❌

Normale Ansicht

IBSAR : une initiative nationale d’envergure lancée à Tunis pour booster l’emploi des personnes handicapées

Von: farhat
08. Oktober 2026 um 14:59

L’association « Ibsar » pour la culture et le loisir des personnes en situation de handicap a annoncé, ce jeudi à Tunis, le lancement d’une initiative nationale pour promouvoir l’inclusion économique et l’emploi des personnes en situation de handicap.
Lancée dans le cadre de la campagne « Shaghilni », dont le coup d’envoi a été donné en juillet dernier, cette initiative vise à promouvoir l’application effective des lois protégeant leurs droits, selon le président de l’association, Mohamed Mansouri
Le responsable a signalé que les personnes en situation de handicap, notamment visuel et auditif, peinent encore à trouver des emplois et à commercialiser leurs produits, notamment artisanaux.
Les opérations de vente se limitent souvent aux manifestations et foires annuelles, engendrant des dépenses importantes qui ne sont pas toujours couvertes par les revenus générés.
Dans ce contexte, Mansouri a proposé que l’État se charge d’acquérir, dans des proportions déterminées, les produits réalisés par les personnes en situation de handicap afin de garantir la pérennité de leurs activités.
Il a aussi appelé le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle à mettre en place une stratégie à moyen terme visant à adapter les offres de formation aux personnes présentant des déficiences visuelles ou auditives, afin de faciliter leur accès au marché du travail, dans le respect de leur dignité et de leurs spécificités et compétences.
Le président d’Ibsar a également rappelé qu’une étude sur « Les candidats aux conseils locaux », publiée par l’association en 2023 sur un échantillon de 800 personnes présentant des handicaps auditif, visuel ou moteur, avait fait ressortir un taux de pauvreté de 70 % et d’analphabétisme de 90 % parmi les personnes en situation de handicap, tandis que le taux de chômage dépassait 65 %.
De son côté, l’expert consultant en plaidoyer et politiques publiques, Imed Zouaoui, a indiqué que les recommandations qui seront élaborées à l’issue des échanges avec les personnes en situation de handicap lors de cette rencontre seront soumises au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Il a estimé que l’accès des personnes en situation de handicap au marché du travail est tributaire de la garantie de l’accès à l’information, la mise en place d’un environnement adapté, ainsi que de l’élaboration de programmes, et cursus de formation adaptés outre la formation des formateurs et l’adéquation entre les formations dispensées et les offres d’emploi.
Selon les résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2024, le nombre de personnes en situation de handicap en Tunisie s’élève à environ 1 373 393, soit 12,2 % de la population âgée de 5 ans et plus.

 

L’article IBSAR : une initiative nationale d’envergure lancée à Tunis pour booster l’emploi des personnes handicapées est apparu en premier sur Le Temps News.

Jeudi : le ministère de la Famille lance une « Heure de prévention » à l’échelle nationale

Von: tmps
08. Oktober 2026 um 10:02

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées organise jeudi, dans l’ensemble des régions du pays, une manifestation baptisée « Heure de prévention », dans le cadre de l’approche nationale participative visant à prévenir les comportements à risque.

Cette initiative, organisée en coordination avec les délégations régionales chargées de la Femme et de la Famille ainsi qu’avec les ministères, structures publiques et associations concernés, vise à offrir aux familles et aux élèves un espace d’écoute, d’accompagnement, de conseil et de sensibilisation.

Selon un communiqué du ministère, l’objectif est de renforcer la prévention collective face aux phénomènes et comportements à risque, à travers une approche fondée sur la sensibilisation et l’implication des différents acteurs concernés.

La manifestation se tiendra simultanément dans plusieurs établissements et espaces publics à travers les 24 gouvernorats.

Dans le Grand Tunis, des activités sont prévues notamment à l’école primaire 2 Mars à El Khadra (Tunis), à l’école primaire Ariana Sidi Jebali (Ariana), à l’école primaire Imam Sahnoun à la Nouvelle Médina (Ben Arous) et au Centre sectoriel de formation en travaux publics de Sidi Ali Hattab à Mornaguia (Manouba).

Des activités similaires sont également programmées dans les gouvernorats de Bizerte, Jendouba, Béja, Le Kef, Siliana, Zaghouan, Nabeul, Sousse, Monastir, Mahdia, Sfax, Kairouan, Sidi Bouzid, Kasserine, Gabès, Gafsa, Kébili, Tozeur, Médenine et Tataouine.

La manifestation associera les familles, les élèves et les différents intervenants dans les domaines de la sensibilisation, de l’information et de la prévention, afin de promouvoir une culture commune de prévention des comportements à risque.

