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Rentrée scolaire 2026-2027 et sécurité routière : l’ONSR lance un programme national de sensibilisation

30. August 2026 um 19:00

L’Observatoire Nnational de la Sécurité Routière a élaboré un programme national de sensibilisation et d’information en matière de sécurité routière, dans le cadre des préparatifs de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027. Le chef du district du Nord-Ouest de l’Observatoire, le colonel Aymen Hakim, a confirmé que ce programme s’adresse à l’ensemble des usagers de […]

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Rentrée scolaire et attentes : Un contrat de confiance sur des bases frêles…

30. August 2026 um 18:30

A l’approche de la rentrée scolaire, les parents d’élèves renouvellent leurs aspirations et leurs attentes, celles de voir leurs efforts récompensés par les deux autres partenaires de la scolarité que sont le cadre enseignant, d’une part, et les élèves eux-mêmes, d’autre part. La Presse — Ce renouvellement s’avère être un passage obligé, un choix unique, […]

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Météo : Orages et pluies attendus ce soir et des températures comprises entre 29°C et 37°C

30. August 2026 um 18:20

Le temps de ce soir sera marqué par l’apparition de cellules orageuses locales accompagnées de pluies sur les régions occidentales du Nord et du Centre. Ces précipitations toucheront progressivement certaines zones de l’Est en fin de journée et au début de la nuit, avant de faire place à un ciel de passage nuageux sur la […]

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Chroniques de la Byrsa

30. August 2026 um 17:45

A Mdeina-Althiburos, une rentrée pas comme les autres Voilà : nous y sommes, à cette « rentrée » qui, à la fin de chaque été remet nos pendules à l’heure de la saison « normale », puisque l’été est, selon la formule consacrée, un simple « invité » (es-sîf dhîf) qui a la politesse de ne pas traîner ses guêtres, surtout lorsqu’il […]

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Pourquoi : La revanche de la nature

30. August 2026 um 17:15

Canicules, inondations, séismes, incendies, glissements de terrain, éboulements et, en corollaire, pertes innombrables en vies humaines et dégâts matériels considérables et, dans certains pays, des épidémies de pathologies qu’on n’a pas pu éradiquer jusqu’à présent. Et, quoi qu’en disent les sceptoclimatologues, c’est le résultat du changement climatique issu, lui-même, des activités extrêmement, polluantes des pays […]

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Rentrée scolaire et changement climatique: faut-il repenser le « temps scolaire »?

30. August 2026 um 17:10

Face à l’amplification des vagues de chaleur et des aléas météorologiques, le système éducatif tunisien doit revoir son modèle. C’est le constat dressé par Houyem Turki, chercheuse en sociologie de l’éducation à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis. Dans une déclaration accordée à l’agence TAP, l’experte valide la nécessité d’une transition vers […]

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Sidi Bouzid : Un nouvel espace de loisirs bientôt ouvert à Faïd Bennour

30. August 2026 um 14:50

Le projet d’aménagement du parc public de la zone municipale de Faïd Bennour, (gouvernorat de Sidi Bouzid), devrait entrer prochainement en exploitation, avec un taux d’avancement des travaux de 99 %. Ce projet vise à transformer le parc en un espace familial ouvert, doté d’une aire de loisirs pour enfants et destiné à offrir un […]

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Nabeul : les cheveux d’une baigneuse happés par l’hélice d’un Jet Ski

30. August 2026 um 12:50

Une baigneuse a été grièvement blessée hier, samedi, à la plage de Sidi Slimane, dans le gouvernorat de Nabeul, après avoir chuté d’un Jet Ski. Selon les informations disponibles, ses cheveux se sont pris dans l’hélice arrière de l’engin nautique, provoquant l’arrachement d’une partie de son cuir chevelu. Les agents de la Protection civile sont […]

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Tunisie ou Turquie : quelle destination coûte vraiment le plus cher aux Algériens ?

