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Et si les expériences passées brouillaient les décisions présentes? Richard Bolstad de retour à Tunis pour une formation à l’Institut Psynapse

14. Oktober 2026 um 18:20

Quand le passé s’invite à la table des décisions, le présent peut en payer le prix. Stress, peur de l’échec, appréhension de l’incertitude… Autant de freins susceptibles de brouiller le jugement, y compris chez les décideurs les plus aguerris.

Les 17 et 18 octobre 2026, le néo-zélandais, Richard Bolstad, psychothérapeute et formateur international en programmation neurolinguistique (PNL), sera de retour en Tunisie pour animer une formation certifiante en Time Line Therapy à l’Institut Psynapse. Son objectif est d’explorer comment prendre de la distance avec certaines expériences émotionnelles pour ne plus laisser les réflexes d’hier dicter les choix de demain.

Une mauvaise expérience professionnelle peut laisser des traces bien après que la situation qui l’a provoquée a disparu. Une décision qui a mal tourné, un projet qui a échoué ou une période de forte pression peuvent continuer à peser sur les choix suivants. À force d’anticiper le même scénario, l’individu risque alors de réagir moins à la situation qui se présente qu’au souvenir de ce qu’il a déjà vécu. Dans un environnement économique incertain, où les dirigeants doivent arbitrer rapidement sans toujours disposer de toutes les garanties, cette mécanique mérite d’être examinée.

C’est l’un des axes de travail de Richard Bolstad. “L’une des principales choses sur lesquelles je me concentre est le stress”, explique-t-il. Formé en Nouvelle-Zélande, ce psychothérapeute et formateur international intervient auprès de professionnels, mais aussi dans des contextes marqués par des crises. Il évoque notamment des expériences d’enseignement de techniques d’accompagnement en Ukraine et au Japon, dans des environnements touchés par des situations difficiles. Auteur de plus de vingt ouvrages, il est également membre honoraire de l’Association for Neuro Linguistic Programming (ANLP), qui lui a décerné son prix international de la PNL en 2017. Son parcours l’a conduit à enseigner dans plusieurs pays et à adapter ses interventions à des publics et à des situations variés.

Au-delà des techniques qu’il transmet, son propos part d’une observation simple. Une situation stressante ne produit pas uniquement des effets au moment où elle survient. Le souvenir peut continuer à déclencher des réactions émotionnelles, parfois disproportionnées par rapport à ce qui se passe réellement dans le présent. Une inquiétude ancienne peut ainsi s’inviter dans une nouvelle décision, tandis que la peur de reproduire une erreur finit par limiter la capacité à envisager d’autres possibilités. Selon Richard Bolstad, l’objectif consiste à réduire le poids de ces expériences sur les réactions actuelles. “L’idée est de libérer le cerveau des mauvaises expériences passées pour que la personne puisse aborder chaque nouvelle décision avec un regard neuf”, explique-t-il. En effet, cette approche trouve un écho particulier dans le monde professionnel. Un dirigeant doit pouvoir tirer les leçons d’un échec sans pour autant laisser celui-ci déterminer toutes ses décisions futures. De même, un manager peut avoir besoin de reconnaître ses appréhensions pour éviter qu’elles ne se transforment en frein à l’action. Il ne s’agit donc pas d’effacer le passé ni d’ignorer les erreurs, mais de ne pas leur laisser une place excessive dans l’évaluation des situations présentes. C’est dans cette perspective que s’inscrit la Time Line Therapy, une approche développée dans l’univers de la PNL. Elle s’appuie sur la manière dont les individus se représentent leur passé et leur avenir, notamment à travers des exercices de visualisation destinés à travailler sur certaines émotions et sur les objectifs qu’ils souhaitent atteindre.

A fortiori, Bolstad souligne que les techniques enseignées ne reposent pas nécessairement sur l’hypnose. Elles peuvent être pratiquées à partir de consignes structurées et d’un travail d’imagination. Le principe consiste notamment à modifier la façon dont une personne se représente une expérience passée, puis à l’aider à envisager autrement les situations à venir.

À dire vrai, l’approche comporte également un volet tourné vers l’avenir. Se fixer un objectif ne suffit pas toujours à avancer. Le doute, la peur de l’échec ou l’anticipation des difficultés peuvent compromettre une initiative avant même qu’elle ne soit engagée. La visualisation cherche alors à rendre les objectifs plus concrets et à permettre à la personne de se projeter dans la situation qu’elle souhaite atteindre.

