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Karim Beguir et Jean-Paul Haton racontent la prochaine étape de l’IA et les priorités de la Tunisie

27. Juli 2026 um 16:01

L’intelligence artificielle évolue-t-elle progressivement ou connaît-elle une véritable rupture? C’est autour de cette question que se sont articulés les échanges entre Jean-Paul Haton, professeur émérite et l’un des pionniers européens de l’intelligence artificielle, et Karim Beguir, cofondateur d’InstaDeep, lors d’un panel consacré à l’avenir de l’IA en Tunisie.

Si leurs analyses diffèrent sur le rythme de cette transformation, elles convergent sur un point essentiel. La Tunisie dispose des compétences nécessaires pour prendre part à cette révolution technologique, mais elle devra désormais investir dans les infrastructures, la puissance de calcul et la recherche pour transformer ce potentiel en valeur économique.

Pour Jean-Paul Haton, né en 1948 et acteur de la recherche en intelligence artificielle depuis les années 1970, il est important de replacer les progrès actuels dans une perspective historique. Selon lui, l’IA ne commence pas avec ChatGPT.

Il rappelle que les premiers systèmes, dans les années 1980, reposaient sur ce que l’on appelle l’intelligence artificielle symbolique. Les connaissances étaient intégrées manuellement sous forme de règles élaborées par des experts. Cette approche est encore utilisée dans certains secteurs comme la banque ou l’industrie, mais elle reste limitée par la difficulté de maintenir et d’enrichir ces bases de connaissances.

L’arrivée de l’apprentissage à partir des données a ensuite profondément changé la donne. Grâce à la puissance de calcul et à l’explosion des volumes de données disponibles, les systèmes sont désormais capables d’apprendre seuls. Cette évolution ouvre déjà des applications concrètes dans l’imagerie médicale, la recherche scientifique ou encore l’agriculture de précision. En Tunisie, Jean-Paul Haton a notamment évoqué des travaux menés à Sfax autour de l’imagerie intelligente appliquée au secteur agricole.

Pour le chercheur, une nouvelle étape est aujourd’hui en train de s’ouvrir avec l’intelligence artificielle agentique. Ces systèmes seront capables d’exécuter des missions complètes plutôt que de répondre uniquement à une requête. Ils pourront rechercher des informations, organiser un achat, gérer un processus administratif ou coordonner plusieurs tâches de manière autonome.

Jean-Paul Haton estime néanmoins que les modèles actuels atteignent une limite importante. Ils produisent des résultats impressionnants mais ne comprennent pas réellement le monde qui les entoure. Ils fonctionnent essentiellement sur des probabilités sans disposer du bon sens qui permet, par exemple, de comprendre spontanément qu’un objet lâché tombera au sol. Pour lui, les prochaines avancées passeront par des modèles capables d’intégrer une meilleure compréhension du monde physique.

“Lorsqu’on dit que leur système raisonne, c’est pas vrai. Il raisonne parce que l’être humain raisonne derrière eux”, précise Jean-Paul Haton

Karim Beguir partage une lecture beaucoup plus rapide de cette évolution. Selon lui, novembre 2022 a marqué l’arrivée de l’intelligence artificielle générative auprès du grand public, mais le véritable tournant est intervenu en 2023. Depuis, les modèles progressent à un rythme inédit et repoussent constamment les limites qui semblaient encore infranchissables il y a quelques années. Le dirigeant d’InstaDeep estime que les capacités de raisonnement des nouveaux modèles progressent rapidement et que les débats sur leurs limites évoluent aussi vite que la technologie elle-même. À ses yeux, la véritable question n’est plus de savoir si l’intelligence artificielle sera capable de réaliser certaines tâches, mais comment les entreprises, les chercheurs et les administrations sauront exploiter ce potentiel.

Selon lui, la valeur ne résidera plus seulement dans l’accès aux outils d’intelligence artificielle, désormais largement disponibles, mais dans la capacité à poser les bonnes questions, à intégrer ces technologies dans les organisations et à imaginer de nouveaux usages.

