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Tunisie : les transporteurs de carburants en grève les 23, 24 et 25 novembre

02. November 2026 um 15:41

 

Les entreprises de transport de carburants pourraient être paralysées pendant trois jours en novembre. Le département du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé, ce lundi 2 novembre, le dépôt d’un préavis de grève sectorielle pour les 23, 24 et 25 du mois courant. Le mouvement concernera l’ensemble des établissements du secteur sur tout le territoire national.

À l’origine de cette mobilisation, le syndicat dénonce le non-respect de l’accord conclu le 2 mai 2019, dont il réclame l’application intégrale. Selon la centrale syndicale, le non-respect de ses dispositions a porté atteinte aux droits professionnels et sociaux des salariés. Elle exige ainsi la mise en œuvre immédiate de l’ensemble des engagements prévus par cet accord.

Par ailleurs, dans son télégramme, l’UGTT se fonde sur les articles 376 bis et 376 ter du Code du travail pour appeler les autorités compétentes à intervenir dans les meilleurs délais afin de trouver une issue au différend. Elle invoque également l’article 377 et les dispositions qui suivent, dans le but de favoriser un règlement du conflit avant la date prévue pour la grève.

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Énergie: l’Afrique lance sa propre banque dotée de 5 milliards de dollars

02. November 2026 um 14:35

L’Afrique se dote d’un nouvel instrument de financement de son secteur énergétique. Portée conjointement par Afreximbank et l’Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO), la Banque africaine de l’énergie (AEB) a été officiellement lancée à Abuja, le 31 octobre.

L’enjeu est de taille: contribuer à résorber un déficit d’investissement estimé à 200 milliards de dollars, en diversifiant les sources de financement et en mobilisant les ressources nécessaires pour prendre progressivement le relais des partenaires financiers traditionnels.

Au-delà de sa création institutionnelle, l’AEB traduit une volonté plus profonde des gouvernements africains: reprendre la maîtrise de leur avenir énergétique. Leur constat est sans équivoque: l’industrialisation du continent passe nécessairement par des investissements massifs dans les capacités de production et les infrastructures de transport de l’énergie. Il en va également de la capacité de l’Afrique à ne pas manquer le tournant des nouvelles technologies, en particulier celui de l’intelligence artificielle, dont le développement repose sur des besoins considérables en électricité.

La mise en place de cette nouvelle institution intervient dans un contexte où les enjeux du financement énergétique prennent une dimension particulière. Le continent a besoin d’environ 200 milliards de dollars d’investissements pour développer son secteur, alors même que les bailleurs de fonds traditionnels réduisent progressivement leur exposition aux énergies fossiles, tant dans leurs financements à court terme que dans leurs engagements à long terme. Une évolution qui contraste avec les réalités énergétiques africaines, où le pétrole et le gaz demeurent des composantes essentielles de l’approvisionnement et du développement économique.

C’est précisément à ce décalage entre les besoins du continent et l’évolution des sources de financement disponibles que l’AEB entend apporter une réponse. Elle se fixe ainsi un double objectif: contribuer à combler le déficit d’investissement énergétique tout en accompagnant une transition juste, adaptée aux réalités économiques, énergétiques et sociales des pays africains.

Pour concrétiser cette ambition, la Banque dispose d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars. Son champ d’intervention couvrira l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de l’exploration et de la production au transport, à la transformation, au raffinage et à la distribution.

À travers ses interventions, l’AEB poursuit une triple ambition: renforcer les capacités de production énergétique de l’Afrique, réduire sa dépendance aux produits pétroliers importés et favoriser les échanges de biens énergétiques entre les pays du continent. À ces priorités s’ajoute la volonté de consolider la participation africaine dans le secteur, afin de permettre aux acteurs du continent de prendre pleinement part aux décisions qui engagent leur avenir énergétique.

L’institution se veut ainsi une banque panafricaine, indépendante et supranationale, appelée à fédérer les acteurs publics et privés autour des grands enjeux énergétiques du continent. Elle entend associer les gouvernements, les compagnies pétrolières nationales, les institutions financières et les investisseurs privés à une dynamique commune de développement et de transformation du secteur.

