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La BERD étend sa présence à 4 autres pays africains après le Nigeria

10. Juli 2026 um 13:35

Après le Nigeria, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) prépare son implantation dans 4 autres pays d’Afrique subsaharienne. Le Kenya, le Bénin, le Sénégal et la Côte d’Ivoire devraient accueillir à leur tour des bureaux de l’institution afin de renforcer sa présence locale et d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement.

L’annonce a été rapportée par Cnbc Africa, citant Matteo Patrone, vice-président de la BERD chargé des activités bancaires. Selon lui, cette expansion vise à reproduire en Afrique subsaharienne le modèle d’intervention développé par la banque dans ses autres régions d’activité, en particulier à travers le soutien au secteur privé.

Le Nigeria constitue la première étape de cette nouvelle implantation africaine. Devenu pays d’opération de la BERD en 2025, le pays a déjà bénéficié de financements dépassant 150 millions d’euros, ainsi que d’un dispositif dédié au financement du commerce. L’institution y a également déployé une équipe chargée de développer des projets dans plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire, les télécommunications, les technologies et les industries extractives.

Cette présence doit progressivement s’étendre à quatre autres marchés. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Sénégal font partie des pays identifiés par la BERD pour cette première phase d’expansion. Le Ghana figure également parmi les pays sélectionnés pour bénéficier des financements de la banque.

Cette ouverture vers l’Afrique subsaharienne intervient après une évolution du mandat de la BERD. En mai 2023, ses actionnaires avaient approuvé une modification de ses statuts afin d’autoriser une extension de ses activités à certains pays de la région. L’objectif est d’accompagner davantage les économies émergentes en finançant des projets portés par le secteur privé.

Dans ce contexte, il sied de rappeler, la BERD prévoit d’investir au moins 1,5 milliard de dollars au Nigeria au cours des trois prochaines années. Lors de l’inauguration de son premier bureau en Afrique subsaharienne, à Lagos, les responsables de l’institution ont indiqué que la banque avait déjà engagé environ 280 millions de dollars depuis son arrivée sur le marché nigérian en octobre 2025, dont 180 millions de dollars au premier semestre. La BERD table également sur près de 300 millions de dollars d’investissements en 2026, en fonction des opportunités identifiées auprès du secteur privé.

Créée en 1990 pour soutenir la transition économique des pays d’Europe centrale et orientale, la BERD a progressivement élargi son champ d’action à l’Asie centrale, à la Turquie, à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Avec cette nouvelle étape en Afrique subsaharienne, l’institution cherche à renforcer son rôle d’acteur du financement du développement sur de nouveaux marchés.

 

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La Tunisie rejoint le programme mondial du zéro déchet. Une seule zone concernée

10. Juli 2026 um 13:25

Dans le Grand Tunis, la bataille contre les déchets change de logique. Il ne s’agit plus seulement de ramasser et d’éliminer, mais de produire moins, recycler davantage et donner une seconde vie aux ressources. C’est l’objectif du projet SWAP (Transition vers le zéro déchet contre la pollution), lancé par le ministère de l’Environnement en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Pendant 5 ans, jusqu’en 2030, le projet ciblera 38 municipalités réparties entre Tunis, Ariana, Ben Arous et Manouba, une zone qui concentre près de 2,9 millions d’habitants, comme l’explique l’agence TAP. L’ambition? Faire du Grand Tunis un terrain d’expérimentation pour tester de nouveaux modèles de gestion des déchets et identifier des solutions pouvant être reproduites ailleurs en Tunisie. Doté d’un financement de 5 millions de dollars du Fonds mondial pour l’environnement (FEM), SWAP vise à accompagner les communes dans la mise en place de mécanismes de tri, de valorisation et de réduction des déchets à la source.

Le changement recherché est de taille; passer d’une approche où le déchet est considéré comme un problème à éliminer vers un modèle où il devient une ressource à valoriser. En effet, selon la même source, le projet mise notamment sur l’économie circulaire, avec plusieurs leviers: réduire l’utilisation des produits à usage unique, encourager l’éco-conception, améliorer le tri et développer les filières de recyclage. “Il ne s’agit pas seulement de collecter davantage de déchets, mais de produire moins de déchets”, a expliqué Céline Moyroud, représentante résidente du Pnud en Tunisie. A dire vrai, cette approche concerne aussi les entreprises, appelées à revoir leurs chaînes de production afin de limiter les déchets générés et mieux intégrer la responsabilité des producteurs dans la gestion de la fin de vie des produits.