“Le scaling en fait ne va pas s’arrêter. Il ne fait que commencer et c’est une opportunité pour nous tous”, souligne Karim Beguir

A dire vrai, les deux intervenants ont également insisté sur un enjeu stratégique pour la Tunisie. Former des ingénieurs ne suffit plus. Le pays doit aussi disposer de ses propres infrastructures de calcul. Plusieurs intervenants ont ainsi souligné que l’investissement dans des grappes de processeurs graphiques (GPU), indispensables au développement des modèles d’intelligence artificielle, constituerait un levier majeur pour renforcer l’autonomie technologique du pays. Ces infrastructures pourraient également contribuer au développement de solutions nationales en cybersécurité et à la protection des infrastructures critiques. Cette ambition suppose toutefois de relever un autre défi, celui de l’énergie. Les modèles d’intelligence artificielle nécessitent une puissance de calcul considérable et leur consommation énergétique augmente rapidement. Jean-Paul Haton a ainsi insisté sur l’importance de développer une intelligence artificielle plus sobre afin de concilier performances technologiques et durabilité.

Les échanges ont enfin mis en avant un constat partagé. La Tunisie dispose déjà d’un important vivier d’ingénieurs, de chercheurs et de talents reconnus à l’international. Le défi consiste désormais à leur donner accès aux moyens techniques nécessaires pour créer, entraîner et déployer leurs propres solutions depuis la Tunisie plutôt que de dépendre exclusivement des infrastructures étrangères.

Rappelons que ces discussions se sont déroulées dans le cadre de la troisième édition du Tunisia Global Forum (TGF), organisée le 21 juillet 2026 à Tunis par l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (Atuge). Le panel, intitulé “Bâtir les fondations d’une intelligence artificielle créatrice de valeur”, s’inscrit dans les travaux préparatoires du futur livre blanc tunisien sur l’intelligence artificielle, appelé à définir les grandes orientations du pays en matière d’IA, de souveraineté numérique et d’innovation.

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Classement: Endeavor Catalyst en tête des investisseurs des futures licornes

27. Juli 2026 um 15:02

Les prochaines grandes entreprises technologiques ne naissent plus uniquement aux États-Unis ou en Chine. Elles émergent aussi en Afrique, en Amérique latine, en Europe de l’Est ou en Asie du Sud-Est. Et pour les repérer avant tout le monde, certains investisseurs ont fait de ces marchés leur terrain de prédilection. C’est ce que montre un classement consacré aux investisseurs ayant financé le plus grand nombre de futures licornes dans les marchés émergents, appelés “Elsewhere”, c’est-à-dire en dehors des grands pôles technologiques comme les États-Unis, la Chine, Royaume-Uni.

En tête du classement figure Endeavor Catalyst. Le fonds a investi dans 37 entreprises avant qu’elles ne deviennent des licornes, c’est-à-dire avant qu’elles n’atteignent une valorisation d’un milliard de dollars. Cette première place montre sa capacité à détecter très tôt les startups les plus prometteuses et à les accompagner dans leur développement.

L’écart avec les autres investisseurs est d’ailleurs important. Accel arrive en deuxième position avec 24 investissements, suivi de SoftBank avec 22. Viennent ensuite Index Ventures avec 21 et Tiger Global avec 18. D’autres grands noms du capital-risque, comme General Atlantic, Sequoia ou Bessemer Venture Partners, figurent également dans le Top 10.

Ce classement ne récompense pas simplement les investisseurs présents au capital de grandes entreprises. Il met en avant ceux qui ont pris le risque d’investir avant que ces startups ne valent un milliard de dollars. Autrement dit, ils ont misé sur leur potentiel alors qu’elles étaient encore en pleine croissance.