30. August 2026 um 11:57

Longtemps considérée comme une destination offrant un excellent rapport qualité-prix, la Turquie voit son avantage-prix s’éroder sous l’effet de la hausse des coûts. Pour les voyageurs algériens, la comparaison avec la Tunisie est toutefois plus nuancée : selon les dates et les tarifs disponibles, Istanbul peut rester compétitive, mais les prix affichés ne permettent pas […]

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Dattes tunisiennes : face aux restrictions marocaines, les exportateurs misent sur l’Asie

30. August 2026 um 11:06

La campagne d’exportation de la Deglet Nour tunisienne devrait démarrer fin septembre, plus tôt que d’habitude, alors que les exportateurs anticipent une nouvelle saison difficile sur le marché marocain. Ils accélèrent, en parallèle, leur prospection en Asie et en Europe de l’Est afin de diversifier leurs débouchés. La prochaine campagne d’exportation des dattes tunisiennes s’annonce […]

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Sahline: un trentenaire décède après avoir été percuté par le Métro du Sahel

30. August 2026 um 10:03

Un homme âgé d’une trentaine d’années, originaire de Ouerdanine (gouvernorat de Monastir), est décédé samedi soir après avoir été percuté par le Métro du Sahel, au niveau de la voie ferrée située sur la route touristique, à proximité de la station Sahline-Sebkha. Selon des informations rapportées par le correspondant de Diwan FM dans la région, […]

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Fernana: un incendie ravage un entrepôt de stockage à Oued Ghrib

30. August 2026 um 10:02

Un incendie s’est déclaré samedi soir dans la région d’Oued Ghrib, au douar Blaâdia, relevant de la délégation de Fernana, dans le gouvernorat de Jendouba. Le gouverneur de Jendouba, Taïeb Dridi, a indiqué à la télévision nationale que l’incendie n’avait fait aucune victime humaine ni animale. Selon les premières informations, les dégâts matériels se sont […]

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Ben Guerdane pleure ses morts en mer : le portrait d’une Tunisie qui s’en va

30. August 2026 um 09:53

Douze (12) morts, un rescapé et deux disparus parmi les victimes, tous sont presque originaires de Ben Guerdane. Tous avaient embarqué dans l’espoir d’atteindre l’autre rive, avant que leur embarcation ne sombre au large des côtes tunisiennes.

Dans cette ville frontalière du sud-est du pays, la nouvelle n’a pas seulement endeuillé des foyers. Elle a mis à nu, une fois de plus, les ressorts d’un phénomène que la répétition des drames n’a jamais suffi à endiguer. Le renforcement des contrôles policiers le long du littoral et l’intensification de la coopération sécuritaire entre les autorités tunisiennes ont certes fait reculer les départs sans pour autant les endiguer. C’est le constat que dresse Ali Kemis, chercheur en sciences politiques et activiste au sein du mouvement citoyen « 18/18 » à Zarzis. Selon lui, cette approche purement sécuritaire produit un effet inverse de celui recherché. Elle ne décourage pas les candidats à l’exil, elle accroît la dangerosité de leur voyage. La raréfaction des embarcations disponibles et le verrouillage des accès maritimes obligent les migrants à prendre des risques toujours plus inconsidérés, avec pour conséquence directe un effondrement de leurs chances d’atteindre les côtes européennes en vie. Ce paradoxe sécuritaire s’inscrit dans un terreau que Kemis décrit comme celui d’une région à bout de souffle.

Ben Guerdane, une économie de frontière étranglée

Pour Ali Kemis, la décision de prendre la mer, qu’elle soit prise par des mineurs ou de jeunes adultes, est le produit d’une absence totale de perspectives d’avenir, nourrie par la dégradation continue des conditions de vie et l’effondrement des services publics de base. Il prend Ben Guerdane comme cas emblématique, une ville qui vivait traditionnellement du commerce transfrontalier avec la Libye voisine et qui subit de plein fouet, depuis cinq ans, des fermetures de frontières répétées.

Cette rupture des flux commerciaux a provoqué une double précarité économique et industrielle. Faute d’investissements publics dans l’éducation et la santé, et en l’absence de projets de développement locaux, la jeunesse de la région se retrouve économiquement exclue. Cette lecture locale rejoint un diagnostic plus large formulé par Cherif Khraifi, secrétaire général de l’Union des diplômés chômeurs (UDC), qui parle d’une véritable « migration du désespoir » directement liée aux défaillances économiques du pays.