D’ailleurs, l’un des axes importants du programme concerne les déchets organiques, qui représentent environ 70% des déchets produits en Tunisie. Le projet prévoit la mise en place d’une ligne de financement dédiée au compostage et à la valorisation organique. L’objectif est de développer des solutions locales permettant de transformer ces déchets en ressources, notamment pour l’agriculture et les activités liées à la valorisation des matières. Des plans d’investissement seront également préparés pour accompagner les municipalités dans la création d’infrastructures adaptées.

Le secteur privé appelé à entrer dans la boucle

Pour les responsables du projet, la transition vers le zéro déchet ne pourra pas reposer uniquement sur les budgets publics. Le développement d’une véritable économie circulaire nécessite l’arrivée d’investissements privés et l’émergence de nouveaux acteurs spécialisés. Tri, recyclage, compostage, récupération des matières, logistique… plusieurs filières pourraient créer de nouvelles opportunités économiques autour des déchets. Le projet prévoit ainsi de travailler sur des mécanismes financiers et réglementaires capables d’encourager l’investissement dans ces secteurs.

Un modèle inspiré d’expériences internationales! Le projet SWAP ne concerne pas uniquement la Tunisie. Il est également déployé dans 4 autres villes pilotes: Freetown en Sierra Leone, Kocaeli en Turquie, Montevideo en Uruguay et Tianjin en Chine. La Suède apporte également son expertise dans le cadre de cette initiative, notamment à travers Avfall Sverige, l’association suédoise spécialisée dans la gestion des déchets et le recyclage.

À travers cette expérience pilote, le Grand Tunis cherche à construire un nouveau modèle! Moins de déchets produits, davantage de matières récupérées et de nouvelles activités économiques autour de la transition écologique.

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Avec “Road to the Star”, STAR Assurances veut faire du sport un moteur d’opportunités en Tunisie

10. Juli 2026 um 13:20

STAR Assurances veut élargir son rôle au-delà de la protection contre les risques. L’assureur tunisien a annoncé, jeudi 10 juillet, le lancement de « Road to the Star ». A savoir : un programme destiné à accompagner cinq champions et championnes tunisiens du sport et du handisport. Et ce, avec une ambition affichée de faire du sport un levier d’inclusion, de transmission et d’égalité des chances.

Présentée lors d’une conférence de presse à Tunis, cette initiative marque une nouvelle étape dans l’engagement sociétal de la compagnie. L’objectif n’est pas seulement de soutenir des athlètes de haut niveau, mais de créer autour d’eux une dynamique capable d’inspirer d’autres parcours et de rapprocher le sport des citoyens.

« Nous ne lançons pas aujourd’hui un simple programme de sponsoring sportif. Nous lançons un programme d’inclusion par le sport », a expliqué Laurent Thuillier, directeur général de STAR Assurances.

Il souligne que le choix du sport repose sur sa capacité à rassembler au-delà des différences. Il constitue un espace où se construisent des valeurs comme la discipline, la résilience et le dépassement de soi.

Des champions comme ambassadeurs d’une nouvelle dynamique sportive

À travers « Road to the Star », STAR Assurances souhaite accompagner des athlètes dont les parcours peuvent devenir des références pour les jeunes générations. La compagnie considère que la réussite sportive ne se mesure pas uniquement aux médailles, mais aussi à la capacité des champions à transmettre une énergie et une motivation collectives.

Le programme prévoit également des actions de proximité dans les régions tunisiennes afin de favoriser l’accès au sport et encourager sa pratique auprès d’un public plus large. Les athlètes soutenus auront ainsi un rôle d’ambassadeurs, en partageant leur expérience et en transmettant des valeurs liées à l’engagement, à la confiance et à l’ambition.

Une place particulière est accordée au handisport et aux personnes dont la vie a été bouleversée par un accident. À travers cette dimension, STAR Assurances souhaite mettre l’accent sur la reconstruction personnelle et sociale, en considérant que retrouver confiance et autonomie constitue une étape essentielle après une épreuve.

« Reconstruire une vie, c’est redonner confiance, permettre à quelqu’un de retrouver une place, une autonomie et surtout un avenir », a déclaré Laurent Thuillier.

Une stratégie qui dépasse le sponsoring classique

Cette initiative s’inscrit dans la démarche ESG de STAR Assurances, qui cherche à renforcer sa contribution aux enjeux sociaux. La compagnie a choisi de structurer son programme autour de trois valeurs : résilience, courage et excellence.