Cette stratégie demande une bonne connaissance des marchés locaux et une vision à long terme. Les startups évoluant dans les marchés émergents attirent parfois moins l’attention que celles des grands centres technologiques, mais elles offrent aussi des opportunités importantes pour les investisseurs capables d’identifier les futurs leaders. Par ailleurs, les nouveaux champions de la technologie peuvent désormais voir le jour dans de nombreux pays. En les finançant dès leurs premières étapes de croissance, des investisseurs comme Endeavor Catalyst contribuent à faire émerger des entreprises capables de se développer à l’échelle mondiale tout en restant ancrées dans leur marché d’origine.

Source: Pitchbook, CB Insights.

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Chez Alkimia, les coûts de production étouffent l’activité : chiffre d’affaires en chute de 39 %

27. Juli 2026 um 14:48

La crise de compétitivité continue de peser lourdement sur Alkimia. Au premier semestre 2026, le fabricant tunisien de produits chimiques a vu son chiffre d’affaires reculer de 39 % par rapport à la même période de 2025, conséquence directe de coûts de production devenus trop élevés pour rester compétitif sur les marchés.

Les indicateurs d’activité publiés dans le site de la Bourse de Tunis montrent une dégradation de la production. Celle du tripolyphosphate de sodium (STPP) s’est limitée à 6 450 tonnes à fin juin 2026, contre 8 790 tonnes un an plus tôt, soit une baisse de plus de 55 %. En cause, selon la société, le prix élevé de l’acide phosphorique, sa principale matière première, fourni par le Groupe Chimique Tunisien.

La situation est encore plus critique pour l’unité de MAP cristallisé. À l’arrêt depuis octobre 2025, elle n’a enregistré aucune production durant les six premiers mois de 2026. Un an auparavant, cette activité avait généré 5 692 tonnes. Alkimia explique cette suspension par l’envolée des prix de l’acide phosphorique et de l’ammoniac, qui rend la fabrication économiquement non viable.

Cette contraction de l’activité s’est naturellement répercutée sur les ventes. Avec des coûts de fabrication jugés incompatibles avec les prix du marché, l’entreprise a vendu moins de volumes, ce qui explique l’essentiel du recul de son chiffre d’affaires semestriel.

Dans ce contexte difficile, Alkimia poursuit néanmoins certains investissements destinés à améliorer son efficacité industrielle. La société a notamment mis en service, en janvier 2026, un nouveau moteur à gaz de cogénération de 4 MW, installé par Clarke Energy dans le cadre d’un contrat d’exploitation portant sur 60 000 heures de fonctionnement.

 

 

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Les licornes ne naissent plus seulement dans la Silicon Valley

27. Juli 2026 um 13:48

Pendant longtemps, les startups valorisées à plus d’un milliard de dollars semblaient réservées à la Silicon Valley ou à quelques grands pôles technologiques comme la Chine. Aujourd’hui, la réalité est bien différente. Les futurs géants de la tech émergent de plus en plus dans des pays que l’on n’associait pas forcément à l’innovation.

C’est ce que montre le document “Unicorn Tracker” publié par l’organisation Endeavor, qui analyse l’évolution des licornes dans le monde.

Une licorne est une entreprise technologique non cotée en Bourse dont la valeur dépasse un milliard de dollars. Le terme a été créé en 2013 par l’investisseuse américaine Aileen Lee. À cette époque, ces entreprises étaient très rares. Sur près de 60 000 sociétés de logiciels et d’internet étudiées aux États-Unis, seules 39 avaient atteint cette valorisation.

En une dizaine d’années, le paysage a complètement changé. À la fin de 2024, le monde comptait plus de 1 400 licornes. Pour Endeavor, cette progression montre que l’innovation s’accélère et que les investisseurs sont prêts à soutenir davantage de jeunes entreprises à fort potentiel.

