôlent jusqu’à ce jour les revenus pétroliers irakiens. Une incongruité qui confère à Washington un important levier d’influence sur Bagdad. L’administration Trump, à l’instar de ses précédentes, ne manquera certainement pas de s’en servir pour tenter d’influencer la politique du futur gouvernement, principalement vis-à-vis de l’Iran, que dirigera le nouveau Premier ministre Ali al-Zaid.

Beaucoup en Irak et dans le monde arabe se demandent pour quelle mystérieuse raison, aucun des gouvernements irakiens successifs n’a eu le courage et la fermeté de reprendre de la main des Américains le contrôle de la principale richesse du pays ?!

Sur un autre plan, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a eu hier l’outrecuidance de critiquer la Chine pour son aide apportée à l’Iran. En effet, dans une interview diffusée sur la chaîne américaine CBS News dans l’émission 60 Minutes, il a accusé la Chine de fournir « des composants spécifiques pour la fabrication de missiles. »

L’arrogance de ce psychopathe n’a pas de limites. Celui qui depuis des décennies reçoit de l’Amérique des millions de tonnes d’armements et des dizaines de milliards de dollars en cash pour mener massacres massifs, nettoyage ethnique et génocide, se permet de s’en prendre à la Chine pour avoir aidé l’Iran à se défendre contre des agresseurs enragés !

En d’autres termes, Netanyahu s’en prend à la Chine parce qu’elle s’est posée en rempart, empêchant deux puissances nucléaires sans foi ni loi de détruire un pays de 90 millions d’âmes parce que son gouvernement ne plait pas aux forcenés de Tel-Aviv et de Washington ! Car, comme tout le monde sait, sans les missiles avec lesquels la République islamique s’est vaillamment défendue, le fils du Chah, cet hurluberlu, serait aujourd’hui au pouvoir à Téhéran en fidèle serviteur de ses maitres qui tirent les ficelles depuis Washington et Tel-Aviv.

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Le poème du dimanche | ‘‘Le deuil rouge’’ de Salah Al-Hamdani

03. Mai 2026 um 07:33

Né à Bagdad en 1951, Salah Al-Hamdani, est poète, écrivain, homme de théâtre français d’origine irakienne. (Ph. Isabelle Lagny).

Ancien opposant à la dictature de Saddam Hussein, Al-Hamdani commence à écrire ses poèmes en prison, vers l’âge de 20 ans. Il choisit la France comme terre d’exil, en 1975.

Il est l’auteur de plus de soixante-dix ouvrages, en arabe et en français (poésie, nouvelles et récits), dont, certains, sont traduits de l’arabe, en collaboration avec Isabelle Lagny. Sa poésie et ses récits en français sont traduits en plusieurs langues.

Tahar Bekri

Au sommet de ma cellule, je creuse un trou

Et s’évade la lumière ailée d’espoir

de ma nostalgie tuberculeuse.

Alors le chagrin s’y précipite et enveloppe les rires.

Je sais,

ma pensée n’a plus le sens profond qui apaise l’esprit.

Et même les battements de mon cœur

ne laissent plus d’ombre sur le reflet de l’aurore

car cette lumière en deuil

crie en moi à tous les crépuscules

jusqu’à la fin du jour.

Je suis comme ce livre abandonné depuis l’enfance,

aujourd’hui moisi sur l’étagère de l’âge adulte.

Rien,

pas même une lucarne dans le mur

ne me permet d’y échapper.

Sans cesse je comble ma gorge

d’un frémissement de mots

de restes

de ténèbres nocturnes.

Sans cesse j’emplis ma gorge

de lumière matinale

et sèche mon âge sur les barbelés de cette ville.

Les choses étaient ainsi, ou bien elles n’étaient pas

ou bien encore les deux.

On pourrait dire

que les palmiers sont venus à moi

frappent aux portes de mon absence

et qu’ils somnolent

à présent sur le seuil de Bagdad l’ancienne.

Traduit par de l’arabe par l’auteur et Isabelle Lagny

Extrait de L’arrogance des jours, Ed. Al Manar, édition bilingue, Paris, 2020.

(Remerciements à l’auteur)

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