Pour l’assureur, cette démarche représente une évolution de son positionnement. « Notre métier reste d’assurer les risques, mais notre ambition est désormais d’assurer les possibles », a résumé le directeur général.

STAR Assurances précise que « Road to the Star » n’est qu’une première étape. Les différentes composantes du programme seront dévoilées progressivement, avec l’objectif de construire dans la durée un dispositif reliant sport de haut niveau, développement des talents et inclusion sociale.

Ameni Mejri

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L’IA ne manque plus de puissance. Elle manque de confiance

10. Juli 2026 um 12:28

Pendant des années, la course à l’intelligence artificielle s’est résumée à une compétition de performances: des modèles toujours plus puissants, plus rapides, plus précis. Mais à mesure que l’IA s’impose dans les entreprises, une autre question devient centrale: peut-on réellement lui faire confiance?

Pour Nozha Ben Hajel Boujemaa, spécialiste internationale de l’intelligence artificielle et ancienne directrice de recherche à l’INRIA, cette question est désormais le véritable enjeu de la prochaine décennie. Après avoir contribué à l’élaboration des principes internationaux de l’IA de confiance pour la Commission européenne et l’OCDE, elle défend une conviction forte: l’avenir de l’intelligence artificielle ne dépendra plus seulement de ses performances, mais de sa capacité à inspirer confiance.

La confiance, nouveau facteur de compétitivité

Le débat sur l’IA est souvent présenté sous l’angle de l’éthique. Pour Nozha Ben Hajel Boujemaa, cette approche est nécessaire, mais insuffisante. “Une IA de confiance n’est pas uniquement une question d’éthique. C’est aussi un enjeu business”. Cette distinction change profondément la manière dont les entreprises doivent aborder leurs projets d’intelligence artificielle. Un algorithme capable d’obtenir d’excellents résultats lors d’une démonstration n’est pas nécessairement un bon algorithme. Si ses décisions ne sont pas reproductibles, si son comportement varie sans explication ou si personne ne comprend réellement pourquoi il produit un résultat plutôt qu’un autre, il devient une source de risque. Le problème n’est alors plus philosophique. Il est économique. Une erreur algorithmique peut aujourd’hui entraîner des pertes financières, une crise de réputation, voire engager la responsabilité juridique d’une entreprise. Dans ce contexte, la confiance devient un actif stratégique.

De la recherche fondamentale aux standards internationaux

Cette vision est le fruit d’un parcours rare, construit à la croisée de la science, de la recherche et de l’industrie. Formée en physique à la Faculté des Sciences de Tunis, Nozha Ben Hajel Boujemaa a ensuite orienté ses travaux vers l’imagerie médicale, avant de consacrer plus de vingt ans à la recherche au sein de l’INRIA. Elle y dirigera des équipes de recherche et participera à la création de l’institu DATAIA, l’un des premiers instituts interdisciplinaires consacrés à l’intelligence artificielle. Son expertise la conduit ensuite à coprésider le groupe d’experts de haut niveau de la Commission européenne chargé de rédiger les premières lignes directrices sur une IA digne de confiance. Quelques mois plus tard, l’OCDE lui confie le pilotage du groupe international chargé de définir les principes de l’IA de confiance adoptés par les pays membres. Ces recommandations serviront ensuite de référence aux travaux du G20 et de l’UNESCO. À une époque où l’intelligence artificielle générative n’avait pas encore bouleversé le paysage mondial, ces travaux posaient déjà une question devenue incontournable : comment construire des systèmes auxquels les citoyens, les entreprises et les gouvernements peuvent réellement se fier?

L’IA responsable ne se décrète pas

L’un des messages les plus marquants de Nozha Ben Hajel Boujemaa est que les principes ne suffisent pas.Les chartes éthiques se sont multipliées ces dernières années. Pourtant, beaucoup restent des documents d’intention sans véritable traduction opérationnelle. Pour elle, une entreprise qui déploie l’intelligence artificielle doit mettre en place une véritable gouvernance. Cette gouvernance commence par la qualité des données utilisées pour entraîner les modèles. Elle se poursuit par le contrôle des algorithmes, leur robustesse, leur reproductibilité et leur transparence. Elle inclut également la cybersécurité, la gestion des risques et la capacité à auditer les décisions prises par les systèmes. Autrement dit, la confiance ne s’ajoute pas après coup.

Elle se construit dès la conception.