L’article Jeudi : le ministère de la Famille lance une « Heure de prévention » à l’échelle nationale est apparu en premier sur Le Temps News.

TRIBUNE – Core Banking, API et gouvernance de la donnée : la double clé de voûte de la souveraineté financière

08. Oktober 2026 um 09:00

Lors de la 9ème Université d’été de l’ATCF, nous avons soutenu que la transformation du secteur bancaire tunisien ne pouvait plus se réduire à une simple numérisation de surface. Pour répondre aux exigences du Plan de développement 2026-2030, nos établissements doivent développer des capacités réelles : transformer la technologie en efficacité opérationnelle, la donnée en décision stratégique, et l’innovation en souveraineté économique.

 

Cependant, la concrétisation de cette ambition se heurte à une réalité d’ingénierie que l’on ne peut plus éluder. On ne construit pas une banque agile et décisionnelle sur des infrastructures monolithiques et des données cloisonnées. Si le secteur bancaire veut sortir du piège de l’accélération sans transformation, il doit s’attaquer aux deux piliers de sa rénovation d’ingénierie : l’ouverture des architectures informatiques centrales par les API et la sanctuarisation de la donnée financière comme actif stratégique national.

 

Désenclaver le Core Banking sans risque systémique

La rigidité des systèmes d’information centraux (Core Banking Systems) constitue le principal goulot d’étranglement de la place financière. Conçus à une époque où la banque opérait en autarcie, ces systèmes accumulent une dette technologique lourde. Chaque évolution réglementaire ou commerciale y exige des développements complexes, coûteux et lents, incompatibles avec le rythme de l’économie numérique.

Face à ce constat, l’erreur classique consisterait à prôner le remplacement radical du Core Banking par des projets pharaoniques en « Big Bang », aux coûts exorbitants et au risque opérationnel inacceptable. À l’inverse, l’objection sécuritaire frileuse consisterait à maintenir le système verrouillé par peur des cyberattaques.

L’adoption d’une architecture orientée API-first (interfaces de programmation applicative) surmonte ce faux dilemme. L’API n’est pas une brèche dans le système central : elle est au contraire une couche de découplage et d’encapsulation sécurisée. En isolant le cœur de métier derrière des passerelles contrôlées (APIGateways et principes Zero Trust), la banque permet une modernisation progressive et modulaire sans jamais compromettre la stabilité du noyau comptable.

Cette architecture ouverte est le seul moyen pragmatique de faire dialoguer le système bancaire avec les FinTechs, les plateformes de paiement transfrontalières et les réseaux du commerce africain (ZLECAf). Elle transforme une banque d’infrastructure fermée en une plateforme d’intermédiation fluide, capable d’irriguer l’économie réelle sans rompre les chaînes de contrôle.

La donnée financière : un actif souverain, un levier de conformité

Le second chantier touche à la nature même de l’information produite par les banques. La donnée financière a trop longtemps été traitée sous l’angle passif de la preuve comptable et du contrôle a posteriori.

Certains prétendent que l’empilement des contraintes réglementaires et des exigences de la Banque centrale absorberait toutes les ressources au détriment de l’innovation. C’est méconnaître la puissance de l’ingénierie de la donnée. Bien gouvernée, la donnée financière cesse d’être une contrainte pour devenir un actif stratégique souverain et le meilleur allié de la conformité.

Traiter la donnée comme un actif stratégique impose trois exigences fondamentales :

D’abord, la réconciliation et la traçabilité à la source. Un modèle de scoring de crédit, un moteur d’octroi ou un algorithme de détection des risques ne valent que par la fiabilité de leurs intrants. Des données fragmentées ou non réconciliées génèrent une opacité qui paralyse la décision et multiplie les fausses alertes d’inconformité.

Ensuite, la maîtrise du Cloud et la souveraineté. La souveraineté numérique ne signifie pas le repli frileux sur des serveurs locaux sous-dimensionnés, mais la capacité à choisir une architecture hybride où la localisation des données, leur chiffrement de bout en bout et les clauses de réversibilité contractuelle garantissent l’indépendance absolue de l’établissement face aux géants de la technologie.

Enfin, la gouvernance de l’intelligence artificielle. L’intégration de modèles d’analyse avancés et d’outils décisionnels ne produira une valeur réelle que si elle s’accompagne d’une explicabilité des algorithmes, évitant ainsi le piège des décisions « boîte noire » inaudibles par le régulateur.

 

L’infrastructure technique, socle de la souveraineté économique

On ne pilote pas une stratégie d’intégration régionale ou un plan quinquennal de développement avec des flux d’information cloisonnés et des bases de données non auditables. Les architectures ouvertes et la gouvernance de la donnée ne sont pas des sujets purement techniques abandonnés aux seules directions informatiques, ni des postes de dépenses passifs. Ce sont des instruments de politique économique.