Autre évolution marquante, les licornes ne sont plus concentrées dans quelques pays. Près d’un quart d’entre elles se trouvent désormais en dehors des six grands marchés traditionnels que sont les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Royaume-Uni, l’Allemagne…

Cette nouvelle géographie de l’innovation se retrouve dans plusieurs régions. En Amérique latine, des entreprises comme Kavak au Mexique ou Betterfly au Chili se sont imposées. En Afrique, le Nigeria s’est fait une place grâce à des startups comme Flutterwave. En Europe, ElevenLabs en Pologne ou Factorial en Espagne illustrent également cette dynamique. L’Asie du Sud-Est n’est pas en reste avec Carsome en Malaisie ou Nium à Singapour.

Le rapport met aussi en avant le travail d’Endeavor Catalyst, le fonds d’investissement du réseau Endeavor. À la fin de 2024, son portefeuille comptait 68 licornes. Surtout, 71% de ces entreprises avaient été financées avant d’atteindre une valorisation d’un milliard de dollars. Autrement dit, le fonds cherche à repérer les futurs champions avant qu’ils ne deviennent des licornes.

Mais atteindre ce statut n’est pas une fin en soi. Certaines entreprises poursuivent leur croissance et entrent en Bourse, tandis que d’autres sont rachetées par de grands groupes. Dans les deux cas, elles continuent de créer de la valeur et inspirent une nouvelle génération d’entrepreneurs.

À travers cette étude, Endeavor montre que la course mondiale à l’innovation a changé de visage. Les startups à très forte croissance ne sont plus l’apanage de quelques grandes puissances. Elles émergent désormais dans un nombre croissant de pays, confirmant que la prochaine licorne peut voir le jour presque partout dans le monde.

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JORT: les banques vont ouvrir une nouvelle voie de financement pour les PME et les petits projets

27. Juli 2026 um 11:56

Un nouveau mécanisme de financement destiné aux particuliers, aux porteurs de projets et aux petites entreprises entre progressivement en place en Tunisie. Un décret publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) fixe désormais les règles de fonctionnement des lignes de microfinancement d’honneur, un dispositif qui repose sur des financements sans intérêts et sans garanties exigées par les banques.

L’idée est de créer une enveloppe dédiée au financement de projets de petite taille et d’activités économiques qui rencontrent souvent des difficultés pour accéder aux crédits classiques. Pour cela, chaque banque devra ouvrir dans ses comptes un compte spécifique appelé “compte de la ligne de financement d’honneur”, destiné à gérer les montants consacrés à ce mécanisme.

Ce dispositif intervient après l’affectation par les banques d’une partie de leurs bénéfices réalisés au titre de l’exercice comptable 2025, conformément aux dispositions prévues par le Code de commerce. En effet, le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 précise les bénéficiaires de ces financements. Sont concernés les particuliers, les porteurs de micro-projets, les PME économiques ainsi que les sociétés communautaires. Le texte définit également les catégories de projets pouvant bénéficier de ce soutien. Un micro-projet est considéré comme une activité dont le montant total d’investissement ne dépasse pas 150 mille dinars, y compris les besoins en fonds de roulement.

Pour les PME, le dispositif concerne les entreprises dont les investissements, incluant la création et l’extension, se situent entre 150 mille dinars et 15 millions de dinars. L’objectif est donc de couvrir plusieurs profils, allant du particulier cherchant un appui financier limité jusqu’à l’entreprise ayant besoin d’un soutien pour développer son activité. D’ailleurs, l’un des principaux changements apportés par ce mécanisme concerne les conditions d’accès. Les financements accordés dans le cadre des lignes de microfinancement d’honneur sont des crédits à court terme, remboursables sur une durée maximale de 2 ans, sans intérêts. Les bénéficiaires peuvent également obtenir une période de grâce pouvant aller jusqu’à 6 mois. Autre particularité, les banques ne pourront pas demander de garanties ou de sûretés, quelle que soit leur nature. Une disposition qui vise à faciliter l’accès au financement pour des porteurs de projets qui disposent rarement d’actifs suffisants pour répondre aux exigences habituelles du système bancaire.