Sur le plan institutionnel, l’assemblée générale inaugurale a également permis de franchir une première étape dans la mise en place de la gouvernance de la Banque. Helmy Ghazi a été désigné comme son premier président, tandis qu’un premier conseil d’administration a été constitué. Celui-ci réunit des représentants des secteurs public et privé, ainsi que des personnalités issues d’institutions politiques majeures de différents pays africains.

Avec un capital autorisé de 5 milliards de dollars et un mandat couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de l’exploration à la distribution, l’AEB entend donc s’imposer comme un nouvel acteur du financement du secteur en Afrique. Au-delà de sa dimension financière, sa création porte une ambition stratégique: renforcer les capacités énergétiques du continent, accompagner une transition adaptée à ses réalités et donner aux acteurs africains une place plus importante dans la construction de leur propre avenir énergétique.

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Tunisie: Le TMM campe sur ses 7 %

02. November 2026 um 12:47

 

Le Taux moyen du marché monétaire (TMM) a conservé sa stabilité à 7 % en octobre 2026, un niveau identique à celui du taux directeur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), et ce pour le troisième mois consécutif.

Le TMM a ainsi connu deux phases distinctes en 2026: une première période de stabilité à 6,99 % entre février et juillet, suivie d’un passage à 7 % en août. Depuis, il n’a plus varié, se maintenant à ce niveau en septembre et en octobre.

Cette évolution s’inscrit dans le prolongement de l’assouplissement de la politique monétaire engagé par la BCT fin décembre 2025. Le 30 décembre, l’institution avait décidé de réduire son taux directeur de 50 points de base, le ramenant à 7 % à compter du 7 janvier 2026. La baisse a été rapidement et intégralement répercutée sur le marché monétaire.

Sur le plan de son évolution, le TMM s’est établi à 7,08 % au début de l’année 2026, avant de revenir à 6,99 % en février. Il a ensuite conservé ce niveau durant six mois consécutifs, jusqu’en juillet.

Il convient de rappeler que le TMM avait atteint un pic de 8,05 % en mars 2023, au terme d’une phase de resserrement monétaire menée par la Banque centrale pour juguler  les tensions inflationnistes. Depuis, l’indicateur n’a cessé d’évoluer à la baisse.

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Première mondiale: Abou Dhabi scelle un partenariat entre ADNOC et OpenAI dans l’IA

02. November 2026 um 11:26

 

Les Émirats arabes unis renforcent leur coopération avec les grands acteurs internationaux de l’intelligence artificielle. La compagnie pétrolière publique ADNOC et le groupe technologique G42 ont conclu lundi un accord avec OpenAI visant à intégrer des capacités avancées d’IA dans les différentes activités de l’énergéticien.

L’accord a été scellé en marge du Salon et Congrès international du pétrole d’Abou Dhabi (ADIPEC), en présence de Sam Altman, patron d’OpenAI, et du prince héritier d’Abou Dhabi, cheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan.

Selon Sultan Al Jaber, directeur général d’ADNOC et ministre émirati de l’Industrie, ce partenariat fera de son groupe le premier acteur mondial du secteur énergétique à adopter OpenAI Frontier, la plateforme d’intelligence artificielle avancée de l’entreprise américaine. Concrètement, ADNOC prévoit d’intégrer des agents intelligents et des modèles GPT à ses activités afin de mieux connecter et optimiser ses processus décisionnels, qu’ils soient opérationnels, commerciaux ou liés aux investissements. Le groupe entend également s’appuyer sur l’initiative Daybreak Blue d’OpenAI pour renforcer la protection de ses infrastructures stratégiques.

Pour Sam Altman, ce rapprochement constitue une occasion de mobiliser l’intelligence artificielle face aux défis les plus complexes d’ADNOC. Le patron d’OpenAI a également souligné une dimension essentielle de cette coopération: l’énergie pourrait devenir le principal enjeu économique du développement de l’IA. À mesure que le coût des modèles diminue, l’accès à une électricité abondante et abordable s’impose en effet comme une condition déterminante de leur déploiement à grande échelle.

Au-delà de ses applications industrielles, ce partenariat soulève également un enjeu de souveraineté numérique. G42 y occupe une place centrale grâce à son infrastructure d’IA souveraine et aux capacités de calcul et d’inférence hébergées aux Émirats. Pour ADNOC, dont les activités reposent sur des données industrielles sensibles, notamment celles relatives à ses réservoirs, la maîtrise de leur hébergement et de leur traitement constitue un impératif stratégique.