“Les techniques permettent également de rendre l’avenir plus inspirant”, souligne le formateur. Dans un cadre professionnel, cette projection peut contribuer à clarifier une ambition et à réfléchir aux étapes nécessaires pour la concrétiser. Elle ne dispense toutefois ni de construire une stratégie, ni d’évaluer les risques, ni de tenir compte des contraintes économiques et opérationnelles. Imaginer un résultat souhaité ne suffit pas à le rendre réalisable.

Reste une question centrale, celle de l’efficacité. Pour appuyer son approche, Richard Bolstad renvoie notamment à des recherches consacrées à la réduction des émotions négatives associées à des souvenirs stressants. L’une d’elles, publiée en 2011 dans le Journal of Organizational Knowledge Management, a porté sur des professionnels du secteur informatique et comparé plusieurs techniques, dont l’hypnose, la PNL et la Time Line Therapy.

Les auteurs ont rapporté une diminution significative des émotions négatives dans le groupe ayant suivi les interventions, contrairement au groupe témoin. Ces résultats apportent un élément de réflexion sur l’utilisation de telles techniques, mais ils doivent être interprétés avec prudence. L’échantillon étudié était limité et plusieurs approches ont été évaluées. Ces travaux ne permettent donc pas d’attribuer les résultats à la seule Time Line Therapy, ni d’affirmer qu’elle serait supérieure aux autres méthodes. Ils ne démontrent pas non plus qu’elle améliore directement les performances des dirigeants ou les résultats d’une entreprise. Cette réserve est d’autant plus importante que le stress professionnel ne relève pas toujours de la seule perception individuelle. Des objectifs irréalistes, une charge de travail excessive, le manque de ressources ou une organisation défaillante peuvent contribuer à la pression ressentie. Dans ces cas, le travail sur les émotions ne saurait remplacer les changements nécessaires dans l’environnement professionnel. 

La formation proposée par Richard Bolstad ne s’adresse d’ailleurs pas uniquement aux dirigeants. Elle vise notamment les coachs, les praticiens en PNL, les thérapeutes et les professionnels de l’accompagnement qui souhaitent élargir leurs outils. Au programme figurent la découverte de protocoles, l’expérimentation d’exercices et le travail sur les représentations du passé et de l’avenir.

Selon le formateur, certaines techniques peuvent être utilisées de manière autonome, notamment pour préparer une décision ou clarifier un objectif. Les professionnels qui les intègrent à leur pratique doivent néanmoins tenir compte de leur champ de compétences et des besoins des personnes accompagnées. Ces outils ne remplacent pas un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire. Richard Bolstad précise également que les participants n’ont pas besoin de raconter leur histoire personnelle devant le groupe pour expérimenter les exercices. Cette possibilité permet d’aborder le travail proposé sans imposer l’exposition publique d’expériences intimes.

Sa venue en Tunisie s’inscrit dans une relation déjà établie avec le pays. Le formateur indique y être venu à plusieurs reprises et y avoir déjà enseigné auprès de l’organisation avec laquelle il collabore localement. Les 17 et 18 octobre 2026, il retrouvera donc le public tunisien à l’Institut Psynapse, au Lac, pour deux journées de formation en présentiel.

À travers cette intervention, Richard Bolstad remet au centre du débat la manière dont les expériences passées peuvent influencer les réactions présentes et les choix à venir. La démarche intéressera particulièrement ceux qui cherchent à mieux comprendre leurs mécanismes émotionnels et à enrichir leurs pratiques d’accompagnement. Mais son intérêt ne doit pas conduire à en faire une solution universelle. Entre le poids du vécu, les contraintes du quotidien et les décisions à prendre, la capacité à prendre du recul peut constituer un atout. Encore faut-il apprécier les méthodes proposées à la lumière des preuves disponibles et les replacer dans leur juste cadre.

Le passé peut éclairer une décision sans nécessairement la dicter… C’est précisément sur cette marge de manœuvre que la Time Line Therapy entend travailler.