Face à cette impasse locale, les voies légales d’émigration vers l’Europe demeurent totalement hermétiques. Ali Kemis dénonce des procédures de demande de visa qui s’apparentent à des barrières insurmontables en raison de critères drastiques, de démarches complexes et de conditions financières hors de portée des classes populaires.

Face à cette impasse locale, les voies légales d’émigration vers l’Europe demeurent totalement hermétiques. Ali Kemis dénonce des procédures de demande de visa qui s’apparentent à des barrières insurmontables en raison de critères drastiques, de démarches complexes et de conditions financières hors de portée des classes populaires. C’est cette impossibilité absolue d’obtenir un visa légal qui pousse les jeunes à miser leur propre vie dans des traversées clandestines. Les visages de cette migration irrégulière renvoient à des réalités familiales déchirantes. Parmi les naufragés et les disparus figurent souvent des jeunes qui constituaient l’unique soutien de leur famille, ou plusieurs membres d’une même fratrie embarqués sur le même bateau, comme à Ben Guerdane.

Un phénomène qui a changé de visage

C’est précisément cette évolution du profil des candidats au départ qu’insiste à souligner Cherif Khraifi. Pour lui, la société tunisienne est aujourd’hui confrontée à une situation aberrante. Des jeunesn qui devraient normalement se trouver sur les bancs de l’école ou de l’université, choisissent délibérément d’affronter la Méditerranée, alors même que le risque de naufrage est extrêmement élevé et qu’une arrivée sur l’autre rive rime souvent avec détention, clandestinité prolongée ou exploitation par des réseaux mafieux.

Cette dynamique a profondément évolué ces dernières années. Si l’émigration clandestine concernait historiquement les populations les plus marginalisées, elle touche aujourd’hui de larges franges de la société tunisienne, en raison de la paralysie économique générale. Des cadres, des professionnels qualifiés et des fonctionnaires de la classe moyenne n’hésitent plus à embarquer avec leurs familles entières, incapables de subvenir à leurs besoins face à la flambée des prix et à la détérioration générale des conditions de vie.

Le système décourage les étudiants, qui constatent que des années d’efforts académiques ne débouchent sur aucun avenir professionnel. Les incitations de l’État à l’auto-entrepreneuriat se révèlent inefficaces, car le climat général des affaires, l’instabilité politique et le manque d’infrastructures découragent même les investisseurs disposant de capitaux.

Le chômage de longue durée, qui s’étend parfois sur deux décennies et frappe de manière disproportionnée les femmes, est devenu une véritable impasse psychologique et sociale. Le système décourage les étudiants, qui constatent que des années d’efforts académiques ne débouchent sur aucun avenir professionnel. Les incitations de l’État à l’auto-entrepreneuriat se révèlent inefficaces, car le climat général des affaires, l’instabilité politique et le manque d’infrastructures découragent même les investisseurs disposant de capitaux. Cet échec de l’insertion économique par les voies institutionnelles trouve un écho dans les constats du sociologue Abdessatar Sahbani, qui documente à quel point l’entrepreneuriat local peut apparaître aux yeux des jeunes comme une option moins rationnelle que le départ.

La bureaucratie qui pousse vers la mer

Sahbani cite le cas d’un jeune a réuni la somme de 68 mille dinars pour financer une traversée clandestine. Un montant qui permettrait largement de créer une entreprise viable sur le sol tunisien. Mais les jeunes porteurs de projets se heurtent à un véritable mur avec des lenteurs bureaucratiques, des exigences de garanties bancaires inaccessibles et une corruption systémique où l’obtention du moindre droit exige le versement de pots-de-vin. Face à ce parcours décourageant, les jeunes finissent par percevoir la migration, pourtant extrêmement coûteuse et comparable à une roulette russe, comme une option plus rationnelle que l’entrepreneuriat national.

Cette défiance à l’égard de l’appareil d’État se retrouve dans le récit que fait Cherif Khraifi des relations entre les chômeurs diplômés et les pouvoirs publics. Il déplore l’inefficacité des nombreuses réunions tenues avec des responsables ministériels, des hauts fonctionnaires… qui n’ont débouché que sur des promesses non tenues, accentuant la frustration de ceux qui ne croient plus à la parole publique.