Cette stratégie s’inscrit dans une ambition plus large: développer des infrastructures capables de soutenir l’essor de l’IA. C’est notamment l’objectif de Stargate UAE, projet auquel participent G42, OpenAI, Oracle, Nvidia, Cisco et SoftBank. Le campus américano-émirati dédié à l’intelligence artificielle vise une capacité globale annoncée de 5 gigawatts, tandis que le cluster Stargate UAE doit atteindre à terme 1 gigawatt, avec une première tranche prévue de 200 mégawatts.

Le déploiement de telles infrastructures suppose toutefois des ressources énergétiques considérables. Pour répondre à ces besoins, les Émirats s’appuient sur un mix combinant gaz, nucléaire et solaire. ADNOC se retrouve ainsi au croisement de deux dynamiques: le groupe est appelé à tirer parti des gains de productivité permis par l’IA, mais appartient également à l’écosystème énergétique indispensable à son développement.

Enfin, le rapprochement entre OpenAI et Abou Dhabi s’étend au terrain financier. MGX, le fonds émirati spécialisé dans l’IA et déjà présent au capital d’OpenAI, figure parmi les investisseurs susceptibles de participer à ses nouvelles opérations de financement. Parallèlement, des accords avec Mubadala et Inception42 doivent permettre d’utiliser l’intelligence artificielle pour analyser les investissements, identifier des opportunités et mieux évaluer les risques.

À travers cette coopération, Abou Dhabi cherche ainsi à articuler technologies, infrastructures, énergie et capitaux pour faire de l’intelligence artificielle un nouveau moteur de croissance et renforcer sa place dans cette industrie en pleine expansion.

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Euronext: le franco-tunisien Stéphane Boujnah sur le départ, David Knibbe pressenti pour lui succéder

02. November 2026 um 09:43

Après plus de onze ans à la tête d’Euronext, le franco-tunisien Stéphane Boujnah quittera ses fonctions en mai 2027. Le groupe a fait cette annonce lundi, en précisant qu’il envisage de confier sa succession à David Knibbe, actuel patron de l’assureur néerlandais NN Group.

Sur recommandation de son comité de nomination, Euronext proposera la candidature de David Knibbe aux fonctions de directeur général et de président du directoire lors de l’assemblée générale des actionnaires, fixée au 20 mai 2027. Cette nomination devra toutefois recevoir, au préalable, l’aval des autorités nationales compétentes ainsi que celui du ministre néerlandais des Finances.

Ce départ marque la fin d’un cycle stratégique pour le groupe. Depuis son arrivée en novembre 2015, Stéphane Boujnah a fait des acquisitions le levier central de la transformation et de la croissance d’Euronext. Cette politique d’expansion a permis d’intégrer plusieurs grandes places financières européennes, parmi lesquelles l’Irish Stock Exchange, Oslo Børs, Borsa Italiana et, plus récemment, l’ATHEX Stock Exchange. Ces rapprochements successifs ont considérablement renforcé la présence du groupe en Europe et contribué à concrétiser son ambition de bâtir une infrastructure boursière paneuropéenne.

Pour lui succéder, le comité de nomination a fait le choix d’un dirigeant aguerri à la gestion des grands groupes cotés. À la tête de NN Group, David Knibbe a piloté une transformation que l’entreprise qualifie de réussie, tout en préservant de solides performances commerciales et financières. Son parcours dans l’assurance le distingue de celui de Stéphane Boujnah, davantage tourné vers les marchés financiers, mais son expérience à la tête d’un grand groupe financier constitue un atout pour prendre les commandes d’Euronext.

Le calendrier laisse d’ailleurs plusieurs mois au groupe pour préparer cette succession. Cette période doit permettre de sécuriser la transition sur le plan organisationnel et réglementaire, tout en laissant à Stéphane Boujnah la possibilité de poursuivre les chantiers stratégiques engagés jusqu’à la passation effective des responsabilités.

Au-delà de cette transition, c’est surtout la future feuille de route du groupe qui suscite l’intérêt. David Knibbe prolongera-t-il la stratégie de croissance externe ou privilégiera-t-il l’intégration et la consolidation des entités déjà acquises ? Ses choix devraient commencer à se préciser après l’assemblée générale du 20 mai 2027, sous réserve des approbations réglementaires et actionnariales.

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