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“Tunisie, Terre de Saveurs”: des entreprises tunisiennes à la conquête des marchés européens à Paris

14. Oktober 2026 um 16:24

Sous la bannière “Tunisie, terre des saveurs”, neuf entreprises tunisiennes spécialisées dans l’huile d’olive, les dattes et leurs produits dérivés se réunissent à Paris du 16 au 21 octobre 2026. Six entreprises de la filière huile d’olive et trois entreprises spécialisées dans les dattes et leurs dérivés présenteront une offre tunisienne qui conjugue qualité, savoir-faire et innovation. À travers cette initiative, l’ambition est de renforcer la visibilité de ces produits emblématiques de la Tunisie auprès des consommateurs et des professionnels européens et de créer de nouvelles opportunités commerciales sur les marchés européens.

Trois temps forts pour faire découvrir les saveurs tunisiennes

  • Du 16 au 18 octobre 2026, “Tunisie, Terre de Saveurs”: à la découverte des saveurs tunisiennes au Centre Beaugrenelle Paris

Les entreprises participantes seront présentes au Centre Beaugrenelle Paris à l’occasion de trois journées d’exposition, de dégustation et de découverte. Les visiteurs pourront découvrir une sélection d’huiles d’olive extra vierges, de dattes Deglet Nour et de produits dérivés, tout en échangeant directement avec les entreprises participantes.

  • Le 16 octobre 2026, “Tunisie, Terre de Saveurs”: la gastronomie tunisienne s’invite au Cordon Bleu Paris

Une expérience gastronomique sera également organisée à Le Cordon Bleu Paris – École de cuisine, arts culinaires et management hôtelier, autour de créations culinaires préparées par un chef étoilé à partir des produits des entreprises participantes. Cette rencontre permettra de mettre en valeur les produits tunisiens autrement, à travers leurs qualités gustatives, leur diversité et les histoires qui se cachent derrière leur production.

  • Du 19 au 21 octobre 2026, “Tunisie, Terre de Saveurs”: à la conquête des marchés internationaux au SIAL Paris

Les entreprises poursuivront leur démarche de prospection au SIAL Paris 2026, l’un des rendez-vous internationaux majeurs de l’industrie agroalimentaire, à la rencontre d’acheteurs, de distributeurs et de partenaires commerciaux.

Neuf entreprises tunisiennes, une même ambition

Filière huile d’olive
1. Daoud Grove : daoudgrove.com
2. Greatlines « Firma » : Firma.com
3. Ferme Ali Sfar « Tesoro Del Rio » : tesorodelrio.com
4. Oléa Amiri : oleaamiri.com
5. Olyfo : olyfo.com
6. Garrach Food « NARA » : nara-oliveoil.com

Filière dattes et dérivés
1. Tazart : tazart.tn
2. Bra Dattes – Bra International : bradates.com
3. Ben Moussa Dattes

« L’internationalisation des entreprises tunisiennes au cœur d’un appui et d’un partenariat institutionnels »

Cette initiative « Tunisie, Terre de Saveurs », portée par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (MIME), s’inscrit pleinement dans les orientations de la Stratégie industrielle et d’innovation à l’horizon 2035, qui vise notamment à favoriser l’internationalisation des entreprises tunisiennes, à renforcer leur compétitivité et à soutenir leur accès aux marchés internationaux.

Elle s’inscrit également dans le cadre de la mission EXPORTI de la composante « Appui à la Modernisation de l’Industrie Tunisienne » (AMIT) du Programme d’Appui à la Compétitivité et aux Exportations (PACE), relevant du projet « Croissance Qualitative pour l’Emploi » (CQE), financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ, en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (MIME).

La mise en œuvre de cette initiative est réalisée en collaboration avec l’Ambassade de Tunisie en France, À travers cette mission, les partenaires souhaitent renforcer la visibilité et le positionnement de l’offre tunisienne sur les marchés européens, accompagner l’internationalisation des entreprises participantes et favoriser le développement de nouvelles opportunités commerciales autour de produits tunisiens à plus forte valeur ajoutée.

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Ce pays africain accueillera la Formule 1 après plus de 30 ans d’absence

14. Oktober 2026 um 14:16

Le Rwanda accueillera un Grand Prix de Formule 1 au début des années 2030, dans le cadre d’un accord de dix ans annoncé le 13 octobre 2026. La course doit se dérouler sur un circuit à construire à Bugesera, au sud de Kigali. Ce projet marquera le retour du championnat sur le continent africain, absent du calendrier depuis 1993.

Selon le communiqué officiel de la Formule 1, le projet prévoit la construction d’un circuit conçu pour accueillir les monoplaces de la discipline. Le tracé sera implanté à proximité du futur aéroport international de Bugesera, à environ 40 kilomètres de la capitale rwandaise. Sa mise en service constitue une étape déterminante avant l’organisation de la première course, dont la date exacte n’a pas encore été annoncée.

