Moi président(e) … Yahya Achou Ouiy : « Il convient de revoir en profondeur Parcoursup »
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Séisme politique au Brésil dimanche 4 octobre mais également dans l’ensemble de l’Amérique Latine. Donné favori par tous les sondages sans exception, le président sortant Luiz Inacio Lula da Silva a été devancé, à la surprise générale, au premier tour par Flávio Bolsonaro. Ainsi, avec 47,06 % des voix contre un peu plus de 45 % pour le président sortant, le fils de l’ancien président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, a créé la surprise et aborde désormais le second tour du 25 octobre en position de force.
Pour le camp Bolsonaro, c’est bien la démonstration que le « bolsonarisme » a survécu à son fondateur et peut désormais caresser le rêve de reconquérir le palais présidentiel.
Comment expliquer ce spectaculaire basculement ? Primo par la baisse du pouvoir d’achat. Car derrière les chiffres flatteurs de l’économie, un chômage ramené à 5,2 %, une croissance attendue à 2 % au deuxième semestre 2026 et l’inflation en reflux, se cache une réalité beaucoup moins reluisante. Pour une grande partie des Brésiliens, l’embellie reste virtuelle puisqu’elle ne se traduit ni dans le caddie ni dans les factures et encore moins dans les fins de mois. Bref, entre les statistiques qui se veulent rassurantes et le portefeuille des ménages, le fossé est devenu électoralement explosif.
Secundo : par l’emballement de la dette publique qui atteignait 81,9 % du PIB en juin, tandis que les taux d’intérêt restent élevés. Les critiques du gouvernement accusent Lula de ne pas maîtriser suffisamment les dépenses publiques.
Tertio : par le manque de renouvellement du personnel politique au Brésil. « Les gens sont tout simplement épuisés. Ils ont l’impression que la classe politique ne fait que proposer toujours la même chose. Lula va avoir 81 ans à la fin du mois et semble proposer des solutions à des problèmes qui ont déjà plus de 20 ans », affirme Felipe Krause, politologue et ancien diplomate, directeur du département d’études brésiliennes à l’université d’Oxford.
Ensuite, on retrouve l’insécurité et la violence qui constituent un terrain favorable à la droite. En effet, une partie des jeunes électeurs notamment considère que la gauche ne répond pas suffisamment à leurs préoccupations en matière de sécurité.
Ajoutons à ces facteurs le poids croissant des évangéliques, dont une partie rejette les politiques sociales de la gauche, perçues comme de « l’assistanat ».
Surfant sur la lassitude des Brésiliens, voire leur mécontentement de la politique du président sortant, le sénateur de 45 ans a ainsi réussi à transformer l’élection en référendum sur le bilan de Lula. Son message est simple : le Brésil aurait besoin de « changement », de moins d’impôts, de davantage de sécurité et d’un pouvoir plus ferme.
Pour les observateurs, son mérité est d’avoir compris que, pour gagner, il n’était pas nécessaire de refaire exactement la campagne de son père. Il s’est présenté comme une version plus modérée de Jair Bolsonaro et a surtout parlé du portefeuille et des préoccupations quotidiennes des Brésiliens. Ces électeurs réclament moins de réglementation, davantage de liberté économique et des réponses plus musclées à l’insécurité.
« La campagne de Flavio Bolsonaro a pratiquement effectué un sans-faute au cours des 30 derniers jours », estime le politologue Creomar de Souza, soulignant sa capacité à parler de la vie chère et des difficultés rencontrées au quotidien.
Rappelons enfin qu’une victoire de Flávio Bolsonaro aurait enfin une portée internationale. Le Brésil rejoindrait ainsi une Amérique latine où les forces conservatrices ont enregistré plusieurs succès récents, notamment en Argentine, en Colombie et au Pérou. Certes, Donald Trump n’a pas officiellement soutenu Flávio Bolsonaro. Mais son influence a pesé sur la campagne. Depuis le procès de Jair Bolsonaro, le président américain a multiplié les droits de douane et les sanctions contre Brasilia, donnant au scrutin brésilien une dimension géopolitique supplémentaire.
Alors, est-il envisageable que le Brésil de Lula vire à droite ? L’électorat brésilien étant assez conservateur, une partie conséquente a été réceptive au message envoyé par Jair Bolsonaro sur la religion, la défense des valeurs familiales, face à un risque d’explosion de la famille traditionnelle si Lula venait à être élu. Son fils a réussi quant à lui à attirer une partie supplémentaire de l’électorat évangélique et catholique traditionnel conservateur. Il est même parvenu à associer Lula et le Parti des travailleurs (PT) à la corruption. En votant pour lui, certains espèrent empêcher le retour de la gauche au pouvoir.
Une stratégie efficace dans un pays où une partie de la population semble désormais davantage préoccupée par son niveau de vie et sa sécurité que par les grands clivages idéologiques. Le Brésil sera-t-il sur le point de devenir le huitième État consécutif en Amérique du Sud, à accorder une victoire présidentielle à une droite prête à s’aligner sur Donald Trump ? Le peuple tranchera le 25 octobre.
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La région concernée comprend 23 économies, dont la Chine, le Viêtnam, l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande.
L’économie de l’Asie de l’Est et du Pacifique devrait progresser de 4,5 % en 2026, soit 30 points de base de plus que ce que l’institution de Bretton Woods avait prévu en avril. La croissance devrait ralentir à 4,4 % en 2027 puis à 4,3 % en 2028. Le Viêtnam a bénéficié de la plus forte révision à la hausse de ses prévisions parmi les principales économies de la région, de 110 points de base pour atteindre 7,4 %.
Cependant, la force de la région dépend fortement de la fabrication et des exportations liées à l’IA. La croissance du commerce, à l’exclusion des produits liés à l’IA, est faible ou négative. Ces produits ont représenté plus de la moitié de la croissance des exportations dans la plupart de ces pays, en particulier la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande et le Viêtnam avec une proportion de plus de 70 %.
Le risque lié à l’IA se situe du côté des dépenses des principaux payés, essentiellement les Etats-Unis. Les investissements liés à l’IA ont totalisé 6 % du PIB des États-Unis, ce qui est comparable au pic d’investissement dans les technologies de l’information de l’an 2000, et le cycle actuel a progressé plus rapidement que les deux cycles précédents et continue de gagner en vitesse.
Le financement qui alimente est estimé à 2 900 milliards de dollars pour la période 2025-2028. Les crédits privés devraient fournir 800 milliards de dollars. L’exposition des banques, en cas de renversement de situation, est une source d’inquiétante.
L’IA est soutenue par une abondante liquidité et pourrait ralentir en raison du récent resserrement des conditions financières. A préciser qu’une correction ne signifie pas nécessairement un effondrement pour le supercycle de l’IA, mais que l’investissement avait devancé la demande réelle selon la Banque mondiale. Un ralentissement de 1 % de la croissance américaine réduit la croissance des autres marchés émergents d’environ 0,6 %, l’impact sur l’investissement étant environ deux fois plus important. Cela a donc des répercussions de taille sur les pays de l’Asie de l’Est en raison de la place prépondérante de la région dans la chaîne d’approvisionnement de l’IA.
Cela nous mène à une principale conclusion : la domination écrasante des États-Unis dans le secteur technologique fait de la croissance de ces pays asiatiques une extension directe de la chaîne de valeur américaine. C’est une illustration de l’asymétrie de puissance économique et stratégique.
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