Cette désillusion est particulièrement vive face au « reniement » de la loi 38, qui prévoyait un recrutement exceptionnel pour les chômeurs de longue durée, et au sort similaire réservé à la loi 18. Pour les quelque trois cent mille diplômés chômeurs que compterait le pays, les concours publics, n’offrant que de rares dizaines de postes pour des milliers de candidats, ne représentent plus une option viable. Se sentant à moitié morts dans leur propre pays, beaucoup préfèrent risquer le tout pour le tout. Il alerte également sur une érosion plus profonde. L’idée que les études sont inutiles s’est propagée jusque chez les plus jeunes élèves, menaçant de détruire la valeur du travail et de la formation pour les générations futures. Face à ce constat, l’Union des diplômés chômeurs refuse d’encourager l’exode.

De la « Harqa » secrète au « projet de vie » collectif

C’est sur cette toile de fond que le sociologue Abdessatar Sahbani situe une rupture historique majeure survenue après la révolution de 2011. La migration a cessé d’être un acte strictement clandestin et individuel, mené dans le secret. Autrefois, le concept populaire de « Harqa » (brûler) désignait l’action de détruire ses papiers d’identité pour s’effacer volontairement dans l’anonymat absolu d’une terre étrangère. Aujourd’hui, la migration s’est métamorphosée en un véritable « projet de vie » collectif, transparent, activement soutenu par le cercle familial et le voisinage. Ce phénomène a pris une dimension communautaire inédite, illustrée de manière frappante par le départ simultané de sept membres d’une même famille à Ben Guerdane. Ce projet s’appuie désormais sur des réseaux de passeurs organisés, opérant au vu et au su de tous, bénéficiant parfois de complicités ou d’une passivité des autorités locales.

Aujourd’hui, la migration s’est métamorphosée en un véritable « projet de vie » collectif, transparent, activement soutenu par le cercle familial et le voisinage. Ce phénomène a pris une dimension communautaire inédite, illustrée de manière frappante par le départ simultané de sept membres d’une même famille à Ben Guerdane.

Sahbani distingue trois dynamiques migratoires distinctes dans la période postrévolutionnaire. La première est la migration irrégulière traditionnelle des classes populaires, composée de jeunes sans ressources ni visas, prêts à risquer leur vie en mer. La deuxième concerne la fuite des cerveaux qui touche les compétences nationales comme les médecins, ingénieurs et professeurs qui abandonnent des situations stables pour s’assurer un avenir meilleur à l’étranger. La troisième vague est idéologique, marquée par le départ de jeunes Tunisiens vers les zones de conflit en Syrie ou en Irak sous la bannière de Daesh, un phénomène pour lequel la Tunisie a compté parmi les plus grands pays émetteurs proportionnellement à sa population. Au-delà des seuls facteurs économiques, Sahbani insiste sur le poids de moteurs psychologiques profonds, au premier rang desquels une injustice profonde et une humiliation intériorisée face à l’impossibilité de réussir et de s’épanouir dans son propre environnement d’origine.

Cette perte de confiance dans le présent et l’avenir engendre une véritable pathologie sociale qu’il désigne par le concept de « consommateur suicidaire ». N’ayant plus l’espoir d’investir à long terme pour acquérir un logement ou fonder une famille, de nombreux Tunisiens dilapident leurs ressources au jour le jour dans les cafés, sorties et loisirs, préférant tout dépenser dans l’instant plutôt que de planifier un avenir qu’ils jugent définitivement obstrué.

Une frontière pour l’Europe, un silence dans les médias

Sur le plan international, Sahbani critique la politique européenne d’externalisation des frontières, qui consiste à repousser les contrôles de l’Italie, par exemple, vers le territoire tunisien. Cette stratégie fait de la Tunisie une zone tampon pour les migrants subsahariens, générant des crises de gestion complexes à l’échelle locale.