Le développement du circuit s’inscrit dans la stratégie du Rwanda visant à attirer des événements sportifs internationaux et à renforcer son attractivité touristique. Les autorités attendent de ce projet des retombées en matière d’investissement, d’emploi et d’activité économique, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, des transports et des services.

La dernière course de Formule 1 organisée en Afrique remonte à 1993, avec le Grand Prix d’Afrique du Sud disputé à Kyalami. L’arrivée du Rwanda dans le calendrier mettrait ainsi fin à plus de trois décennies d’absence du championnat sur le continent.

La concrétisation du projet dépendra toutefois de la construction du circuit et de la mise en place des infrastructures nécessaires. Le calendrier détaillé des travaux et la date de la première édition restent à préciser.

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Tunisie: 20 millions de dinars mobilisés pour la campagne des dattes 2026-2027

14. Oktober 2026 um 12:32

À l’approche de la prochaine campagne des dattes, la Banque tunisienne de solidarité (BTS Bank) prévoit de mobiliser 20 millions de dinars en faveur des petits agriculteurs. D’après les propos relayés par l’agence TAP, cette enveloppe sera distribuée sous forme de crédits saisonniers destinés à financer la collecte et le stockage des dattes, ainsi que l’entretien des oasis dans le Sud tunisien.

Le dispositif comprend les gouvernorats de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès, où la préparation de la saison 2026-2027 nécessite des moyens financiers pour accompagner les opérations de récolte et préserver les espaces oasiens.

En effet, la banque entend faciliter l’accès à ces financements en supprimant deux obstacles souvent contraignants pour les petits exploitants : l’obligation de présenter des garanties et celle de disposer d’un apport personnel. D’ailleurs, les crédits seront accordés à un taux d’intérêt bancaire fixe, selon des conditions préférentielles et des procédures simplifiées, avec des délais de traitement définis.

Par conséquent, les agriculteurs pourront déposer leur demande directement auprès de la BTS Bank ou passer par des structures collectives du secteur. Sont notamment concernés les Sociétés mutuelles de services agricoles (SMSA), les Groupements de développement agricole (GDA) et les sociétés communautaires. L’octroi des financements par ces intermédiaires s’effectuera dans le cadre de conventions conclues avec la banque.

À travers cette enveloppe, la BTS Bank entend donner aux petits agriculteurs les moyens de préparer la campagne dans de meilleures conditions, en soutenant les opérations de collecte et de stockage, tout en contribuant à l’entretien des oasis. La rapidité de mise à disposition des fonds constitue également un enjeu notable, afin que les bénéficiaires puissent disposer des ressources nécessaires au moment opportun.

Rappelons aussi que la filière des dattes occupe également une place importante dans les exportations tunisiennes. Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les recettes générées par les exportations de dattes ont atteint 908,4 millions de dinars au cours des dix premiers mois de la campagne 2025-2026, et ce, pour un volume exporté de 144 100 tonnes.

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Les sociétés cotées ont jusqu’au 20 octobre pour se conformer aux exigences du CMF

14. Oktober 2026 um 11:04

Le Conseil du Marché Financier (CMF) rappelle dans un communiqué publié aujourd’hui, 14 octobre 2026, aux sociétés cotées à la Bourse de Tunis qu’elles doivent déposer leurs indicateurs d’activité du troisième trimestre 2026 au plus tard le mardi 20 octobre.

Conformément à l’article 21 de la loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier, les sociétés concernées sont tenues de présenter leurs indicateurs selon le modèle prévu pour leur secteur d’activité.

En outre, le CMF insiste sur la nécessité d’accompagner ces données de commentaires explicatifs clairs et précis. Ceux-ci doivent permettre de comprendre les causes des variations significatives enregistrées au cours des neuf premiers mois de 2026, conformément à l’article 44 bis de son règlement.

Par ailleurs, le régulateur appelle les sociétés cotées à respecter le délai fixé et à veiller à la qualité et à l’exhaustivité des informations publiées. Tout manquement à ces obligations est susceptible d’entraîner des mesures relevant de ses prérogatives.

