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Lutte contre le blanchiment: ce que exige désormais le CMF

16. Oktober 2026 um 12:05

Le Conseil du Marché Financier (CMF) vient de publier  un guide pratique élargi pour renforcer la prévention du blanchiment d’argent, du financement du terrorisme et de la prolifération des armes. Destiné aux intermédiaires en bourse et aux sociétés de gestion de portefeuilles, ce document précise les mesures de vigilance et de contrôle attendues de ces professionnels.

Face aux risques de circulation de capitaux d’origine illicite, la prévention ne peut se limiter à un simple contrôle des transactions. Elle suppose également de connaître les clients, de retracer l’origine des fonds et de détecter les opérations inhabituelles. C’est dans cette optique que le CMF entend mettre à la disposition des professionnels un référentiel concret pour mieux appliquer les exigences légales et réglementaires en vigueur.

D’après communiqué, ce guide s’appuie notamment sur la loi organique n° 2015-26 du 7 août 2015, modifiée et complétée par la loi organique n° 2019-9 du 23 janvier 2019, ainsi que sur la législation relative au marché financier et le règlement du CMF du 23 janvier 2026.

Au cœur de cette démarche figure l’approche fondée sur les risques. Concrètement, les établissements concernés sont appelés à identifier et à évaluer les vulnérabilités liées à leurs clients, aux opérations réalisées, aux produits et services proposés, aux canaux de distribution et aux zones géographiques concernées. Cette cartographie doit évoluer au gré des risques, notamment lors du lancement de nouveaux produits ou services.

Encore faut-il que cette vigilance se traduise dans les pratiques quotidiennes. Le guide insiste ainsi sur la vérification de l’identité des clients et des bénéficiaires effectifs, ces personnes physiques qui détiennent ou contrôlent réellement une entité. Lorsque le risque est jugé élevé, les contrôles doivent être renforcés, notamment par la collecte d’informations supplémentaires et la vérification de l’origine des fonds et du patrimoine.

Par ailleurs, le CMF met l’accent sur la gouvernance interne. Le conseil d’administration, la direction générale, la fonction de conformité et l’audit interne doivent intervenir selon une répartition claire des responsabilités. La fonction de conformité doit, à cet égard, disposer de l’indépendance et des moyens nécessaires pour remplir ses missions.

La détection des opérations suspectes constitue un autre maillon essentiel du dispositif. Les transactions inhabituelles doivent être examinées au regard du profil du client et de son activité. Si les éléments recueillis font naître un soupçon, une déclaration peut être requise, dans le strict respect de la confidentialité et sans en informer le client ou un tiers. Le guide rappelle également les obligations relatives aux sanctions financières ciblées, notamment la vérification des listes applicables et le gel des avoirs concernés conformément à la législation en vigueur.

Enfin, le régulateur souligne que l’efficacité de ces mesures repose aussi sur la formation continue du personnel, la traçabilité des opérations et la réalisation d’audits internes indépendants. Il appelle les établissements concernés à revoir leurs procédures et à coopérer avec les autorités compétentes, dont la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF).

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Tunisie : près de 86 % des 10-70 ans sont connectés et près d’un internaute sur deux utilise l’IA

16. Oktober 2026 um 11:20

Neuf Tunisiens sur dix utilisent Internet. Selon le Baromètre du numérique 2026 de l’Instance nationale des télécommunications (INT), 85,9 % des 10-70 ans sont connectés, soit 10,9 points de plus qu’en 2023.

Parmi les internautes, 47,9 % ont recours à des applications d’intelligence artificielle (IA), qui devancent désormais les services électroniques (41,3 %), le commerce électronique (36,9 %) et l’administration en ligne (26,5 %).

L’enquête de l’INT a été menée en face à face (méthode CAPI) auprès de 5 077 personnes représentatives de la population, du 15 mai au 10 juin 2026. Les non-utilisateurs d’Internet ne représentent plus que 14,1 % de l’échantillon.

Le smartphone est au cœur de cette progression : 84,3 % des personnes interrogées en possèdent un et 95,4 % utilisent une ligne mobile, contre seulement 41 % pour l’ordinateur. La connexion mobile (70,4 %) devance désormais la connexion fixe (65,3 %). Les données mobiles dominent (60,9 %), de loin devant l’ADSL-VDSL (39,3 %). Tandis que la fibre optique reste marginale (4 %), révèlent les chiffres de l’instance.

