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Tunisie | Y a-t-il ou non une crise du secteur avicole ?

05. August 2026 um 10:54

Selon Ibrahim Nefzaoui, président de la Chambre nationale des commerçants de volaille et de viandes blanches, il n’y a «aucune crise» dans le secteur de la volaille et des œufs en Tunisie. L’offre est supérieure à la demande, a-t-il déclaré, mardi 4 juin 2026, sur Diwan FM. Mieux encore, selon lui, les œufs, la volaille et les viandes blanches proposés sur le marché sont sains et soumis à des contrôles, sauf que les citoyens doivent s’approvisionner auprès de points de vente agréés et contrôlés, et éviter les abattoirs clandestins.

Concernant les prix, le prix du poulet s’établit à 8,5 dinars le kilogramme, tandis que celui des escalopes de dinde varie entre 15 et 19 dinars le kilogramme.

Tout cela est bon à noter, et on ne peut que s’en féliciter en cette période où les prix ont plutôt tendance à flamber. Mais s’il n’y a vraiment pas de crise de la volaille et des œufs, on se demande pourquoi le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a-t-il tenu, lundi, une réunion avec des représentants des entreprises du secteur de la volaille, ainsi qu’avec les structures professionnelles et administratives concernées.

Selon le communiqué officiel diffusé à l’issue de la rencontre, cette réunion était consacrée à «suivre la situation générale du secteur, particulièrement durant la période récente marquée par diverses évolutions, des fluctuations climatiques et une instabilité des prix, autant de facteurs ayant eu de multiples répercussions sur les différents maillons de la filière.»

Le ministre a d’ailleurs profité de cette occasion, pour «réitérer la nécessité d’œuvrer conjointement, au sein d’un groupe de travail réunissant toutes les parties prenantes de la filière avicole, pour examiner et résoudre les problèmes auxquels elle est confrontée», le but étantde «parvenir à des solutions structurelles garantissant la pérennité de la filière et renforçant sa capacité à surmonter les difficultés, dans l’intérêt général des acteurs du secteur — en particulier les petits et moyens éleveurs — et conformément à la politique sociale de l’État.»

Le ministre a également souligné la nécessité de «renforcer la coordination entre les structures administratives centrales et régionales ainsi que les organismes professionnels liés au secteur, de se préparer à d’éventuelles situations d’urgence et de prendre toutes les précautions nécessaires pour prévenir les phénomènes susceptibles d’engendrer des problèmes et des défis pour la filière.»

Paradoxalement, les mots utilisés par les autorités publiques (instabilité des prix, situations d’urgence, problèmes, difficultés…) parlent davantage aux consommateurs que les propos soporifiques des professionnels pour qui il n’y aurait pas de crise du secteur avicole, malgré la canicule et les coupures d’électricité enregistrées ces derniers temps et qui ont provoqué des pertes chez beaucoup de producteurs.

I. B.

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Samir Abid au secours du pouvoir d’achat du consommateur

05. August 2026 um 09:27

Le ministre du Commerce et du Développement des Exportations, Samir Abid, a présidé dans la journée du mardi 4 août 2026, à distance, la réunion périodique des directeurs régionaux. Il a rappelé que la conjoncture actuelle exige une vigilance renforcée sur le terrain et un suivi rigoureux des systèmes de production, des industries, des circuits de distribution et des stocks.

Samir Abid a insisté sur la nécessité de surveiller les indicateurs de marché afin de prendre des mesures proactives, fondées sur des données fiables et actualisées; avant que les tensions ne se répercutent sur l’approvisionnement et les prix.

Samir Abid a précisé que l’action du ministère ne se limite pas à corriger les perturbations ponctuelles, mais comprend aussi la capacité d’anticiper et d’éviter leur transformation en crise susceptible d’affecter les citoyens ou d’ébranler la confiance dans le marché. Les priorités du ministère, a-t-il ajouté, sont la régularité de l’approvisionnement, le maintien du pouvoir d’achat et la consolidation du rôle social de l’État.

A cet égard, il a appelé à renforcer la coordination entre les services centraux et régionaux, d’une part, et les autorités locales, régionales ainsi que les structures administratives des autres ministères, d’autre part. Et ce, afin d’adapter efficacement les interventions aux spécificités de chaque région.

Le ministre a par ailleurs souligné l’état de préparation des services pour les grandes périodes de l’année, notamment le Mouled, la rentrée scolaire et les périodes de faible production.

De même, il a mis l’accent sur l’importance du stockage comme mécanisme essentiel de régulation des marchés et de garantie d’approvisionnement, en particulier pour certains produits agricoles et pour répondre aux besoins de secteurs tels que le tourisme.

La réunion a aussi examiné la situation de l’approvisionnement dans l’ensemble des gouvernorats, en portant une attention particulière aux stocks d’eau minérale, de volaille, de pommes de terre et des produits de première nécessité gérés par l’Office du commerce, Tout en confirmant le suivi quotidien et la prise des mesures nécessaires lorsqu’il y a lieu.

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