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Tunisie: le devenir des 12 305 biens immobiliers d’avant l’indépendance

14. Oktober 2026 um 10:03

1956, ça vous dit quelque chose? C’est l’année de l’indépendance de la Tunisie. Mais c’est aussi une date qui, dans le chapitre immobilier, reflète une frontière entre deux époques. Car derrière les murs de certaines propriétés, les terres agricoles et les vieux immeubles, se cache une histoire foncière dont les traces se retrouvent encore aujourd’hui dans les registres de l’État.

Le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières vient justement d’apporter des éclaircissements sur ce patrimoine, en réponse à une question écrite de la députée Basma Hammami, selon l’agence TAP. Et ce, concernant le recensement des biens appartenant à des étrangers en Tunisie, notamment à Siliana.

Le dossier se divise en deux volets. D’une part, les terres agricoles et d’autre part, les propriétés urbaines. Pour les premières, la loi n° 5 de 1964 réserve la propriété aux ressortissants tunisiens, explique la même source. Selon le ministère, son application a permis de régulariser une grande partie des terres auparavant détenues par des étrangers et de les intégrer au patrimoine national. Le transfert des terres restantes à l’État est toujours en cours.

Par ailleurs, les données relayées par ladite source informe que quant aux propriétés urbaines, les chiffres donnent une idée de l’ampleur du dossier. Au total, 12 305 biens construits ou acquis avant 1956 sont concernés. Parmi eux, 7 645 appartenant à des ressortissants français ont été transférés à l’État en vertu des accords tuniso-français de 1984 et de 1989.

Les 4 660 autres biens demeurent la propriété d’étrangers. Certains sont gérés par des agents immobiliers ou par la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), tandis que d’autres restent à la disposition de leurs propriétaires résidents, conformément à la législation en vigueur. Or, posséder un bien ne signifie pas nécessairement pouvoir en disposer sans formalités. Certaines opérations nécessitent l’autorisation du gouverneur territorialement compétent et du ministre des Domaines de l’État. A fortiori, des exceptions sont toutefois prévues pour les propriétaires français et italiens qui vendent leurs biens à des Tunisiens, en vertu des textes applicables.

Et que deviennent les propriétés laissées sans occupant? La SNIT assure la gestion des biens vacants relevant de son périmètre, notamment en les louant par voie d’enchères publiques. Les bâtiments menaçant ruine font, quant à eux, l’objet d’un suivi encadré notamment par la loi n° 33 de 2024, qui prévoit des mesures d’évacuation, de restauration ou d’expropriation, tout en garantissant les droits des propriétaires et des occupants.

Le recensement se poursuit, en coordination avec l’Office national de la propriété foncière et la SNIT, afin d’actualiser les listes et de déterminer le statut juridique de chaque bien.

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AdaptAction: lancement d’un projet de 150 000 euros pour renforcer l’adaptation climatique des territoires ruraux

14. Oktober 2026 um 09:58

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé ce mardi 13 octobre une convention de financement pour la mise en œuvre d’un projet consacré à la capitalisation des savoirs agroécologiques et des pratiques locales au service de l’adaptation des territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée au changement climatique.

Moment de la signature.

D’un montant total de 150 000 euros, ce projet est cofinancé par l’OSS, la France, à travers l’AFD, et l’Union européenne. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’OSS à Tunis, en présence de Nabil Ben Khatra, Secrétaire Exécutif de l’OSS, de S.E. Anne Guéguen, Ambassadrice de France en Tunisie et de Christophe Cottet, Directeur de l’AFD en Tunisie. Cette signature illustre l’engagement commun de la France, à travers l’AFD, et de l’Union
européenne aux côtés de l’OSS.

Pour la France et pour l’Union européenne, soutenir l’adaptation au changement climatique, c’est d’abord s’engager aux côtés de celles et ceux qui y font face au quotidien. Mis en œuvre par l’OSS dans le cadre du programme AdaptAction–ACAMED, co-financé par l’AFD et par l’Union européenne, le projet répond à un enjeu concret pour les territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée : mieux valoriser les connaissances et les pratiques développées localement pour faire face à la rareté de l’eau, aux sécheresses, à la dégradation des sols et à la fragilisation des systèmes agricoles. Ces savoirs existent, mais restent souvent dispersés, insuffisamment documentés ou peu pris en compte dans les politiques publiques. Le projet vise à les structurer, à en analyser la portée et à les rendre plus directement mobilisables dans la décision publique.