Jusqu’à 25 mille dinars pour les PME

Le décret fixe aussi les plafonds des financements. Les PME et les sociétés communautaires pourront bénéficier d’un montant maximal de 25 mille dinars. Les porteurs de micro-projets pourront obtenir jusqu’à 10 mille dinars, tandis que les particuliers pourront accéder à un financement pouvant atteindre 5 mille dinars pour couvrir des besoins de consommation.

Pour les banques, l’effort attendu est également précisé. À l’exception des établissements dont les statuts limitent le champ d’intervention, chaque banque devra consacrer au minimum 50% des dotations disponibles aux PME et aux sociétés communautaires.

Le décret prévoit également des délais précis pour éviter que les demandes restent bloquées. Les banques devront examiner les dossiers dans un délai maximum de 10 jours ouvrables bancaires à compter de leur dépôt. La réponse devra être communiquée au demandeur par un moyen laissant une trace écrite. En cas de refus, la banque devra expliquer les raisons de sa décision. L’étude des dossiers ne pourra générer aucun frais ni commission pour les demandeurs. Le principe retenu est celui de l’antériorité et de l’équité. Les demandes seront traitées en tenant compte de l’ordre de présentation et dans le respect d’un traitement équitable entre les bénéficiaires.

Un suivi assuré par la BCT

Le dispositif prévoit également un mécanisme de contrôle. Les commissaires aux comptes des banques devront établir chaque année un rapport sur le respect des obligations liées à ces lignes de financement. Ce rapport devra être transmis au ministère chargé des Finances et à la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans un délai maximum de 3 mois. En cas de non-respect des règles fixées par le décret, la BCT pourra intervenir et appliquer les sanctions prévues par le Code de commerce.

À travers ce mécanisme, les autorités cherchent à mobiliser une partie des ressources du secteur bancaire vers des projets de petite taille, souvent considérés comme trop risqués par les circuits classiques de financement. Reste à voir comment ce dispositif sera appliqué sur le terrain et quelle sera sa capacité réelle à répondre aux besoins des entrepreneurs, des jeunes porteurs de projets et des petites entreprises.

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Huile d’olive tunisienne : 4,4 milliards de dinars à l’export, mais…

27. Juli 2026 um 11:54

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive accélèrent fortement. En huit mois, les volumes expédiés ont augmenté de 56,7% pour atteindre 352 mille tonnes, générant plus de 4,3 milliards de dinars de recettes. Mais derrière cette performance, un constat persiste : la Tunisie vend encore l’essentiel de sa production en vrac et capte une part limitée de la valeur créée.

En effet, 86,3% des volumes exportés sont vendus en vrac, tandis que l’huile conditionnée ne représente que 13,7% des quantités, une proportion quasiment inchangée par rapport à la campagne précédente. En termes de revenus, les exportations conditionnées ne génèrent que 18,2% des recettes totales.

Cette situation illustre l’un des grands enjeux économiques du secteur : réussir à transformer une réputation de qualité en avantage commercial durable. L’huile d’olive tunisienne bénéficie pourtant d’un positionnement solide sur les marchés internationaux, avec une domination de l’extra vierge qui représente 83,4% des volumes exportés.

Le prix moyen a également progressé. En juin 2026, le kilogramme d’huile d’olive tunisienne s’est vendu en moyenne à 13,68 dinars, contre 13,26 dinars un an auparavant, soit une hausse de 3,1%.

L’Europe reste le principal débouché avec 56,8% des volumes exportés, devant l’Amérique du Nord (24,2%). L’Espagne est devenue le premier acheteur avec 32,4% des quantités exportées, suivie de l’Italie (19,7%) et des États-Unis (19,4%).

Sur le segment biologique, la dynamique est également positive : 47,3 mille tonnes ont été exportées pour une valeur de 622,4 millions de dinars. Mais là encore, le conditionnement reste limité, avec seulement 6% des volumes exportés sous forme conditionnée.