Pourquoi les investisseurs doivent regarder l’IA autrement

Cette réflexion dépasse aujourd’hui les directions informatiques. Selon Nozha Ben Hajel Boujemaa, les investisseurs devraient désormais intégrer la capacité d’une entreprise à développer une IA de confiance parmi leurs critères de due diligence. Cette idée est encore peu répandue. Pourtant, deux entreprises utilisant les mêmes modèles d’IA peuvent présenter des niveaux de risque radicalement différents.

L’une maîtrise ses données, documente ses modèles, contrôle ses biais et dispose d’une gouvernance claire. L’autre accumule des outils sans véritable stratégie. À long terme, ces deux situations ne présentent pas le même potentiel de création de valeur. La confiance devient ainsi un indicateur de maturité technologique autant qu’un facteur de compétitivité.

Le passage de la théorie à l’industrie

Après avoir contribué à définir les principes internationaux, Nozha Ben Hajel Boujemaa a souhaité les confronter à la réalité du terrain. Elle rejoint d’abord Médian Technologies, où elle dirige une activité dédiée à l’intelligence artificielle appliquée à l’oncologie. Puis IKEA lui confie la création de son équipe mondiale “Digital Ethics and Trustworthy AI”. L’objectif n’est plus de rédiger des recommandations, mais de les transformer en processus concrets intégrés aux décisions de l’entreprise. Elle poursuivra ensuite cette démarche chez Decathlon, en tant que Vice-Présidente Monde en charge de l’Innovation Trust.

Son parcours illustre une évolution de fond : l’intelligence artificielle entre dans une phase où la gouvernance devient aussi importante que l’innovation.

Une expertise désormais tournée vers les PME

Aujourd’hui consultante indépendante et administratrice de plusieurs conseils d’administration, Nozha Ben Hajel Boujemaa accompagne les organisations dans la définition de leur stratégie d’intelligence artificielle. Parmi ses missions figure notamment l’accompagnement de groupes internationaux ainsi que d’entreprises tunisiennes, avec la volonté de contribuer au développement d’un écosystème national capable d’intégrer les standards internationaux de l’IA de confiance. Pour elle, les pays qui réussiront ne seront pas uniquement ceux qui développeront les meilleurs algorithmes. Ce seront ceux qui sauront instaurer un climat de confiance entre la technologie, les entreprises, les investisseurs et les citoyens.

Former des esprits capables de décider

Son regard dépasse enfin la seule question technologique. À l’heure où l’intelligence artificielle rend l’information disponible en quelques secondes, elle estime que la valeur ne réside plus dans l’accumulation des connaissances. “Je préfère les cerveaux bien formés aux cerveaux bien remplis.” Cette formule résume sa philosophie. Les mathématiques développent la rigueur du raisonnement. La physique apprend à interpréter le monde. La curiosité, la persévérance et l’esprit critique permettent ensuite de transformer ces connaissances en décisions. Dans une économie où les machines produisent des réponses, la véritable compétence humaine consiste de plus en plus à poser les bonnes questions.

La prochaine révolution de l’IA sera celle de la confiance

L’intelligence artificielle est entrée dans une nouvelle phase de maturité. Après la course à la puissance vient celle de la fiabilité. Les entreprises capables de démontrer que leurs systèmes sont robustes, transparents, sécurisés et gouvernés disposeront d’un avantage concurrentiel durable. L’IA de confiance n’est plus un sujet réservé aux chercheurs ou aux régulateurs. Elle devient un impératif stratégique pour les dirigeants, les investisseurs et les conseils d’administration. Dans cette nouvelle économie de l’intelligence artificielle, la technologie ne sera plus seulement jugée sur ce qu’elle est capable de faire, mais sur la confiance qu’elle inspire.

 

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Tunisie, Maroc, Algérie, Turquie… comment financer la nouvelle génération d’aires marines protégées en Méditerranée?

10. Juli 2026 um 10:37

Alors que la communauté internationale s’est fixé l’objectif de protéger 30% des espaces terrestres et marins d’ici 2030 dans le cadre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, la question ne porte plus uniquement sur la création de nouvelles aires protégées, mais aussi sur leur capacité à être gérées de manière efficace et durable. C’est dans ce contexte que le fonds fiduciaire environnemental The MedFund a lancé son appel à manifestation d’intérêt 2026 en faveur des structures gestionnaires et cogestionnaires d’aires marines protégées (AMP) en Méditerranée.