Le cycle 2026-2030 exige ce saut de maturité. C’est en modernisant le cœur de ses systèmes par le découplage et en sanctuarisant son patrimoine de données que le secteur bancaire donnera de la substance à sa transformation et bâtira l’infrastructure souveraine de l’économie de demain.

L’article TRIBUNE – Core Banking, API et gouvernance de la donnée : la double clé de voûte de la souveraineté financière est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pour une loi de finances de rupture

08. Oktober 2026 um 06:00

Avec l’approche du lancement de la saison du débat budgétaire, il est temps de changer d’approche. Depuis des années, les députés restent prisonniers de propositions symboliques ou qui ne mènent qu’à des économies de façade, alors que l’urgence est de remettre l’appareil productif en mouvement.

 

Et cette année, le challenge est encore plus difficile avec l’intention de ne pas augmenter la pression fiscale sur les PME. Comment donc financer l’État, avec tous ses engagements sociaux et son rôle clé, sans étouffer ceux qui produisent ? Certes, la réponse ne réside pas dans une hausse d’impôts, ni dans des coupes budgétaires, mais dans des articles de loi qui libèrent les flux financiers et qui corrigent les distorsions qui pénalisent la production locale. La loi de finances ne pourra pas tout apporter, mais elle constitue l’un des principaux moyens pour initier un tel mouvement.

 

Débloquer la circulation de la liquidité interne

Le problème en Tunisie ne réside pas dans un manque global d’épargne, mais dans sa mauvaise allocation et sa thésaurisation. Les banques regorgent de liquidités ou préfèrent des placements sans risque, tandis que les PME et les porteurs de projets s’asphyxient par manque de fonds de roulement.

La loi de finances peut introduire des dispositions fiscales modulées pour les établissements de crédit qui consacrent un pourcentage minimal de leurs crédits au financement direct de l’investissement productif, de l’innovation et de l’exportation à forte valeur ajoutée. De leur côté, les entreprises peuvent être incitées à réinvestir dans l’extension de l’outil de production et la modernisation technologique.

Celles qui n’ont pas une telle marge de manœuvre et qui se heurtent au mur des garanties réelles ont besoin de l’appui de l’État. Le renforcement des fonds de garantie publics permettrait aux banques de prêter plus facilement sans exiger des garanties disproportionnées.

 

Combattre les rentes et corriger les distorsions

L’économie tunisienne souffre de diverses distorsions, comme les barrières réglementaires lourdes, les régimes privilégiés ou d’autorisations qui protègent des situations de rente, et une concurrence déloyale de l’informel. Libérer la production locale demande un grand nettoyage législatif.

Il faut impérativement rationaliser la fiscalité des intrants industriels. Les entreprises locales subissent des taxes douanières ou fiscales lourdes sur l’importation de leurs matières premières ou de leurs équipements semi-finis, rendant l’importation de produits finis concurrents une solution optimale pour les consommateurs. Il s’agit d’aligner la fiscalité pour que produire localement soit moins coûteux et plus simple qu’importer.

La loi de finances doit aussi intégrer des mesures d’incitation à la régularisation tout en renforçant la traçabilité des flux pour assainir le marché.

 

Optimiser la dépense et l’investissement public productif

L’État ne peut pas se désengager de ses rôles sociaux, mais il doit cesser d’allouer des ressources à des dépenses improductives pour les rediriger vers des effets de levier économiques.

La loi de finances doit lever les verrous juridiques qui pénalisent l’investissement privé, national et international. En même temps, chaque soutien de l’État, allégement fiscal ou subvention accordée à une entreprise ou à un secteur doit être assorti d’objectifs mesurables en termes de création d’emplois, d’intégration locale ou d’exportation. Il est temps de mettre fin aux aides aveugles. L’argent public ne doit profiter qu’à ceux qui génèrent de la croissance organique.

Enfin, les économies réalisées doivent être redirigées vers la formation professionnelle ciblée, en adéquation directe avec les besoins des secteurs porteurs, ce qui garantit aux PME un accès à une main-d’œuvre qualifiée, réduisant ainsi les coûts de formation et de productivité.

L’État va présenter une version qui combine des mesures ciblées et qui préserve les équilibres macroéconomiques. Les députés doivent, par des propositions, transformer le projet qu’ils auront en un instrument de libération des énergies productives. Pour un député, la valeur d’une proposition ne se mesure pas au nombre de bénéficiaires potentiels annoncés, mais à la chaîne de causalité économique qu’elle déclenche. C’est cette logique qui doit guider chaque article soumis à l’examen parlementaire.

L’article Pour une loi de finances de rupture est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