Toujours selon l’INT, Internet est surtout utilisé à domicile (95,1 % des internautes), loin devant les cafés et restaurants (33 %) et le lieu de travail (31,7 %). Le pic d’activité se situe en soirée, avec 50 % des usages entre 18 h et 22 h. Plus de la moitié des internautes (54,9 %) passent plus de trois heures par jour en ligne.

 

Lire aussi : La Tunisie dans le Top 6 africain de la connectivité numérique

ChatGPT largement en tête

L’analyse de l’organisme montre que l’IA sert d’abord à la recherche d’informations (68,9 %) et à l’éducation (51,2 %) – un point excellent -, devant la retouche photo et vidéo (20,7 %) et l’aide au travail (17,6 %). ChatGPT est utilisé par 96,3 % des adeptes de l’IA, Gemini arrive loin (32,5 %) et Claude encore plus loin (6,3 %).

Pour sa part, le commerce en ligne passe surtout par les réseaux sociaux : 84,5 % des acheteurs utilisent Facebook, Instagram ou WhatsApp. Le paiement à la livraison reste le mode privilégié pour 94,6 % des personnes interrogées. Et Glovo domine parmi les applications citées (71,8 %), devant Yassir (44,6 %).

Quant à l’administration en ligne, son faible usage est expliqué surtout par l’absence de besoin (52,1 %), et non par la défiance : seuls 2,5 % invoquent un manque de confiance dans la sécurité. En d’autres termes, l’administration publique ne propose que peu de services aux citoyens, explique le Baromètre de l’INT.

Des fractures toujours marquées

L’usage d’Internet reste lié au niveau d’instruction et au revenu : 98,3 % chez les universitaires contre 23 % chez les non-scolarisés; et 95,9 % dans les ménages gagnant au moins 2 500 dinars contre 69,1 % pour ceux disposant de 600 dinars au plus. L’écart générationnel est également net : 99,2 % chez les 18-24 ans, contre 54,1 % chez les 60-70 ans.

La parité de genre est presque atteinte (86,5 % chez les hommes, 85,2 % chez les femmes). Cependant que les disparités territoriales persistent, entre le District 5 (94,3 %) et le District 2 (79,6 %). Ces clivages se retrouvent dans l’IA, utilisée par 70,3 % des universitaires contre 1,4 % des non-scolarisés, et par 74 % des 10-17 ans contre 7,3 % des 60-70 ans.

Reste maintenant à comparer ces chiffres à ceux des autres pays de la région d’Afrique du Nord, voire africains.

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Les Ciments de Bizerte poursuivent les efforts de redressement

16. Oktober 2026 um 08:11

La société Les Ciments de Bizerte a publié ses indicateurs d’activité relatifs au troisième trimestre 2026.

La production de clinker est restée à l’arrêt, l’entreprise s’approvisionnant en clinker externe pour assurer le broyage et la fabrication du ciment.

La production de ciment s’est établie à 38 947 tonnes, marquant une baisse de 6,2% en glissement annuel. Sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année, la production affiche, en revanche, une progression de 28,2%, à 105 851 tonnes. Un nouvel appel d’offres a d’ailleurs été lancé pour sécuriser les approvisionnements futurs.

La production de chaux a atteint 312 tonnes, contre 529 tonnes un an auparavant. Ce repli est en lien direct avec la contraction de la demande sur le marché national. Depuis le début de l’année, une hausse de 14,1% est enregistrée à 1 244 tonnes.

Les ventes locales et les revenus du quai se sont élevés à 10,604 MTND pour le troisième trimestre, enregistrant un repli léger de 2,3% comparativement à la même période en 2025. Sur les neuf premiers mois, le chiffre d’affaires totalise 27,713 MTND, en baisse de 11,8%.

Le fait marquant de ce trimestre réside dans l’avancement du plan de restructuration de l’entreprise. La phase de consolidation des dettes bancaires est quasiment achevée. L’endettement global s’élève à 120,744 MTND à fin septembre 2026, en légère diminution de 1,2% sur un an. Les efforts actuels se concentrent sur la finalisation de l’obtention de nouveaux crédits. Ceux-ci serviront à financer les travaux indispensables à la reprise de la production interne de clinker ainsi qu’à couvrir le besoin en fonds de roulement. Les crédits de gestion se sont établis à 26,798 MTND.

Pour le dernier trimestre de l’année, Les Ciments de Bizerte comptent maintenir le cap de leur redressement. La fin de l’année devrait apporter de bonnes nouvelles sur le plan opérationnel.

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