Cette nouvelle édition s’adresse aux organismes opérant en Albanie, en Algérie, en Croatie, en Égypte, en Grèce, au Liban, au Maroc, au Monténégro, en Tunisie et en Turquie, lit-on dans le communiqué publié. L’objectif est de leur fournir un accompagnement technique ainsi qu’un soutien financier destiné à renforcer durablement la gestion de ces espaces.

Le programme cible les aires marines protégées officiellement créées ou en cours de création, disposant d’un plan de gestion validé ou d’un document d’orientation équivalent et d’une équipe de gestion dédiée. Les organisations non gouvernementales devront, en outre, joindre une lettre d’approbation des autorités nationales compétentes.

Au-delà de la création de nouvelles aires protégées, plusieurs organisations internationales soulignent que le manque de financements pérennes demeure l’un des principaux freins à leur gestion efficace. Les besoins concernent notamment les moyens humains, la surveillance des espaces protégés, le suivi scientifique des écosystèmes, l’entretien des infrastructures ou encore les actions de sensibilisation. C’est précisément sur ces dépenses de fonctionnement que le MedFund concentre son intervention afin d’assurer la continuité des activités de gestion.

Les subventions accordées peuvent ainsi financer les ressources humaines, les opérations de surveillance et de contrôle, le suivi scientifique, la maintenance des équipements, les actions de communication et de gouvernance, ainsi que des initiatives liées à l’adaptation au changement climatique et à l’intégration de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la gestion des AMP.

L’appel se déroule en deux étapes. La première phase, consacrée aux manifestations d’intérêt, est ouverte jusqu’au 31 juillet 2026. Les structures présélectionnées pourront ensuite bénéficier, à leur demande, d’un accompagnement technique du MedFund pour préparer leur candidature complète avant la clôture de la seconde phase, fixée au 2 octobre 2026.

Créé en 2015, The MedFund est un fonds fiduciaire environnemental dédié au financement durable des aires marines protégées en Méditerranée. Il accompagne les gestionnaires de ces espaces afin de contribuer à la préservation de la biodiversité marine et au renforcement de la résilience des écosystèmes méditerranéens.

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Pourquoi l’Afrique est la région où le nombre de millionnaires explose le plus au monde

10. Juli 2026 um 09:39

L’Afrique s’impose désormais comme la région où la richesse progresse le plus rapidement. En 2025, le nombre de particuliers détenant au moins 30 millions de dollars de patrimoine a bondi de 23,7 %, atteignant 3 440 ultra-riches, soit la plus forte croissance enregistrée parmi toutes les régions du monde, selon le World Ultra Wealth Report 2026 publié par le cabinet Altrata.

Cette dynamique s’est également traduite par une forte hausse des fortunes. Le patrimoine cumulé des ultra-riches africains a progressé de 22,4 % en un an pour atteindre 400 milliards de dollars à la fin de 2025. Cette performance dépasse largement celles observées en Amérique du Nord (+15 %), en Europe (+14,5 %) ou encore en Asie (+15,8 %). Selon Altrata, plusieurs facteurs expliquent cette accélération. La baisse des coûts de financement, l’appréciation de plusieurs monnaies africaines face au dollar, la poursuite de la transformation numérique sur le continent ainsi que l’afflux d’investissements vers les minerais stratégiques ont fortement soutenu la création de richesse.

Pour autant, le poids de l’Afrique dans la richesse mondiale reste encore limité. Le continent ne représente que 0,6 % de la population mondiale des ultra-riches et 0,7 % de leur patrimoine total, malgré cette progression record. À l’échelle mondiale, les particuliers possédant plus de 30 millions de dollars sont désormais 556 850, avec une fortune cumulée de 63 800 milliards de dollars, un niveau inédit. Le rapport estime toutefois que cette tendance est loin d’être terminée. D’ici à 2030, l’Afrique devrait compter environ 5 200 ultra-riches, soit un rythme de croissance annuel moyen de 8,4 %, le plus élevé au monde. Le développement des infrastructures, l’essor des marchés de consommation, la demande soutenue en matières premières critiques et la poursuite de la digitalisation devraient continuer d’alimenter cette expansion.

À l’échelle mondiale, les États-Unis restent de très loin le premier pôle de richesse avec 206 880 ultra-riches, devant la Chine (55 490), l’Allemagne (28 330), le Japon (22 435) et le Royaume-Uni (20 495). Altrata prévoit que la population mondiale des ultra-riches atteindra 746 570 personnes d’ici 2030, tandis que leur patrimoine cumulé devrait grimper à 85 000 milliards de dollars.

 

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