Pour les entreprises tunisiennes du secteur, le prochain défi ne sera donc pas seulement d’augmenter les volumes exportés. Il sera surtout de capter davantage de valeur : développer des marques tunisiennes reconnues, renforcer le conditionnement local et réduire la dépendance au vrac. Car le véritable potentiel de l’huile d’olive tunisienne ne se mesure plus uniquement en tonnes exportées, mais en capacité à vendre une origine, une image et une valeur ajoutée.

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Mouna Dahan Zgolli prend la tête du Conseil national de la statistique

27. Juli 2026 um 11:15

e Conseil national de la statistique a une nouvelle présidente. Mouna Dahan Zgolli, ingénieur général, a été nommée à ce poste par décret publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) du vendredi 24 juillet 2026.

Cette nomination intervient pour un mandat de 4  ans, renouvelable une seule fois, conformément aux règles qui encadrent le fonctionnement de cette instance rattachée au ministère de l’Economie et de la Planification. En effet, lee Conseil national de la statistique dispose d’un rôle central dans l’organisation du système statistique national. Il veille notamment à la coordination entre les différents producteurs de données publiques et contribue à l’amélioration de la qualité des informations statistiques utilisées pour orienter les politiques publiques et les décisions économiques.

Le décret publié au JORT précise également que Mouna Dahan Zgolli bénéficiera du rang et des avantages accordés à un secrétaire général de ministère, en application de l’article 2 nouveau du décret n°99-2797.

Cette nomination intervient dans un contexte où la disponibilité de données fiables devient un enjeu majeur pour le pilotage économique, la planification et le suivi des transformations que connaît le pays. Les statistiques publiques constituent en effet un outil essentiel pour mesurer les évolutions économiques et sociales et accompagner les choix stratégiques de l’Etat.

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El Niño, une menace de 20 milliards de dollars pour l’Afrique

27. Juli 2026 um 10:38

La Banque Africaine de Développement (BAD) a mis en garde contre le fait que le phénomène superpuissant El Niño attendu pourrait réduire le PIB des pays les plus touchés de 1 % à 2 % en moyenne, ce qui équivaut à des pertes de 10 à 20 milliards de dollars à l’échelle du continent. Cela accroîtrait les pressions sur ces nations déjà confrontés à des crises de la dette et ayant des difficultés à rembourser leurs emprunts.

El Niño, qui provoque généralement de graves sécheresses, des inondations et des tempêtes violentes va devenir l’un des phénomènes climatiques les plus puissants jamais enregistrés si le réchauffement des eaux du Pacifique se poursuit à son rythme actuel.

L’Afrique aurait besoin d’un financement pouvant atteindre 100 milliards de dollars en 2026 pour faire face aux conséquences du phénomène attendu. La banque a mis en garde contre le risque de tomber dans le piège du financement climatique. Les gouvernements pourraient être contraints de détourner les crédits alloués aux secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures pour faire face aux conséquences des catastrophes climatiques, dans un contexte de ressources limitées.

La BAD avait prévu une croissance de l’économie africaine de 4,2 % en 2026 et de 4,4 % en 2027, en supposant une atténuation de l’intensité du conflit au Moyen-Orient. Toutefois, ces prévisions ont été établies avant l’apparition des scénarios annonçant un El Niño exceptionnellement intense et sans tenir compte du renouvellement des hostilités entre Washington et Téhéran.

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Les Ciments de Bizerte s’active pour reprendre son activité

27. Juli 2026 um 10:09

Au terme du deuxième trimestre de l’exercice 2026, les Ciments de Bizerte ont publié des indicateurs d’activité reflétant un contexte industriel toujours contraint. La production de clinker est restée totalement suspendue durant le deuxième trimestre 2026, dans l’attente des conditions techniques et financières nécessaires au redémarrage du four. Face à cette situation, l’entreprise a choisi de maintenir son activité de broyage en s’approvisionnant en clinker importé, afin de préserver sa présence sur le marché local. Cette stratégie de continuité a permis d’assurer une production de ciment de 38 336 tonnes sur la période, contre 41 009 tonnes un an plus tôt, soit une baisse de 6,5%. Par ailleurs, la production de chaux, activité connexe, a atteint 483 tonnes, en repli de 13,9% par rapport au deuxième trimestre 2025, une évolution que la société attribue à la moindre demande sur le marché national.