Le projet portera notamment sur les savoirs liés à la gestion de l’eau et des sols, aux semences, à l’agrobiodiversité, aux systèmes oasiens, aux plantes utiles et aux pratiques de transformation et de conservation des produits locaux. Il analysera également des expériences méditerranéennes afin d’identifier les conditions permettant aux solutions les plus pertinentes d’être reconnues, adaptées à d’autres contextes ou déployées à plus grande échelle. Une attention particulière sera portée aux conditions dans lesquelles ces savoirs sont détenus et transmis, notamment au rôle des femmes dans la gestion de l’eau, la préservation des semences, la transformation des
produits et la transmission des connaissances.

L’objectif est de disposer d’une lecture plus complète des réalités territoriales et d’en tenir compte dans les recommandations destinées aux politiques d’adaptation. Cette démarche donnera lieu à un corpus analytique sur les savoirs agroécologiques, à un bilan comparatif des expériences méditerranéennes et à l’organisation d’une table ronde régionale associant chercheurs, décideurs, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, praticiens et représentants des territoires. 

À travers cet engagement commun, la France et l’Union européenne réaffirment leur soutien à leurs partenaires africains et méditerranéens face à un défi qui concerne les deux rives. Les enseignements du projet seront partagés avec l’ensemble des pays membres de l’OSS.

Le projet contribuera à mieux intégrer les savoirs agroécologiques et les pratiques locales dans les stratégies d’adaptation de la rive sud de la Méditerranée (Syrie, Liban, Palestine, Jordanie, Égypte, Tunisie, Algérie et Maroc), et à identifier les conditions de passage à l’échelle des solutions ayant fait leurs preuves. Le partenariat permettra également de valoriser, au sein des enceintes internationales telles que les COP et le Forum mondial de l’eau, les initiatives ayant démontré leur contribution à l’adaptation des territoires.

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MACF: le prix de la tonne d’équivalent CO2 est fixé à 82,32 €

14. Oktober 2026 um 09:13

Le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) est bien plus qu’une simple exigence réglementaire. C’est un défi commercial stratégique qui exige une préparation précoce et des données fiables. Les émissions de carbone deviennent un facteur de plus en plus déterminant dans les coûts d’exportation, les marges bénéficiaires et la sélection des fournisseurs. La supervision du cours des certificats doit être mécanique.

Pour le troisième trimestre 2026, la Commission européenne a fixé le prix de la tonne d’équivalent CO2 à 82,32 €. Ce prix est en hausse par rapport aux 1er et 2e trimestres qui affichaient, respectivement, des valorisations de 75,36 et 75,28 €.

La hausse du prix s’explique par la formule même du dispositif. Le prix du certificat MACF est le reflet direct du marché réglementé des quotas d’émission de l’Union européenne. Cette dernière applique une réduction linéaire stricte du plafond global d’émissions autorisées. Moins de quotas disponibles aux enchères fait mécaniquement grimper les prix.

De plus, l’année 2026 marque le début de la suppression graduelle des allocations gratuites accordées jusqu’alors aux industriels européens pour faire face à la concurrence internationale. Les entreprises doivent donc acheter davantage de volumes sur le marché. Cela sans oublier que l’intégration totale du secteur maritime, contraint à couvrir l’intégralité de ses émissions cette année, et l’inclusion de nouveaux gaz accentuent la pression sur la demande globale de quotas.

Pour les exportateurs tunisiens, ils doivent anticiper dès aujourd’hui un déficit structurel de l’offre de quotas, orientant les cours à la hausse. Ils doivent tenir compte de cette tendance dans leur budget de l’année prochaine.

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Le Tunisien Khaled Koubaa rejoint le Conseil consultatif d’une agence américaine de développement

14. Oktober 2026 um 09:06

En décembre dernier, le Groupe de la Banque mondiale annonçait la nomination du Tunisien Khaled Koubaa au sein de son Comité des sanctions. Aujourd’hui, une nouvelle nomination s’ajoute à son parcours international. Un érudite! Khaled Koubaa vient de rejoindre le Conseil consultatif de la Millennium Challenge Corporation (MCC). CEtte dernière est une agence du gouvernement américain dédiée à la lutte contre la pauvreté par la croissance économique.

Créée en 2004, la MCC finance des programmes de développement dans des pays partenaires. Son Conseil consultatif réunit des experts, des chefs d’entreprise et des spécialistes chargés de conseiller l’agence sur les investissements, les partenariats économiques et les nouvelles technologies.