Le sociologue adresse enfin une critique sévère aux médias tunisiens, dont la couverture de la migration reste purement événementielle. La presse ne s’empare du sujet qu’à l’occasion de drames spectaculaires comme le naufrage de Zarzis, au lieu de produire un véritable travail d’investigation de fond, de recherche scientifique, ou de s’appuyer sur des œuvres artistiques et théâtrales pour explorer les racines du phénomène. Pour Sahbani, seule une refonte profonde des politiques éducatives, culturelles et administratives permettrait de restaurer la confiance de la jeunesse.

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Café Ben Daamache – Un lieu chargé de souvenirs

30. August 2026 um 09:22

Il est l’un des plus vieux cafés de Djerba. Sinon le plus ancien. Il a été notamment le lieu de tournage d’un des premiers films d’Omar Sharif. On raconte que ce dernier aurait appris sur les lieux du tournage la naissance de son fils Tarek.

 

Des cafés, il n’en manque pas en Tunisie. Le nombre est estimé à 40 000. Mais tous n’évoquent pas chez l’habitant ou le visiteur les mêmes souvenirs. Comme tous ne sont pas là depuis de longues années. Dans cette catégorie, le café Ben Daamache à Houmt Souk, à Djerba, a statut spécial. Aucune date précise n’est certes évoquée quant à son ouverture. Cependant, beaucoup de nos sources soutiennent qu’il était déjà là au milieu des années quarante du siècle dernier. Et les noms de Mohamed, Salem et Sadok Ben Daaamache surgissent comme des personnes associées à l’histoire de ce café.

 

 

Installé dans un lieu des plus stratégiques, au cœur de la vieille ville de la capitale de l’île de Djerba, il a tout le temps attiré la grande foule des Djerbiens et des touristes. Facilement reconnaissable par ses arcades devant lesquelles se trouve une terrasse de quelques dix mètres de large sur quinze mètres de long.

Le café se trouve à quelques encablures du souk « Errebaâa », que l’on présente comme « le cœur historique de Houmt Souk ».  Et comme « le marché couvert le plus emblématique de Houmt Souk, la capitale de l’île de Djerba. Datant approximativement du XVIe ou XVIIe siècle, un labyrinthe voûté et une étape incontournable pour s’imprégner de l’artisanat et de l’atmosphère djerbienne ».

« Heureux qui pouvait s’asseoir à sa terrasse »

Il côtoie un autre lieu où des visiteurs notamment ne s’y rendent pas : le Fondouk des Maltais. Un ancien « caravansérail traditionnel témoigne de la forte empreinte économique et culturelle laissée par la communauté chrétienne maltaise installée à Djerba au XIXe siècle » et qui a connu son heure de gloire du temps où la communauté studieuse des Maltais (on estime qu’entre 500 et 1 000 Maltais résidaient à Djerba au plus fort des vagues migratoires de cette communauté poussée à l’émigration en raison des épidémies et de la pauvreté).

Outre les cafés, chichas et autres thé à la menthe, le café Ben Daamache s’est fait une spécialité en offrant du jus d’orange. Une boisson qu’il sert, y compris lorsque le fruit qui est utilisé pour le fabriquer, manque. Et des récits le concernant, il n’en manque pas aussi sur le net. Chadli Ghribi, un habitant de l’île des Lotophages, raconte, par exemple, dans un post Facebook, que dans la moitié des années soixante-dix du siècle dernier, « heureux qui pouvait s’asseoir à sa terrasse pour siroter un thé vert ».

« Surveiller les mouvements des forces coloniales »

Autre souvenir évoqué à l’endroit du café Ben Daamache, le tournage sur les lieux du film « Goha » de Jacques Baratier et dans lequel Omar Sharif tenait, en 1957, la vedette. On raconte que ce dernier aurait appris sur les lieux du tournage la naissance de son fils Tarek.

 

 

Le fait que la municipalité de Houmt Souk ait choisi de donner le nom de la place où se trouve le café Ben Daamache est sans doute de bon aloi. Des récits nous disent que le café accueillait des combattants pour la lutte nationale en ces termes : « Placées à l’entrée et stratégiquement ouvertes sur les carrefours de la médina, des banquettes permettaient aux clients fidèles de surveiller discrètement les mouvements des forces coloniales, des gendarmes français ou du contrôleur civil de l’île. Cela offrait aux militants installés à l’intérieur le temps nécessaire pour disperser leurs réunions ou cacher des tracts avant toute perquisition ».