Du côté commercial, le chiffre d’affaires local s’est établi à 9,199 MDT sur le trimestre, un recul annuel de 5,4%. Ce repli, bien que contenu, s’inscrit dans la continuité des difficultés rencontrées par l’entreprise, liées à la capacité de production réduite et à l’incertitude pesant sur les approvisionnements. En cumul sur le premier semestre, le chiffre d’affaires atteint 17,109 MDT , affichant une baisse plus marquée de 16,9% par rapport au premier semestre 2025. Pour compenser partiellement cette érosion, Les Ciments de Bizerte ont continué à développer des activités de diversification, notamment les prestations de déchargement des navires de coke de pétrole, qui génèrent des revenus complémentaires et contribuent à stabiliser l’activité globale de la société dans l’attente du redémarrage du four.

Sur le volet financier, la situation d’endettement demeure le principal point d’attention. La dette totale de la société s’élève à 120,970 MDT à la fin du deuxième trimestre 2026. Ce montant intègre un endettement principal de 97,573 MDT et des intérêts courus de 23,397 MDT. Les crédits de gestion, qui financent le besoin en fonds de roulement, s’élèvent à 25,409 MDT. C’est précisément pour faire face à ce lourd passif que la mise en œuvre du plan de restructuration constitue une étape décisive. Ce plan, qui prévoit à la fois une restructuration financière avec les établissements bancaires et des mesures opérationnelles de relance, a d’ores et déjà permis l’ouverture de discussions avec les créanciers et la finalisation d’un business plan, dont l’objectif est de rétablir une trajectoire soutenable pour l’entreprise.

Dans ses perspectives pour le troisième trimestre 2026, la société affiche une ambition claire : poursuivre l’exécution de son plan de restructuration tout en maintenant la production de ciment grâce à des approvisionnements en clinker importé. Un contrat portant sur 150 000 tonnes de clinker, financé par un crédit bancaire, a été conclu pour sécuriser les besoins des prochains mois, ce qui devrait permettre de maintenir un niveau d’activité minimal et de préserver les parts de marché sur le segment du ciment.

Parallèlement, les Ciments de Bizerte entendent renforcer la maîtrise de leurs coûts de production et de distribution, consolider leur position commerciale sur le marché local, et préserver un climat social favorable, condition essentielle à la réussite du processus de redressement.

Ce deuxième trimestre 2026 apparaît pour la société comme un trimestre de transition, où les indicateurs opérationnels et financiers restent orientés à la baisse, mais les fondations d’une reprise se mettent progressivement en place. La réussite du plan de restructuration et le redémarrage effectif du four de clinker, dont le calendrier n’est pas encore précisé, demeureront les deux principaux défis des prochains mois, déterminants pour la pérennité de l’entreprise et sa capacité à retrouver une croissance durable.

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Sidi Bou Saïd obtient la consécration mondiale… Il rejoint le patrimoine de l’UNESCO

27. Juli 2026 um 09:54

Sidi Bou Saïd, ce célèbre village tunisien, connu pour son architecture blanche et bleue, son héritage culturel et son influence artistique en Méditerranée, a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Cette reconnaissance internationale vient couronner la valeur exceptionnelle d’un site qui dépasse son image de carte postale. Sidi Bou Saïd est distingué pour son identité architecturale préservée, son organisation urbaine traditionnelle et son rôle historique comme lieu de rencontre entre cultures, spiritualité et création artistique.

La candidature tunisienne, portée sous le thème « Village de Sidi Bou Saïd : centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée », met en avant un patrimoine vivant façonné au fil des siècles. Le village a notamment attiré de nombreux artistes, écrivains et intellectuels séduits par son atmosphère particulière et sa position dominant le golfe de Tunis.