Khaled Koubaa y apportera son expérience en gouvernance d’Internet, en intelligence artificielle et en politiques publiques. Il entend notamment contribuer aux réflexions sur le rôle des technologies dans la croissance économique et l’inclusion.

Pour rappel, son parcours comprend des responsabilités chez Google et Meta, ainsi qu’un passage au conseil d’administration de l’ICANN, l’organisation chargée de coordonner des ressources essentielles au fonctionnement d’Internet.

 

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Quoi de neuf dans la nouvelle norme ISO 9001: 2026?

14. Oktober 2026 um 08:48

La nouvelle version de la norme ISO 9001: 2026, publiée officiellement le 16 septembre 2026 et succédant à la version 2015, a introduit des évolutions structurantes pour mieux intégrer les défis contemporains des organisations. Certaines nouveautés sont à mentionner.

La première est la prise en compte des changements climatiques. Les exigences y relatives ont été explicitement enrichies. Ainsi, l’organisme doit désormais déterminer si des enjeux découlant des changements climatiques ont une incidence sur sa capacité à atteindre les résultats attendus de son système de management de la qualité.

Les besoins et attentes des parties intéressées pertinentes peuvent également inclure des exigences ou des préoccupations liées aux changements climatiques.

La deuxième est que la qualité n’est plus seulement perçue à travers des processus techniques, mais aussi à travers les valeurs partagées de l’organisme. La direction doit ainsi activement promouvoir une culture de la qualité et un comportement éthique, reflétés dans les valeurs partagées, les attitudes et les pratiques. L’environnement pour la mise en œuvre des processus doit également intégrer des facteurs sociaux et psychologiques, comme la prévention du stress, la protection des émotions, le climat non discriminatoire, et le personnel doit être sensibilisé à l’éthique et à la culture qualité de l’organisme.

La troisième est la distinction claire entre «risques» et «opportunités». Bien que déjà présents dans la version 2015, les notions de risque et d’opportunité font l’objet d’une distinction plus nette et d’un traitement séparé pour structurer la démarche proactive de l’organisme. Un article de la norme se concentre spécifiquement sur les actions face aux risques (effets indésirables, perturbations), un autre encadre distinctement les actions face aux opportunités (adoption de nouvelles pratiques, technologies émergentes, nouveaux partenariats).

La quatrième est le renforcement de la gestion des changements du Système de management de la qualité afin de garantir leur efficacité. L’organisme doit analyser l’objectif des changements, leurs conséquences possibles, l’impact sur la continuité du système, la disponibilité des ressources, la communication associée et la manière dont les résultats seront évalués.

Une période de transition de 3 ans est accordée aux entreprises certifiées. Les certifications selon l’ISO 9001: 2015 prendront fin en septembre 2029, les certificats actuels restent valides durant cette période.

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La Poste tunisienne prépare son assistant IA accessible 24h/24

14. Oktober 2026 um 08:30

Un assistant intelligent disponible 24 heures sur 24, un tri postal automatisé et de nouveaux services dédiés au commerce électronique. Selon les propos relayés par l’agence TAP, la Poste tunisienne prévoit d’intégrer l’intelligence artificielle à ses activités dans le cadre de son plan d’action 2026-2030, avec l’ambition d’améliorer la qualité des services et d’accélérer sa transition numérique.

À l’occasion de la Journée mondiale de la poste, célébrée le 9 octobre, le PDG de l’Office national de la poste, Yacine Friâa, a annoncé le développement d’un assistant intelligent permettant aux citoyens d’obtenir des réponses à leurs questions à toute heure. L’IA devrait également servir à automatiser la lecture des adresses et le tri du courrier, à optimiser les tournées de distribution et à faciliter la prise de décision.

Le plan prévoit, en outre, de renforcer la position de la Poste dans le commerce électronique grâce à une place de marché virtuelle, au développement des services de stockage et de livraison, à la création de points de retrait et à la mise en place du paiement à la livraison. Ces solutions visent notamment à faciliter l’activité des PME et des artisans.

L’institution entend également élargir l’accès aux services financiers et numériques, en renforçant son réseau de bureaux, particulièrement dans les régions enclavées, et en poursuivant la dématérialisation de ses procédures. Sur le volet environnemental, elle prévoit de développer une “Poste verte”, fondée sur une meilleure gestion de l’énergie et une utilisation accrue des énergies renouvelables.

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