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Médecine | Les complications du diabète de type 2 diffèrent selon le sexe  

30. August 2026 um 08:20

Une récente étude britannique a révélé que les femmes atteintes de diabète de type 2 sont plus exposées aux problèmes de santé mentale après le diagnostic, tandis que les hommes présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires et de complications rénales. Les chercheurs de Queen Mary University de Londres ont souligné que ces résultats mettent en évidence la nécessité de stratégies préventives et thérapeutiques tenant compte des différences entre les sexes. Ces conclusions ont été publiées dans la revue Plos Medicine.

Le diabète de type 2 est un trouble métabolique caractérisé par une glycémie élevée, résultant d’une résistance de l’organisme à l’insuline ou d’une production insuffisante de cette hormone. À l’échelle mondiale, cette maladie touche environ 536,6 millions de personnes âgées de 20 à 79 ans, soit près de 10,5 % de la population de cette tranche d’âge ; selon l’étude, ce chiffre devrait atteindre 700 millions d’ici 2045.

La maladie est associée à diverses complications, notamment les maladies cardiovasculaires, l’insuffisance rénale terminale et des troubles de la santé mentale tels que la dépression et l’anxiété.

Bien que les médecins soient conscients des différences entre hommes et femmes quant à la survenue de ces affections, les études antérieures n’ont pas suffisamment élucidé la manière dont les parcours de santé diffèrent après le diagnostic du diabète en fonction du sexe et de l’âge.

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de quelque 29 000 hommes et femmes au Royaume-Uni, chez qui un diabète de type 2 a été diagnostiqué entre 2010 et 2020. Les hommes représentaient 62 % des participants, avec un âge moyen au moment du diagnostic d’environ 54 ans, tandis que les femmes étaient, en moyenne, plus âgées.

Les résultats ont révélé que l’évolution des complications après le diagnostic de diabète diffère selon le sexe et l’âge. Au cours des années suivant le diagnostic, 39 % des participants ont connu au moins un événement de santé majeur, mais le moment et la nature de ces événements variaient nettement entre les sexes. Les femmes étaient plus exposées aux problèmes de santé mentale, ces troubles touchant 8,1 % d’entre elles, contre 5,3 % des hommes. Elles présentaient également des taux plus élevés pour certaines trajectoires de santé ayant abouti au décès.

Les chercheurs ont observé que les femmes recouraient davantage aux services de santé et obtenaient un plus grand nombre d’ordonnances pour des traitements au long cours, ce qui pourrait expliquer en partie les taux de diagnostic plus élevés pour certaines affections. Par ailleurs, les femmes plus jeunes présentaient des complications liées à la santé mentale plus précocement et à des taux supérieurs aux prévisions, ce qui plaide en faveur de l’intégration d’un dépistage psychologique régulier dans le suivi habituel des patients diabétiques.

En revanche, les hommes étaient plus exposés aux maladies cardiovasculaires, qui touchaient 8,4 % d’entre eux contre 5,3 % des femmes. Ils affichaient également des taux plus élevés d’insuffisance rénale terminale et d’hypertension artérielle, cette dernière affectant 21,1 % des hommes contre 20,2 % des femmes.

Selon les chercheurs, ces résultats soulignent la nécessité d’intensifier la surveillance de la santé cardiaque et rénale chez les hommes atteints de diabète, en particulier durant les premières années suivant le diagnostic, tout en renforçant l’observance du traitement et le suivi médical.

Malgré ces différences, l’hypertension artérielle s’est révélée être la complication la plus fréquente après le diagnostic de diabète de type 2, tous âges et sexes confondus.

Il est également apparu que les hommes et les femmes présentant à la fois un diabète et un trouble de la santé mentale étaient davantage exposés à un risque de décès prématuré par rapport aux personnes ayant suivi d’autres parcours de santé.

Les chercheurs ont conclu que la prise en charge du diabète de type 2 gagnerait à adopter une approche plus personnalisée, tenant compte du sexe, de l’âge et de l’état de santé du patient, plutôt que de recourir à une stratégie uniforme pour la prévention et la gestion des complications.

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