Cette inscription représente un nouvel atout pour le rayonnement international de la Tunisie. Le classement UNESCO peut renforcer l’attractivité du pays auprès d’un tourisme culturel à plus forte valeur ajoutée, encourager la valorisation des métiers liés au patrimoine et soutenir l’économie locale autour de l’artisanat, de la création et des expériences culturelles.

Avec cette reconnaissance, Sidi Bou Saïd rejoint les sites tunisiens déjà inscrits au patrimoine mondial et confirme la place de la Tunisie parmi les destinations méditerranéennes à fort capital culturel. Un village longtemps admiré devient désormais un patrimoine reconnu par le monde entier.

 
 

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Le taux du dollar affiché par Google est faux : ce qui s’est réellement passé

27. Juli 2026 um 09:07

L’affichage d’un dollar à 3,96 dinars tunisiens sur Google a provoqué une vague d’inquiétude et de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux ce week-end. Pourtant, ce taux est erroné et ne reflète pas la réalité du marché des changes.

L’anomalie est apparue sur Google Search et Google Finance, où le taux de change USD/TND a brusquement été affiché à 3,96 dinars, soit près de 34 % de plus que son niveau habituel. Un mouvement d’une telle ampleur aurait immédiatement été confirmé par la Banque centrale de Tunisie (BCT) et les marchés financiers. Or, aucune annonce officielle n’a été faite.

Les plateformes spécialisées dans les devises, notamment Wise, XE et Exchange-Rates.org, continuaient au même moment d’afficher un dollar autour de 2,95 dinars, un niveau cohérent avec les données observées ces dernières semaines.

Tout porte donc à croire qu’il s’agit d’un problème technique lié aux données utilisées par Google. Le géant américain ne calcule pas lui-même les taux de change : il les récupère auprès de fournisseurs externes. Une erreur dans ces flux peut ainsi entraîner l’affichage temporaire d’une valeur incorrecte.

En cas de doute, les références restent la Banque centrale de Tunisie, les banques commerciales et les fournisseurs spécialisés en données financières.

En clair, le dollar n’a jamais atteint 3,96 dinars. Il s’agissait d’un affichage erroné qui a rapidement alimenté une panique injustifiée.

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GNV confirme son engagement pour le développement de la liaison maritime entre l’Italie et la Tunisie

27. Juli 2026 um 09:07

GNV poursuit son projet de lancement d’une nouvelle liaison maritime entre Civitavecchia et Tunis, développé pour répondre à une demande croissante des voyageurs et des transporteurs de marchandises, tout en contribuant au renforcement des échanges entre l’Italie et la Tunisie.

Depuis le mois de janvier, la compagnie travaille en étroite concertation avec les autorités compétentes des deux pays afin d’obtenir les autorisations nécessaires à l’ouverture de cette nouvelle ligne. Ces échanges ont permis d’enregistrer des avancées importantes et un accord de principe sur le projet.

À ce jour, l’autorisation générale d’exploitation de la ligne n’a toutefois pas encore été finalisée. Conformément aux demandes des autorités tunisiennes, GNV a informé les passagers concernés de l’évolution de la situation concernant les traversées qui restent en attente d’autorisation.

Les autorités tunisiennes ont néanmoins autorisé la traversée Civitavecchia–Tunis prévue ce jour. Les opérations d’enregistrement et d’embarquement se déroulent normalement, en coordination avec les autorités compétentes.

Les discussions entre les administrations italiennes et tunisiennes se poursuivent afin d’aboutir rapidement à un accord définitif permettant l’exploitation régulière de cette nouvelle liaison maritime.

GNV remercie l’ensemble de ses passagers pour leur compréhension et réaffirme sa volonté de contribuer au renforcement des liens économiques, humains et touristiques entre les deux rives de la Méditerranée. La compagnie demeure pleinement mobilisée aux côtés des autorités des deux pays afin que cette nouvelle ligne puisse être mise en service dans les meilleurs délais.

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